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Editions Héloïse D'Ormesson
EAN : 9782350873749
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 199
Format : 140 x 205 mm

Lucie ou la vocation

Date de parution : 18/08/2016
Que sa volonté soit faite.
Lucie est amoureuse. Éperdument. Mais pour imposer celui qu’elle a choisi, elle va devoir se battre. Ne pas céder face aux larmes de sa mère, à l'incompréhension de sa grand-mère, et à la colère de Juliette, sa meilleure amie. Malgré les humiliations quotidiennes, les renoncements, l'isolement et l’ascèse. Elle résiste... Lucie est amoureuse. Éperdument. Mais pour imposer celui qu’elle a choisi, elle va devoir se battre. Ne pas céder face aux larmes de sa mère, à l'incompréhension de sa grand-mère, et à la colère de Juliette, sa meilleure amie. Malgré les humiliations quotidiennes, les renoncements, l'isolement et l’ascèse. Elle résiste et rêve d'absolu. Un jour pourtant, le sacrifice qu'elle a durement payé est violemment ébranlé par la découverte d’un secret. S'est-elle fourvoyée ou est-elle victime d’une manipulation?
 
Avec une sensibilité et une justesse infinie, L. ou la vocation nous entraîne dans les coulisses d'un monde fermé, soumis aux règles impénétrables d’une congrégation vouée au divin. Subtilement le roman dévoile ce processus d’abnégation jusqu’à ce que le doute s’immisce. Une histoire en étroite résonance avec nos problématiques sociétales, et qui permet peut-être de saisir avec plus d'acuité la violence que le sacrifice impose et surtout sa puissance à tout exiger de vous.
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EAN : 9782350873749
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 199
Format : 140 x 205 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • nineentreleslignes Posté le 30 Novembre 2021
    « Apprenez à chasser vos fantômes... Elle aimerait tant y parvenir, mais dans le royaume du Seigneur, elle a la désagréable impression de vivre entourée de spectres. » Lucie a tout quitté pour le prieuré : sa grande amie de toujours Juliette n’a pu la retenir, Mathilde, libre et rebelle rencontré sur les bancs de Khâgne, ses études devenues laborieuses, Normale Sup. Touchée par la Grâce, Lucie épouse la religion, Dieu, l’isolement. Elue de Dieu, elle fait vœu de silence. Elle croyait trouver une sororité, elle doit faire face à l’autorité et à l’abnégation. Jadis coquette, elle néglige son corps devenu gras, elle a sacrifié sa chevelure, fierté ancienne, heureuse que la révérende taille elle-même les cheveux. Lucie est portée par la foi et s’en remet à la Mère Supérieure qui régule la vie monacale du prieuré. Mais voilà, tout n’est pas amour, tout est division. Enfermement, Isolement, rigueur et silence ... « Le couvent est une institution qui dépend du Vatican ! L’Eglise doit surveiller ses dépendances. S’assurer que tous ses organes fonctionnent bien. Comme un corps vivant. » Mais quand Mathilde intègre le couvent, Lucie se met à douter, est-ce seulement un hasard ? La jeune femme semble ne pas la connaitre, pire elle... « Apprenez à chasser vos fantômes... Elle aimerait tant y parvenir, mais dans le royaume du Seigneur, elle a la désagréable impression de vivre entourée de spectres. » Lucie a tout quitté pour le prieuré : sa grande amie de toujours Juliette n’a pu la retenir, Mathilde, libre et rebelle rencontré sur les bancs de Khâgne, ses études devenues laborieuses, Normale Sup. Touchée par la Grâce, Lucie épouse la religion, Dieu, l’isolement. Elue de Dieu, elle fait vœu de silence. Elle croyait trouver une sororité, elle doit faire face à l’autorité et à l’abnégation. Jadis coquette, elle néglige son corps devenu gras, elle a sacrifié sa chevelure, fierté ancienne, heureuse que la révérende taille elle-même les cheveux. Lucie est portée par la foi et s’en remet à la Mère Supérieure qui régule la vie monacale du prieuré. Mais voilà, tout n’est pas amour, tout est division. Enfermement, Isolement, rigueur et silence ... « Le couvent est une institution qui dépend du Vatican ! L’Eglise doit surveiller ses dépendances. S’assurer que tous ses organes fonctionnent bien. Comme un corps vivant. » Mais quand Mathilde intègre le couvent, Lucie se met à douter, est-ce seulement un hasard ? La jeune femme semble ne pas la connaitre, pire elle lui est hostile ! Lucie qui a gardé cette aptitude à douter et à réfléchir, ce côté rebelle resté enfoui au fond d’elle qui déplait tant au couvent, va ouvrir les yeux et découvrir des agissements pour le moins contraire à la règle monastique. Un roman à la fois intéressant et perturbant, sur la vocation : état de grâce ou dérive d’un état dans l’état, sur le fil de la morale il remet en question les fondements de l’Eglise.
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  • Little_stranger Posté le 17 Janvier 2021
    Je ne sais pas pourquoi, j'ai lu ce roman : la couverture ou le sujet ? Une histoire d'initiation au renoncement, une histoire de foi en soi, en une instance supérieure ... Lucie est une jeune fille des années 2000, elle a perdu son père et elle veut devenir religieuse. Lucie a une amie qui est comme une soeur pour elle qui ne comprend pas sa démarche. Lucie porte bien son nom : elle est illuminée par sa conviction, sa soumission désirée à Dieu, sa volonté de s'effacer pour n'exister que dans son amour à ce dernier. Pas simple de se retirer du monde en espérant trouver la paix et qu'on est confronté à un univers aussi agressif car fermé sur lui même, que l'extérieur. J'ai eu du mal à rentrer dans ce texte, mais je n'ai pas regretté ma persévérance. Foi, amour, oubli de soi pour devenir plus grande que ses pensées, Maëlle Guillaud a écrit un fort beau livre.
  • Lunabiax Posté le 9 Janvier 2019
    Etudiante en khâgne, Lucie a la foi fervente et cherche l'absolu. Sa quête l'amène à entrer dans les ordres, au grand dam de ses parents et de son amie Juliette, qui y voient un véritable suicide social. Mais Lucie est enthousiaste et entame son noviciat. Malgré un quotidien difficile et des règles arbitraires, dans une congrégation tenue d'une main de fer par la révérende mère, elle tient bon et finit par accéder à des responsabilités qui font lui fait découvrir un terrible secret… Un milieu clos entièrement féminin, une vie ascétique, une discipline parfois cruelle, on est loin de l'idéal d'humanité et de bienveillance et bien plus proche d'une secte. C'est ce à quoi se heurte la foi de Lucie qui vacille et cependant se maintient malgré les doutes. Le lecteur quant à lui ne peut qu'avoir le frisson à découvrir les dessous du couvent et ce que s'imposent les femmes et les hommes au nom de Dieu. Juliette partage la même méfiance, puis la même révolte, dans de courts passages qui viennent émailler le récit vu par les yeux de Lucie. Un roman court et percutant, au dénouement glaçant.
  • lelivredapres Posté le 26 Décembre 2018
    Lucie est en khâgne dans un prestigieux lycée parisien mais la compétition impitoyable qui règne dans cette classe préparatoire ne convient pas à la jeune fille qui ne supporte plus la pression. Celle qui se prépare à une brillante carrière se trouve emplie de doutes. Depuis quelques temps, elle se rend dans la cour d’un couvent en compagnie de Mathilde, une amie catholique pratiquante. L’amour et la sérénité qu’elle y ressent la conduisent à rencontrer la mère supérieure et très rapidement, à entrer en noviciat : pourquoi ne pas vivre sa foi, devenir l’épouse de Dieu, lui sacrifier sa vie ? C’est une congrégation prestigieuse, contemplative, mais aussi très dure, que Lucie a choisie : il lui faudra un jour faire vœu de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Dès les premiers jours, Lucie est confrontée à la difficulté d’obéir et se retrouve à nouveau en proie au doute, un sentiment qui ne la quittera plus. Outre le point de vue de Lucie la narratrice, ce court roman nous offre celui de sa meilleure amie Juliette, qui a bien du mal à comprendre le choix de Lucie. Juliette brûle d’envie d’aider Lucie à sortir de ce qu’elle considère comme une prison, un enfermement... Lucie est en khâgne dans un prestigieux lycée parisien mais la compétition impitoyable qui règne dans cette classe préparatoire ne convient pas à la jeune fille qui ne supporte plus la pression. Celle qui se prépare à une brillante carrière se trouve emplie de doutes. Depuis quelques temps, elle se rend dans la cour d’un couvent en compagnie de Mathilde, une amie catholique pratiquante. L’amour et la sérénité qu’elle y ressent la conduisent à rencontrer la mère supérieure et très rapidement, à entrer en noviciat : pourquoi ne pas vivre sa foi, devenir l’épouse de Dieu, lui sacrifier sa vie ? C’est une congrégation prestigieuse, contemplative, mais aussi très dure, que Lucie a choisie : il lui faudra un jour faire vœu de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Dès les premiers jours, Lucie est confrontée à la difficulté d’obéir et se retrouve à nouveau en proie au doute, un sentiment qui ne la quittera plus. Outre le point de vue de Lucie la narratrice, ce court roman nous offre celui de sa meilleure amie Juliette, qui a bien du mal à comprendre le choix de Lucie. Juliette brûle d’envie d’aider Lucie à sortir de ce qu’elle considère comme une prison, un enfermement qui ne peut être que l’œuvre d’une secte. Elle se met à haïr ce dieu qui lui a volé sa meilleure amie. Fidèle, elle continue à écrire et à rendre visite à Lucie, et essaie de comprendre, encore et toujours. A l’intérieur du couvent, les choses ne se passent pas comme Lucie l’avait imaginé. Les pires défauts humains règnent : hypocrisie, jalousies, mensonges, cruauté, manipulation. Le prieuré n’est finalement que le reflet de la société. L’arrivée de Mathilde ne soulagera pas Lucie, bien au contraire. Il n’y a qu’un père jésuite, ancien ami du père de Lucie, qui parviendra à lui apporter quelque réconfort. Le sujet est original et intéressant, mais le traitement parfois un peu abrupt et rapide : on se demande comment une jeune fille moderne en arrive à prendre la décision d’entrer dans les ordres aussi rapidement. On comprend vite que Lucie est éprise d’absolu, mais on regrette que son cheminement ne soit pas plus détaillé. Il en va de même à la fin, lorsqu’elle prend sa décision finale. Pour autant, ce premier roman est bien écrit, fluide et prenant. Il présente l’intérêt de nous emmener dans une réflexion hors du temps. Un temps qui d’ailleurs, ne se déroule pas comme à l’ordinaire : dans « Lucie ou la vocation », les années passent sans que l’on s’en aperçoive, le temps semble immuable. Et se posent les questions essentielles : exerçons-nous vraiment notre liberté ? Détenons-nous vraiment le pouvoir de choisir notre vie ?
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  • beberoots Posté le 20 Juin 2018
    Comme tous les jeunes de son âge, Lucie se pose des questions sur son avenir. Mais comme peu d'entre eux elle veut consacrer sa vie à Dieu, son âme sœur, entrer dans une congrégation, se retirer du monde. Mais après plusieurs mois et années, elle est bien loin de ce qu'elle avait imaginé. Entre mensonges, complots, manipulations, ce monde reclus est à l'image du monde extérieur : égoïste, sans pitié et sans amour. Il y a de quoi douter de l'amour de Dieu, son seul soutien dans toutes ces épreuves. J'ai lu ce roman en quelques heures, en apnée. Ce que j'ai trouvé derrière ces pages m'a effrayée ! L'Eglise est impitoyable et malheureusement les âmes qui la peuple ne sont que des humains dont les vices sont le mêmes qu'ailleurs... Lucie m'a profondément touchée et bouleversée, elle se jette corps et âme dans cet amour pour Dieu, naïve et amoureuse, elle fait ce qu'on lui demande. Elle a du mal avec l'autorité mais se fait violence pour rentrer dans ce moule trop étroit. Autre personnage qui représente bien les défauts humains : Juliette, que j'ai détesté. C'est un monstre d'égoïsme, qui espère encore après de nombreuses années que son amie lui... Comme tous les jeunes de son âge, Lucie se pose des questions sur son avenir. Mais comme peu d'entre eux elle veut consacrer sa vie à Dieu, son âme sœur, entrer dans une congrégation, se retirer du monde. Mais après plusieurs mois et années, elle est bien loin de ce qu'elle avait imaginé. Entre mensonges, complots, manipulations, ce monde reclus est à l'image du monde extérieur : égoïste, sans pitié et sans amour. Il y a de quoi douter de l'amour de Dieu, son seul soutien dans toutes ces épreuves. J'ai lu ce roman en quelques heures, en apnée. Ce que j'ai trouvé derrière ces pages m'a effrayée ! L'Eglise est impitoyable et malheureusement les âmes qui la peuple ne sont que des humains dont les vices sont le mêmes qu'ailleurs... Lucie m'a profondément touchée et bouleversée, elle se jette corps et âme dans cet amour pour Dieu, naïve et amoureuse, elle fait ce qu'on lui demande. Elle a du mal avec l'autorité mais se fait violence pour rentrer dans ce moule trop étroit. Autre personnage qui représente bien les défauts humains : Juliette, que j'ai détesté. C'est un monstre d'égoïsme, qui espère encore après de nombreuses années que son amie lui reviendra. Elle n'essaie pas de comprendre et ne réalise pas du tout qu'elle n'est pas la seule à souffrir ! L'écriture est plutôt froide et incisive, à l'image de cette vie de sacrifice, ce qui amène l'urgence de la lecture. Les citations sont omniprésentes, le travail de documentation de l'auteur est louable, elle a d'après moi parfaitement compris les enjeux. Je pense qu'un tel roman conforte l'athée dans ses points de vue et ébranle les fois chancelantes. 
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