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Presses de la cité
EAN : 9782258099746
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 448
Format : 140 x 225 mm

Les Mercenaires (NE)

Date de parution : 08/11/2012

Classique du roman militaire évoquant les grandes scènes de guerre du XXe siècle et la figure héroïque des mercenaires.

« Les mercenaires que j’ai rencontrés et dont parfois j’ai partagé la vie combattent de vingt à trente ans pour refaire le monde. Jusqu’à quarante ans, ils se battent pour leurs rêves et cette image d’eux-mêmes qu’ils se sont inventée. Puis, s’ils ne se font pas tuer, ils se résignent...

« Les mercenaires que j’ai rencontrés et dont parfois j’ai partagé la vie combattent de vingt à trente ans pour refaire le monde. Jusqu’à quarante ans, ils se battent pour leurs rêves et cette image d’eux-mêmes qu’ils se sont inventée. Puis, s’ils ne se font pas tuer, ils se résignent à vivre comme tout le monde ―mais mal, car ils ne touchent pas de retraite ― et ils meurent dans leur lit d’une congestion ou d’une cirrhose du foie. Jamais l’argent ne les intéresse, rarement la gloire, et ils ne se soucient que fort peu de l’opinion de leurs contemporains. C’est en cela qu’ils diffèrent des autres hommes. »
Jean Lartéguy
Ces mercenaires dont l’auteur des Centurions évoque le destin héroïque et pitoyable sont des combattants du Bataillon français de Corée.
C’est le roman de la fierté nationale déçue, des énergies qui n’ont pas trouvé leur emploi, des sacrifices sans foi et sans cause. Plus encore que les centurions, ces mercenaires sont pour la plupart des aventuriers à l’état pur, inoubliables figures d’hommes, les fils irrécusables d’un siècle de violence.

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EAN : 9782258099746
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 448
Format : 140 x 225 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Alfaralf Posté le 10 Juillet 2019
    Larteguy sait nous faire voyager dans les contrées exotiques. Un de ces livres qui, sous couvert de fiction ou romancé, permet de lever le voile sur les dessous de la real politique et de la guerre.
  • Wendat69 Posté le 1 Février 2019
    Mercenaires...voilà un mot qui inciterait beaucoup à jeter l'opprobre sans chercher à comprendre, à savoir qui furent ces hommes. Certains diront des « soldats perdus ». Peut-être. Encore faut-il savoir ce qui a été « perdu ». Et dans l'aventure -vraie- que nous conte Lartéguy, les mercenaires s'avèrent être les fantômes d'un passé trop facilement ignoré, qui n'avaient, de leur vivant, certainement pas vendu leur honneur, leur Foi, leurs valeurs, leur idéal, et qui avaient aussi en eux leurs tourments, leurs secrets, voire leurs flétrissures. Des hommes en somme. Lartéguy nous transporte dans l'enfer de la guerre de Corée, ce conflit si ignoré de nous, auquel ont participé plusieurs milliers de soldats français, qui furent intégrés aux forces de l'Onu et qui combattirent aux côtés des américains, dans le Bataillon Français, pour s'opposer à « l'ennemi rouge », un des épisodes les plus « frontaux » de la longue Guerre Froide. La réalité se révèle souvent en lamelles, la vérité n'apparaît que sous le scalpel de l'étude rigoureuse des faits, par la dissection des événements et l'observation attentive de ceux qui en furent les acteurs. L'histoire du Bataillon Français de Corée illustre bien toute la complexité, la particularité de ce temps, d'une époque où épouser le métier des armes, c'était... Mercenaires...voilà un mot qui inciterait beaucoup à jeter l'opprobre sans chercher à comprendre, à savoir qui furent ces hommes. Certains diront des « soldats perdus ». Peut-être. Encore faut-il savoir ce qui a été « perdu ». Et dans l'aventure -vraie- que nous conte Lartéguy, les mercenaires s'avèrent être les fantômes d'un passé trop facilement ignoré, qui n'avaient, de leur vivant, certainement pas vendu leur honneur, leur Foi, leurs valeurs, leur idéal, et qui avaient aussi en eux leurs tourments, leurs secrets, voire leurs flétrissures. Des hommes en somme. Lartéguy nous transporte dans l'enfer de la guerre de Corée, ce conflit si ignoré de nous, auquel ont participé plusieurs milliers de soldats français, qui furent intégrés aux forces de l'Onu et qui combattirent aux côtés des américains, dans le Bataillon Français, pour s'opposer à « l'ennemi rouge », un des épisodes les plus « frontaux » de la longue Guerre Froide. La réalité se révèle souvent en lamelles, la vérité n'apparaît que sous le scalpel de l'étude rigoureuse des faits, par la dissection des événements et l'observation attentive de ceux qui en furent les acteurs. L'histoire du Bataillon Français de Corée illustre bien toute la complexité, la particularité de ce temps, d'une époque où épouser le métier des armes, c'était bien souvent prendre un rendez-vous avec la mort. L'auteur des Centurions et des Prétoriens nous dévoile les combats intérieurs et ceux, réels, menés par quelques personnages hauts en couleurs, des hommes faits, des hommes vrais. Des officiers, des sous-officiers, des soldats français, qui passèrent sous les fourches caudines de la défaite de 40, traversèrent la guerre en combattant de l'ombre ou du général, puis qui ,souvent, sautèrent à pieds joints dans les rizières d'Indochine -dernier soubresaut pour tenter de ranimer la grandeur perdue de la France, pour « finir » -pour certains au sens propre, dans l'enfer des montagnes blanches de Corée. Il n'y a pas ici de complaisance simpliste pour le rituel «guerrier », Lartéguy, homme de terrain, ramène la grandeur du combattant à l'aulne du combat, qui révèle ce qu'il y a de pire et de meilleur en l'homme. L'auteur démonte le cynisme de certains officiers supérieurs, envoyant le troupeau humain à l'abattoir, ici à la conquête du sommet des « white hills » pour que leur sacrifice permette à des généraux fous d'orgueil d'accrocher leur étoile... Non, on aurait bien tort de raccrocher l'uniforme de ces hommes, qui n'étaient pas des « sans drapeau », au porte-manteau du combattant juste bon à tuer et à être tué, jouant son destin pour une simple prime, affrontant la routine du quotidien comme un fumeur d'opium, réveillé brutalement par les décharges d'adrénaline que procure un bombardement terrible et le choc de l'assaut. Non, derrière ce terme de « mercenaires », il y a bien des hommes , qui ont fait des choix d'hommes, et qui en ont payé le prix. Un livre d'une intensité réelle, âpre et dur.
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  • rulhe Posté le 14 Août 2017
    ces mercenaires dont l, auteur des centurions évoque le destin héroïque et pitoyable sont les combattants du bataillon français pendant la guerre de coree.ces mercenaires sont pour la plus part des aventuriers a l, état pur, avec des secrets de leurs passé qui pourraient a l, occasion intéresser la police. et d, autres secrets plus intimes destinés à rester enfouis dans les coeurs. jean larteguy qui a été des leurs livre un témoignage honnête sur leurs aventures. 👍 passionnant.
  • Lantenaclupin Posté le 27 Janvier 2015
    Pour moi le meilleur Lartéguy. C'est celui qui parle à mon coeur, mais c'est aussi celui qui couvre le plus de conflits et qui met en lumière leurs liens et leurs différences. De la guerre d'Espagne à celle de Corée, des maquis de France aux plateaux du Tonkin, toute la fresque mentale d'une génération en guerre nous est livrée. À lire et à relire. Pour vibrer et rêver et sans doute, aussi, pour verser une larme, sur un rêve qui a passé.
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