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La Découverte
EAN : 9782707169648
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 170 x 240 mm

Les limites de la masculinité

L'androgynie dans l'art et la théorie de l'art (1750-1850)

Élisabeth LEBOVICI (Préface)
Collection : SH / Genre & Sexualité
Date de parution : 22/09/2011

Cet essai illustré, au croisement de l'histoire de l'art, de celle de la littérature et de l'histoire du corps et de la sexualité, met en lumière la fluidité des définitions de la masculinité et de la féminité caractérisant la période de transition qui va de la Révolution à la Restauration.

À l'époque de la Révolution française, l’image de l’androgyne fleurit dans l’art néoclassique français. À travers ces figures d’adolescents aux lignes féminines, la référence à l’idéal antique – cher à l’historien de l’art Winckelmann –, centré sur le corps et l’érotisme masculin, est reprise et largement sollicitée, non sans mélancolie. Les...

À l'époque de la Révolution française, l’image de l’androgyne fleurit dans l’art néoclassique français. À travers ces figures d’adolescents aux lignes féminines, la référence à l’idéal antique – cher à l’historien de l’art Winckelmann –, centré sur le corps et l’érotisme masculin, est reprise et largement sollicitée, non sans mélancolie. Les représentations des hermaphrodites côtoient ainsi de nouvelles entreprises scientifiques et culturelles visant à établir une nette différenciation des sexes.
Interrogeant les mises en scène artistiques des masculinités ambiguës, des Lumières à la Restauration, Mechthild Fend rapproche les changements dans la société française liés à l’identité sexuelle des bouleversements politiques et sociaux de l’époque révolutionnaire. Dans le sillage de Michel Foucault, Judith Butler et Thomas Laqueur, cet essai illustré, au croisement de l’histoire de l’art, de la littérature et de l’histoire du corps et de la sexualité, met en lumière la fluidité des définitions du masculin et du féminin caractérisant cette période de transition.
Dans cette perspective, l’androgyne apparaît, notamment à travers les œuvres de David et de Girodet, comme une figure privilégiée, qui reflète et anime ce mouvement, avant qu’un régime plus normatif ne s’établisse dans les premières décennies du XIXe siècle.

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EAN : 9782707169648
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 170 x 240 mm

Ils en parlent

Traduit dix ans après sa publication en Allemagne, l’essai de Mechthild Fend, spécialiste de la culture visuelle des XVIIIe et XIXe siècles, interroge la figure de l’androgyne dans l’art néoclassique français. À travers l’étude de tableaux de David, Girodet ou Guérin, l’auteur montre les limites ténues entre masculinité et féminité à une époque où l’éphèbe antique était vu comme l’idéal masculin.

Le Journal des Arts

Empruntant à l'histoire de l'art, aux études visuelles et à la théorie queer, Mechthild Fend analyse la représentation des hermaphrodites dans l'art français au moment où s'impose un discours qui postule une nette différenciation des sexes.

Le Monde
On saluera, dans ce beau livre, le geste éditorial comme tel, qui donne à lire – et à voir : l’ouvrage est richement illustré, parvenant à un bel équilibre de mise en page entre texte et image – un travail publié en allemand, issu d’une thèse conduite à la fin des années 1990. À sa date, l’ouvrage s’est inscrit dans le développement des études pionnières sur le masculin, en particulier sous l’impulsion de la sociologie, mais aussi de l’histoire sociale et de l’histoire des femmes, entrée dans une nouvelle phase à la fin de cette même décennie. L’auteure justifie dans sa postface le choix risqué de préserver non seulement le texte, mais les références bibliographiques en l’état de la première publication allemande de 2003 comme une façon de recontextualiser l’ouvrage dans son moment. Cette traduction française y gagne de fait le statut d’un triple indicateur historique sur la construction d’un champ intellectuel : elle rappelle un moment fondateur, évalue une trajectoire de recherche – même si cette très rapide postface en dit le moins possible à cet égard, on notera qu’en son temps, M. Fend n’avait négligé aucun des travaux d’importance en France, Allemagne et domaine anglo-saxon – et donne à voir les modalités et l’efficace d’une opération de transfert culturel sur les études de genre. Aujourd’hui, la publication d’un tel livre, dans une telle collection, illustre l’institutionnalisation des Gender studies en France. Elle confirme en particulier leur importance pour penser le rapport entre esthétique et politique : « toute tentative de définir une beauté physique idéale, note ainsi M. Fend, représente des idéaux de masculinité et de féminité
Florence Lotterie / Liens socio
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