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Les Escales
EAN : 9782365694155
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 384
Format : 140 x 225 mm

Les Listes d'Elisabeth

Caroline BOUET (Traducteur)
Date de parution : 24/10/2019
Une bouleversante saga familiale : la découverte fortuite d’un carnet révèle une histoire familiale jusque-là inconnue.
Plusieurs années après la mort de sa grand-mère Elisabeth, Lulah Ellender hérite d’un curieux objet – un carnet rempli de listes. Dans ces fragments de la vie quotidienne, Lulah découvre les détails de l’extraordinaire destin d’Elisabeth : son enfance de fille d’ambassadeur dans les années 1930 en Chine, son mariage avec... Plusieurs années après la mort de sa grand-mère Elisabeth, Lulah Ellender hérite d’un curieux objet – un carnet rempli de listes. Dans ces fragments de la vie quotidienne, Lulah découvre les détails de l’extraordinaire destin d’Elisabeth : son enfance de fille d’ambassadeur dans les années 1930 en Chine, son mariage avec un diplomate britannique et leur vie à Madrid sous Franco, à Beyrouth après la guerre, puis à Rio et à Paris. Tout au long de son existence, ces listes ont été pour elle une source de structure et de réconfort entre le faste de sa vie publique et les troubles de sa vie privée.
Un récit émouvant sur l’amour filial et les relations des mères et des filles.
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EAN : 9782365694155
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 384
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

« Un livre original et délicat. »
London Review of Books

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ckdkrk169 Posté le 9 Décembre 2019
    Un récit touchant qui couvre trois générations grâce aux souvenirs de la grand-mère de l’auteure, femme de diplomate à la vie bien remplie. Retrouver un carnet rempli de listes puis en écrire un roman témoignage, voilà une belle idée ! Comme le précise l’auteure, une liste permet de détailler le rôle des objets participants à notre vie. Ces objets sont aussi une composante de notre bonheur. Les listes sont une trace du passé, révélateurs de la vie quotidienne et du caractère du rédacteur. J’ai aimé suivre les pas d’Elizabeth qui accompagne son mari autour de la planète, une vie riche et mouvementée avec des déménagements multiples qui nécessitent une grande adaptation. Au fil de la lecture, l’auteure confie mieux comprendre sa grand-mère et sa mère : un beau voyage intergénérationnel. À découvrir.
  • sylire Posté le 30 Novembre 2019
    Je ne savais pas à quoi m'attendre en commençant ce livre, qui est arrivé dans boite aux lettres sans crier gare. Peut-être en raison de la couverture et du titre, j'ai pensé dans un premier temps qu'il pouvait s'agir d'un roman "à l'eau de rose". Je faisais route ! Ce livre est un récit autobiographique qui relate l'histoire d'Elisabeth, la grand-mère de l'autrice. Le point de départ du récit est un carnet regroupant des listes (un peu comme un bullet-journal). Ce carnet, qui a appartenu à Elisabeth, a été transmis à Lulah Ellender par sa mère (la fille d'Elisabeth), atteinte d'un cancer. En lui donnant le carnet comme on tend un fil, voici ce que la mère de Lulah lui a dit : "Tiens-le, suis-le. Ne le lâche pas. Tu en auras besoin". L'autrice se lance alors avec passion dans cette véritable enquête familiale, dont le carnet constitue le fil conducteur. Elle consulte notamment les archives de la famille (journaux intimes, lettres, photos...). Au fil de la lecture, nous découvrons quelques exemples de listes mais aussi des photos. Elisabeth a beaucoup voyagé dans sa vie. Lulah Ellender prend soin de nous situer le contexte historique, géographie et culturel des... Je ne savais pas à quoi m'attendre en commençant ce livre, qui est arrivé dans boite aux lettres sans crier gare. Peut-être en raison de la couverture et du titre, j'ai pensé dans un premier temps qu'il pouvait s'agir d'un roman "à l'eau de rose". Je faisais route ! Ce livre est un récit autobiographique qui relate l'histoire d'Elisabeth, la grand-mère de l'autrice. Le point de départ du récit est un carnet regroupant des listes (un peu comme un bullet-journal). Ce carnet, qui a appartenu à Elisabeth, a été transmis à Lulah Ellender par sa mère (la fille d'Elisabeth), atteinte d'un cancer. En lui donnant le carnet comme on tend un fil, voici ce que la mère de Lulah lui a dit : "Tiens-le, suis-le. Ne le lâche pas. Tu en auras besoin". L'autrice se lance alors avec passion dans cette véritable enquête familiale, dont le carnet constitue le fil conducteur. Elle consulte notamment les archives de la famille (journaux intimes, lettres, photos...). Au fil de la lecture, nous découvrons quelques exemples de listes mais aussi des photos. Elisabeth a beaucoup voyagé dans sa vie. Lulah Ellender prend soin de nous situer le contexte historique, géographie et culturel des pays traversés. Vous vous demandez certainement qui était Elisabeth et s'il y avait matière à lui consacrer un roman. Je vous répondrai sans hésitation que oui. Née en 1915, fille de diplomate puis femme d'ambassadeur, Elisabeth a eu une vie mouvementée. Nous la suivons en Chine, à Beyrouth, à Rio et à Paris. Nous découvrons quel était le rôle d'une femme d'ambassadeur, délicate mission, non reconnue et pourtant exigeante. Son carnet de listes permet à Elisabeth de structurer sa vie quotidienne, les réceptions, les nombreux déménagements. Nous découvrons au fil du récit, les failles de cette femme sujette aux dépressions post-partum mais aussi son courage à affronter les difficultés et malheurs qui la touchent. Tant par la forme que par le fond, "les listes d'Elisabeth" est un récit original et passionnant. C'est un beau portrait de femme qui nous fait voyager à travers le monde. C'est aussi une réflexion sur transmission, sur l'importance de connaître son histoire. Ce qui m'a beaucoup plu, également, c'est la méthodologie utilisée par l'autrice pour réaliser ce portrait. La démarche est organisée, presque scientifique (j'ai pensé à Annie Ernaux). Pour autant, le portrait n'a rien de froid. L'autrice exprime ses émotions, des doutes, son empathie pour son aïeule. La fin du récit est à la fois triste et réconfortante. Une très belle découverte.
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  • antigoneCH Posté le 26 Novembre 2019
    Je dois avouer que je suis rentrée à tâtons dans ce récit… dans lequel j’ai craint au départ de m’ennuyer. Et voilà qu’il s’est avéré être hautement addictif et en réalité passionnant. Je vous raconte… Alors que sa grand-mère est morte depuis de très nombreuses années, Lulah hérite d’un carnet, un carnet rempli de listes, écrites d’une petite écriture serrée et sage. Ces listes donnent à Lulah envie de partir à la recherche de sa grand-mère et de sa vie peu commune. Enfant de diplomate, Elisabeth était déjà habituée aux déplacements et aux voyages dans les années 30, puis elle se marie avec un employé d’ambassade et parcourt ainsi le monde pendant le seconde guerre mondiale, en compagnie de ses propres enfants… Le texte est agrémenté de photographies qui plantent les différents décors dans lesquels a évolué Elisabeth. Voilà qui est d’autant plus touchant que Lulah nous révèle assez vite que sa propre mère sera très tôt orpheline, et aussi que celle-ci vient de contracter un cancer. Tandis que la maladie atteint ainsi sa mère, Lulah lutte contre cette perte prochaine et oublie son chagrin en fouillant le passé et en remettant à la lumière un âge d’or exotique et... Je dois avouer que je suis rentrée à tâtons dans ce récit… dans lequel j’ai craint au départ de m’ennuyer. Et voilà qu’il s’est avéré être hautement addictif et en réalité passionnant. Je vous raconte… Alors que sa grand-mère est morte depuis de très nombreuses années, Lulah hérite d’un carnet, un carnet rempli de listes, écrites d’une petite écriture serrée et sage. Ces listes donnent à Lulah envie de partir à la recherche de sa grand-mère et de sa vie peu commune. Enfant de diplomate, Elisabeth était déjà habituée aux déplacements et aux voyages dans les années 30, puis elle se marie avec un employé d’ambassade et parcourt ainsi le monde pendant le seconde guerre mondiale, en compagnie de ses propres enfants… Le texte est agrémenté de photographies qui plantent les différents décors dans lesquels a évolué Elisabeth. Voilà qui est d’autant plus touchant que Lulah nous révèle assez vite que sa propre mère sera très tôt orpheline, et aussi que celle-ci vient de contracter un cancer. Tandis que la maladie atteint ainsi sa mère, Lulah lutte contre cette perte prochaine et oublie son chagrin en fouillant le passé et en remettant à la lumière un âge d’or exotique et fascinant. Mis à part le fait que ma propre grand-mère s’appelait aussi Elisabeth et que, dans ma famille, on a également cette manie des listes, j’ai aimé ce récit pour de multiples raisons. Tout d’abord, nous naviguons dans une période pendant laquelle mes parents sont nés, et Lulah réussit très bien à décrire cette époque. Elle la rend extrêmement vivante et palpable, passionnante. De plus, j’ai aimé rencontrer cette femme, qui a réellement existé, et comprendre qu’elle avait inventé à sa manière le principe du Bullet journal, consignant des choses, mais pas seulement, se servant de son journal de bord comme un moyen de tenir à distance cette dépression qui l’a tiraillée de temps en temps, et surtout après la naissance de ses garçons. L’écriture de Lulah est de plus intelligente, précise, documentée, sensible. Ce livre est un voyage émouvant au pays des femmes et également un témoignage sur ce qui peut lier des générations entre elles.
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  • Sophie_Bazar Posté le 1 Novembre 2019
    La mère de Lullah Ellender lui a transmis ce petit carnet de listes à la reliure marbrée tenu par sa propre mère comme on transmet un flambeau, pour tisser le lien entre trois générations de femmes. L’auteure n’a pas connu sa grand-mère Elisabeth, et vient d’apprendre que sa propre mère est très malade. Elle se plonge dans ce carnet et dans les journaux intimes qui l’accompagnent, dressant non seulement le portrait de son aïeule mais aussi le tableau de sa propre famille. A travers ces petites lignes tracées d’une toute petite écriture minutieuse et élégante et qui semblent porter sur des choses aussi futiles qu’un menu ou les tâches à accomplir en vue d’une garden-party, Lullah Ellender lit les tentatives d’une femme de diplomate britannique pour garder le contrôle de son existence, et ce qui semble froid et mathématique cache en réalité un immense désarroi lorsqu’il s’agit par exemple de faire l’inventaire des dernière affaires du frère suicidé, ou lorsqu’il faut faire, encore et encore, la liste de ce qui est nécessaire pour déménager, de Madrid à Oxford, de Rio à Beyrouth. Mais lorsque les bébés s’annoncent, les listes se font tendres et inquiètes. Si la démarche de l’auteure est somme toute... La mère de Lullah Ellender lui a transmis ce petit carnet de listes à la reliure marbrée tenu par sa propre mère comme on transmet un flambeau, pour tisser le lien entre trois générations de femmes. L’auteure n’a pas connu sa grand-mère Elisabeth, et vient d’apprendre que sa propre mère est très malade. Elle se plonge dans ce carnet et dans les journaux intimes qui l’accompagnent, dressant non seulement le portrait de son aïeule mais aussi le tableau de sa propre famille. A travers ces petites lignes tracées d’une toute petite écriture minutieuse et élégante et qui semblent porter sur des choses aussi futiles qu’un menu ou les tâches à accomplir en vue d’une garden-party, Lullah Ellender lit les tentatives d’une femme de diplomate britannique pour garder le contrôle de son existence, et ce qui semble froid et mathématique cache en réalité un immense désarroi lorsqu’il s’agit par exemple de faire l’inventaire des dernière affaires du frère suicidé, ou lorsqu’il faut faire, encore et encore, la liste de ce qui est nécessaire pour déménager, de Madrid à Oxford, de Rio à Beyrouth. Mais lorsque les bébés s’annoncent, les listes se font tendres et inquiètes. Si la démarche de l’auteure est somme toute très personnelle en tâchant de reconstituer la vie d’une personne proche disparue si vite et trop jeune, elle traite de préoccupations bien plus universelles comme les relations mères-filles et ce qu’elles se transmettent de merveilleux ou de tragique, mais aussi sur ce qui reste d’une vie. En remontant les traces familiales, l’auteure se prépare à la disparition de sa mère et à la façon dont ces deux femmes continueront à vivre à travers elle, ne serait-ce que par le truchement de ces fameuses listes. Un projet plus qu’émouvant.
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  • EveQ Posté le 21 Octobre 2019
    L'auteur reçoit des mains de sa mère le journal intime de sa propre mère, née en 1915 en Angleterre. Fille de diplomate, elle a passé une grande partie de sa vie à l'étranger, de la Chine à Paris en passant entre autres par Madrid, Beyrouth et Rio. Ce livre comprend des pages entières de listes rédigées de 1939 à 1957, comme un moyen de prendre en main sa vie. Sur la base de ce carnet de listes, de journaux, de lettres et de photographies, l'auteur tente de reconstituer la vie hors du commun de sa grand-mère. Le récit commence en 1936, en Chine au moment de la prise de fonction de son père en tant qu'ambassadeur dans ce pays. C'est là qu'elle rencontre celui qui deviendra son époux. La famille rentre de façon précipitée, après un attentat visant son père, à Londres, à l'aube de la Seconde guerre mondiale. La vie d'Elisabeth est à la fois extraordinaire, par ses voyages et rencontres, et proche car elle nous rappelle parfois notre quotidien par les listes que nous rédigeons pour les courses, les vacances ou de grandes occasions par exemple. Si les listes servent à organiser, structurer et planifier notre quotidien, elles révèlent également les relations... L'auteur reçoit des mains de sa mère le journal intime de sa propre mère, née en 1915 en Angleterre. Fille de diplomate, elle a passé une grande partie de sa vie à l'étranger, de la Chine à Paris en passant entre autres par Madrid, Beyrouth et Rio. Ce livre comprend des pages entières de listes rédigées de 1939 à 1957, comme un moyen de prendre en main sa vie. Sur la base de ce carnet de listes, de journaux, de lettres et de photographies, l'auteur tente de reconstituer la vie hors du commun de sa grand-mère. Le récit commence en 1936, en Chine au moment de la prise de fonction de son père en tant qu'ambassadeur dans ce pays. C'est là qu'elle rencontre celui qui deviendra son époux. La famille rentre de façon précipitée, après un attentat visant son père, à Londres, à l'aube de la Seconde guerre mondiale. La vie d'Elisabeth est à la fois extraordinaire, par ses voyages et rencontres, et proche car elle nous rappelle parfois notre quotidien par les listes que nous rédigeons pour les courses, les vacances ou de grandes occasions par exemple. Si les listes servent à organiser, structurer et planifier notre quotidien, elles révèlent également les relations que nous entretenons avec certains objets qui jouent un rôle spécifique dans notre vie, de par le lien avec le passé ou encore les sentiments qui y sont attachés, mais également notre volonté de maîtriser notre existence et de contenir ses émotions. Ces listes constituent par conséquent une forme d'autobiographie. Ce récit est d'ailleurs accompagné de quelques extraits de listes, des lettres et de photographies en noir et blanc permettant d'avoir une idée plus concrète du climat régnant à cette époque. En retraçant cette vie passionnante, l'auteur cherche également à mettre en évidence ce qui peut unir les 3 femmes (Elisabeth, sa mère et elle), un moyen de prolonger la vie de sa mère pour qui il ne reste que quelques mois. C'est également l'occasion d'évoquer la dure réalité de la guerre ainsi que la place de la femme dans la société.
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