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        Les Élus

        Robert Laffont
        EAN : 9782221146354
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 558
        Format : 135 x 215 mm
        Les Élus

        Johanna CHATELLARD-SCHAPIRA (Traducteur), Emmanuel CURTIL (Traducteur)
        Collection : Pavillons
        Date de parution : 18/08/2016

        « Maintenant, Julius a les ciseaux. Pourtant la douleur est toujours là. Schwester Mutsch aussi est toujours là. Elle se penche vers lui et lui crache à la figure, puis elle étale la salive sur les lèvres et les paupières fermées du garçon. Espèce d’ordure. Tu n’as aucun droit de...

        « Maintenant, Julius a les ciseaux. Pourtant la douleur est toujours là. Schwester Mutsch aussi est toujours là. Elle se penche vers lui et lui crache à la figure, puis elle étale la salive sur les lèvres et les paupières fermées du garçon. Espèce d’ordure. Tu n’as aucun droit de vivre. Soit on t’enferme chez les fous, soit le docteur te fait une piqûre. Et voilà que la paire de ciseaux ne se trouve plus dans sa main. Elle flotte dans la lumière bleutée, au milieu des lits et des tables de chevet. Alors il brandit haut l’instrument et l’enfonce dans sa poitrine. Enfin, le silence se fait. Même la lumière bleutée semble s’être éteinte. Puis elle revient. Et avec elle l’insoutenable douleur. »
        En 1941, à Vienne, l’hôpital du Spiegelgrund a été transformé par les nazis en un centre pour enfants handicapés et jeunes délinquants. Jour après jour, Adrian, Hannes et Julius, pensionnaires de la maison de redressement, tentent d’exorciser l’horreur. Dans un époustouflant ballet de voix tour à tour intérieures et extérieures, ils racontent l’enfer qu’ils vivent et la mort qui les guette au pavillon 15, où l’on extermine les « indésirables ».

        « Un brillant travail d’écriture, dont l’intensité et la profondeur vous rentrent dans la peau et ne quittent plus vos pensées. » Frankfurter Allgemeine Zeitung

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        EAN : 9782221146354
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 558
        Format : 135 x 215 mm
        Robert Laffont
        22.50 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • MilleetunepagesLM Posté le 5 Mars 2018
          Quel livre, quelle histoire, très dure et pas facile à lire du tout ! Malgré tout, un livre que j'ai aimé lire, même s'il m'a fallu le fermer à quelques reprises, parce que j'étais beaucoup trop enragée pour continuer ma lecture, enragée, mais triste aussi. Qui sont les élus, et bien, ce sont des enfants présentant un handicap, ou encore venant de familles défavorisées. Ces enfants étaient envoyés dans un hôpital viennois, appelé Spiegelgrund, tenus par des médecins nazis. Cet hôpital est aussi un centre pour délinquant, une maison de correction, les enfants y sont placés souvent par leurs parents qui espèrent que leurs enfants seront aidés ou soignés, mais ce n'est pas le cas, la plupart du temps les parents ne reverront jamais leurs enfants. Ce récit est révoltant, du fait que dépendant de leurs handicaps, ces enfants serviront à des fins expérimentales, au profit de ''l'avancée médicale des Allemands nazis'' pour l'étude de différents organes humains. Et toute cette horreur au nom de la pureté de la race aryenne. Vraiment révoltant et choquant de voir ce que ces enfants ont dus subir. On suit plusieurs jeunes et quelques familles, entre autre Adrian, qui lui vient d'une famille très dysfonctionnelle, père alcoolique, violence... Quel livre, quelle histoire, très dure et pas facile à lire du tout ! Malgré tout, un livre que j'ai aimé lire, même s'il m'a fallu le fermer à quelques reprises, parce que j'étais beaucoup trop enragée pour continuer ma lecture, enragée, mais triste aussi. Qui sont les élus, et bien, ce sont des enfants présentant un handicap, ou encore venant de familles défavorisées. Ces enfants étaient envoyés dans un hôpital viennois, appelé Spiegelgrund, tenus par des médecins nazis. Cet hôpital est aussi un centre pour délinquant, une maison de correction, les enfants y sont placés souvent par leurs parents qui espèrent que leurs enfants seront aidés ou soignés, mais ce n'est pas le cas, la plupart du temps les parents ne reverront jamais leurs enfants. Ce récit est révoltant, du fait que dépendant de leurs handicaps, ces enfants serviront à des fins expérimentales, au profit de ''l'avancée médicale des Allemands nazis'' pour l'étude de différents organes humains. Et toute cette horreur au nom de la pureté de la race aryenne. Vraiment révoltant et choquant de voir ce que ces enfants ont dus subir. On suit plusieurs jeunes et quelques familles, entre autre Adrian, qui lui vient d'une famille très dysfonctionnelle, père alcoolique, violence conjugale envers la mère, qui se retrouve à un moment donné seule et incapable de faire vivre ses 2 fils qui habitent encore avec elle, c'est ainsi qu'Adrian va se retrouver dans ce système démoniaque. C'est avec Adrian que nous remontons ce fil de l'histoire nazi, quelquefois nous sommes dans sa tête et on ''l'entends'' penser, et d'autres fois, il nous raconte ce qu'il a vu, ce dont il a été témoin. L'enfer du pavillon 15, peu en sont sortis vivant, Adrian lui a réussi à survivre. Une histoire d'horreur, que l'auteur nous partage, l'auteur maîtrise sa plume à 100%, une écriture fluide, des recherches approfondies qui nous présentent des faits qui sont vraiment arrivés. Vous ne pourrez pas sortir indemnes de ce récit, c'est impossible. J'avais vaguement entendu parler de l'euthanasie de centaines d'enfants, mais le lire est une autre histoire. Mon cœur saigne à la fin de cette lecture, qui restera gravé dans ma mémoire pour bien longtemps. Oui, c'est un roman, mais vous, comme moi savez que ces choses sont arrivées pour vrai, ce qui rend la lecture encore un peu plus difficile.
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        • Boom Posté le 28 Novembre 2017
          Chaque enfant m'a émue, j'aurai voulu lui tendre mes bras pour le sortir de ce carnage. Les infirmières sont également perdues entre devoir et conscience, elles n'avaient finalement pas perdu toute leur humanité. Je ne regrette en aucun cas d'avoir dévoré ce pavé, car je pense qu'il est important de se rendre compte par quoi l'humanité est passé, que certains progrès médicaux ont été réalisé à l'insu d'enfant qui ne voulait que vivre, qui on été assassiné froidement pour la "recherche" (bonne ou mauvaise chose? Autre débat). La question de la justice a également un rôle important au milieu de cette affaire qui va bien sûr ressortir une fois les affrontements terminés. Qui est coupable et de quoi? Un ouvrage enrichissant, qui ouvre les yeux, qui va plus loin dans cette abominable guerre. Je ne peux que vous inciter à le découvrir, avec un cœur bien accroché, mais qui a dit que la vie était belle et simple? Parfois - souvent - la réalité est plus dure que prévue à affronter... A méditer.
        • roseofyork Posté le 22 Octobre 2017
          L'édition pocket présente une première de couverture tout en douceur et en innocence. Un rang d'enfant marchant main dans la main, sac sur l'épaule. Si on ne lisait pas le résumé, on pourrait penser que ces garçons vont tout simplement à l'école ou en colonie de vacances. En vérité, il n'en est rien. Telle une image figeant à jamais leurs innocences... cette photo est sans doute ce qui reste aux survivants de leurs insouciances. S'ils savaient .... Nombreux sont les livres traitant sur la seconde guerre mondiale, nombreux sont prenants, poignants, émouvants. Avec les élus, on est un cran au-dessus, on touche à une chose qu’on sait réelle, mais qu’on a du mal à évoquer : l’euthanasie de centaines d’enfants et adolescents par le régime nazi, car leur seul défaut étaient d’être différents. Le livre aborde le thème à la façon d’un immense reportage où rien ne nous est épargné. A commencer par l’enfance d’Adrian, notre personnage principal. Ce jeune garçon issu d’une famille très pauvre de Vienne va se retrouver confié à une famille d’accueil (sa mère n’étant pas en mesure de s’occuper de lui et de ses frères et sœurs après avoir été chassée de l’appartement), puis, après de multiples... L'édition pocket présente une première de couverture tout en douceur et en innocence. Un rang d'enfant marchant main dans la main, sac sur l'épaule. Si on ne lisait pas le résumé, on pourrait penser que ces garçons vont tout simplement à l'école ou en colonie de vacances. En vérité, il n'en est rien. Telle une image figeant à jamais leurs innocences... cette photo est sans doute ce qui reste aux survivants de leurs insouciances. S'ils savaient .... Nombreux sont les livres traitant sur la seconde guerre mondiale, nombreux sont prenants, poignants, émouvants. Avec les élus, on est un cran au-dessus, on touche à une chose qu’on sait réelle, mais qu’on a du mal à évoquer : l’euthanasie de centaines d’enfants et adolescents par le régime nazi, car leur seul défaut étaient d’être différents. Le livre aborde le thème à la façon d’un immense reportage où rien ne nous est épargné. A commencer par l’enfance d’Adrian, notre personnage principal. Ce jeune garçon issu d’une famille très pauvre de Vienne va se retrouver confié à une famille d’accueil (sa mère n’étant pas en mesure de s’occuper de lui et de ses frères et sœurs après avoir été chassée de l’appartement), puis, après de multiples péripéties, va atterrir au Spiegelgrund. On va alors suivre son existence, mais aussi celle de ses camarades. Ils s’appellent Felix, Jacob, Julius,… Tous vont vivre au Spigelgrund et certains vont y mourir … Dans le récit d’Adrian, sa voix d’adulte brisé viendra de temps à autre nous serrer le cœur. Car on le sait, ceux qui ont survécu sont brisés à jamais. Et puis y a l’autre côté du miroir… L’histoire d’Anna Kastchenka (personnage réel), jeune infirmière fragile qui se fascine pour le docteur Jekelius, directeur du Spiegelgrund. Anna va alors entrer dans l’antre du diable et, prenant assez vite conscience de la situation, va la suivre sans sourcilier. Sa fidélité sera récompensée par le rôle d’infirmière en chef. Celle qui applique les ordres, avec une loyauté infaillible. Du Spiegelgrund on saura tout : comment les enfants sont placés, soit de force par le régime ou par des parents dépassés qui espèrent trouver une solution aux problèmes de leurs enfants … Et qui finalement ne les récupère jamais et attendent…Attendent…Jusqu’à l’arrivé de la lettre funeste… Même s’ils se doutent du problème, ils sont loin d’imaginer les mauvais traitements affligés aux « cas irrécupérables » : injections de divers médicaments, expérimentations cruelles, mauvais traitements, tortures, punitions sadiques… Le récit est parfois un peu lent, mais c’est pour accentuer la réalité de la situation. Et si la construction du livre – tel un ensemble de témoignages et de tranches de vie- peut déstabiliser, elle est très intelligente car elle nous permet d’appréhender toute les facettes de cette triste réalité. Il y a aussi des passages insoutenables. Ma lecture a d’ailleurs été très difficile (presque un mois, c’est énorme). Il y a réellement des extraits qui m’ont retourné le cœur, mal à l’aise. Et pourtant je suis fine connaisseuse de la seconde guerre mondiale. J’ai été d’autant plus concernée par ce livre de par mon métier. Enseignante dans le spécial, je me suis rendue compte que si aujourd’hui le régime nazi existait encore, tous mes élèves auraient leur place au Spiegelgrund. Et ça, ça fait vraiment froid dans le dos… Ce livre nous rappelle également à quel point la guerre est une chose horrible, car si Adrian arrive à s’échapper de sa prison, il réalise que le monde qui l’entoure n’est guère plus reluisant. Ne parlons même pas de la libération où la cruauté de l’armée rouge face aux populations locales n’est plus un secret. Quant aux criminels, ils seront jugés bien sur… Mais pas tous, ce qui peut laisser une horrible sensation d’injustice aux lecteurs comme aux victimes. Je pourrais vous écrire une chronique de 30 pages tant il y a des choses à dire sur ce livre et sur les nombreux sujets qu’ils abordent (le lien familial, la responsabilité parentale, le régime nazi, le rapport aux ordres, la responsabilité du personnel médical, l’injustice des certains procès nazis, le handicap,…). Mais je ne veux pas vous gâcher la découverte. CONCLUSION Si le personnage d’Adrian est un élément totalement fictif, les élus est pourtant un roman historique authentique. Car tout ce qui y est écrit, tout ce qui y est raconté est bien réel. Après ma lecture je me suis davantage renseigné sur le Spiegelgrund et j’ai été bluffée par la fidélité des informations. Il faut être averti avant de l’ouvrir, car ce qu’on va y lire est dur, malsain, cruel …Et vrai. On n’est pas simplement face à une œuvre de fiction, on est face à une réalité abordée par une pointe de fiction. Un récit poignant, exceptionnellement bien documenté sur une des plus horribles périodes de notre histoire, un livre de mémoire qui serait bon de faire relire de temps à autre à certains d’entre nous.
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        • redmary Posté le 7 Octobre 2017
          Superbe livre très dur et très touchant à la fois. On y retrace l'histoire de quelques enfants ayant vécu, durant la guerre 40-45, la politique d’extermination nazie des enfants handicapés (physiques, mentaux,...). Les narrateurs se succèdent, permettant de donner plus de profondeur et d'amplitude à la vision de cette triste machine. J'ai adoré, j'ai détesté, j'ai souffert avec ces petits, à lire pour savoir et ne pas oublier mais je conseille la lecture d'un feel good après, ou pourquoi pas d'un livre sur la résilience (voir mon autre avis "sauve-toi, la vie t'appelle" de Boris Cyrunlik)
        • prune42 Posté le 2 Octobre 2017
          A Vienne, en Autriche, pendant la Seconde Guerre Mondiale, des enfants porteurs de handicap ou issus de familles défavorisées socialement, sont placés au Spiegelgrund, un hôpital. Mais là-bas, loin de leur offrir les soins dont ils ont besoin et un peu de réconfort, ces enfants sont victimes d'expérimentations médicales odieuses, de mauvais traitements, de sévices divers et quand les médecins estiment que ces enfants ne sont pas "récupérables", ils leur donnent la mort. Felix Keuschnig, Jacob Nausedas parmi d'autres, sont ainsi tués, Julius Becker se donne la mort lui-même avec une paire de ciseaux, quant à Adrian Ziegler, il fait trois tentatives de fugue mais est rattrapé par ses bourreaux. Le procès du Spiegelgrand après la guerre punira-t-il enfin les tortionnaires ? Il y a longtemps que j'avais noté la parution des Elus en librairie et que je souhaitais l'acquérir car je lis beaucoup de romans sur la Seconde Guerre Mondiale et celui-ci, sur le programme T4 mis en place par les Nazis, m'effrayait et m'attirait tout à la fois. Aussi, quand Masse Critique de Babelio et les Editions 10/18 m'ont permis de le découvrir, j'ai été ravie. Ce roman sur une partie de la doctrine nazie autour de la pureté... A Vienne, en Autriche, pendant la Seconde Guerre Mondiale, des enfants porteurs de handicap ou issus de familles défavorisées socialement, sont placés au Spiegelgrund, un hôpital. Mais là-bas, loin de leur offrir les soins dont ils ont besoin et un peu de réconfort, ces enfants sont victimes d'expérimentations médicales odieuses, de mauvais traitements, de sévices divers et quand les médecins estiment que ces enfants ne sont pas "récupérables", ils leur donnent la mort. Felix Keuschnig, Jacob Nausedas parmi d'autres, sont ainsi tués, Julius Becker se donne la mort lui-même avec une paire de ciseaux, quant à Adrian Ziegler, il fait trois tentatives de fugue mais est rattrapé par ses bourreaux. Le procès du Spiegelgrand après la guerre punira-t-il enfin les tortionnaires ? Il y a longtemps que j'avais noté la parution des Elus en librairie et que je souhaitais l'acquérir car je lis beaucoup de romans sur la Seconde Guerre Mondiale et celui-ci, sur le programme T4 mis en place par les Nazis, m'effrayait et m'attirait tout à la fois. Aussi, quand Masse Critique de Babelio et les Editions 10/18 m'ont permis de le découvrir, j'ai été ravie. Ce roman sur une partie de la doctrine nazie autour de la pureté raciale et du sort réservé aux personnes différentes m'a beaucoup plu, même s'il est très glauque et plein de monstruosités, qui ont existé, il faut le savoir. J'ai fait des recherches complémentaires et appris que près de 800 enfants étaient morts au Spiegelgrund dans d'horribles conditions ; j'avais besoin sans doute de ces confirmations historiques pour y croire totalement tant l'horreur de la chose me paraissait inimaginable. Ce roman n'est pas construit sur un mode ordinaire, on a des tranches de vie de différents personnages, enfants ou infirmières du Spiegelgrund, et pas une histoire véritablement suivie. Au début, ce procédé m'a surprise mais finalement, on rentre bien dans l'histoire quand même. J'ai aussi été surprise car on assiste souvent aux délires hallucinatoires d'Adrian, rendant le récit parfois surréaliste mais c'est pour mieux nous faire pénétrer à l'intérieur de la tête d'Adrian. D'ailleurs, je me suis attachée à ce jeune garçon, fil conducteur de l'histoire, il m'a beaucoup touchée. J'ai particulièrement apprécié les derniers chapitres du roman après la Libération, quand les Russes découvrent ce qu'il se produisait dans cet "hôpital", et le procès des Docteurs Illing, Hübsch, Türk qui fait froid dans le dos. Je relirai Les Elus avec plaisir je pense car c'est un livre très fort et qui laisse une trace inoubliable.
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