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Héloïse d'Ormesson
EAN : 9782350874647
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 134
Format : 122 x 182 mm

Les Mains dans les poches

Date de parution : 16/08/2018
Le narrateur convoque ce temps révolu pour percevoir à nouveau l’odeur de l’encre et du plomb, entendre le frottement du crayon sur le papier de son premier dessin, voir scintiller la couleur des chaumes de la Beauce. Les Mains dans les poches vous invite à lancer le caillou dans la marelle de ses souvenirs.
Mains dans les poches, gauloise au bec, il rentrait à pieds du Quartier Latin à la barrière de Clichy, porte d'entrée du monde prolétaire. Ce monde, régi par le couperet des pointeuses, les cadences effrénées, la solidarité dans les combats menés et l'esprit de fraternité, est le sien. Gamin déjà,... Mains dans les poches, gauloise au bec, il rentrait à pieds du Quartier Latin à la barrière de Clichy, porte d'entrée du monde prolétaire. Ce monde, régi par le couperet des pointeuses, les cadences effrénées, la solidarité dans les combats menés et l'esprit de fraternité, est le sien. Gamin déjà, dans sa Normandie natale, il se levait aux aurores pour aller gagner trois sous avant l'école et se payer un couteau à cran d'arrêt, celui de James Dean dans La Fureur de vivre
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EAN : 9782350874647
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 134
Format : 122 x 182 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • catherinedub Posté le 25 Octobre 2018
    Ce livre court nous emmène dans les pas d'un baby-boomer qui nous conte ses souvenirs comme autant de pépites poétiques et parfois amusantes d'une jeunesse bercée par le charme unique de ces années d'après-guerre. J'ai croqué dans ces courts chapitres comme dans autant de madeleines au goût d'une époque révolue et qui semble si douce a posteriori. Et pourtant il y avait aussi l'usine et ses cadences, les mouvements sociaux, mais puiser dans ses souvenir c'est mettre en avant des faits et en extraire le meilleur. C'est ce que j'ai ressenti dans ce livre offert gracieusement dans le cadre de l'opération "Masse Critique"
  • mcd30 Posté le 4 Octobre 2018
    La couverture a attiré mon regard, une photographie en noir et blanc qui n'est pas sans me rappeler l'époque où les photographes prenaient les passants dans les rues, puis le titre Les mains dans les poches qui m'a rappelé un certain poète : Je m'en allais les poings dans mes poches crevées... La combinaison parfaite pour attiser ma curiosité. J'ai lu ce livre d'une traite tant les souvenirs et la perception du monde par Bernard Chenez m'ont ému, ont fait remonter quelques images oubliées. Des moments clefs d'une vie pas toujours agréables ou faciles mais de ces moments qui se gravent en nous et font de nous ce que nous sommes. .C'est émouvant mais pas nostalgique. Quelques passages particulièrement touchants : Ils nous ont effacés . Tous, nous, et le paysage. Il ne reste rien. Ni du petit escalier qui descendait du pont de Levallois. Ni de l'atelier. Rien. Tout est effacé.(p. 128) et plus grave, la perception d'une dispute familiale par un enfant : Tout s'est effondré le jour où j'ai surpris mon père battre ma mère. S'il avait battu sa femme, cela n'aurait peut-être pas eu cette irrémédiable conséquence. Le verre que lance mon père en direction du visage... La couverture a attiré mon regard, une photographie en noir et blanc qui n'est pas sans me rappeler l'époque où les photographes prenaient les passants dans les rues, puis le titre Les mains dans les poches qui m'a rappelé un certain poète : Je m'en allais les poings dans mes poches crevées... La combinaison parfaite pour attiser ma curiosité. J'ai lu ce livre d'une traite tant les souvenirs et la perception du monde par Bernard Chenez m'ont ému, ont fait remonter quelques images oubliées. Des moments clefs d'une vie pas toujours agréables ou faciles mais de ces moments qui se gravent en nous et font de nous ce que nous sommes. .C'est émouvant mais pas nostalgique. Quelques passages particulièrement touchants : Ils nous ont effacés . Tous, nous, et le paysage. Il ne reste rien. Ni du petit escalier qui descendait du pont de Levallois. Ni de l'atelier. Rien. Tout est effacé.(p. 128) et plus grave, la perception d'une dispute familiale par un enfant : Tout s'est effondré le jour où j'ai surpris mon père battre ma mère. S'il avait battu sa femme, cela n'aurait peut-être pas eu cette irrémédiable conséquence. Le verre que lance mon père en direction du visage de ma mère n'a toujours pas terminé sa trajectoire. Je suis dans ce verre comme un cosmonaute dans sa capsule. L'auteur exprime magnifiquement le traumatisme qu'il en a ressenti. (p.133) Je ne connaissais pas l'auteur mais j'ai beaucoup apprécié son style, sa vision du passé, les chapitres cours qui traitent d'un souvenir, d'une émotion à la fois rendent le livre très visuel, j'ai eu l'impression de feuilleter un album photo en noir et blanc.Un livre qui s'adresse à tous afin de découvrir ou de se souvenir, un excellent moment presque trop court en tout cas. Merci aux Editions Héloïse d'Ormesson et à Babelio.
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  • Marti94 Posté le 30 Septembre 2018
    Quand il écrit "Les mains dans les poches" on pourrait penser que Bernard Chenez est un dilettante qui raconte ses années d'insouciance évoquées par cette position. Pourtant ce n'est pas le cas puisqu'on ne peut pas dire qu'il ne fait rien, au contraire. J'aime beaucoup l'image du début avec la parabole du train et je trouve que ce livre démarre très fort. J'ai adhéré rapidement et apprécié cette lecture même si le récit ne va pas tenir la longueur avec la même intensité. C'est une façon de parler parce que le livre n'est pas très long (moins de 200 pages). Comme dans le train circulaire de Tokyo qu'il remonte dans un sens ou dans l'autre Bernard Chenez nous donne à lire un vécu intéressant puisque il est le témoin d'une époque, celle de la génération des soixante-huitards comme on dit. L'auteur écrit dès le début que ce qu'il raconte ne suit pas la chronologie de ce qu'il a vécu. Car ce sont des souvenirs sous forme de textes courts qui sont présentés ici. Cette présentation m'a évidemment fait penser à Philippe Delerm. Car il y a peu d'auteurs qui utilisent ce procédé littéraire du recueil de petits textes. On pourrait d'ailleurs les lire dans... Quand il écrit "Les mains dans les poches" on pourrait penser que Bernard Chenez est un dilettante qui raconte ses années d'insouciance évoquées par cette position. Pourtant ce n'est pas le cas puisqu'on ne peut pas dire qu'il ne fait rien, au contraire. J'aime beaucoup l'image du début avec la parabole du train et je trouve que ce livre démarre très fort. J'ai adhéré rapidement et apprécié cette lecture même si le récit ne va pas tenir la longueur avec la même intensité. C'est une façon de parler parce que le livre n'est pas très long (moins de 200 pages). Comme dans le train circulaire de Tokyo qu'il remonte dans un sens ou dans l'autre Bernard Chenez nous donne à lire un vécu intéressant puisque il est le témoin d'une époque, celle de la génération des soixante-huitards comme on dit. L'auteur écrit dès le début que ce qu'il raconte ne suit pas la chronologie de ce qu'il a vécu. Car ce sont des souvenirs sous forme de textes courts qui sont présentés ici. Cette présentation m'a évidemment fait penser à Philippe Delerm. Car il y a peu d'auteurs qui utilisent ce procédé littéraire du recueil de petits textes. On pourrait d'ailleurs les lire dans le désordre à l'exception du début et de la fin qui se répondent. L’auteur évoque ses souvenirs d'enfance, ses amours, ses boulots, ses engagements, ses espoirs et ses désespoirs. J'ai particulièrement apprécié son expérience d'ouvrier et les luttes menées pour sauvegarder son usine. Il nous rappelle l’histoire de l’île de la Jatte et de son passé industriel. C’est un lieu sur la Seine près de Paris où se trouvaient de nombreux sous-traitants automobiles. Des bateaux et des voitures de luxe furent aussi construits sur l'île désormais transformée en ghetto de riches. Ses lieux parisiens m'ont inspirée mais il y aussi des découvertes comme l'île anglo-normande de Sercq propice à l'amour ou encore Granville la normande où ses souvenirs d'enfance sont imprimés. Puis arrive le désenchantement, celui des luttes ouvrières mais surtout celui lié à la perte des proches. Bernard Chenez doit porter ses morts et ça le rend aigri. Il dit qu’il se résigne à n’aimer personne, ce que je trouve vraiment triste. Il est vrai qu'il y a des différences de ton quand il évoque ses parents. Il semble encore affecté par les rapports difficiles entre lui et son père et surtout par sa violence qu'il ne pardonne pas. Cette dernière partie plombe un peu l'ambiance même si le livre est très bien écrit. Ce livre m'a été offert par les éditions Héloïse d’Ormesson dans le cadre d'une opération masse critique et je les en remercie. Lu en septembre 2018
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  • guillaumeleandrii Posté le 20 Septembre 2018
    doux
  • Olivia-A Posté le 4 Septembre 2018
    Eclats de vie, de l’enfance des petits boulots à l’usine où « la pointeuse du petit matin était un couperet ». Au milieu, ce sont les escapades à vélo avec les copains, les premières amours et leurs bouquets de pâquerettes, les parents éloquents par leurs vêtements ou la frappe de leur main. Toute l’histoire d’une vie, mais aussi celle d’une France progressivement désindustrialisée, l’histoire d’une jeunesse qui se soulève, l’histoire d’un mode de vie maintenant disparu, détruit comme les usines de l’Île de la Jatte. Arrivé à un certain âge, Bernard Chenez revient sur son passé, ses jeunes années surtout, par petits récits courts et poétiques, chargés d’une certaine morale, d’un certain message pour les générations futures. Il a connu l’usine, le travail à la chaîne assez jeune, moyen comme un autre de gagner quelques francs. Destiné à être chaudronnier, la forge n’a pas de secrets pour lui. Il nous raconte ses premiers faits d’armes, les petites révoltes de ses vingt ans, quand Mai 68 commençait à se dessiner à l’horizon. Il nous raconte les femmes, quelques femmes rencontrées, aimées, égarées. Chaque petit chapitre est l’illustration d’une époque révolue, perdue par le cortège implacable des années. Ce livre n’a pas de fil... Eclats de vie, de l’enfance des petits boulots à l’usine où « la pointeuse du petit matin était un couperet ». Au milieu, ce sont les escapades à vélo avec les copains, les premières amours et leurs bouquets de pâquerettes, les parents éloquents par leurs vêtements ou la frappe de leur main. Toute l’histoire d’une vie, mais aussi celle d’une France progressivement désindustrialisée, l’histoire d’une jeunesse qui se soulève, l’histoire d’un mode de vie maintenant disparu, détruit comme les usines de l’Île de la Jatte. Arrivé à un certain âge, Bernard Chenez revient sur son passé, ses jeunes années surtout, par petits récits courts et poétiques, chargés d’une certaine morale, d’un certain message pour les générations futures. Il a connu l’usine, le travail à la chaîne assez jeune, moyen comme un autre de gagner quelques francs. Destiné à être chaudronnier, la forge n’a pas de secrets pour lui. Il nous raconte ses premiers faits d’armes, les petites révoltes de ses vingt ans, quand Mai 68 commençait à se dessiner à l’horizon. Il nous raconte les femmes, quelques femmes rencontrées, aimées, égarées. Chaque petit chapitre est l’illustration d’une époque révolue, perdue par le cortège implacable des années. Ce livre n’a pas de fil rouge, pas de trame, pas de suite. C’est une circonvolution, où l’enfance se mêle à l’adolescence, où l’adulte rencontre le gamin tétanisé par la pantomime de son père. Aucune logique dans l’enchaînement de ces fragments, seulement la poésie des mots pour porter quelques messages sur la vie, quelques constats légers ou plus tragiques, qui ont longuement résonné en moi. Il n’est pas de ces livres qui se lisent d’une traite tant on veut en connaître la fin, c’est un livre qui se savoure, petit chapitre après petit chapitre, et j’ai beaucoup apprécié cette ballade poétique dans ces années que je n’ai pas connues.
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