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Belfond
EAN : 9782714436436
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 140 x 225 mm

Les Heures

Anne DAMOUR (Traducteur)
Date de parution : 26/08/1999

Une magnifique méditation sur le temps, l'amour, la mort à travers le récit d'une journée dans la vie de trois femmes.

C'est à New York, en cette fin de XXè siècle.
C'est à Londres, en 1923.
C'est à Los Angeles, en 1949.
Clarissa est éditrice,
Virginia, écrivain,
Laura, mère au foyer.

Trois femmes, trois histoires reliées par un subtil jeu de correspondances, dont l'émouvante cohésion ne sera révélée que dans les dernières pages…

Tour de...

C'est à New York, en cette fin de XXè siècle.
C'est à Londres, en 1923.
C'est à Los Angeles, en 1949.
Clarissa est éditrice,
Virginia, écrivain,
Laura, mère au foyer.

Trois femmes, trois histoires reliées par un subtil jeu de correspondances, dont l'émouvante cohésion ne sera révélée que dans les dernières pages…

Tour de force littéraire, bouleversant de sensibilité, Les Heures ont été couronnées en 1999 par le Pen Faulkner et le Prix Pulitzer.

Au-delà d'une formidable réussite romanesque, cette œuvre célèbre la féconde entente d'un trio qui exacerbe ici les pouvoirs de l'imaginaire : l'écrivain, son personnage et son lecteur.

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EAN : 9782714436436
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 140 x 225 mm
Belfond

Ils en parlent

« C’est un livre éperdu dont les mailles scintillantes tentent désespérément de retenir l’essence de ce qui se passe ; […] un livre de ferveur émouvant et magnifique. »
Claude-Michel Cluny – Le Figaro

« Toute velléité de pastiche a disparu et c’est de communion qu’il s’agit, les mains de deux écrivains s’agrippent nerveusement, le temps d’un miracle. »
François Rivière – Libération

« En écho à son œuvre fétiche [Mrs. Dalloway], Michael Cunningham a construit un roman original, tout entier piqueté de références, saturé de correspondances, de citations, de trompe l’œil. »
Florence Noiville – Le Monde

« Trois femmes éprises d’absolu : trois femmes qui n’en font qu’une. Et qui incarnent toutes les hantises de Virginia Woolf. Penché sur son épaule, Cunningham lui emprunte sa prose chatoyante, aussi légère qu’un songe ; comme elle, il parvient à capter les plus infimes frissons de la conscience, les miroitements de l’âme, la délicate sismographie de la vie intérieure. »
André Clavel – L’Express

« Michael Cunningham jongle de chapitre en chapitre entre ses trois histoires, ses trois destins, ses trois portraits de femmes, qui se prolongent, s’opposent, se complètent. [...] La musique de Virginia Woolf a éveillé des résonances déchirantes chez Michael Cunningham. Lui aussi a voulu et a su explorer avec une intimité, une générosité microscopique ou woolfienne ses personnages, leurs fatigues, leurs frémissements suicidaires. Il a choisi d’écrire en mode mineur. La tonalité par excellence de la mélancolie. »
Frédéric Vitoux – Le Nouvel Observateur

« Aux racines de la souffrance et de la mélancolie, un roman admirable, discret, murmuré, intimiste, qui tresse l’histoire de trois femmes [...]. Trois femmes que relient la passion de la littérature [...] et l’inévitable impossibilité d’adaptation de l’artiste au monde réel. »
Christophe Mercier – Le Point

« Vous en aurez le souffle coupé, le cœur fondu, ce qui vous rendra fou de bonheur et de reconnaissance envers un écrivain que vous mettrez en bonne place dans votre bibliothèque. »
Stéphane Hoffmann – Le Figaro Magazine

« Magicien, Michael Cunningham tisse les trois journées de trois femmes, trois coupons de vie qui vont tourbillonner et se répondre ton sur ton, aux nuances près. [...] Disons qu’il a emprunté son stylo durant ces quelques heures, pour nous ménager un dénouement inattendu, d’une logique toute woolfienne, plein de douleur et de grâce. »
Dominique Durand – Le Canard enchaîné

« Tacticien chevronné, Cunningham déploie en douce un formidable arsenal de rimes narratives et d’échos gigognes ; dans son roman palimpseste s’ébattent fragments d’histoire littéraire, satire sociale pouffant de rire et élégie pour une liberté d’aimer défunte. »
Bruno Juffin – Les Inrockuptibles

« Les Heures sonnent comme un subtil mécanisme d’horlogerie aux rouages de dentelle noire. [...] Assurément splendide. »
Fabrice Gaignault – Elle

« Ce triple récit est mené avec une rare maîtrise. Chaque pièce s’emboîte parfaitement dans l’autre, chaque image renvoie à une autre, si bien que le texte trouve une unité que l’on n’aurait pas imaginée possible. »
Alexis Liebart – L’Événement

« Le roman de Virginia Woolf trouve dans les pages de Michael Cunningham de belles et noires résonances. »
Gérard de Cortanze – Le Magazine littéraire

« Michael Cunningham écrit comme on compose une symphonie. Il mêle trois époques, trois tempo, trois portraits de femmes [...]. Au début, tout avance à pas de loup. [...] Mais on sent que ça finira mal pour tout le monde. À cause d’un rien, d’un gâteau brûlé, d’un ami mourant, on passe de l’adagio à l’allegro. Soudain les cuivres se mêlent aux violons. L’orchestre s’emballe : on sent que les destins blessés sont liés, qu’ils communiquent intensément. Tout s’illumine nerveusement, les chœurs (et les cœurs) se rejoignent. Et c’est l’accord parfait, le coup de timbale final. Le silence qui suit nous laisse ébahis. »
Cosmopolitan

«Extrêmement émouvant et original […]. Un roman qui fera date.»
Times Literary Supplement

«Une impressionnante réussite.»
Publisher Weekly

«Une prose splendide, woolfienne, chatoyante.»
Kirkus Reviews

«Michael Cunningham nous donne ici son œuvre la plus achevée.»
Washington Post

«Une œuvre de fiction complexe, kaléidoscopique, et d'une remarquable beauté.»
Los Angeles Times

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • sophronie Posté le 4 Février 2020
    Ce livre qui date un peu a reçu un Prix Pulitzer. En réalité je viens de le relire ! Et quel délice. Construit sur une alternance de chapitres, il met en avant 3 femmes : Virginia Woolf, directement inspirée de la vie de l'écrivaine anglaise, Mrs Dalloway, qui était une personnage de Virginia Woolf qui est donc le titre d'un de ses romans. Mrs Dalloway est donc ici le 2e personnage. Puis, Laura Brown, une jeune femme qui est lectrice du roman Mrs Dalloway. Une construction en gigogne. Ces femmes ont en commun des penchants homosexuels, un amour de la littérature, un rapport à la maternité difficile... un destin contrarié. La force du roman est la psychologie des personnages. Chaque personnage vit à une période et un lieu différent. Que peut-il se passer quand 3 femmes sont sur la brèche et que le destin de l'une dépend de la suivante ? Peut-il y avoir un autre lien entre la lectrice et le personnage de Mrs Dalloway ? Cunningham a trouvé un moyen astucieux pour créer une dimension supplémentaire dans la fiction, l'imaginaire. Formidable.
  • Sirenedesmers Posté le 29 Janvier 2020
    Clarissa, Virginia, Laura. Toutes trois ont en commun une grande souffrance psychique. Je voulais lire "Les heures" de Michael Cunningham depuis de nombreux mois, je le suis attelée à la lecture avec une grande joie. Ce roman est écrit avec beaucoup de délicatesse et de subtilité. Poétique, on est emporté dans les scènes, on imagine et on tremble. L'alternance entre les récits de vie des trois femmes peut donner le tournis, j'ai au début eu du mal à m'y retrouver. J'ai aimé ce voyage et la poésie, l'écriture limpide. Je m'attendais à un roman plus touchant, j'ai été un peu déçue, mais ça reste une belle lecture.
  • dcombier Posté le 28 Janvier 2020
    Les heures, ce sont les longues, très longues heures pendant lesquelles trois femmes plus ou moins désoeuvrées de la bonne société vivant à des époques différentes du XXè siècle, Virginia Woolf et deux personnages inspirés de ses oeuvres, se regardent le nombril en se disant combien elles sont mal heureuses. Pour pimenter ce mal être, elles flirtent avec les interdits de leur époque : homosexualité (franchie pour l'une d'elles), suicide… Le suicide, la mort sont omniprésents dans les pages de ce roman ; la mort tentatrice, la mort libératrice, la mort définitive… Décidément pas ma tasse de thé, mais très bien écrit, c'est la raison pour laquelle j'ai mis trois étoiles
  • Aouan Posté le 3 Novembre 2019
    Je n’ai pas encore réussi à lire Virginia Woolf, malgré quelques essais, trop loin de moi. Et pourtant je suis rentré dans ce roman de Michael Cunningham, qui raconte la genèse de l’écriture du premier succès de Virginia, Mrs Dalloway, à travers le récit parallèle de la journée de trois femmes à trois époques. Et je pense avoir compris les sentiments de ces femmes s’interrogeant sur leur existence et le rôle que leur impose la société. A travers les petits riens d’une journée apparemment ordinaire se joue leur destinée. Happée par l’écriture, cela m’a fait découvrir Virginia Woolf et envie d’essayer de la relire, mais peut-être pas en anglais, la délicatesse des sentiments étant trop difficile à appréhender quand on ne maîtrise pas la langue.
  • Cathy2909 Posté le 18 Octobre 2019
    Le roman commence avec le suicide de Virginia Woolf, nous partageons ses ultimes moments. Episode terrible, écrit avec pudeur, sans pathos rendu réaliste, plausible comme sous le sceau de dernières confidences. Tour à tour, au fil des chapitres, nous nous immisçons dans l’inconscient des ses trois femmes liées par une même connivence spirituelle, une même sensibilité exacerbée proche du désespoir et de la détresse, une forte et puissante dépression chronique. Ce sont des écorchées vives qui cultivent avec brio les apparences et les faux-semblants. Leurs âmes souffrent et crient sans rien laisser en transparaître !!! Peu de notes d’espoir pour leurs espérances inassouvies surtout bien mises en avant chez Laura Brown. Elle préfère se perdre dans la lecture comme une fuite en avant toute intérieure. Par les monologues intérieurs de ses trois figures féminines, le romancier Michael Cunningham effleure tout en finesse les thèmes de la maladie (le sida) avec Richard poète maudit, malade au bord de la folie ; de la vie avec Clarissa qui malgré tout trouve que l’existence reste une formidable et belle aventure ; de l’hésitation sexuelle ; de la mort omniprésente, tentation suicidaire pour la plupart des personnages ; du temps personnage à part entière.... Le roman commence avec le suicide de Virginia Woolf, nous partageons ses ultimes moments. Episode terrible, écrit avec pudeur, sans pathos rendu réaliste, plausible comme sous le sceau de dernières confidences. Tour à tour, au fil des chapitres, nous nous immisçons dans l’inconscient des ses trois femmes liées par une même connivence spirituelle, une même sensibilité exacerbée proche du désespoir et de la détresse, une forte et puissante dépression chronique. Ce sont des écorchées vives qui cultivent avec brio les apparences et les faux-semblants. Leurs âmes souffrent et crient sans rien laisser en transparaître !!! Peu de notes d’espoir pour leurs espérances inassouvies surtout bien mises en avant chez Laura Brown. Elle préfère se perdre dans la lecture comme une fuite en avant toute intérieure. Par les monologues intérieurs de ses trois figures féminines, le romancier Michael Cunningham effleure tout en finesse les thèmes de la maladie (le sida) avec Richard poète maudit, malade au bord de la folie ; de la vie avec Clarissa qui malgré tout trouve que l’existence reste une formidable et belle aventure ; de l’hésitation sexuelle ; de la mort omniprésente, tentation suicidaire pour la plupart des personnages ; du temps personnage à part entière. Tic tac … Pour certains les heures filent trop vite, pour d’autres elles s’étirent vers l’infini ! Tout le long des chapitres qui concernent « Clarissa Dalloway », l’auteur nous renvoie par subtiles touches au roman de Virginia Woolf, des rappels qui si nous avons lu le roman gênent un peu la lecture. Nous nous renvoyons trop dans l’œuvre de Mrs Woolf. Pour aperçu : dans la rue, Clarissa et les badauds sont interpellés par une pétarade qui les attire vers le lieu d’un tournage de séquence de film. Dans « Mrs Dalloway », un pneu qui éclate séduit et captive la foule qui se perd en conjectures quant à l’occupant de l’automobile. A chaque section, inconsciemment, nous cherchons les clins d’œil et la comparaison s’installe : l’achat des fleurs, la soirée qui se prépare, le passé qui resurgit sans cesse etc. Alors, forcément impossible de ne pas prévoir le suicide d’un des personnages. Arrêtons là l’énumération le plaisir de la découverte risque d’être gâché !
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