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Robert Laffont
EAN : 9782221069813
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1600

L'Europe buissonnière

Les Enfants du Bon Dieu - L'Humeur vagabonde - Un singe en hiver - Monsieur Jadis - Quat' saisons - Certificats d'études - Ma Vie entre les lignes - L'Ironie du sport

Jacques BENS (Préface)
Collection : Bouquins
Date de parution : 12/09/1991

Le 25 décembre 1863, à Guernesey, Victor Hugo écrit dans un de ses nombreux carnets : "Je suis un homme qui pense à autre chose."
Cette phrase, on pourrait l'appliquer à tous les héros d'Antoine Blondin et surtout, bien entendu, à ceux qui lui ressemblent le plus : Muguet, Superniel, Perrin,...

Le 25 décembre 1863, à Guernesey, Victor Hugo écrit dans un de ses nombreux carnets : "Je suis un homme qui pense à autre chose."
Cette phrase, on pourrait l'appliquer à tous les héros d'Antoine Blondin et surtout, bien entendu, à ceux qui lui ressemblent le plus : Muguet, Superniel, Perrin, Laborie, Fouquet.
Ces personnages légers, curieux, fantasques, drôles, attendrissants, ne donnent jamais le sentiment d'être présents à l'univers qui les entoure. Ils sont insaisissables. Rien de ce qui les environne, maison, femme ou enfant, ne les retient, parce que rien ne peut rivaliser avec leurs rêves. Ils regardent toujours un peu au-delà de la ligne de fuite.
Et leur créateur, d'où les regardait-il ?
Il y a un mystère Blondin qui peut tenir en quelques mots : il n'aimait que la littérature et ne savait faire que ça. Mais il disait : "Ca m'ennuie beaucoup d'écrire. Ca m'ennuie de ne pas écrire, mais quand j'écris c'est encore pire."
Le ciel en soit loué, c'est le pire que, pour notre émerveillement et notre bonheur, il a longtemps choisi.
Jacques Bens.

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EAN : 9782221069813
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 1600
Robert Laffont

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • vellard Posté le 27 Juin 2017
    Un vrai plaisir de lecture que ce livre foutraque, léger et génial, bourré d'inventions, de rebondissements, d'inattendus.....le tout sous-tendu par des formules à l'emporte-pièce , jeux de mots et autres trouvailles tout à fait réjouissantes Un coup de maître de ce grand gosse facétieux et désenchanté que fût Antoine Blondin
  • stcyr04 Posté le 24 Mars 2013
    L’Europe buisonnière est une galerie de portraits de tire-au-flanc et fumistes de tout poil qui sévirent durant le dernier conflit mondial: les résistants de salon, les réfractaires aux armes, les prisonniers de guerre de profession, les anciens combattants plus combatifs du tout, les adolescents très attardés,les profiteurs qui font leur beurre quand il ne reste plus que de la margarine au marché noir... C’est avec bonheur qu’Antoine Blondin manie le calembour irrévérencieux, le jeu de mot iconoclaste . Un vrai régal de lecture que ce livre avec la juste proportion d'irrévérence et de tendresse.
  • lecassin Posté le 11 Décembre 2011
    Fils de la poétesse Germaine Blondin, Antoine Blondin est un hussard. Hussard au sens du mouvement littéraire des années 50 – 60 qui s’opposa aux existentialistes en général et à Sartre en particulier, en tant que l’incarnation de « l’intellectuel » ; puis , plus tard, au nouveau roman. Caractérisé par un anticommunisme aussi primaire que courageux (à l’époque le PC était coté à 25 % des suffrages dans tous les scrutins) et par le refus des modes, les hussards présentaient également un certain goût pour les causes perdues comme l’Algérie Française… Notons les piliers du mouvement et compagnons d’infamie d’Antoine Blondin : Roger Nimier, Jacques Laurent (Académicien) et Michel Déon (Académicien)… Mais revenons à « L’Europe buissonnière ». Premier opus, première récompense avec le Prix des Deux Magots en 1949 ; et la notoriété qui va avec. De retour du STO (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne, Antoine Blondin s’appuie pour ce roman, sur cette période éprouvante de sa vie, néanmoins riche en événements. Ne dit-il pas que « L’Europe buissonnière » contient au moins dix sujets de roman à peine esquissés ? Dédié à Julien Guernec(« sans qui je ne l’aurais jamais commencé ») et à Michel Déon (« sans qui... Fils de la poétesse Germaine Blondin, Antoine Blondin est un hussard. Hussard au sens du mouvement littéraire des années 50 – 60 qui s’opposa aux existentialistes en général et à Sartre en particulier, en tant que l’incarnation de « l’intellectuel » ; puis , plus tard, au nouveau roman. Caractérisé par un anticommunisme aussi primaire que courageux (à l’époque le PC était coté à 25 % des suffrages dans tous les scrutins) et par le refus des modes, les hussards présentaient également un certain goût pour les causes perdues comme l’Algérie Française… Notons les piliers du mouvement et compagnons d’infamie d’Antoine Blondin : Roger Nimier, Jacques Laurent (Académicien) et Michel Déon (Académicien)… Mais revenons à « L’Europe buissonnière ». Premier opus, première récompense avec le Prix des Deux Magots en 1949 ; et la notoriété qui va avec. De retour du STO (Service du Travail Obligatoire) en Allemagne, Antoine Blondin s’appuie pour ce roman, sur cette période éprouvante de sa vie, néanmoins riche en événements. Ne dit-il pas que « L’Europe buissonnière » contient au moins dix sujets de roman à peine esquissés ? Dédié à Julien Guernec(« sans qui je ne l’aurais jamais commencé ») et à Michel Déon (« sans qui je ne l’aurais jamais terminé ») Ce livre est composé de deux grandes parties bâties autour des deux personnages principaux, espèces d’anti-héros : Muguet et Superniel. Muguet est au cœur d’une aventure burlesque, presque carnavalesque. Il traverse la guerre avec l’ « aisance insouciante » d’un « déserteur léger ». Superniel, sympathisant de la Révolution nationale, c’est probablement Antoine Blondin lui même, de ses études en philosophie à la Sorbonne jusqu’au STO. « L’Europe buissonnière » est un livre profondément romanesque, à la manière de Marcel Aymé ou de Jean Giraudoux, picaresque même. Avec son habituelle prise de distance à l’égard des émotions, Antoine Blondin nous livre ici une vision impertinente et parfois irrévérencieuse de l’Histoire. Il alterne malicieusement le sentimental, le réaliste, le satirique, le burlesque avec ce ton qui n’appartient qu’à lui. « L’Europe buissonnière », n’est pas le plus connu des romans d’Antoine Blondin tant l’ombre portée par « Un singe en hiver » est dense. Dommage.
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  • letendard Posté le 7 Juin 2011
    Antoine Blondin fait partie de « cette génération qui eût vingt ans (ou un peu plus) en 1945 pour la fin du monde civilisé » (Roger Nimier). Mort il y a 20 ans, le 7 juin 1991...
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