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        Les Lois de l'apogée

        Robert Laffont
        EAN : 9782221192795
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 342
        Format : 135 x 215 mm
        Les Lois de l'apogée

        Date de parution : 18/08/2016

        Paris, 1988. Jérôme Vatrigan, vingt-trois ans à peine, vient de décrocher le prix Goncourt pour son premier roman. Un exploit qui ne change rien au rythme indolent de son existence. C’est à cette époque qu’il rencontre une jeune Italienne. Elle s’appelle Greta Violante et il en tombe « bêtement »...

        Paris, 1988. Jérôme Vatrigan, vingt-trois ans à peine, vient de décrocher le prix Goncourt pour son premier roman. Un exploit qui ne change rien au rythme indolent de son existence. C’est à cette époque qu’il rencontre une jeune Italienne. Elle s’appelle Greta Violante et il en tombe « bêtement » amoureux. Son intelligence est du genre diabolique tandis que son ambition est, au mieux, persuasive. Elle sera toute-puissante dans le monde des affaires.
        Antoine, le frère de Jérôme, est un chirurgien esthétique en proie à l’idéalisme politique. Lui aussi vise une carrière au plus près du pouvoir, et bientôt, on lui fera une place de choix dans un gouvernement.
        Jérôme est loin de connaître de tels succès : il a depuis longtemps abandonné l’écriture. Il est devenu éditeur. Un éditeur de romans, promis plus vite que d’autres à la faillite. À moins qu’il ne fasse le « coup éditorial du siècle »: publier un texte inédit de Marcel Proust.

        Un meurtre, un scandale politique, un paysage de mensonges : Jérôme, Antoine et Greta ont leurs destins liés. Attraction, apogée, chute… Un roman classique et cinglant, où des personnages de fiction se mêlent aux personnalités réelles et où s’écrivent surtout trente années de vie française.

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        EAN : 9782221192795
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 342
        Format : 135 x 215 mm
        Robert Laffont
        19.50 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • VincenzoMontella1986 Posté le 3 Novembre 2017
          Ce laisse lire, mais pas transcendant. Un peu déçu.
        • m_robin58 Posté le 5 Septembre 2017
          Beaucoup de réflexions m'ont fait sourrire. La trame de l'histoire m'a par contre laissé perplexe.
        • Christw Posté le 7 Avril 2017
          Cette comédie humaine bien contemporaine n'aurait pas surpris Balzac puisque ses ressorts sont éternels, mais il aurait été sidéré par ses outrances – à moins que le monde littéraire déjà ? Jean le Gall, mêlant personnages réels et fictifs, propose dans un roman dépourvu de "xyloglossie" (du grec xylon, bois et glossos, langue, souriez s'il vous plaît), une satire ciselée et caustique des trois univers de la mondanité parisienne – mondes politique, culturel et des affaires – qui dessinent l'archétype des grands dîners de la capitale. Trois personnages principaux vont connaître les lois hyperboliques de l'apogée et du périgée. Au centre, Jérôme Vatrigan, écrivain indolent, dandy, un peu misanthrope, obtient le Goncourt très jeune et poursuit sa carrière littéraire comme éditeur marginal et pointu. Lors d'une interview par une journaliste italienne, il en tombe amoureux et de ce jour-là, Greta Violante, froide, diabolique et opportuniste, conquiert une position puissante dans le monde des affaires, alors que la maison d'édition de Jérôme périclite, ayant fait le choix de (re)publier des auteurs délaissés (pensons que Jean le Gall, petit éditeur - Séguier -- de publications très raffinées y a mis un peu de lui). Jusqu'à ce qu'il publie un inédit de Marcel Proust... Cette comédie humaine bien contemporaine n'aurait pas surpris Balzac puisque ses ressorts sont éternels, mais il aurait été sidéré par ses outrances – à moins que le monde littéraire déjà ? Jean le Gall, mêlant personnages réels et fictifs, propose dans un roman dépourvu de "xyloglossie" (du grec xylon, bois et glossos, langue, souriez s'il vous plaît), une satire ciselée et caustique des trois univers de la mondanité parisienne – mondes politique, culturel et des affaires – qui dessinent l'archétype des grands dîners de la capitale. Trois personnages principaux vont connaître les lois hyperboliques de l'apogée et du périgée. Au centre, Jérôme Vatrigan, écrivain indolent, dandy, un peu misanthrope, obtient le Goncourt très jeune et poursuit sa carrière littéraire comme éditeur marginal et pointu. Lors d'une interview par une journaliste italienne, il en tombe amoureux et de ce jour-là, Greta Violante, froide, diabolique et opportuniste, conquiert une position puissante dans le monde des affaires, alors que la maison d'édition de Jérôme périclite, ayant fait le choix de (re)publier des auteurs délaissés (pensons que Jean le Gall, petit éditeur - Séguier -- de publications très raffinées y a mis un peu de lui). Jusqu'à ce qu'il publie un inédit de Marcel Proust qui s'avérera évidemment être un faux génial. Antoine, le frère de Jérôme, chirurgien esthétique réputé – comme Greta il est la réussite matérielle incarnée et permet par ses lettres sarcastiques un regard en bais et incisif sur la vie du couple Vatrigan-Violante – accède au monde politique et devient ministre de l'Économie. Un scandale financier l'oblige à démissionner, lui qui clamait, citant Sartre sur Albert Camus, "l'existence du fait moral". Trente ans de la vie de ces gens, depuis la fin des années quatre-vingt, sont racontés avec humour par un le Gall acide, sans longueurs, à travers les cassettes autobiographiques de Jérôme, des lettres savoureuses et fines entre les frères ("Je rêve d'un monde tranquille quoique intelligent. Un monde où les livres seraient de retour. Mais, Antoine, reverrons-nous jamais cela ?"), d'articles de presse fictifs (Jean Daniel, Raphaëlle Bacqué, Vanessa Schneider,...), ... [je confesse que pour un vieux chroniqueur de romans, une telle variété dans la forme concourt à exclure toute lassitude, même au-delà de trois-cents pages]. Une intrigue policière s'accroche inopinément au grand train de ce beau monde : un détective privé allemand, Max kemper, est grassement payé depuis des années par des parents fortunés pour enquêter sur la disparition de leur fils adolescent. On retrouve le cadavre miraculeusement préservé du jeune homme sur une plage des Landes. L'affaire remonte jusqu'à la jeunesse de Greta Violante. Parmi les personnages fictifs, c'est sans doute pour le seul Jérôme Vatrigan que le lecteur manifestera de l'empathie : un nostalgique des années quatre-vingt, quand "les femmes buvaient du Contrex et du Bordeaux", alors que "les maîtres du monde avaient un visage" et que "les pulls Angora d'Anne Sinclair brillaient d'une douceur rassurante". le Gall l'a voulu de ces "anarchistes de droite dont on a le secret en France dans l'univers des lettres". Ses ambitions sont limitées par sa nature, c'est un flâneur misogyne qui confesse "je m'isole dans la littérature sérieuse comme dans un château à l'est des Carpates". On ne saura jamais si le Goncourt obtenu par Jérôme Vatrigan à vingt-trois ans est une compensation de la République offerte à son brave homme d'éditeur, qui n'avait encore jamais reçu de décoration, ou si tel vieux membre alité de l'académie, consulté sur son choix, le dentier perdu dans le lit, demanda un comprimé de Dafalgan ou prononça le nom Vatrigan. Une célébrité tient à peu. Cette inconsistance d'un prix reflète le vrai sujet du roman, l'inauthenticité, la falsification, les apparences trompeuses, l'imposture. L'époque méprise l'authentique : "Rien ne résiste à la force falsificatrice. La probité est passée de mode. C'est le triomphe des boîtes à double fond, des guérisseurs, des faux visages, Désormais, TOUTES LES OEUVRES PROMUES SONT MAGISTRALES !". [...Compte-rendu complet sur le site...]. L'outrance signalée en début de compte-rendu n'est pas le fait du trait fictionnel : l'écrivain, présentant Les lois de l'apogée (librairie Mollat), explique que certains personnages de son roman n'ont guère dû être inventés, la réalité les livre clés en main. L'actualité nous le rappelle quotidiennement. Il serait hypocrite de ne pas regarder en face les exécutions stylées de cette fiction qui semble avoir fait office d'exutoire à son auteur et dont il peut se féliciter.
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        • XiangGang Posté le 31 Août 2016
          Intrigue politique, policière, littéraire et conjugale, rien ne manque à ce roman esthétique et ironique dans lequel nous suivons les vies de Jérôme, d'Antoine et de Greta, destins aux allures inoxydables qui se retrouveront pourtant entachés de rouille. Pour moi, le roman de la rentrée.
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