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Belfond
EAN : 9782714440853
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 504
Format : 140 x 225 mm

Les Normaux

Jean-Luc PININGRE (Traducteur)
Date de parution : 02/02/2006

À New York, en 1999. Pour échapper à un odieux créancier, Billy Schine, 28 ans, ne trouve rien de mieux que de participer à un programme de recherche pharmaceutique. On s'en doute, c'est le début des ennuis…

Un premier roman magistral, à l'imagination, l'originalité et l'intelligence exceptionnelles. Une charge féroce contre les névroses de nos sociétés, portée par une écriture débridée, un humour dévastateur et une hallucinante galerie de portraits.

New York, 1999. Billy Schine cultive l'art du détachement. Tandis que ses camarades se font des millions...

Un premier roman magistral, à l'imagination, l'originalité et l'intelligence exceptionnelles. Une charge féroce contre les névroses de nos sociétés, portée par une écriture débridée, un humour dévastateur et une hallucinante galerie de portraits.

New York, 1999. Billy Schine cultive l'art du détachement. Tandis que ses camarades se font des millions à Wall Street, lui met un point d'honneur à collectionner les petits boulots.
Il pourrait continuer comme ça longtemps si un dénommé Ragnar, de la société de recouvrement Ragnar & Sons, ne lui enjoignait fermement de rembourser son prêt étudiant dans les meilleurs délais.
Une solution : la fuite.
C'est alors que la Providence met sur son chemin une société pharmaceutique qui recherche des personnes « normales » pour des tests rémunérés. À l'idée de passer deux semaines nourri, blanchi et bien à l'abri de Ragnar, Billy est enchanté.
D'autant qu'il ne tarde pas à se faire des camarades : Lannigan, acteur quasi shakespearien, gay par intermittence ; Do, vrai névropathe, désespérément vierge ; ou encore Gretchen, l'obsédée de la météo…

Hélas ! à mesure qu'apparaissent les effets secondaires, d'étranges événements vont venir secouer le petit monde des « normaux ».

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EAN : 9782714440853
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 504
Format : 140 x 225 mm
Belfond

Ils en parlent

« À chaque page, les remarques fusent, les digressions jaillissent, les références éblouissent, les dialogues s’envolent, l’humour voltige. David Gilbert a placé la barre haut. Comme il a de l’imagination, du brio et une manière irrésistible de sauter du coq à l’âne, il réussit là une sorte de prouesse. Du souffle et de l’allant. Il est, en un mot, performant. »
Daphné de Saint-Sauveur, Elle

« David Gilbert a du souffle, de l’originalité, un humour vitriolé. On se croirait dans un Vol au-dessus d’un nid de coucou mâtiné de l’After Hours de Scorsese. Ce ne ressemble à rien de convenu. Il règne là-dedans une alacrité réjouissante. Elle est doublée d’un désespoir qui vous pousse à accepter le pire, d’une détresse qui surgit à l’improviste. »
Eric Neuhoff, Le Figaro

« Rien que pour [l’]ahurissante galerie de portraits, on aurait applaudi. Mais le roman bascule dans une autre dimension, quand il nous livre une critique d’une intelligence aiguë sur les contradictions de notre société. Dieu, la télévision, le sexe, l’argent, la famille… des éléments aussi névrotiques que « normaux ». »
Edouard Dutour, Elle

« On le voit, le ton est volontiers grinçant et la plume mordante dans cette satire de la société américaine menée à un train d’enfer. »
Alexis Liebaert, Marianne

« Cet Américain de 32 ans se délecte ainsi à décrire les angoisses et les psychoses d’une société hygiéniste et surmédicalisée. »
Raphaëlle Leyris, Les Inrockuptibles

« Voici un débutant, David Gilbert, qui signe la plus époustouflante des fables contemporaines. [...] Ce que Billy et une poignée de paumés acceptent d’endurer en dit long sur une société qui a fait une croix sur l’épanouissement de l’individu au profit d’un collectif asservi au progrès-profit. Doué d’un sens de la formule qui fait mouche, David Gilbert s’impose comme l’un des témoins les plus lucides d’un monde qui perd les pédales à vue d’œil. »
Marie-Caroline Aubert, Marie Claire

« Les Normaux dénoncent avec une intelligence acharnée et une extrême acuité toutes les contradictions de notre culture contemporaine. Mais c’est avant tout un livre incroyable, une véritable expérience de lecture qui vous restera longtemps dans la tête. »
Douglas Coupland, auteur de Génération X et de Girlfriend dans le coma

« Les Normaux de David Gilbert s’attaquent bille en tête à un sujet grave, la solitude dans le tourbillon de la société contemporaine, avec une précision quasi-chirurgicale et une imagination stupéfiante. Un premier roman sauvage et hilarant. »
Jane Mendelsohn, auteur de J’étais Amelia Earhart

« Rapide, séduisant et faussement insouciant, un premier roman qui utilise l’humour pour aborder des questions plus profondes comme l’éthique médicale, la quête de la rédemption et la valeur de l’amour. »
Publishers Weekly

« Tout simplement magnifique. Le fantasme pharmaceutique de David Gilbert suit l’étrange destinée d’un homme dans un centre de tests médicaux. Au programme : nausée, amnésie et coups de foudre entre patients. »
Vanity Fair

« À la manière d’un Don DeLillo, David Gilbert réussit le tour de force de faire de la mollesse de Billy l’intérêt principal de son roman. Malgré toutes ses rebuffades et ses lâchetés, Billy est bien réel : vivant, crédible, très contrariant… L’un d’entre nous, en somme. »
The New York Times Book Review

« On retrouve l’influence de nombreux classiques de l’humour dans cette charge de David Gilbert contre l’obsession consumériste et sanitaire de l’Amérique. Mais ce qui fait de ce premier roman une grande réussite, c’est cette contradiction constante entre le désir de fuir le monde à tout prix et celui de s’y confronter enfin. »
The New Yorker

PRESSE

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • sofynet Posté le 26 Octobre 2015
    L'histoire/Le sujet : Quand Billy s'engage comme cobaye pour une société pharmaceutique, c'est plutôt par dépit et par fuite que par conviction. S'éloigner de New York, et gagner de l'argent facilement, voilà qui est motivant. Mais se retrouver enfermé avec de nombreux congénères, et passer ses journées à les observer peut aussi entraîner des effets secondaires ... Le style : Particulier, mais je l'ai trouvé très agréable. Un vocabulaire assez recherché, des tournures qui sont le fruit d'un humour littéraire très fin, un rythme, qui bien qu'assez lent, se laisse couler tranquillement. J'ai beaucoup apprécié. Et la couverture alors ? Cet oiseau me perturbe, mais cela reflète l'esprit du roman. En conclusion ? La lecture de ce roman a été une agréable surprise pour moi . Le sujet me semblait intéressant, et pouvait se rapprocher d'autres livres sur le thème que j'ai pu lire. Mais l'angle d'attaque de l'auteur est très différent. Très contemplatif, on pourrait être déstabilisé par la lenteur du récit. Mais il reflète aussi bien la nonchalance de Billy, et le temps qui ne s'écoule que minutes après minutes au sein du laboratoire. Les observations sont... L'histoire/Le sujet : Quand Billy s'engage comme cobaye pour une société pharmaceutique, c'est plutôt par dépit et par fuite que par conviction. S'éloigner de New York, et gagner de l'argent facilement, voilà qui est motivant. Mais se retrouver enfermé avec de nombreux congénères, et passer ses journées à les observer peut aussi entraîner des effets secondaires ... Le style : Particulier, mais je l'ai trouvé très agréable. Un vocabulaire assez recherché, des tournures qui sont le fruit d'un humour littéraire très fin, un rythme, qui bien qu'assez lent, se laisse couler tranquillement. J'ai beaucoup apprécié. Et la couverture alors ? Cet oiseau me perturbe, mais cela reflète l'esprit du roman. En conclusion ? La lecture de ce roman a été une agréable surprise pour moi . Le sujet me semblait intéressant, et pouvait se rapprocher d'autres livres sur le thème que j'ai pu lire. Mais l'angle d'attaque de l'auteur est très différent. Très contemplatif, on pourrait être déstabilisé par la lenteur du récit. Mais il reflète aussi bien la nonchalance de Billy, et le temps qui ne s'écoule que minutes après minutes au sein du laboratoire. Les observations sont fines, les liens qui se nouent ou non sont ténus et on se délecte à chaque chapitre. L'écriture de l'auteur amène beaucoup, car elle est pleine d'un humour très caustique. Cela se retranscrit aussi bien dans les actes des personnages que dans les tournures et le vocabulaire, riche et enrichissant. Même s'il ne semble pas se passer énormément de chose au fil du récit, on se laisse prendre car on suit avec délectation les péripéties mineures des personnages dans un huit-clos assez sinistre en soi. Ce roman long et dense ne se laisse pas abandonner, et jusqu'au bout nous tient, même si on ne s'attend pas à une apothéose au final. Bref, cet ouvrage a été une belle découverte pour moi. Il répondait à la fois à ce que j'attendais, mais dans un style particulier que j'ai découvert avec plaisir. Sans être un gros coup de coeur, il m'a assez plu pour que j'ai envie de lire d'autres écrits de David Gilbert. A suivre, donc ... Pourquoi ce livre ? Grâce à une opération Masse Critique de Babelio. Merci donc à l'équipe et à l'éditeur, Acte Sud.
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  • Shan_Ze Posté le 20 Octobre 2015
    Qu'est-ce qui qualifie quelqu'un de normal ? Quelqu'un qui a des réactions attendues ? Quelqu'un qui n'a pas de problèmes mentaux ou physiques ? Les Normaux, dont Billy Schine fait partie, sont un groupe de personnes qui se sont engagées à recevoir des médicaments quotidiennement dans une clinique, CRAH, afin d'en tester les effets secondaires. Il n'est pas si facile de qualifier quelqu'un de normal, surtout quand on voir les interactions entre les différents cobayes de cette expérience. Ce livre est un sacré morceau ! L'auteur expose les pensées de Billy Schine à un moment décisif de sa vie : harcelé par un usurier Ragnar pour non-recouvrement, englué dans une vie professionnelle qui peine à décoller, le jeune homme part deux semaines dans une clinique, payé à prendre des comprimés. Une entreprise assez rentable. C'est sans compter sur une ambiance assez particulière… David Gilbert parsème son récit de petites touches loufoques : ce terrifiant usurier, des voisins de chambre excentriques, l'adorable Gretchen, sa relation particulière avec ses parents… J'ai beaucoup souri dans ce roman et, même si l'action s'y déroule très calmement, j'ai apprécié les mésaventures de Billy sans le plaindre vraiment parce que Gilbert fait une peinture assez réaliste du jeune... Qu'est-ce qui qualifie quelqu'un de normal ? Quelqu'un qui a des réactions attendues ? Quelqu'un qui n'a pas de problèmes mentaux ou physiques ? Les Normaux, dont Billy Schine fait partie, sont un groupe de personnes qui se sont engagées à recevoir des médicaments quotidiennement dans une clinique, CRAH, afin d'en tester les effets secondaires. Il n'est pas si facile de qualifier quelqu'un de normal, surtout quand on voir les interactions entre les différents cobayes de cette expérience. Ce livre est un sacré morceau ! L'auteur expose les pensées de Billy Schine à un moment décisif de sa vie : harcelé par un usurier Ragnar pour non-recouvrement, englué dans une vie professionnelle qui peine à décoller, le jeune homme part deux semaines dans une clinique, payé à prendre des comprimés. Une entreprise assez rentable. C'est sans compter sur une ambiance assez particulière… David Gilbert parsème son récit de petites touches loufoques : ce terrifiant usurier, des voisins de chambre excentriques, l'adorable Gretchen, sa relation particulière avec ses parents… J'ai beaucoup souri dans ce roman et, même si l'action s'y déroule très calmement, j'ai apprécié les mésaventures de Billy sans le plaindre vraiment parce que Gilbert fait une peinture assez réaliste du jeune homme : intelligent mais effrayé par la vie et l'amour ainsi qu'un peu égocentrique sur les bords. La désillusion semble être le maitre mot de sa vie. Les patients parlent de leurs expériences « professionnelles », partagent les pires anecdotes. On grimace en lisant certaines lignes, jusqu'à où sont prêts à aller les médecins pour faire avancer le progrès de la science ? C'est une lecture assez originale, j'ai passée un bon moment de lecture même si la fin est un peu décousue. J'ai vu qu'un nouveau livre de David Gilbert est sorti récemment, Fils, je le note, j'espère y retrouver l'esprit que j'ai trouvé dans celui-ci. Je remercie Babelio et les Actes Sud (Babel) pour cette lecture. (La couverture d'Actes Sud est assez différente de celle des éditions 10/18 et plus fait plus sentir le côté humoristique du roman alors que celle de 10/18 me faisait penser à Shining (hum moins drôle)).
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  • seriephile Posté le 20 Octobre 2015
    Je remercie Babelio pour m'avoir permis de lire ce livre dans le cadre d'une opération Masse Critique. Autant le dire tout de suite, mon avis est mitigé. Dès les premières pages je me rends compte que ce ne sera pas forcément une lecture fleuve, de celle où on se dit c'est fou je dévore les pages sans m'en rendre compte. Ici au bout de 20 pages j'étais dans l'effort... Car l'auteur propose une histoire plutôt intéressante mais a des tics dans l'écriture qui m'ont dérangés. Il a notamment pour habitude de multiplier les juxtapositions de mots, avec séparation par des virgules, pour vouloir expliquer son propos. Une fois de temps en temps pourquoi pas, mais là 10 mots juxtaposés les uns aux autres et ça 4 fois en une page c'est assez perturbant. Pourtant je dois dire que le langage employé est recherché, on ne peut pas le reprocher à l'auteur, mais cela donne une certaine raideur dans la lecture, là encore je reviens à ce que j'ai dit tout à l'heure, ça ne facilite pas la lecture. Concernant l'histoire elle est parfois caustique et prête parfois à sourire, mais le reste du temps on est plutôt contemplatif face aux comportements de ces... Je remercie Babelio pour m'avoir permis de lire ce livre dans le cadre d'une opération Masse Critique. Autant le dire tout de suite, mon avis est mitigé. Dès les premières pages je me rends compte que ce ne sera pas forcément une lecture fleuve, de celle où on se dit c'est fou je dévore les pages sans m'en rendre compte. Ici au bout de 20 pages j'étais dans l'effort... Car l'auteur propose une histoire plutôt intéressante mais a des tics dans l'écriture qui m'ont dérangés. Il a notamment pour habitude de multiplier les juxtapositions de mots, avec séparation par des virgules, pour vouloir expliquer son propos. Une fois de temps en temps pourquoi pas, mais là 10 mots juxtaposés les uns aux autres et ça 4 fois en une page c'est assez perturbant. Pourtant je dois dire que le langage employé est recherché, on ne peut pas le reprocher à l'auteur, mais cela donne une certaine raideur dans la lecture, là encore je reviens à ce que j'ai dit tout à l'heure, ça ne facilite pas la lecture. Concernant l'histoire elle est parfois caustique et prête parfois à sourire, mais le reste du temps on est plutôt contemplatif face aux comportements de ces "normaux", pas de péripéties facétieuses, seulement la vie qui s'écoulent tranquillement. Quant-à la fin elle est un peu déstabilisante car elle ne donne pas l'impression de clore l'histoire, en tout cas je ne l'ai pas forcément apprécié. En résumé un auteur découvert grâce à cette lecture qui ne m'a pas totalement convaincu, affaire à suivre.
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  • Elophi Posté le 3 Novembre 2012
    Le personnage principal a beaucoup d’humour, comme il le dit lui-même, il pratique « l’art du détachement ». Cependant, je pense que la causticité de la plume de David Gilbert est l’intérêt central du roman ; l’histoire, je ne préfère pas parler d’intrigue, est plutôt faible. C’est un livre qui a mon avis a beaucoup perdu à la traduction. Je le recommande néanmoins car on finit par s’attacher au personnage de Billy, surtout à ses défauts.
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