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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350870793
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 214
Format : 141 x 206 mm

Les liens du sang

Jean GUILOINEAU (Traducteur)
Date de parution : 28/08/2008

"Une fable sur l’arrogance du pouvoir, sous la surface onirique de laquelle tourbillonnent les courants d’une sensualité complexe. " John Coetzee

Après un coup d’État, le portraitiste, le cuisinier et le coiffeur du dictateur déchu sont assignés dans sa résidence d’été. Pourtant, leurs rôles se limitaient à des tâches domestiques. Mais à mesure que le nouveau régime ressemble à l’ancien, ils réintègrent leurs fonctions auprès du leader révolutionnaire. Quelle est...

Après un coup d’État, le portraitiste, le cuisinier et le coiffeur du dictateur déchu sont assignés dans sa résidence d’été. Pourtant, leurs rôles se limitaient à des tâches domestiques. Mais à mesure que le nouveau régime ressemble à l’ancien, ils réintègrent leurs fonctions auprès du leader révolutionnaire. Quelle est donc leur influence réelle ? La parabole gagne encore en densité lorsque interviennent les femmes (amante, fiancée ou fille). Leurs confessions révèlent combien le pouvoir lie tous les protagonistes, préside jusqu’au désir et contamine les sphères les plus intimes de la vie.
Avec un style précis et glacé, l’intrigue se resserre en cercles concentriques sur une vérité faite de manipulations et de trahisons. Les remous politiques exacerbent la vanité, la vengeance et l’ambition, qui précipitent le récit vers une conclusion dévastatrice. Creusant une veine entre Le Dernier Roi d’Écosse et Le cuisinier, le voleur, sa femme et son amant, Ceridwen Dovey nous plonge au cœur du despotisme.
Plus qu’allégorie sur la condition humaine, Les Liens du sang est une méditation sur la culpabilité et la rédemption.

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EAN : 9782350870793
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 214
Format : 141 x 206 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sydola Posté le 8 Février 2018
    La couverture avait de quoi me rebuter mais je m'étais engagée à le lire.. alors je l'ai entamé et là surprise j'ai été happée par l'histoire. Ce roman nous raconte l'histoire d'une jeune homme introverti, discret, en retrait, s'exprimant peu, et qui semble avoir manque d'affection de la part de ses parents. Après le bac, il reprend le boulot de son père à l'abattoir basé à la périphérie de sa ville. Son boulot est de tuer l'animal d'une manière totalement mécanique sans une once d'humanité et au rendement soutenu. François, ce jeune homme a quelques moyens de gérer ce travail : il fait de longues promenades en forêt et admire Robert, un voisin éleveur de cochon dont l'exploitation est à taille humaine et qui a une relation toute particulière avec ses bêtes. Cet équilibre va s'écrouler avec la mort de Robert. Cette perte associée au sadisme de certains de ces collègues sera le déclencheur de sa rébellion. Il décide alors d'intervenir au sein de l'entreprise pour essayer de faire changer les choses. Cette rébellion aura t-elle le succès escompté ? J'ai été impressionnée par l'aspect militant de ce roman et qui m'a fait me poser plusieurs questions quant à la nature de bourreau qui... La couverture avait de quoi me rebuter mais je m'étais engagée à le lire.. alors je l'ai entamé et là surprise j'ai été happée par l'histoire. Ce roman nous raconte l'histoire d'une jeune homme introverti, discret, en retrait, s'exprimant peu, et qui semble avoir manque d'affection de la part de ses parents. Après le bac, il reprend le boulot de son père à l'abattoir basé à la périphérie de sa ville. Son boulot est de tuer l'animal d'une manière totalement mécanique sans une once d'humanité et au rendement soutenu. François, ce jeune homme a quelques moyens de gérer ce travail : il fait de longues promenades en forêt et admire Robert, un voisin éleveur de cochon dont l'exploitation est à taille humaine et qui a une relation toute particulière avec ses bêtes. Cet équilibre va s'écrouler avec la mort de Robert. Cette perte associée au sadisme de certains de ces collègues sera le déclencheur de sa rébellion. Il décide alors d'intervenir au sein de l'entreprise pour essayer de faire changer les choses. Cette rébellion aura t-elle le succès escompté ? J'ai été impressionnée par l'aspect militant de ce roman et qui m'a fait me poser plusieurs questions quant à la nature de bourreau qui est enfouie en chacun d'entre nous.
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  • lillou Posté le 23 Septembre 2010
    Nous sommes dans une capitale jamais nommée : archétype d’une ville étouffante et étouffée, proche de la mer et entourée d’une nature luxuriante, qui pourrait se trouver dans n’importe quelle dictature du XXe siècle. Après un coup d’État militaire, trois membres de l’entourage domestique de l'ex-Président – le portraitiste, le coiffeur et le chef cuisinier – sont retenus dans sa résidence d’été par le leader révolutionnaire, le « Commandant », et ses troupes. Tour à tour, chacun de ces personnages prend la parole pour confier son histoire, son passé et cet étrange enfermement qui évolue au fil des jours. Progressivement, ces prisonniers bien traités reprennent en effet leurs anciennes fonction auprès du Commandant ; et on assiste ainsi à l’appropriation des anciens attributs de la Présidence par le nouveau pouvoir. Dans une seconde partie, c’est au tour de femmes qui leur sont proches – épouse, ancienne belle-sœur et fille – de se raconter. Et peu à peu, se dessine un portrait en creux du dictateur déchu et du nouveau : car, de manière terriblement logique, une nouvelle tyrannie se substitue à l’ancienne. La construction du roman lui donne une épaisseur supplémentaire : la multiplication des points de vue, l’évolution des discours et des... Nous sommes dans une capitale jamais nommée : archétype d’une ville étouffante et étouffée, proche de la mer et entourée d’une nature luxuriante, qui pourrait se trouver dans n’importe quelle dictature du XXe siècle. Après un coup d’État militaire, trois membres de l’entourage domestique de l'ex-Président – le portraitiste, le coiffeur et le chef cuisinier – sont retenus dans sa résidence d’été par le leader révolutionnaire, le « Commandant », et ses troupes. Tour à tour, chacun de ces personnages prend la parole pour confier son histoire, son passé et cet étrange enfermement qui évolue au fil des jours. Progressivement, ces prisonniers bien traités reprennent en effet leurs anciennes fonction auprès du Commandant ; et on assiste ainsi à l’appropriation des anciens attributs de la Présidence par le nouveau pouvoir. Dans une seconde partie, c’est au tour de femmes qui leur sont proches – épouse, ancienne belle-sœur et fille – de se raconter. Et peu à peu, se dessine un portrait en creux du dictateur déchu et du nouveau : car, de manière terriblement logique, une nouvelle tyrannie se substitue à l’ancienne. La construction du roman lui donne une épaisseur supplémentaire : la multiplication des points de vue, l’évolution des discours et des actes… Une construction intéressante donc, mais également un peu artificielle : les rebondissements (des « liens du sang » sont dévoilés et d’autres mis en avant, des alliances se renversent…) sont plus qu’attendus – bien que chargés de sens. Mais il ne s’agit que d’un léger bémol. Très rapidement, ce pays-symbole s’est imposé à moi comme une dictature sud-américaine : impression renforcée par les personnages, qui évoquent par maints aspects ceux d’Isabel Allende ou de Gabriel Garcia Marquez. Leurs confessions dévoilent avec finesse le plus vil chez chacun : la lâcheté, la cruauté, l’opportunisme… et le goût du pouvoir bien entendu. Le lecteur désabusé s’attend cyniquement au pire et se trouve même surpris au moindre témoignage de courage ou d’intégrité. Un roman très fort, et surprenant pour une première œuvre d’une si jeune femme (Ceridwen Dovey est née en 1980). Et une belle écriture, très fluide et pourtant très précise, qui fait oublier les petites scories et emporte le lecteur : continuer à lire en marchant est toujours un bon indicateur en ce qui me concerne !
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