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Gründ
EAN : 9782700031201
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 176
Format : 165 x 205 mm

Les Voyages de Gulliver

,

Collection : Lectures de toujours
Date de parution : 13/01/2011

Des voyages fantastiques...

Alors que sortira sur les écrans le 2 février 2011, le film de Rob Letterman Les Voyages de Gulliver, avec Jack Black et Emily Blunt nous proposons à cette occasion une nouvelle édition de cette œuvre.

 Illustrée par Célia Chauffrey , cet ouvrage nous propose les 2 premiers voyages : Le...

Alors que sortira sur les écrans le 2 février 2011, le film de Rob Letterman Les Voyages de Gulliver, avec Jack Black et Emily Blunt nous proposons à cette occasion une nouvelle édition de cette œuvre.

 Illustrée par Célia Chauffrey , cet ouvrage nous propose les 2 premiers voyages : Le Voyage à Lilliput et Le Voyage à Brobdingnag..

Cette œuvre majeure de Jonathan Swift mêle, en les relativisant, critique et raison, folie et pamphlet, fantastique et science-fiction. Ces deux contes, présentés en version intégrale, proposent un texte qui connaît un même succès auprès des adultes qu'auprès des enfants depuis 1721.

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EAN : 9782700031201
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 176
Format : 165 x 205 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • JulienDjeuks Posté le 3 Juillet 2020
    Dans un premier niveau de lecture, les Voyages de Gulliver apparaissent comme une fable rabelaisienne, où la caricature vire à la farce, où la grossièreté se mêle à un aspect critique, politique, philosophique. Les voyages extraordinaires de Gulliver rappellent par leur facture les aventures de Sindbad le marin, intégrées aux Mille et Une Nuits d'Antoine Galland (publiées au début du siècle), mais le merveilleux et l'aventure ne sont qu'un prétexte pour une prise de recul et une réflexion sur la condition humaine. Dans la lignée des Lettres persanes de Montesquieu, Swift utilise le décentrement du regard pour offrir une critique de plus en plus mordante de la civilisation humaine. Il commence par faire observer une micro-société – comme à l'échelle des fourmis – pour émettre une critique des institutions, comme les religions et l'autoritarisme des monarques qui entraînent des guerres stupides pour des causes sans importances ou d'ordre privé. Dans un second temps, Swift montre comme la beauté du corps humain est elle aussi relative, question de formation de l'oeil, corps beaucoup moins admirable une fois passé à la loupe. le troisième grand voyage de Gulliver permet à Swift de s'attaquer aux dérives intellectuelles et scientifiques, à leur manque de considération... Dans un premier niveau de lecture, les Voyages de Gulliver apparaissent comme une fable rabelaisienne, où la caricature vire à la farce, où la grossièreté se mêle à un aspect critique, politique, philosophique. Les voyages extraordinaires de Gulliver rappellent par leur facture les aventures de Sindbad le marin, intégrées aux Mille et Une Nuits d'Antoine Galland (publiées au début du siècle), mais le merveilleux et l'aventure ne sont qu'un prétexte pour une prise de recul et une réflexion sur la condition humaine. Dans la lignée des Lettres persanes de Montesquieu, Swift utilise le décentrement du regard pour offrir une critique de plus en plus mordante de la civilisation humaine. Il commence par faire observer une micro-société – comme à l'échelle des fourmis – pour émettre une critique des institutions, comme les religions et l'autoritarisme des monarques qui entraînent des guerres stupides pour des causes sans importances ou d'ordre privé. Dans un second temps, Swift montre comme la beauté du corps humain est elle aussi relative, question de formation de l'oeil, corps beaucoup moins admirable une fois passé à la loupe. le troisième grand voyage de Gulliver permet à Swift de s'attaquer aux dérives intellectuelles et scientifiques, à leur manque de considération pour la vie concrète – perdus dans leurs pensées dans une invention farfelue, sans capacité d'écoute, sans un regard pour la situation concrète des pauvres, cocufiés par leurs femmes… Swift s'attaquant au passage au fantasme de l'immortalité et aux grands hommes de l'histoire, objectifs et fondements d'un scientisme et d'un positivisme (encore d'actualité avec le transhumanisme d'un Bill Gates), se rapproche en fait moins des conservateurs que de l'historiographie moderne (qui regarde moins les grands hommes que les structures), et que des critiques de la technologie du XXe siècle comme Günther Anders ou Ivan Illich. En offrant une comparaison entre diverses sociétés plus ou moins élaborées, Swift donne clairement sa préférence pour les moins élaborées d'un point de vue civilisationnel – celle plus animale des Houyhnhnms chevalins, celle des géants, toutes deux plus agricoles, plus lentes –, mais pas forcément les moins fines quant à la sagesse et à la faculté de cette société à collaborer. On peut ainsi lire comme un regard écologique avant l'heure, une envie de retour à la terre, à la vie simple, à la vie en communauté… N'empêche qu'il domine à la fin de l'oeuvre un certain pessimisme sur la nature humaine, un dégoût, les vices des Yahoos, ces êtres humains sauvages, semblent être inscrits dans la nature humaine : regard sur l'autre, jalousie, égoïsme, brutalité… le mythe du bon sauvage est écarté au passage, l'être humain n'est pas bon de nature, une certaine civilisation et l'utilisation de la raison permettent à l'Homme un certain assouplissement de sa nature mauvaise. Mais loin d'aller vers un perfectionnement continu, l'Homme retombe régulièrement dans ses travers. L'Homme est-il un danger pour la nature et pour la planète ? Une espèce nuisible et irrécupérable ? Ou bien y a-t-il encore des possibilités pour aller vers la sagesse ? Quand on regarde les sociétés appréciées par Swift, ce sont des sociétés où dominent la sagesse, l'entraide, l'ordre collectif, la vie en harmonie avec la nature, la lenteur, le dialogue… La science, les technologies, l'intelligence, ne sont en fait que des illusions qui maintiennent le cap vicieux de l'Homme.
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  • Tandarica Posté le 12 Avril 2020
    Mais quelle misanthropie#8201;! L’espèce humaine est le principal objet de la satire de Swift, qui la relègue derrière la race animale. Les voyages sont à la mode à cette époque et il est vrai que Swift ne lésine pas sur l’exotisme (pour doper les ventes#8201;?). Un peu comme dans Candide, le voyage sert à formuler des critiques contre la société, l’État et la justice. C’est donc aussi un conte philosophique. Swift était pasteur et sa diatribe se fait volontiers religieuse. Les valeurs prônées (notamment l’humilité) par les Houyhnhnms sont proches de celles de la religion chrétienne. Lisez-le au plus vite !
  • meknes56 Posté le 9 Août 2019
    La première fois que je l'ai lu, ce livre ne m'avait pas plu. Je l'ai relu, dernièrement, et la stupeur : j'ai été conquis.
  • LauraKZ Posté le 4 Août 2019
    Cela faisait un moment que j’avais envie de lire ce livre dont le téléfilm tiré avait bercé mon enfance. Au départ j’ai été déçue de découvrir que ma version était abrégée (de 800 pages à 185), et finalement trouvant déjà quelques longueurs dans cette version, la déception s’est dissipée. Comme dans mon enfance, j’ai retrouvé la folle aventure: la découverte des lilliputiens, les géants et les chevaux très sages. L’imagination de Jonathan Swift est époustouflante, les détails fournis sur les mondes sont minutieux et passionnants. Ce qui m’a le plus étonné est d’avoir trouver dans le roman une satire sévère de la société anglaise de l’époque et de la nature humaine habillée sous de fins traits d’humour, effets cocasses et grande ironie. Certaines remarques des autochtones de ces voyages s’appliqueraient encore aujourd’hui, 200 ans plus tard ! En revanche, les mondes présentent un intérêt inégal, l’écriture est assez mathématique et factuelle. Les personnages rencontrées souvent bons ou mauvais et manquent de nuance. Je le recommande tout de même
  • lokipg Posté le 2 Août 2019
    Je ne peux résister à l'envie de citer le titre complet de l'œuvre : « Voyages en plusieurs lointaines contrées du monde en quatre parties par Lemuel Gulliver d'abord chirurgien puis capitaine de plusieurs navires ».. De ces quatre voyages, le premier (Voyage à Lilliput) est le plus célèbre, grâce aux nombreuses adaptations sur grand et petit écran auquel il a eu droit. Mais Gulliver a vu des merveilles encore plus étonnantes que les Lilliputiens dans les trois autres voyages qu'il a entrepris. Je crois qu'il y a eu une méprise de ma part avant de commencer ma lecture. Je pensais que les Voyages de Gulliver de la grande aventure, comparable aux odyssées d'Ulysse ou de Sinbad, mais il n'en est rien. Le roman de Jonathan Swift est plutôt un essai politique et philosophique, l'occasion pour l'auteur de parler des peuples et des gouvernements anglais et irlandais, en les comparant à des pays imaginaires peuplés de créatures toutes plus étranges les unes que les autres. Malgré la préface et les annotations nombreuses, je n'ai pas de connaissances suffisantes pour apprécier pleinement le texte. J'ai l'ai donc lu comme un roman d'aventure, mais, comme ce n'en est pas vraiment un, je l'ai... Je ne peux résister à l'envie de citer le titre complet de l'œuvre : « Voyages en plusieurs lointaines contrées du monde en quatre parties par Lemuel Gulliver d'abord chirurgien puis capitaine de plusieurs navires ».. De ces quatre voyages, le premier (Voyage à Lilliput) est le plus célèbre, grâce aux nombreuses adaptations sur grand et petit écran auquel il a eu droit. Mais Gulliver a vu des merveilles encore plus étonnantes que les Lilliputiens dans les trois autres voyages qu'il a entrepris. Je crois qu'il y a eu une méprise de ma part avant de commencer ma lecture. Je pensais que les Voyages de Gulliver de la grande aventure, comparable aux odyssées d'Ulysse ou de Sinbad, mais il n'en est rien. Le roman de Jonathan Swift est plutôt un essai politique et philosophique, l'occasion pour l'auteur de parler des peuples et des gouvernements anglais et irlandais, en les comparant à des pays imaginaires peuplés de créatures toutes plus étranges les unes que les autres. Malgré la préface et les annotations nombreuses, je n'ai pas de connaissances suffisantes pour apprécier pleinement le texte. J'ai l'ai donc lu comme un roman d'aventure, mais, comme ce n'en est pas vraiment un, je l'ai fatalement trouvé décevant. Peu de péripéties, trop de descriptions et de réflexions morales et philosophiques, une structure assez répétitive des différents voyages, pas de personnages forts... Mais ces défauts n'en sont pas vraiment, en regard de la nature du texte. Ils n'en sont que par rapport à mes attentes. J'ai tout de même apprécié l'inventivité de Swift dans la descriptions des différents peuples rencontrés par Gulliver, et un passage en particulier m'a bien diverti : la visite de l'Académie de Balnibardi. Une sorte de temple du savoir improbable. On y tente de transformer de la glace en poudre à canon, de fabriquer du marbre mou ou de teindre la soie en nourrissant des araignées avec des mouches colorées, pour ne donner qu'un minuscule échantillons des bizarreries sur lesquelles travaillent les savants balnibardiens. Encore une fois, je salue l'imagination de l'auteur. Le style a un peu vieilli, mais je m'y attendais et cela ne m'a pas dérangé. J'ai quand même trouvé le temps sacrément long par moment, surtout lors du dernier voyage, chez les Houyhnhnms, de loin celui qui contient le moins d'action. Voyages de Gulliver n'est pas un mauvais livre. Il n'est tout simplement pas celui que je m'attendais à lire.
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