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            Lire Lolita à Téhéran

            Plon
            EAN : 9782259198820
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 396
            Format : 140 x 225 mm
            Lire Lolita à Téhéran

            Marie-Héléne DUMAS (Traducteur)
            Date de parution : 19/02/2004

            Des femmes iraniennes bridées se dévoilent, au propre et au figuré, pour retrouver leur liberté grâce à la lecture des grandes œuvres de l’Occident.

            Après avoir dû démissionner de l'Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni chez elle clandestinement pendant prés de deux ans sept de ses étudiantes pour découvrir de grandes ?uvres de la littérature occidentale. Certaines de ces jeunes filles étaient issues de familles conservatrices et...

            Après avoir dû démissionner de l'Université de Téhéran sous la pression des autorités iraniennes, Azar Nafisi a réuni chez elle clandestinement pendant prés de deux ans sept de ses étudiantes pour découvrir de grandes ?uvres de la littérature occidentale. Certaines de ces jeunes filles étaient issues de familles conservatrices et religieuses, d'autres venaient de milieux progressifs et laïcs; plusieurs avaient même fait de la prison. Cette expérience unique leur a permis à toutes grâce à la lecture de Lolita de Nabokov ou de Gatsby le magnifique de Scott Fitzgerald, de remettre en question la situation « révolutionnaire » de leur pays et de mesurer la primauté de l'imagination sur la privation de liberté. A travers le prisme de la littérature, et notamment dans le personnage de Lolita, ces jeunes femmes retrouvent le reflet de leur propre soumission au pouvoir répressif des mollahs. Peu à peu, elles confient à l'auteur leurs aspirations, leurs rêves et leurs déceptions. Ce livre magnifique, souvent poignant, est le portrait brut et déchirant de la révolution islamique en Iran.
            « Un livre captivant. Il explore avec ferveur et conviction le pacte tacite existant entre l'écrivain, le livre et le lecteur.
            Tous les lecteurs devraient lire ce livre. » Margaret Atwood

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            EAN : 9782259198820
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 396
            Format : 140 x 225 mm
            Plon
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • autempsdeslivres Posté le 19 Juin 2018
              Le regard d’une intellectuelle sur son pays m’a permis d’apprendre de nombreuses choses sur l’Iran mais aussi de redécouvrir et d’envisager certains ouvrages sous un nouvel angle de réflexion comme pour Lolita de Nabokov. Avec ce témoignage, j’ai découvert cette envie de changer de régime, de renverser le Shah pour les jeunes iraniens vers une transformation de la révolution avec la prise du pouvoir par les islamistes et la mise en place d’une République islamique. On découvre que les étudiants étaient extrêmement politisés et agissaient au sein des universités pour diffuser leurs idées. C’est aussi la découverte d’alliances surprenantes entre islamistes et communistes pour faire front aux libéraux liés aux Etats-Unis. J’ai également découvert (car j’étais convaincue du contraire) et fut réellement surprise en apprenant que malgré la révolution, les violences commises (meurtres, assassinats, enlèvements, etc.) et le régime islamique, les universités ont continué à fonctionner, que même la littérature étrangère était enseignée non sans provoquer des conflits parmi les étudiants. Par exemple, dans la partie de Gatsby, Azar Nafisi met en place un tribunal afin de juger le roman. C’est ainsi l’occasion de découvrir que certains étudiants préfèrent ne pas exprimer leurs opinions afin de ne pas être considérés comme... Le regard d’une intellectuelle sur son pays m’a permis d’apprendre de nombreuses choses sur l’Iran mais aussi de redécouvrir et d’envisager certains ouvrages sous un nouvel angle de réflexion comme pour Lolita de Nabokov. Avec ce témoignage, j’ai découvert cette envie de changer de régime, de renverser le Shah pour les jeunes iraniens vers une transformation de la révolution avec la prise du pouvoir par les islamistes et la mise en place d’une République islamique. On découvre que les étudiants étaient extrêmement politisés et agissaient au sein des universités pour diffuser leurs idées. C’est aussi la découverte d’alliances surprenantes entre islamistes et communistes pour faire front aux libéraux liés aux Etats-Unis. J’ai également découvert (car j’étais convaincue du contraire) et fut réellement surprise en apprenant que malgré la révolution, les violences commises (meurtres, assassinats, enlèvements, etc.) et le régime islamique, les universités ont continué à fonctionner, que même la littérature étrangère était enseignée non sans provoquer des conflits parmi les étudiants. Par exemple, dans la partie de Gatsby, Azar Nafisi met en place un tribunal afin de juger le roman. C’est ainsi l’occasion de découvrir que certains étudiants préfèrent ne pas exprimer leurs opinions afin de ne pas être considérés comme de mauvais éléments par des étudiants influents. Lire Lolita à Téhéran c’est aussi parler de la place de la femme dans la société iranienne de plus en plus réduite. Cette thématique est extrêmement importante et la présence des 7 étudiantes permet de découvrir différentes visions de la religion et surtout de la pratique. Par exemple, l’imposition du voile aux femmes par le régime a provoqué un effet inattendu sur celles qui le portaient par conviction religieuse entrainant parfois l’installation du doute et la remise en question de leur foi. Ce régime a aussi entrainé une transformation des jeunes femmes qui parfois se retrouvent sans identité propre mais plutôt avec des contours flous sans savoir qui elles sont véritablement. Car le voile les cache au monde, fait disparaitre leur individualité même si parfois elles expriment leurs rébellions dans des gestes simples comme du vernis, des cheveux qui dépassent du voile ou des chaussettes roses. Avec cette perte de l’identité, une place réduite à l’image de l’épouse, l’amour et la relation au mariage n’est vu que d’un point de vue pratique afin d’être tranquille. Elles se marient mais sans savoir ce qu’aimer veut réellement dire car le régime les en empêche. Ainsi, la relation avec l’autre dans certaines circonstances peut devenir étrange, distante et cet amour est complètement dissocié de la sexualité. C’est un amour où l’on partage des affinités intellectuelles mais pas sexuelle car les discours proféraient ont fini par les persuader que le désir est péché. Merci pour ce magnifique témoignage, encore un gros coup de coeur ❤ pour un ouvrage qui devrait être étudié et pour que l’on pense à ces femmes.
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            • Illustration Posté le 16 Février 2018
              Un livre entre récit et essai universitaire qui ne manque pas d'intérêt. Un essai littéraire assez impressionnant par son volume d'abord, et par sa démonstration de l'enseignement supérieur du règne de Khomeiny en Iran. Malheureusement, l'écriture est trop universitaire et l'analyse des oeuvres littéraires en parallèle avec la société iranienne devient progressivement inappropriée et ennuyeuse. Autant j'ai trouvé que le parallèle entre la vie de ces jeunes élèves et leur examen approfondi de « Lolita » de Nabokov sonnait juste, autant je n'ai pas trouvé un lien si évident que l''auteur le suggère entre la société iranienne telle qu'elle est décrite et les autres ouvrages littéraires examinés, comme « Gatsby le magnifique » de Scott Fitzgerald. Azar Nafisi a beaucoup essayé de rapprocher le rêve américain de Gatsby qui symbolise celui de l'Amérique des années 20, au rêve de Khomeiny et son obsession d'islamiser le pays. J'avoue que cette étude comparée entre un roman et la révolution iranienne ne m'a pas convaincue, elle m'a paru subjective. D'où mon ennui qui s'est prolongé, j'ai peiné pour le finir, je trouve ça dommage.
            • QuelsCaracteres Posté le 11 Janvier 2018
              Impressions de lecture… Lolita de Nabokov est un de mes livres préférés, le titre a donc immédiatement attiré mon attention. Et en tant que féministe et amoureuse de la littérature, l’histoire de ce groupe de femmes - réuni clandestinement autour de l’auteur elle-même, dans son salon, pendant la révolution islamique en Iran, pour lire de grandes œuvres occidentales – a éveillé mon intérêt. L’avis de Margaret Atwood, cité en quatrième de couverture, a fini de me décider : « Un livre captivant. Il explore avec ferveur et conviction le pacte tacite existant entre l’écrivain, le livre et le lecteur. Tous les lecteurs devraient lire ce livre ». Chose curieuse, quand j’ai acheté puis lu ce livre, je n’avais pas vraiment fait attention au nom de Margaret Atwood (dont je n’avais encore rien lu) et, hasard des pérégrinations et envie de lectures, après avoir terminé cet ouvrage de Nafisi, j’ai plongé dans La Servante écarlate d’Atwood. Et bien sûr, on ne peut s’empêcher de voir des résonnances entre les deux œuvres, notamment la description des sensations qu’on peut avoir quand on sort voilée, la contrainte physique de ne rien laisser dépasser, la... Impressions de lecture… Lolita de Nabokov est un de mes livres préférés, le titre a donc immédiatement attiré mon attention. Et en tant que féministe et amoureuse de la littérature, l’histoire de ce groupe de femmes - réuni clandestinement autour de l’auteur elle-même, dans son salon, pendant la révolution islamique en Iran, pour lire de grandes œuvres occidentales – a éveillé mon intérêt. L’avis de Margaret Atwood, cité en quatrième de couverture, a fini de me décider : « Un livre captivant. Il explore avec ferveur et conviction le pacte tacite existant entre l’écrivain, le livre et le lecteur. Tous les lecteurs devraient lire ce livre ». Chose curieuse, quand j’ai acheté puis lu ce livre, je n’avais pas vraiment fait attention au nom de Margaret Atwood (dont je n’avais encore rien lu) et, hasard des pérégrinations et envie de lectures, après avoir terminé cet ouvrage de Nafisi, j’ai plongé dans La Servante écarlate d’Atwood. Et bien sûr, on ne peut s’empêcher de voir des résonnances entre les deux œuvres, notamment la description des sensations qu’on peut avoir quand on sort voilée, la contrainte physique de ne rien laisser dépasser, la négation du corps, le fait d’être ramené à un regard, la réduction du champs visuel… Je reviens sur le livre d’Azar Nafisi. L’œuvre est inclassable : ni roman, ni reportage, il est à mi-chemin entre les deux. Azar Nafisi y raconte son expérience de professeur de littérature anglo-saxonne à l’université de Téhéran, puis chez elle quand elle se retrouve obligée de démissionner et qu’elle organise dans son salon des séminaires avec certaines de ces étudiantes. Le livre est donc le témoignage d’une intellectuelle dans un monde en guerre, où les libertés individuelles, notamment celle des femmes, se réduisent comme peau de chagrin. Mais il se rapproche du roman, car l’auteur a été obligée d’injecter une certaine dose de fiction. Comme elle l’indique dans une note préliminaire, pour des raisons de sécurité, pour protéger les gens concernés, elle a dû changer leurs noms et « certains traits des personnages et des évènements décrits dans ce récit ont été déformés ». Bien que le livre m’ait déçue, ce fût pour moi une lecture très instructive. Je n’y ai pas trouvé ce que le titre et la quatrième de couverture m’avaient laissé présager et j’ai donc eu tout le long un goût de promesses non tenues. J’avais imaginé comment à travers les œuvres d’écrivains que j’affectionne moi-même énormément : Nabokov, Fitzgerald … (elle traite aussi d’Austen et de James), l’auteur nous montrerait le pouvoir de la littérature. Qu’elle resterait bien plus collé à l’analyse littéraire pour nous raconter ce qu’une lectrice de Téhéran, oppressée par les interdits pouvait ressentir et penser à la lecture de ces œuvres très mal vues par le pouvoir politique en place. Comment certains auteurs ont déjà en leur temps bravé la censure, comment les livres et l’imaginaire peuvent préserver des espaces de liberté. J’y ai trouvé cela, dans une certaine mesure (Mention spéciale à l’épisode du procès de Gatsby le Magnifique que Nafisi organise dans sa classe (à partir de la p.173)), mais l’auteur raconte surtout des éléments de sa vie personnelle et de celles de ses étudiantes. Comment elle a vécu la guerre, les bombardements, comment ces femmes et elles même ont vécu l’oppression et ont tenté de résister face à elle, en laissant par exemple dépasser une mèche de cheveux de leur voile, au péril de leur vie, dans un pays où tout geste était alors interprété comme « politique ». Elle nous montre ce que c’est de vivre dans un pays où la liberté d’expression est muselée, où l’on est surveillé, où la censure règne, en cela cette lecture m’a rappelé certains passage de Kundera. Pour nous occidentaux de ma génération, vivant en France, nous avons du mal à nous rendre compte de ça, c’est quelque chose que nous n’avons pas connu. Pas dans une telle mesure… car on aurait tort de penser que nous ne vivons dans une société où la censure n’existe pas et où les citoyens ne sont pas fichés, fliqués, rangés dans des cases (ne serait-ce qu’au nom des intérêts commerciaux), mais c’est un autre débat. La question des générations est d’ailleurs un thème important qu’Azar Nafisi traite dans son œuvre. Car elle, elle fait partie d’une génération de femme qui a connu le pays autrement, qui a perdu des libertés, qui mesure donc cette perte et la différence entre la vie actuelle et la vie d’avant, « Nous avions des souvenirs, des images de ce qui nous avait été pris. Ces jeunes femmes n’avaient rien. Leur mémoire était celle d’un désir qu’elles ne pouvaient exprimer, de quelque chose qu’elle n’avait jamais eu. » p.115. Livre instructif et touchant donc dans le témoignage qu’il délivre sur une période particulière de l’histoire iranienne, plusieurs passages m’ont marqués. Mais je n’ai pas particulièrement apprécié le style, régulièrement j’ai du m’accrocher pour ne pas abandonner la lecture. Et j’ai été fâchée par le côté racoleur du titre, qui est aussi celui du premier chapitre, les autres chapitre portant tous le nom d’un auteur, jusqu’à l’épilogue. J’ai trouvé que cette construction était plutôt artificielle et ne convenait pas au propos. Donc oui, le côté racoleur du titre, on prend une œuvre sulfureuse (de loin la plus sulfureuse de celles traitée par Nafisi) et on l’accole à Téhéran (et donc à ce que la ville charrie dans les imaginaires collectifs, aidé par la couverture sur laquelle deux femmes voilées s’embrasse en souriant) pour créer un oxymore (jeu des contrastes oxymorique aussi sur le visuel de couverture voile/sourire et sensualité du touché et femmes voilée/ femme visage nue qui regarde droit dans l’objectif), une provocation. Provoc soulignée par le premier mot : l’emploi d’un verbe du premier groupe, vecteur dynamique (je lis, j’accomplie une action, c’est une forme de libération, de résistance, de lutte. Je lis, je pense, j’écris etc…). À noter que le titre français colle au titre original : Reading Lolita in Tehran (car Azar Nafisi a écrit le livre en anglais, elle est d’ailleurs citoyenne américaine depuis 2008 et vis aux Etats-Unis). Tout ça et le fait que ce titre soit trompeur par rapport au contenu, a sonné très « marketing » pour moi, ce qui m’a dérangé.
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            • Maghily Posté le 31 Août 2017
              J’ai eu un peu peur au début de ma lecture. Le roman se divise en quatre grandes parties, chacune consacrée à l’un des romans analysés par les filles. Le premier d’entre eux est Lolita, de Vladimir Nabokov, roman que j’ai lu il y a une dizaine d’années mais dont mes souvenirs sont assez flous. Au fur et à mesure de ma lecture, je me sentais un peu perdue face à leurs réflexions au sujet des personnages et des événements qui se déroulent dans le roman. J’ai presque hésité à arrêter ma lecture pour d’abord lire les romans dont il est question, afin de mieux entrer dans l’histoire. Puis, les analyses littéraires passent au second plan et nous nous intéressons surtout aux vies de ces femmes dans une société qui leur enlève peu à peu tous leurs droits. Finalement, il n’est pas nécessaire d’avoir lu au préalable les auteurs ou les romans dont il est question ici, même si je pense que cela doit apporter une dimension supplémentaire à la lecture. L’intrigue du roman est parfois difficile à suivre : Azar Nafisi se rappelle différents événements qui sont liés à ses cours mais tous ne sont pas racontés de manière chronologique. C’est... J’ai eu un peu peur au début de ma lecture. Le roman se divise en quatre grandes parties, chacune consacrée à l’un des romans analysés par les filles. Le premier d’entre eux est Lolita, de Vladimir Nabokov, roman que j’ai lu il y a une dizaine d’années mais dont mes souvenirs sont assez flous. Au fur et à mesure de ma lecture, je me sentais un peu perdue face à leurs réflexions au sujet des personnages et des événements qui se déroulent dans le roman. J’ai presque hésité à arrêter ma lecture pour d’abord lire les romans dont il est question, afin de mieux entrer dans l’histoire. Puis, les analyses littéraires passent au second plan et nous nous intéressons surtout aux vies de ces femmes dans une société qui leur enlève peu à peu tous leurs droits. Finalement, il n’est pas nécessaire d’avoir lu au préalable les auteurs ou les romans dont il est question ici, même si je pense que cela doit apporter une dimension supplémentaire à la lecture. L’intrigue du roman est parfois difficile à suivre : Azar Nafisi se rappelle différents événements qui sont liés à ses cours mais tous ne sont pas racontés de manière chronologique. C’est d’autant plus difficile de se repérer que les étudiantes dont elle parle ont, pour la plupart, suivi ses cours à l’université à des époques assez différentes avant de toutes se retrouver dans le même séminaire. L’autre difficulté de ce roman c’est que l’autrice est restée volontairement floue dans la description des différents personnages, de manière à éviter que quiconque puisse être reconnu et arrêté par le régime. De ce fait, je n’ai jamais vraiment réussi à m’imaginer ces filles qui ne formaient pour moi qu’une masse sans réelles individualités : je ne me suis attachée à aucune, si ce n’est à Azar qui est la narratrice principale. Cela ne m’étonnerait pas que ce soit un effet voulu par l’autrice, montrant que la société efface peu à peu tout ce qui contrevient aux normes morales établies. En effet, dans ce pays, les femmes se voient finalement obligées de se voiler, s’habillent de couleurs sombres, ne peuvent plus porter la moindre trace de maquillage sous peine d’être fouettées par la police de la révolution, ne peuvent pas courir dans les couloirs même si elles sont en retard, etc. Elles se transforment peu à peu en ombres, forcées de se déplacer tête baissée. C’est un roman assez dur par la violence physique et psychologique qu’il décrit. C’est d’autant plus glaçant qu’il s’agit d’une réalité qui s’est d’abord construite avec l’assentiment de la population. C’est vraiment intéressant de voir évoluer le pays à travers les yeux de ces jeunes femmes, dont certaines ont connu la liberté et l’émancipation avant de devoir se plier à ces règles injustes. Ce roman témoigne également de la rapidité avec laquelle la société a changé, malgré le refus d’une grande part de la population qui dénonçait les dérives d’une révolution qui ne répondait plus aux idéaux qu’elle s’était initialement imaginée. Il dénonce l’hypocrisie des membres du régime qui interdisent tout ce qui s’apparente de près ou de loin à l’Occident mais qui profitent du pouvoir et de l’argent obtenus pour jouir de leurs privilèges et profiter des plaisirs qu’ils refusent au reste de la population. Je vous conseille vivement cette lecture si vous souhaitez en découvrir davantage sur cette nation si particulière.
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            • Givry Posté le 20 Janvier 2017
              L'histoire est racontée par une amie savante de la littérature. Cette histoire est vraie, sur fond de révolution islamique. C'est une histoire très humaine, avec toute la finesse féminine de l'auteure, les situations sont plus suggérées que décrites, avec des détails auxquels nous sommes sensibles. Non seulement nous découvrons une vie à l'écart, mais le livre offre une leçon magistrale de littérature sur des livres majeurs comme Lolita de Nabokov, ou Gatsby le magnifique de Fitzgerald. L'écriture est simple et limpide, ce qui fait de ce récit un vrai bonheur de lecture ... qui marque longtemps.
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