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Plon
EAN : 9782259222266
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 154 x 240 mm

Letizia R. Bonaparte, la mère de toutes les douleurs

Date de parution : 13/11/2014
Après ses deux best-sellers, Les Demoiselles de Provence et La Dame du Palatin, Patrick de Carolis nous livre le journal intime et romancé de la mère de Napoléon, nourri des archives inédites auxquelles il a eu accès.
 
Au soir de sa vie, Letizia R. Bonaparte reçoit deux journalistes du Magasin universel dans son palais romain, où elle vit en exil. A travers ces échanges imaginés par Patrick de Carolis, cette femme à l’incroyable destinée va remonter le fil de ses souvenirs.

« Qui aurait pu prédire un avenir...
Au soir de sa vie, Letizia R. Bonaparte reçoit deux journalistes du Magasin universel dans son palais romain, où elle vit en exil. A travers ces échanges imaginés par Patrick de Carolis, cette femme à l’incroyable destinée va remonter le fil de ses souvenirs.

« Qui aurait pu prédire un avenir si glorieux ? Comment imaginer enfanter tant de rois et de reines, de princes et de princesses ? L’envol de l’Aigle ! La campagne d’Italie et le 18 Brumaire, le Consulat puis l’Empire, et nous, sa famille, happée dans le sillage de son fabuleux destin. Promue Altesse Impériale par la grâce de mon fils, je n’oublierai jamais, malgré la richesse et les honneurs que mon sigle se limite à trois lettres : L.R.B (Letizia Ramolino Bonaparte).
Mater Napoleonis, je l’ai été jusqu’à l’épuisement. J’ai tout vécu : les adieux de Fontainebleau, l’île d’Elbe et les Cent- Jours puis la chute finale, l’exil à Sainte-Hélène.
Jamais je ne me suis laissé impressionner par les ors de l’Empire, seul comptait pour moi l’avenir de mes enfants. Ceux qui souffraient le plus avaient ma préférence. Je les ai tant aimés mais j’ai tellement souffert. Ne suis-je pas la mère de toutes les douleurs ? »
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EAN : 9782259222266
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 154 x 240 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • scarlett12 Posté le 30 Juillet 2018
    Patrick De Carolis nous met dans la position d'un lecteur qui assiste au fil des jours aux entretiens que deux journalistes présentent à Letizia Ramolino Bonaparte de telle que ce livre se présente comme un journal où la mère de Napoléon raconte sa vie et celles de ses enfants. Cela se passe à Rome et Letizia a 81 ans. Elle va raconter son enfance et son amour pour la Corse, l'enfance de ses enfants (8 survivants sur 13 accouchements), son amour pour son mari Carlo qui, hélas, la laisse veuve à 36 ans, la misère, les études et caractères de ses enfants avec évidemment la part belle à son "Nabulio", le fils qui, général à 24 ans et empereur à 25 ans, va établir ses frères et soeurs ainsi que sa mère dans la richesse et la gloire. Au fil du temps, les exigences de Napoléon deviennent tyranniques, chaque membre de sa famille n'est plus qu'un pion sur l'échiquier international, il fait et défait les mariages des uns et des autres mais ne viendra jamais à bout de Lucien,son cadet, qui l'avait pourtant aidé à devenir 1er consul : Napoléon trouve l'épouse de Lucien peu intéressante et ce qui... Patrick De Carolis nous met dans la position d'un lecteur qui assiste au fil des jours aux entretiens que deux journalistes présentent à Letizia Ramolino Bonaparte de telle que ce livre se présente comme un journal où la mère de Napoléon raconte sa vie et celles de ses enfants. Cela se passe à Rome et Letizia a 81 ans. Elle va raconter son enfance et son amour pour la Corse, l'enfance de ses enfants (8 survivants sur 13 accouchements), son amour pour son mari Carlo qui, hélas, la laisse veuve à 36 ans, la misère, les études et caractères de ses enfants avec évidemment la part belle à son "Nabulio", le fils qui, général à 24 ans et empereur à 25 ans, va établir ses frères et soeurs ainsi que sa mère dans la richesse et la gloire. Au fil du temps, les exigences de Napoléon deviennent tyranniques, chaque membre de sa famille n'est plus qu'un pion sur l'échiquier international, il fait et défait les mariages des uns et des autres mais ne viendra jamais à bout de Lucien,son cadet, qui l'avait pourtant aidé à devenir 1er consul : Napoléon trouve l'épouse de Lucien peu intéressante et ce qui lui importe, c'est de chercher, entre autre, par voie maritale à étendre son empire. Lucien, refusant de suivre ses diktats, les 2 frères ne se parleront plus pendant de longues années. Il est évident que Letizia a souffert de ces luttes intestines, elle qui était une mère absolue, fière et intransigeante comme la plupart de ses enfants et tout particulièrement le plus célèbre. Au fil des revers subis par Napoléon, le clan se disloquera et chacun tentera de tirer la couverture à lui ... au grand désespoir de Letizia qui a en outre perdu quelques autres enfants fauchés par la mort. Un livre intéressant, une femme attachante, une famille terriblement corse, un livre qui se lit agréablement, malheureusement quelques lourdeurs notamment au sujet des batailles napoléoniennes.
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  • talou61 Posté le 29 Mai 2018
    Superbe ! Mais pourquoi j'ai tant attendu pour lire ce livre ?... Une autobiographie fictive sous forme d'entretien de Laetitzia Bonaparte avec deux journalistes. J'ai enfin compris le différent avec Paoli et la fuite de la famille Bonaparte sur le continent. Les différents entre la fratrie sont bien restitués par une mère brisée. Une femme extraordinaire à laquelle j'ai voulu rendre mon p'tit hommage en donnant son prénom à l'héroïne de mes romans... A lire sans modération
  • Pancrace Posté le 1 Avril 2018
    Aymard de la Verrerie et Renaud Dupain sont les Roselmack et les Aliagas façon 1830. Interview imaginaire de letizia Bonaparte dont la question clin-d’œil aurait pu être : racontez nous les « mille jours » qui ont marqué votre vie... Un genre de « 7 à 8 » mâtiné de « 50 minutes inside » écrit et documenté par Patrick de Carolis. Bien qu’un élan de modernité souffle sur cet entretien, on est loin de la verve romanesque de "la Dame du Palatin". Sous les pavés de la révolution, les plages sont un peu longuettes, la moitié du livre est consacrée aux méandres des soulèvements et des émeutes et aux années avant 1800. Durant cette longue période, Letizia proclame son attachement à la Corse, sa lutte avec Paoli pour l’autonomie et la reconnaissance de l’île (déjà). Letizia raconte sa vie avec Carlo son mari, qui mourra jeune la laissant esseulée et pauvre. Elle en profite pour recadrer son auditoire sur la paternité de Nabulio. «Marbœuf n’a toujours été qu’un ami et Carlo mon mari est le père de mes enfants. » Ce qui cloue le bec de certains historiens ! Letizia se livre en direct de sa retraite romaine.... Aymard de la Verrerie et Renaud Dupain sont les Roselmack et les Aliagas façon 1830. Interview imaginaire de letizia Bonaparte dont la question clin-d’œil aurait pu être : racontez nous les « mille jours » qui ont marqué votre vie... Un genre de « 7 à 8 » mâtiné de « 50 minutes inside » écrit et documenté par Patrick de Carolis. Bien qu’un élan de modernité souffle sur cet entretien, on est loin de la verve romanesque de "la Dame du Palatin". Sous les pavés de la révolution, les plages sont un peu longuettes, la moitié du livre est consacrée aux méandres des soulèvements et des émeutes et aux années avant 1800. Durant cette longue période, Letizia proclame son attachement à la Corse, sa lutte avec Paoli pour l’autonomie et la reconnaissance de l’île (déjà). Letizia raconte sa vie avec Carlo son mari, qui mourra jeune la laissant esseulée et pauvre. Elle en profite pour recadrer son auditoire sur la paternité de Nabulio. «Marbœuf n’a toujours été qu’un ami et Carlo mon mari est le père de mes enfants. » Ce qui cloue le bec de certains historiens ! Letizia se livre en direct de sa retraite romaine. Elle a 80 ans. Napoléon est indéniablement l’axe central de ce récit mais il est traité comme un élément de la fratrie Bonaparte. Letizia est avant tout une mère, centre de cette famille qui distillera son amour avec la même force à chacun de ses 8 enfants. Cette maman au caractère rêche, infatigable luttera sans relâche pour que le clan conserve un restant de cohésion. Frétillant de tremper leur plume dans l’encrier des souvenirs de Letizia, nous sommes d’emblée confrontés à la nonchalance de Joseph l’aîné, aux déboires de Julien au caractère et aux idées bien trempés. C’est d’ailleurs à cause de la discorde entre Julien et Napoléon que Letizia n’assistera pas au sacre de son Empereur de fils. Louis, lui, « restera » souvent derrière son célèbre frérot. Jérôme, encore petit, demeurera dans les jupes de sa mère. Pour Napoléon, ses frères et sœurs étaient des pions sur l’échiquier de son pouvoir. Passé 1er Consul, il s’agissait de conforter sa position pour qu’il puisse échanger d’égal à égal avec les familles régnantes européennes. Pour y arriver l’épée ne suffisait pas, il lui fallait la naissance, d’où sa volonté d’user de ses frères et sœurs pour contracter des unions de haut vol. J’ai apprécié cet éclairage diffusé par cette mère véritable colonne vertébrale sentimentale des Bonaparte, le petit bout de la lorgnette des amours des uns et de l’ascension politique et militaire des autres avec leurs réussites et leurs déboires. De l’apogée en 1804 où Napoléon distribue les couronnes et les royaumes à la chute 10 ans plus tard, le fossé des trahisons et des rancœurs s’est creusé. La fratrie explosera provocant l’indignation et le courroux de Letizia. Les beaux-fils et les belles-filles seront sans pitié, elle ne reverra jamais son petit fils, le duc de Reichstadt, fils de Marie-Louise et de Napoléon emprisonné chez son propre grand-père, l’empereur d’Autriche. « Mon fils a abdiqué, l’empire s’est effondré mais moi, sa mère, inlassablement je le soutiendrai. » Je conseille la lecture de ces « mémoires » pour le côté intime des Bonaparte relaté avec ferveur par cette femme à la volonté sans faille. « Il me reste l’honneur de mon nom, et la légende de mon fils.» De la part de la mère de toutes les douleurs vous en verrez de toutes les couleurs.
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  • Julam Posté le 20 Février 2016
    Quelques longueurs mais un beau roman tout de même... Letizia est un personnage attachant, on oublierai presque que cet entretien n'est qu'invention de Patrick de Carolis ...
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