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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350877433
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 140 x 205 mm

Les Bleus étaient verts

Date de parution : 20/08/2020
De chair et de fer
Max ne suivra pas son père six cents mètres sous terre. La mine, très peu pour lui. À vingt ans, Max rêve d'ailleurs. Alors en 1961, quand il embarque pour l'Algérie, il se dit qu'au moins, là-bas, il y aura le soleil et la mer. Il ne sera pas déçu.
Pour...
Max ne suivra pas son père six cents mètres sous terre. La mine, très peu pour lui. À vingt ans, Max rêve d'ailleurs. Alors en 1961, quand il embarque pour l'Algérie, il se dit qu'au moins, là-bas, il y aura le soleil et la mer. Il ne sera pas déçu.
Pour l'aspirant au 11è bataillon de chasseurs alpins, le poste frontière algéro-tunisien relèverait presque de la sinécure. D'autant qu'il rencontre Leïla, une jeune infirmière Berbère dont il tombe fou amoureux. Tant pis pour sa fiancée sténo à Saint-Étienne.
Mais à l'approche du cessez-le-feu, les tensions s'exacerbent, l'ennemi d'hier devient le nouvel allié et Max essaie de garder la face dans ce merdier. Saleté de guerre...

Tragi-comédie cruelle et corrosive où le verbe mordant d'Alain Jaspard incise dans la laideur d'un conflit remisé aux oubliettes, Les Bleus étaient verts est le portrait d'une jeunesse en mutation qui s'apprête à briser ses entraves, à libérer sa soif de vivre et d'aimer.
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EAN : 9782350877433
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

Une réussite tragicomique.
Ariane Bois / Psychologies

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Vincentbou Posté le 6 Novembre 2020
    Un des très rares livres qui aborde la guerre d’Algérie de manière intelligente et sans retenue à travers une histoire d’amour entre une kabyle et un soldat français. La violence de la guerre est sincèrement décrite dans les deux camps. En 2020 les blessures ne sont pas refermées...
  • EmmaVando Posté le 3 Novembre 2020
    Ce roman c’est le récit d’une époque, d’une période, celle de la Guerre d’Algérie. Ce récit c’est l’histoire de Max, mais à travers lui c’est l’histoire de cette guerre qu’a voulu nous transmettre l’auteur. Et je sors mitigée de cette lecture. Il m’a d’abord fallu du temps pour m’habituer à cette plume si particulière, à cet entrelacement de différentes manières de raconter. En effet l’auteur passe d’une narration, au style épistolaire, en passant par le journal intime et le discours direct d’une discussion de comptoir. Ces changements si abrupts m’ont déstabilisée, mettant selon moi une distance trop grande avec le personnage de Max. Je me suis sentie noyée dans les détails militaires et historiques, sur les batailles, les armes, les stratégies, la politique. Et pourtant petit à petit je me suis faite à cette plume, avec la curieuse impression que l’auteur joue avec son lecteur. Au bout d’une centaine de page, enfin, je suis entrainée dans l’histoire, aussi décousue qu’elle soit. J’ai découvert l’histoire de cette guerre vue par un lieutenant Français, Max. une guerre que je ne connaissais que par les livres d’histoire, et malgré cette logorrhée qui m’a perdue, je ressors de cette lecture avec l’impression de connaitre un peu... Ce roman c’est le récit d’une époque, d’une période, celle de la Guerre d’Algérie. Ce récit c’est l’histoire de Max, mais à travers lui c’est l’histoire de cette guerre qu’a voulu nous transmettre l’auteur. Et je sors mitigée de cette lecture. Il m’a d’abord fallu du temps pour m’habituer à cette plume si particulière, à cet entrelacement de différentes manières de raconter. En effet l’auteur passe d’une narration, au style épistolaire, en passant par le journal intime et le discours direct d’une discussion de comptoir. Ces changements si abrupts m’ont déstabilisée, mettant selon moi une distance trop grande avec le personnage de Max. Je me suis sentie noyée dans les détails militaires et historiques, sur les batailles, les armes, les stratégies, la politique. Et pourtant petit à petit je me suis faite à cette plume, avec la curieuse impression que l’auteur joue avec son lecteur. Au bout d’une centaine de page, enfin, je suis entrainée dans l’histoire, aussi décousue qu’elle soit. J’ai découvert l’histoire de cette guerre vue par un lieutenant Français, Max. une guerre que je ne connaissais que par les livres d’histoire, et malgré cette logorrhée qui m’a perdue, je ressors de cette lecture avec l’impression de connaitre un peu mieux cette époque et les problématiques qui l’ont traversée. La plume de l’auteur est crue, terre à terre, elle décrit cette guerre sans faux semblant et impose un certain rythme à la lecture que j’ai beaucoup aimé. Si j’ai aimé le personnage de Max et son histoire, si j’ai aimé en apprendre plus sur l’histoire, j’ai eu tout de même du mal avec la plume, j’ai trouvé que Max est un personnage trop effacé, c’est un personnage au service de l’Histoire. Je reste mitigée quant à cette lecture (et je pense que ça se sent), je sors satisfaite de cette lecture, avec l’envie de transmettre cette histoire, mais les difficultés que j’ai éprouvé pendant la lecture ne me permettent pas de dire que j’ai beaucoup aimé ce livre.
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  • littera_priscilla Posté le 3 Novembre 2020
    « Ça a débuté comme ça. Moi, j’avais jamais rien dit. Rien. » Je voulais absolument commencer cette chronique par l’incipit de Voyage au bout de la nuit de Céline. Pour plusieurs raisons, le roman d’Alain Jaspard, Les bleus étaient verts, paru avant-hier aux éditions Héloïse d’Ormesson, se rattache à ce roman célinien. Ce roman est celui d’une génération. Celle qui en a assez des histoires de guerre de leurs pères et de leurs grands-pères, mais qui aimerait quand même avoir des trucs à raconter aux petits-enfants. Celle qui garde en tête les règles de la bienséance des parents mais qui a au cœur l’envie de se libérer de toutes les entraves. Celle qui ne voit plus en De Gaulle le bienfaiteur de la France, celle qui ne sait pas trop ce qu’elle pense de la situation en Algérie. Max, grand dadais qui ne sait pas ce qu’il veut faire de sa vie, à part faire l’amour à la pulpeuse Monique et ne jamais travailler à la mine, est affecté en Algérie à la fin du conflit. Une fois sur place, c’est l’incompréhension. L’armée française n’a rien de glorieux, le conflit n’a rien de glorieux non plus. Les hommes s’ennuient, essaient de ne... « Ça a débuté comme ça. Moi, j’avais jamais rien dit. Rien. » Je voulais absolument commencer cette chronique par l’incipit de Voyage au bout de la nuit de Céline. Pour plusieurs raisons, le roman d’Alain Jaspard, Les bleus étaient verts, paru avant-hier aux éditions Héloïse d’Ormesson, se rattache à ce roman célinien. Ce roman est celui d’une génération. Celle qui en a assez des histoires de guerre de leurs pères et de leurs grands-pères, mais qui aimerait quand même avoir des trucs à raconter aux petits-enfants. Celle qui garde en tête les règles de la bienséance des parents mais qui a au cœur l’envie de se libérer de toutes les entraves. Celle qui ne voit plus en De Gaulle le bienfaiteur de la France, celle qui ne sait pas trop ce qu’elle pense de la situation en Algérie. Max, grand dadais qui ne sait pas ce qu’il veut faire de sa vie, à part faire l’amour à la pulpeuse Monique et ne jamais travailler à la mine, est affecté en Algérie à la fin du conflit. Une fois sur place, c’est l’incompréhension. L’armée française n’a rien de glorieux, le conflit n’a rien de glorieux non plus. Les hommes s’ennuient, essaient de ne pas trop souffrir de la chaleur, de chasser pour se nourrir correctement et de s’intégrer auprès d’une population qui, elle-même, ne sait pas trop ce qu’elle veut. L’affaire se corse, on ne le sait que trop, encore davantage quand le conflit est censé s’arrêter et là, c’est la débandade. Plus personne ne sait quoi faire. De cette vérité historique ressort un rythme original. J’ai eu un peu de difficulté à rentrer dans l’œuvre en raison de cette lenteur de la première partie, servie par un langage souvent cru et une alternance de points de vue et d’époques. Ce langage, cette lenteur, cette impression d’absurdité m’ont donc fait penser à Céline, dont l’ouvrage connaît d’ailleurs un franc succès dans la jeunesse de l’époque. Max découvre l’armée, en même temps qu’il découvre l’Algérie et qu’il découvre l’amour. Cela fait de ce récit un roman d’apprentissage. Celui de Max, mais aussi celui de Monika, amoureuse transie et déçue, et celui d’Ali, l’Arabe du quartier, communiste, devenu soldat du FLN. Ces histoires croisées tendent le fil d’une tragédie moderne : un empire colonial qui s’effondre, un général qui s’effondre, une jeunesse qui s’échauffe. Tous les événements, souvent incompris, sont relatés avec une pudeur que l’on pourrait confondre avec de la froideur s’ils n’étaient pas si graves humainement parlant. En bref, Les bleus étaient verts est un roman qui m’a marquée par sa justesse et son ton incisif. Sur une thématique lourde et encore sensible, Alain Jaspard arrive à faire du neuf et touchant, sans devenir larmoyant. Une belle réussite !
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  • LectureEnFamille Posté le 30 Septembre 2020
    J'ai immédiatement été attirée par le résumé et je n’ai pas été déçue. J'avoue avoir trouvé le début un peu long, mais finalement les aventures de Max m'ont vite captivée au point de le lire en une demie journée. L’auteur nous raconte la guerre d’Algérie vu par Max. Max c’est un jeune garçon de 20 ans, issu d’une famille de mineurs vivant à Saint-Etienne, qui rêve d’échapper à son morne destin, il rêve de mer, d’autres horizons, d'ailleurs plus exaltants et embarque en 1961 pour l’Algérie. Il va enfin mettre les pieds pour la première fois sur un paquebot, voir la mer, le soleil, mais la traversée ne sera pas des plus agréables et l’aventure ne sera pas aussi palpitante qu’il ne l’imaginait... L’auteur à un style cash et incisif, avec un franc-parler, cela n’en apporte que plus d’authenticité au récit. Il interpelle parfois le lecteur, j'aime bien ce style d'écriture, cela donne l'impression que l'auteur discute avec nous. Cette lecture m'en a beaucoup appris sur cette tragique période que je méconnaissais. Pour mon plus grand plaisir, l'auteur a également consacré une large place aux amours de Max ; il y a tout d’abord Monique qu’il a laissée à Saint-Étienne, puis son chemin croisera Leila, Mireille …. cela... J'ai immédiatement été attirée par le résumé et je n’ai pas été déçue. J'avoue avoir trouvé le début un peu long, mais finalement les aventures de Max m'ont vite captivée au point de le lire en une demie journée. L’auteur nous raconte la guerre d’Algérie vu par Max. Max c’est un jeune garçon de 20 ans, issu d’une famille de mineurs vivant à Saint-Etienne, qui rêve d’échapper à son morne destin, il rêve de mer, d’autres horizons, d'ailleurs plus exaltants et embarque en 1961 pour l’Algérie. Il va enfin mettre les pieds pour la première fois sur un paquebot, voir la mer, le soleil, mais la traversée ne sera pas des plus agréables et l’aventure ne sera pas aussi palpitante qu’il ne l’imaginait... L’auteur à un style cash et incisif, avec un franc-parler, cela n’en apporte que plus d’authenticité au récit. Il interpelle parfois le lecteur, j'aime bien ce style d'écriture, cela donne l'impression que l'auteur discute avec nous. Cette lecture m'en a beaucoup appris sur cette tragique période que je méconnaissais. Pour mon plus grand plaisir, l'auteur a également consacré une large place aux amours de Max ; il y a tout d’abord Monique qu’il a laissée à Saint-Étienne, puis son chemin croisera Leila, Mireille …. cela n’en apporte que plus de légèreté au roman ; la correspondance de Monika à son canard m’a d'ailleurs bien fait sourire. En bref je vous recommande ce roman aussi intéressant qu'agréable à lire.
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  • hcdahlem Posté le 23 Septembre 2020
    La Guerre d’Algérie de Max et Leila Avec la plume malicieuse qui avait fait le succès de Pleurer des rivières, Alain Jaspard raconte la Guerre d’Algérie. Vu par les yeux de Max, un jeune appelé, il va révéler toute l’absurdité et le tragique de ce conflit. Après nous avoir régalés avec Pleurer des rivières, un premier roman qui imaginait un couple de gitans échangeant un enfant contre un camion, Alain Jaspard poursuit son œuvre avec le même style corrosif en revenant sur une période peu glorieuse de notre Histoire, la Guerre d’Algérie (qu’il ne fallait surtout pas appeler comme cela, les pudeurs de l’État-major préférant le terme d’événements ou d’incidents). J’imagine que le titre, qui s’applique très bien au personnage de Max – le principal protagoniste – souligne combien les hommes appelés pour l’occasion étaient jeunes et inexpérimentés, combien ces bleus étaient verts. Car le jour où Max embarque pour rejoindre son affectation, il sait juste qu’il n’a aucune envie de suivre son père au fond de la mine. Comme sa sœur Marisa qui avait «décidé de faire instit», il avait choisi de se rebeller et d’oublier le chemin tout tracé. Alors, il imagine que le bateau sur lequel il monte est un... La Guerre d’Algérie de Max et Leila Avec la plume malicieuse qui avait fait le succès de Pleurer des rivières, Alain Jaspard raconte la Guerre d’Algérie. Vu par les yeux de Max, un jeune appelé, il va révéler toute l’absurdité et le tragique de ce conflit. Après nous avoir régalés avec Pleurer des rivières, un premier roman qui imaginait un couple de gitans échangeant un enfant contre un camion, Alain Jaspard poursuit son œuvre avec le même style corrosif en revenant sur une période peu glorieuse de notre Histoire, la Guerre d’Algérie (qu’il ne fallait surtout pas appeler comme cela, les pudeurs de l’État-major préférant le terme d’événements ou d’incidents). J’imagine que le titre, qui s’applique très bien au personnage de Max – le principal protagoniste – souligne combien les hommes appelés pour l’occasion étaient jeunes et inexpérimentés, combien ces bleus étaient verts. Car le jour où Max embarque pour rejoindre son affectation, il sait juste qu’il n’a aucune envie de suivre son père au fond de la mine. Comme sa sœur Marisa qui avait «décidé de faire instit», il avait choisi de se rebeller et d’oublier le chemin tout tracé. Alors, il imagine que le bateau sur lequel il monte est un symbole de liberté. Il va vite déchanter. Déjà la traversée sur une mer houleuse va lui donner une petite idée de ce qui l’attend. Les bleus vont là aussi devenirs verts, et vomir leurs tripes par-dessus le bastingage. Une fois débarqué, il est conduit à Cherchell. «Bouffé par les moustiques, les yeux battus par une nuit sans sommeil, traînant derrière lui des relents de vomi, de diesel, de vieille sueur. On l’envoya à la douche.» Par la suite, son affectation va ressembler au Désert des Tartares de Dino Buzzati. Surveiller un territoire où il ne se passe rien, attendre une attaque qui devient de plus en plus improbable à mesure que les jours passent. «C’est pas Dieu permis de s’emmerder à ce point! Max, sorti aspirant de l’école d’officier, est chef d’une section de vingt chasseurs alpins enfermés dans une tour de parpaings à surveiller la frontière de l’empire colonial en cours d’effondrement. Sur les marches de l’est, face à la Tunisie, il ne se passe rien.» Pour passer le temps, on invente des jeux idiots, on boit, on se masturbe, on patrouille. Quelquefois, on sympathise avec les autochtones. C’est dans ces circonstances que Max va croiser le regard de Leila et qu’ils vont tomber amoureux. Dans ses bras, il oublie sa fiancée restée dans le Forez. Mieux, il nage dans le bonheur. Mais leur amour survivra-t-il à la guerre? Tous deux veulent le croire et élaborent des projets quand ce foutu conflit prendra fin. En mêlant l’intime à l’Histoire, Alain Jaspard réussit un roman prenant. On tremble, on s’émeut, on enrage et on s’indigne avec ces personnages qui tentent de se construire un avenir au cœur de circonstances de plus en plus dramatiques, d’enjeux qui les dépassent, d’attentats qui se multiplient et de faits moins glorieux les uns que les autres. Et quand arrive le moment de choisir pour l’Algérie indépendante ou pour la France, le lecteur comprend le poids des décisions, la peine et la souffrance qui accompagnent les choix des uns et des autres. Sans oublier le chaos logistique qui va remettre en cause le choix de Max et Leila de traverser la Méditerranée. Sans prendre parti, le romancier nous donne à comprendre les enjeux de cet épisode peu glorieux. Il nous laisse deviner combien les positions des uns et des autres ont pu causer de déchirements, y compris au sein d’une même famille. Des plaies qui ne sont pas toutes refermées et sur lesquelles Alain Jaspard pose un regard plein d’humanité.
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