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Robert Laffont
EAN : 9782221105320
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 135 x 215 mm

Les murailles de Jéricho - Le Quatuor de Jérusalem - T4

Gérard KLEIN (Préface), Jean-Daniel BRÈQUE (Traducteur)
Collection : Ailleurs et Demain
Date de parution : 07/02/2008

1956. Né en Irak, soldat israélien, Yossi est déclaré mort lors de la guerre du Sinaï. Après un détour par l'Argentine, il réapparaît à Damas, sous le nom de Halim. Homme d'affaires habile, il s'introduit dans les hautes sphères de la Syrie et devient le Coureur, agent stratégique du Mossad,...

1956. Né en Irak, soldat israélien, Yossi est déclaré mort lors de la guerre du Sinaï. Après un détour par l'Argentine, il réapparaît à Damas, sous le nom de Halim. Homme d'affaires habile, il s'introduit dans les hautes sphères de la Syrie et devient le Coureur, agent stratégique du Mossad, le service secret israélien.
De la création de l'OLP et du Fatah à Septembre noir, des attentats de Munich à la guerre du Kippour, dans une atmosphère de mystère et d'angoisse, l'aventure de Yossi/Halim s'inspire de celle d'Elie Cohen, agent du Mossad dont les renseignements changèrent le cours de la guerre des Six-Jours en 1967.
Sorti de Yale, nid d'espions, infiltré par la CIA au Moyen-Orient, Whittemore a écrit un roman d'espionnage qui surpasse les intrigues les plus audacieuses d'un John Le Carré. Mais son livre tient aussi du conte érudit et de la fable historique tant cet auteur est irréductible à un genre.
À travers les tourments du Coureur, qui ne sait plus s'il est un Israélien espionnant la Syrie ou un espion syrien, se dégage une ultime conviction : il est un « Oriental » que ses racines lient irrévocablement à un désert disputé et inspiré.
Whittemore salue l'histoire d'un rêve : celui, sur cette terre pétrie de sang et de symboles, d'une société apaisée, multiculturelle et multi confessionnelle ; un rêve pareil à la Ville sainte, l'inaccessible.
Ce quatrième volet du Quatuor peut se lire indépendamment des précédents, Le Codex du Sinaï, Jérusalem au poker et Ombres sur le Nil. L'ensemble constitue un chef-d'œuvre de la littérature contemporaine salué par la critique internationale.
Jean-Daniel Brèque a obtenu le prix Jacques-Chambon pour sa traduction du Quatuor de Jérusalem.

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EAN : 9782221105320
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 135 x 215 mm
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Charybde2 Posté le 29 Décembre 2014
    Peut-être LE grand roman du Moyen-Orient, par un ex-agent de la CIA formidablement inspiré et subtil (4). Sur mon blog : https://charybde2.wordpress.com/2014/12/29/note-de-lecture-le-quatuor-de-jerusalem-edward-whittemore/
  • Philemont Posté le 20 Décembre 2012
    Disons-le d’emblée : le quatuor de Jérusalem est une tétralogie singulière. Sur près de deux siècles, elle nous propose une Histoire contemporaine du Moyen-Orient par le prisme du destin d’une galerie de personnages étonnants à divers titres. Par ailleurs, la forme des quatre romans nous conduit à distinguer les deux premiers volumes des deux derniers. Le codex du Sinaï et Jérusalem au poker mettent en scène des personnages souvent loufoques dans des situations éminemment improbables. Citons par exemple, dans Le codex du Sinaï, Plantagenêt Strongbow, duc de Dorset, qui rompt dès son plus jeune âge, au début du XIXème siècle, avec les coutumes familiales, puis avec celles de l’Angleterre, pour parcourir nu les déserts moyen-orientaux, puis écrire une thèse en trente-trois volumes sur le sexe levantin, et enfin acquérir la quasi totalité des biens de l’Empire ottoman. Citons aussi Skanderberg Wallenstein, un anachorète albanais qui découvre par hasard dans les caves du monastère de Sainte Catherine du Sinaï une Bible très ancienne qui remet fondamentalement en cause le dogme tel qu’il est enseigné depuis des siècles ; il passe alors de nombreuses années à réaliser le plus grand faux de l’Histoire afin que la Bible demeure ce qu’elle est. Citons encore... Disons-le d’emblée : le quatuor de Jérusalem est une tétralogie singulière. Sur près de deux siècles, elle nous propose une Histoire contemporaine du Moyen-Orient par le prisme du destin d’une galerie de personnages étonnants à divers titres. Par ailleurs, la forme des quatre romans nous conduit à distinguer les deux premiers volumes des deux derniers. Le codex du Sinaï et Jérusalem au poker mettent en scène des personnages souvent loufoques dans des situations éminemment improbables. Citons par exemple, dans Le codex du Sinaï, Plantagenêt Strongbow, duc de Dorset, qui rompt dès son plus jeune âge, au début du XIXème siècle, avec les coutumes familiales, puis avec celles de l’Angleterre, pour parcourir nu les déserts moyen-orientaux, puis écrire une thèse en trente-trois volumes sur le sexe levantin, et enfin acquérir la quasi totalité des biens de l’Empire ottoman. Citons aussi Skanderberg Wallenstein, un anachorète albanais qui découvre par hasard dans les caves du monastère de Sainte Catherine du Sinaï une Bible très ancienne qui remet fondamentalement en cause le dogme tel qu’il est enseigné depuis des siècles ; il passe alors de nombreuses années à réaliser le plus grand faux de l’Histoire afin que la Bible demeure ce qu’elle est. Citons encore hadj Harun qui défend Jérusalem contre ses envahisseurs depuis si longtemps qu’il ne sait plus qui il est, et encore moins s’il est juif ou arabe ; il est vrai qu’il est né il y a près de 3 000 ans. Quant à Jérusalem au poker, deuxième tome de la tétralogie, il met en scène trois hommes qui organisent à Jérusalem au début des années 20 un tournoi de poker qui durera douze ans, l’enjeu n’étant rien de moins que le contrôle de la ville sainte elle-même. Il s’agit de Cairo Martyr, le musulman noir aux yeux bleus qui a fait fortune dans le trafic d’une drogue à base de poudre de momies ; il s’agit aussi de Munk Szondi, le Hongrois sioniste dont la fortune est issue du trafic d’armes ; il s’agit enfin de Joe O’Sullivan Beare, l’Irlandais catholique déjà rencontré dans le premier volume, et qui tire sa fortune d’un commerce douteux d’artefacts chrétiens à forme phallique. Tous ces personnages, et bien d’autres, ne cessent de se croiser tout au long des deux récits, ceux-ci étant pour le moins non-linéaires dans leur structure. Mais ce désordre et le côté burlesque de bien des caractères n’est qu’apparent et masquent la plus extrême des rigueurs pour expliquer au lecteur les tenants et les aboutissants de ce qui est probablement la plus grande tragédie de l’Histoire : la lutte sans fin entre musulmans, juifs et chrétiens. De ce point de vue, le génocide arménien, en particulier celui de Smyrne en septembre 1922, sert de fil rouge tout au long des deux romans, rappelant s’il en est besoin que ce qui se joue alors c’est la vie de millions d’être humains. Ombres sur le Nil prend une toute autre forme. On y retrouve Joe O’Sullivan Beare, devenu chaman des indiens hopis aux Etats-Unis, qui est rappelé en 1942 au Caire par les services secrets britanniques pour enquêter sur les agissements de Stern, cet homme pour qui il a travaillé au début des années 1920, et avec qui il est devenu ami. Car Stern, fils de Plantagenêt Strongbow, a un rêve dans sa vie : celui d’une nation au sein de laquelle musulmans, juifs et chrétiens vivraient en harmonie. Or en cette période où le général Rommel tente de faire main basse sur tout le Moyen-Orient, Stern est soupçonné d’être un agent double. Dès lors le récit se fait plus linéaire et prend la forme d’un roman d’espionnage. Il en est de même pour Les murailles de Jéricho qui met en scène un soldat israélien librement inspiré d’Eli Cohen, ce maître espion israélien qui vécut plusieurs années infiltré en Syrie, procurant au Mossad des informations capitales pour l’issue de la Guerre des Six Jours. Mais qu’on ne s’y trompe pas, un tel choix narratif est parfaitement cohérent dans le fil de la tétralogie. Car les horreurs racontées dans Ombres sur le Nil et Les murailles de Jéricho ne sont que les terribles conséquences des évènements narrés dans les deux premiers volumes. Avec la Seconde Guerre Mondiale, on entre de plain-pied dans une ère moderne où la légèreté n’a plus aucune place et à partir de laquelle juifs et musulmans vont se livrer une guerre totale, sous l’oeil au mieux neutre des nations occidentales chrétiennes. Le quatuor de Jérusalem est donc un cycle qui emprunte à de nombreux genres littéraires. Il s’agit tout autant de romans historiques que de romans d’espionnage. On y trouve également des éléments propre aux littératures de l’imaginaire, telles la Science-Fiction, quand l’auteur se joue de quelques réalités historiques pour développer une Histoire alternative, ou la Fantasy, quand il fait référence aux Mille et une nuits ou à la mythologie irlandaise. Mais le principal sujet d’Edward WHITTEMORE est l’être humain, tous ses personnages faisant l’objet d’une analyse particulièrement fine d’un point de vue psychologique, développant tous les thèmes propres à la vie des Hommes, de la naissance à la mort, en passant par l’amour, la guerre, la religion et les conséquences des choix que tout un chacun est amené à faire dans le cours de son existence. Cela fait du quatuor de Jérusalem une véritable mosaïque. Pour autant rarement la problématique du Moyen-Orient n’aura été posée aussi clairement, Edward WHITTEMORE se posant en mosaïste exceptionnel. Fin connaisseur du Moyen-Orient, il est doté d’une superbe prose, aussi précise que capable de jouer avec les sentiments les plus antagonistes, tels le rire que suscitent certains personnages et situations, ou les larmes que provoquent la guerre et les nombreuses morts tragiques. On pourrait même appliquer à son oeuvre ce que Joe O’Sullivan Beare dit à propos de Stern dans Ombres sur le Nil : « Toute vie est une tapisserie secrète qui se tisse et s’édifie au cours des ans, avec l’âme et l’effort en guise de fils et de couleurs. Mais ces petits noeuds n’ont au fond pas d’importance, seul compte le dessin, la tapisserie dans son ensemble. » Concluons d’ailleurs en signalant que si chacun des quatre romans peut être lu indépendamment, il serait dommage de se priver de l’ensemble de la mosaïque. Saluons aussi le superbe travail de traduction de Jean-Daniel BREQUE qui a su mettre en valeur toute la richesse de cette oeuvre. Remercions enfin les éditions Robert Laffont, et plus précisément Gérard KLEIN et la collection Ailleurs et Demain, qui ont eu l’audace de faire enfin découvrir à la France ces quatre romans publiés initialement aux Etats-Unis entre 1977 et 1987.
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  • benjetpascal Posté le 5 Juin 2012
    En préambule, une petite précision : j'ai commencé à lire l'œuvre de Whittemore par le tome IV et... Et c'est tout à fait possible, les différents opus étant - a priori - liés mais indépendants les uns des autres. Cela dit, Les murailles de Jéricho est un roman que je trouve extraordinaire à plus d'un titre. Extraordinaire tout d'abord car la trame, mélange de géopolitique, d'érudition et d'amour du Moyen-Orient, est prenante. Extraordinaire car l'uchronie l'est toujours, qui plus est quand elle est teintée de réalisme comme dans Les murailles de Jéricho. Extraordinaire, enfin, du fait du parcours de l'auteur qui nous prouve là que - n'en déplaise à beaucoup de monde - les acteurs du renseignement sont parmi les plus fins analystes de notre monde et de l'âme des peuples. Edward Whittemore est un anti-Tom Clancy réaliste et crédible qui, indéniablement, gagne à être davantage connu...
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