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        Linea Nigra

        Fleuve éditions
        EAN : 9782265117006
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 496
        Format : 130 x 200 mm
        Linea Nigra
        À la maternité, on ne délivre aucun diplôme. Chaque femme fait de son mieux.

        Date de parution : 14/09/2017
        « Est-ce le plus beau jour de ma vie que je viens de vivre ? »

        Stéphanie est enceinte. Stéphanie est confiante. Son chemin vers la maternité semble aussi nettement tracé que la ligne brune apparue à la verticale de son ventre.
        Mais le doute s'installe. Et si elle mettait en jeu bien...
        « Est-ce le plus beau jour de ma vie que je viens de vivre ? »

        Stéphanie est enceinte. Stéphanie est confiante. Son chemin vers la maternité semble aussi nettement tracé que la ligne brune apparue à la verticale de son ventre.
        Mais le doute s'installe. Et si elle mettait en jeu bien plus que prévu, dans son corps, dans son couple, dans son existence ? Est-elle vraiment prête à devenir mère et à vivre le tsunami qui s'annonce ? Peut-on se préparer à l'inconnu ?

        Baby blues, jalousies, sexualité, hérédité, obstétrique, nuits blanches, ventres vides et ventres pleins, bonnes ou mauvaises raisons d'être mère. C'est tout cela et bien plus encore que raconte Linea nigra, à travers le parcours de Stéphanie et des femmes qu'elle croise. En trame de fond de ce roman kaléidoscopique, un combat : le droit de chacune à disposer de son corps.

        Un vibrant état des lieux de la maternité.
        Une histoire d'amour inoubliable.
        Un portrait de femme libérateur.
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        EAN : 9782265117006
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 496
        Format : 130 x 200 mm
        Fleuve éditions
        19.90 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • marielitenpyjama Posté le 5 Mars 2018
          J’avais lu l’année dernière « Le syndrome de la vitre étoilée » de Sophie Andriansen : le périple médical d’une jeune femme qui tente sans succès de... Ma chronique sur mon blog, lien ci-dessous.
        • Sabrinaaydora Posté le 3 Novembre 2017
              Je suis infirmière. Je connais les protocoles de soin et les protocoles de chirurgie. de part ma profession, j'ai des connaissances qui me permettent d'appréhender certains événements. Comme je suis infirmière, je n'ai pas eu le même accompagnement pendant ma grossesse, car je suis dans la profession et donc je savais beaucoup de choses... J'ai manqué d'informations et heureusement, j'ai une amie sage-femme que j'ai pu harceler de question.     Cela n'a pas empêché ma césarienne de se dérouler dans des conditions inhumaines, à vif, avec un anesthésiste qui m'a dit que je mentais lorsque je hurlais que ça me faisait mal. le produit d'anesthésie avait diffusé dans mon dos. Chaque incision a été une torture. Je suis infirmière, et je sais que le protocole n'a pas été respecté. Il était 20h un samedi... Je n'ai pas accouché. J'ai entendu les premiers cris de mon bébé, j'ai tenu jusque-là et mon coeur a lâché.     "Linea Nigra" est un livre qui m'a fait tilt au moment où j'ai vu les éditions Fleuve en faire la promotion. Il y a des histoires qui nous heurtent, nous blessent et nous permettent de mettre à distance des événements. Sophie Adriansen, dont...     Je suis infirmière. Je connais les protocoles de soin et les protocoles de chirurgie. de part ma profession, j'ai des connaissances qui me permettent d'appréhender certains événements. Comme je suis infirmière, je n'ai pas eu le même accompagnement pendant ma grossesse, car je suis dans la profession et donc je savais beaucoup de choses... J'ai manqué d'informations et heureusement, j'ai une amie sage-femme que j'ai pu harceler de question.     Cela n'a pas empêché ma césarienne de se dérouler dans des conditions inhumaines, à vif, avec un anesthésiste qui m'a dit que je mentais lorsque je hurlais que ça me faisait mal. le produit d'anesthésie avait diffusé dans mon dos. Chaque incision a été une torture. Je suis infirmière, et je sais que le protocole n'a pas été respecté. Il était 20h un samedi... Je n'ai pas accouché. J'ai entendu les premiers cris de mon bébé, j'ai tenu jusque-là et mon coeur a lâché.     "Linea Nigra" est un livre qui m'a fait tilt au moment où j'ai vu les éditions Fleuve en faire la promotion. Il y a des histoires qui nous heurtent, nous blessent et nous permettent de mettre à distance des événements. Sophie Adriansen, dont j'avais apprécié l'écriture avec "Les grandes jambes", nous offre ici un livre riche, pertinent, loin d'être accusateur.     La construction du livre est très agréable : on ne suit pas de façon linéaire la grossesse de Stéphanie et la naissance d'Ulysse. le livre est découpé en citations, explications, témoignages divers, le "maintenant" pour parler de sa grossesse et de son accouchement, et "l'avant", en parlant de sa relation avec Luc.     Ce que j'ai apprécié dans cette découpe, c'est que cela m'a permis de ne pas plonger directement dans les souvenirs. Mon expérience de lecture sera différente de la votre, car la naissance de mon fils a été différente. J'ai aimé entrecouper le récit d'éléments terre-à-terre, très factuels. Arrivée à la césarienne, je me suis fait la réflexion "ah, c'est déjà fini". Stéphanie c'était longuement préparé pour ce passage par voie basse. Elle a pu tenir et voir son fils. Je rationalise, car j'ai vécu des choses différentes.      Les explications données tout au long du livre et les interactions avec le personnel soignant me fait penser à plusieurs choses : -  Tout d'abord, nous avons dans notre société de grandes idées, de grandes propositions, mais qui ne passent pas toujours les portes des maternités. Pourquoi ? Il y a une question de coût ! Eh oui, cet argent toujours qui empêche les soignants de travailler dans de vraies bonnes conditions. C'est une réalité de terrain. Aménager les maternités, former le personnel, acheter le matériel adéquat, oui ça a un coût...  -  L'accompagnement de la femme enceinte n'est pas réalisé (pour tout le monde) à sa juste importance : en prenant le temps avant, on évite beaucoup de problèmes après. le rôle de la sage-femme n'est pas utilisé dans toutes ses possibilités. On peut encore améliorer et personnaliser le suivi des parturientes. -  Revenir à des méthodes plus "naturelles", revient à reconsidérer toute la démarche scientifique et les avancées faites. La diminution de la mortalité infantile et maternelle est dépendante de cette science ! À mon sens, il est difficile de ne rien vouloir de "médical", mais trouver un juste-milieu. Et sans doute mieux préparer les femmes à cet événement en entendant leur souhait, et pas en soufflant en pensant que c'est encore une "lubie de retour au naturel" (oui, je l'ai entendu...).      L'histoire de Stéphanie avec Luc est riche de réflexion. Loin d'être mièvre ou inutiles, cela montre vraiment le cheminement dans le conscient et l'inconscient des femmes lorsqu'on porte la vie. Car oui, être enceinte, c'est une expérience incroyable, sentir cet être dépendant de nous, cette responsabilité. L'avoir dans ses bras, sentir cet incommensurable bonheur et amour envers cet être si fragile.     Mais il y a aussi tous ces phénomènes de "rejet" de l'enfant, ces angoisses de ne pas bien faire, de ne pas savoir. Il y a un vrai poids dans notre société : tout doit se faire vite et bien. Devenir mère, cela ne s'apprend qu'au travers des expériences que nous ferons. Et tout n'est pas forcément que joie et bonheur. La dépression du post-partum n'est pas vécu de la même façon par toutes les femmes. Et elle n'est surtout pas à minimiser.      La place du père : il ne ressent pas les chamboulements hormonaux, le lien qui se tisse entre le foetus et sa mère. Mais les hommes, aujourd'hui, ont aussi envie de s'impliquer, dès le début. Et il n'est jamais facile de trouver sa place, je le conçois. Mais il est agréable de voir comment Sophie Adriansen lui a donné une place simple, précieuse pour Stéphanie.       Chaque accouchement est différent. Chaque naissance est différente. Une réflexion du livre m'a beaucoup marqué : pourquoi faire une enquête aussi approfondie sur des gens prêts à aimer et élever un enfant lors d'une adoption, alors que des enfants sont laissés dans des situations de détresse incroyable dans certaines familles. Notre monde n'est pas parfait, loin de là. Peut-être ces enquêtes sont aussi importantes, car elles n'engagent pas la seule responsabilité des parents si quelque chose se passe mal, mais aussi ceux qui ont confiés l'enfant.     Nous prenons conscience des choses qu'il faut améliorer. L'une des plus importantes, c'est de ne pas dénigrer la parole des "victimes". Les violences obstétricales existent. Rien n'est parfait. Mais tout est perfectible.     Ce livre m'a touché, vous l'aurez compris, de part ma propre expérience. J'ai eu le plaisir d'y trouver des mots non-moralisateurs, sans attaque. Il n'y a pas de dénonciation gratuite, juste des éléments permettant d'approfondir la réflexion, car tant qu'il y a un débat, c'est qu'on peut échanger et avancer.     Mon fils va bien. Je n'ai pas pardonné. Et certaines nuits, je ressens encore à ces liens qui m'entravent sur la table d'opération avec des bruits d'incision, et cette douleur qui n'en finit pas. Mais le matin, le sourire de mon fils panse cette blessure. En bref : Un livre que j'ai aimé, qui traite de réalité obstétricale. le tout est porté par une plume soignée et respectueuse, abordant la relation de Stéphanie et Luc, les doutes et réflexions sur la maternité. 
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        • Ladoryquilit Posté le 31 Octobre 2017
          Stéphanie est enceinte. Confiante dans cette nouvelle aventure, son chemin semble tout tracé avant que le doute s'installe, que les nombreuses questions viennent bouleverser cette si belle confiance. Les questions sur son corps, sur le tournant que va prendre sa vie ou encore sur son couple. Nous accompagnons Stéphanie dans sa maternité, dans cette étape de sa vie, et à travers elle c'est un peu de toutes les femmes que nous retrouvons. J'avais gagné ce roman lors d'un concours organisé par Fleuve Éditions. Oh joie, depuis le temps que je voulais découvrir Sophie Adriansen ! En ouvrant Linea Nigra, je savais que cette lecture ne me laisserait pas insensible, mais pas à ce point... Linea Nigra, c'est donc l'histoire de Stéphanie, Stéphanie qui est enceinte et s'apprête donc à devenir maman. Mais ce n'est pas seulement ça, ce n'est pas seulement lire simplement son histoire, c'est accompagner véritablement celle-ci durant plusieurs mois, c'est prendre conscience de certains aspects de la maternité, de l'influence que peuvent avoir ceux qui nous entourent. C'est l'histoire d'amour de Stéphanie et Luc, d'Ulysse aussi, c'est une multitude de personnages que nous rencontrons au fil des pages, mais aussi une multitude de documents qui viennent ponctuer ça et... Stéphanie est enceinte. Confiante dans cette nouvelle aventure, son chemin semble tout tracé avant que le doute s'installe, que les nombreuses questions viennent bouleverser cette si belle confiance. Les questions sur son corps, sur le tournant que va prendre sa vie ou encore sur son couple. Nous accompagnons Stéphanie dans sa maternité, dans cette étape de sa vie, et à travers elle c'est un peu de toutes les femmes que nous retrouvons. J'avais gagné ce roman lors d'un concours organisé par Fleuve Éditions. Oh joie, depuis le temps que je voulais découvrir Sophie Adriansen ! En ouvrant Linea Nigra, je savais que cette lecture ne me laisserait pas insensible, mais pas à ce point... Linea Nigra, c'est donc l'histoire de Stéphanie, Stéphanie qui est enceinte et s'apprête donc à devenir maman. Mais ce n'est pas seulement ça, ce n'est pas seulement lire simplement son histoire, c'est accompagner véritablement celle-ci durant plusieurs mois, c'est prendre conscience de certains aspects de la maternité, de l'influence que peuvent avoir ceux qui nous entourent. C'est l'histoire d'amour de Stéphanie et Luc, d'Ulysse aussi, c'est une multitude de personnages que nous rencontrons au fil des pages, mais aussi une multitude de documents qui viennent ponctuer ça et là certains passages. On sait, que nous soyons maman ou pas, que la grossesse est une étape décisive dans la vie d'une femme qui s'apprête à devenir mère, ici, c'est magnifiquement mis en lumière. Rien n'est oublié, les questionnements, les étapes au fil des mois, les réactions de l'entourage et des amis, la rencontre tant attendue avec son enfant. Tout est à sa place, sans fioritures, mais criant de vérités. À travers les chapitres et leur diversité, on passe de l'histoire "maintenant" de Stéphanie à des extraits de livres, de documents, en passant par Luc, la mère de Stéphanie ou encore la remarque d'une amie, ce livre se dévore ! Sophie Adriansen a une écriture simple, pas simple dans le sens qui n'est pas recherchée, mais simple dans le sens où elle pose les mots justes sans chercher à en faire trop pour chaque événement, chaque moment de ce roman tout en y apportant un côté poétique. Linea Nigra est d'une incroyable justesse, dans les émotions qu'il véhicule ou encore dans les événements relatés du début à la fin. L'auteure ne cherche pas à donner de leçons, mais plutôt à offrir d'autres perspectives sur la grossesse, sur la maternité, sur le droit de chacune à devenir mère sans avoir une façon imposée. Stéphanie est attachante, nous partageons presque véritablement ces quelques mois avec elle entre sourires et larmes à travers Linea Nigra. Je ne suis pas maman, je ne sais pas si je le serais un jour, mais si c'était le cas, je sais que je ressortirais Linea Nigra à cette occasion. Ce livre, toutes les femmes devraient le lire, TOUTES ! C'est un formidable roman sur la femme, sur la maternité, sur le corps de la femme. Personnellement, j'y ai appris beaucoup de choses, la maternité ne se résume pas à ce schéma préétabli que nous pensons connaître, non loin de là, et les questions qu'on se pose n'ont pas les mêmes réponses pour toutes selon les envies de chacune. Après ce tel coup de cœur, je me suis d'ailleurs empressée de me procurer le précédent roman de Sophie Adriansen, Le syndrome de la vitre étoilée, que je compte lire rapidement. Alors un conseil, vous aussi découvrez cette auteure sans plus tarder. Et une dernière chose, merci Sophie Adriansen d'avoir écrit ce livre. Linea Nigra de Sophie Adriansen est disponible chez Fleuve Éditions.
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        • SophieLesBasBleus Posté le 12 Octobre 2017
          Stéphanie est enceinte. Enceinte. Le terme évoque forteresse, citadelle entourée d'une ceinture de remparts qui protègent, qui isolent parfois. Ce corps transformé en cocon il lui faut l'apprivoiser sans cesse en acceptant de le partager, en veillant à l'habiter encore plus intensément. Mais que faire de tous les récits de gestations, d'accouchements, d'expériences qui abondent dès que sa grossesse est connue ? Les occulter ? Les prendre en compte ? Y résister ? S'y soumettre ? La crainte de ne pas savoir, de ne pas pouvoir, de souffrir, d'échouer, hante Stéphanie. Les savoirs physiologiques, scientifiques ou empiriques n'y font rien : donner la vie reste un acte secret qui appartient à l'intime d'un couple et de son enfant à naître. Dès lors, quelle place et quel rôle laisser au geste médical ? Péridurale, césarienne, accouchement déclenché, accéléré, retardé, épisiotomie, délivrance... dans ce maquis de mots et de procédures, la femme et future mère, constamment menacée d'être malmenée par des actes intempestifs, a bien du mal à préserver l'intégrité de son "enceinte". Enfermée dans des protocoles médicaux abscons et parfois superflus, la femme enceinte doit lutter sans cesse pour faire entendre sa voix et son droit au choix, au risque... Stéphanie est enceinte. Enceinte. Le terme évoque forteresse, citadelle entourée d'une ceinture de remparts qui protègent, qui isolent parfois. Ce corps transformé en cocon il lui faut l'apprivoiser sans cesse en acceptant de le partager, en veillant à l'habiter encore plus intensément. Mais que faire de tous les récits de gestations, d'accouchements, d'expériences qui abondent dès que sa grossesse est connue ? Les occulter ? Les prendre en compte ? Y résister ? S'y soumettre ? La crainte de ne pas savoir, de ne pas pouvoir, de souffrir, d'échouer, hante Stéphanie. Les savoirs physiologiques, scientifiques ou empiriques n'y font rien : donner la vie reste un acte secret qui appartient à l'intime d'un couple et de son enfant à naître. Dès lors, quelle place et quel rôle laisser au geste médical ? Péridurale, césarienne, accouchement déclenché, accéléré, retardé, épisiotomie, délivrance... dans ce maquis de mots et de procédures, la femme et future mère, constamment menacée d'être malmenée par des actes intempestifs, a bien du mal à préserver l'intégrité de son "enceinte". Enfermée dans des protocoles médicaux abscons et parfois superflus, la femme enceinte doit lutter sans cesse pour faire entendre sa voix et son droit au choix, au risque de passer dès avant la naissance pour une "mauvaise mère". C'est ce parcours que Sophie Adriansen passe au crible de son analyse et de son argumentation ardente en utilisant les ressorts de la superbe histoire d'amour que tissent Stéphanie, Luc et Ulysse. Il n'est pas question ici d'affirmations péremptoires, mais d'un léger déplacement du point de vue, d'un examen précis des idées préconçues, qui permet de fructueuses mises en questions. La somme de documents, leur diversité, leur insertion naturelle dans le cours de l'histoire provoquent un effet de perspectives extrêmement riches et passionnantes. Sophie Adriansen fouille, creuse, met en lumière, interroge, et construit un roman vrai, au ton parfois incisif, parfois poétique, mais toujours juste et accessible. "Linea nigra" restitue l'image de cette marque qui se dessine sur le ventre de la femme enceinte : un fil, une frontière sur laquelle évolue la femme, tenant un équilibre précaire entre les discours des "professionnels de la profession" interventionnistes et ceux de la tradition selon laquelle la douleur est inéluctable, voire nécessaire, pour devenir mère. Mais, contrairement à la "ligne noire" de la grossesse, celle que trace Sophie Adriansen est bien loin de s'effacer avec le temps. Un seul regret pour moi : n'avoir pas eu l'occasion de lire ce livre lors de ma première grossesse. Combien il m'aurait rassurée !
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        • LN Posté le 21 Septembre 2017
          Dans Le syndrome de la vitre étoilée, nous rencontrions Stéphanie qui essayait désespérément d'avoir un enfant avec Guillaume, avant de mettre fin à son couple pour une renaissance aux côtés de Luc. Dans Linea Nigra - qui peut se lire indépendamment du précédent - nous retrouvons la jeune femme et son parcours de vie de la conception à l'accouchement, avec toutes les interrogations inhérentes sur le couple, l'amour maternel, mais surtout sur l'accompagnement de la femme enceinte et sa prise en charge par les professionnels de santé. La jeune Stéphanie ressent une angoisse et les échos du monde médical ne la rassurent guère : "La césarienne permet aux hommes d'avoir encore un peu de domination sur le corps des femmes, ces femmes si puissantes, ces femmes qui pourraient se passer d'eux bien souvent." p. 121 "Réfréner les ardeurs chirurgicales de mâles en manque de domination. La corporation des gynécologues-obstétriciens compte bien plus d'hommes que de femmes." p. 155 "Les femmes parfois disent non. Mais on leur demande alors de revenir à la raison. On ne les écoute pas. On ne cherche pas à les comprendre. On systématise." p. 155 Elles donnent même quelquefois des scènes délirantes : "Les femmes se laissent exercer une pression... Dans Le syndrome de la vitre étoilée, nous rencontrions Stéphanie qui essayait désespérément d'avoir un enfant avec Guillaume, avant de mettre fin à son couple pour une renaissance aux côtés de Luc. Dans Linea Nigra - qui peut se lire indépendamment du précédent - nous retrouvons la jeune femme et son parcours de vie de la conception à l'accouchement, avec toutes les interrogations inhérentes sur le couple, l'amour maternel, mais surtout sur l'accompagnement de la femme enceinte et sa prise en charge par les professionnels de santé. La jeune Stéphanie ressent une angoisse et les échos du monde médical ne la rassurent guère : "La césarienne permet aux hommes d'avoir encore un peu de domination sur le corps des femmes, ces femmes si puissantes, ces femmes qui pourraient se passer d'eux bien souvent." p. 121 "Réfréner les ardeurs chirurgicales de mâles en manque de domination. La corporation des gynécologues-obstétriciens compte bien plus d'hommes que de femmes." p. 155 "Les femmes parfois disent non. Mais on leur demande alors de revenir à la raison. On ne les écoute pas. On ne cherche pas à les comprendre. On systématise." p. 155 Elles donnent même quelquefois des scènes délirantes : "Les femmes se laissent exercer une pression sur l'abdomen, au niveau de l'utérus, dans l'idée supposée que cela accélèrera la naissance. Certains soignants grimpent sur le ventre des femmes afin d'utiliser leur poids pour exercer cette pression. Cela arrive en France à un tiers de femmes qui accouchent pour la première fois." p. 145 La liste de tous les risques des nouvelles pratiques comme l'épisiotomie, le recours à l'ocytocine de synthèse font froid dans le dos... Ainsi, la future mère choisit de s'orienter vers les maisons de naissance, pour un accompagnement plus en harmonie avec ce qu'elle recherche. La personnalité humble et bienveillante de l'auteure transparait au fur et à mesure, et surtout, quand, avec une sincérité sans fard, elle reconnait certains de ses torts, de ces idées reçues qui ne passent pas l'épreuve de l'expérience. Elle avoue n'avoir rencontré ni bourreaux ni bouchers parmi le personnel médical mais des personnes compréhensives, et elle admet la médicalisation nécessaire. Ce roman est intéressant en ce sens : après avoir peint le pire, puis l'idéal avec les NID, pour finir l'auteure propose sa propre réalité avec un aspect plus nuancé, entre compréhension et hyper technologie de l'accouchement. Ce roman aux allures de documentaire offre ainsi une vision juste et touchante de ce moment si particulier de la vie d'une femme.
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