Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221091791
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 416
Format : 153 x 240 mm

L'utopie ou la mémoire du futur

de Tomas More à Lénine, le rève éternel d'une autre Société

Date de parution : 16/11/2000

Un regard nouveau sur l'utopie et sur le communisme

Quand au début du XVIe siècle Thomas More écrit son «Utopia», pour la première fois la promesse d'une société parfaite descend sur terre. Et quand en 1917 Lénine conduit la révolution soviétique, c'est au nom de la réalisation d'un système exemplaire qu'il légitime le sacrifice et la terreur. De l'un...

Quand au début du XVIe siècle Thomas More écrit son «Utopia», pour la première fois la promesse d'une société parfaite descend sur terre. Et quand en 1917 Lénine conduit la révolution soviétique, c'est au nom de la réalisation d'un système exemplaire qu'il légitime le sacrifice et la terreur. De l'un à l'autre, Yolène Dilas-Rocherieux montre comment l'utopie, écho de quatre siècles de pensée et de bouleversements politiques en Occident, a nourri la doctrine communiste et a été utilisée par les révolutionnaires bolcheviques.En décrivant Utopie, sa cité fictive, dans les moindres détails comme l'envers parfait de la société réelle, un monde débarrassé de l'injustice et du mal, Thomas More lègue un outil de critique sociale incomparable. Jusqu'au XVIIIe siècle, sa méthode fut cent fois reprise, la fantaisie littéraire aidant. La Révolution française a poussé un Babeuf en France, ou un Fichte en Allemagne, à rapprocher l'imaginé de la réalité, et même à déclarer nécessaires, les contenus de projets comme la «Société des égaux» ou «l'État commercial fermé».Avec le XIXe siècle et la montée des idées socialistes et communistes, entrèrent en concurrence les propositions communautaires de Robert Owen, la République industrielle de Saint-Simon, le Phalanstère de Charles Fourier, le Familistère d'André Godin et la Démocratie mutualiste et fédéraliste de Pierre-Joseph Proudhon. Toutes solutions que Marx condamna pour non-scientificité mais qui rendirent envisageables des idées essentielles au communisme. Ouverte aux mutations, l'utopie a su, jusqu'à nos jours, épouser dogmes et fantasmes, depuis le capitalisme d'État d'Edward Bellamy, jusqu'au communisme rural de William Morris en passant par les utopies anarchistes avec Sébastien Faure ou Pierre Kropotkine, pacifistes avec André Maurois et même écologistes avec Georges Girardin.Certains utopistes, tels Victor Considerant ou Étienne Cabet, ont tenté de réaliser leur cité de nulle part. Leur échec a montré toute la difficulté de l'homme à s'organiser au profit de la collectivité. Mais l'utopie s'est révélée un instrument particulièrement efficace pour mobiliser l'engagement extrême d'un peuple tout en nourrissant son attente. Lénine ou Staline surent utiliser l'espérance alimentée par l'utopie. On sait ce qu'il en est advenu. Si l'utopie se révèle dangereuse quand elle se cristallise autour d'un principe immuable, la richesse individuelle comme mal suprême, il faut souligner sa richesse critique et inventive : aucun essai ne l'égale pour agencer le discours critique, les savoirs et la suggestion.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221091791
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 416
Format : 153 x 240 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Unvola Posté le 22 Août 2020
    Dans cette étude, Yolène Dilas-Rocherieux (maître de conférences en sociologie politique et spécialiste du Communisme), démontre le lien inséparable qui unit la notion d’UTOPIE avec le COMMUNISME. L’auteur, à travers de nombreux penseurs de l’Utopie comme : Thomas More, Charles Fourier, Robert Owen, Saint-Simon, etc., nous donne une définition complète de celle-ci. Pour résumer, disons que l’Utopie appliquée à l’Idéologie Communiste représente : la promesse d’un « avenir radieux », d’un monde « parfait », exempt de tous les « vices » contenus dans la société Capitaliste. Car dans le monde Utopique Communiste on supprime : l’argent, la propriété privée. Les gens ne travaillent plus que deux ou trois heures par jour, d’où la célèbre formule : « A chacun selon ses besoins », et la misère disparaît par « miracle ». De plus, comme la société s' »auto-régule », il n’y a plus besoin, ni d’Etat, ni d’armée, ni de police, et puisque l’Homme est « naturellement bon », il n’y a donc plus de délinquants, de voleurs, de tricheurs, etc.. Tous les citoyens (ou devrais-je dire plutôt les « Camarades ») sont au même niveau social : TRES BAS, car cette société Utopique « parfaite » ne favorise ni le dynamisme, ni le... Dans cette étude, Yolène Dilas-Rocherieux (maître de conférences en sociologie politique et spécialiste du Communisme), démontre le lien inséparable qui unit la notion d’UTOPIE avec le COMMUNISME. L’auteur, à travers de nombreux penseurs de l’Utopie comme : Thomas More, Charles Fourier, Robert Owen, Saint-Simon, etc., nous donne une définition complète de celle-ci. Pour résumer, disons que l’Utopie appliquée à l’Idéologie Communiste représente : la promesse d’un « avenir radieux », d’un monde « parfait », exempt de tous les « vices » contenus dans la société Capitaliste. Car dans le monde Utopique Communiste on supprime : l’argent, la propriété privée. Les gens ne travaillent plus que deux ou trois heures par jour, d’où la célèbre formule : « A chacun selon ses besoins », et la misère disparaît par « miracle ». De plus, comme la société s' »auto-régule », il n’y a plus besoin, ni d’Etat, ni d’armée, ni de police, et puisque l’Homme est « naturellement bon », il n’y a donc plus de délinquants, de voleurs, de tricheurs, etc.. Tous les citoyens (ou devrais-je dire plutôt les « Camarades ») sont au même niveau social : TRES BAS, car cette société Utopique « parfaite » ne favorise ni le dynamisme, ni le volontarisme économiques ; et ni, évidemment, les désirs, les envies, les besoins, les ambitions…, tout ce qui relève de la liberté individuelle est : ANNIHILE. Bref, il s’agit d’un raisonnement excessivement simpliste pour ne pas dire primaire, avec une vision régressive de l’Humanité ! Dramatiquement, ce « monde parfait » promis par Gracchus Babeuf (pendant la Révolution Française), Marx, Engels, les bolcheviques (Communistes), non seulement, n’est jamais advenu, mais BIEN PIRE, l’Utopie transformée en Communisme REEL a conduit à l’extermination au 20ème siècle, d’environ : 100 000 000 de civils innocents. En effet, tragiquement, toutes ces populations ont été soumises à l’oppression et à la répression du Totalitarisme Communiste pendant 74 ans, depuis sa création le 7 novembre 1917 suite au coup d’Etat bolchevique de Lénine, Trotski, Staline, etc., à Petrograd en Russie, jusqu’à l’effondrement de l’U.R.S.S. en 1991, en passant par : la Chine de Mao Zedong, le Cambodge de Pol Pot, le Vietnam de Hô Chi Minh, la Corée du Nord de Kim Il-Sung, Cuba de Castro, etc.. En effet, le Communisme réel par la « Dictature du Prolétariat dans le cadre d’une Révolution permanente mondiale » et par la « Lutte des Classes », a poussé cette aberrante Utopie aux confins de la DESHUMANISATION. L’Etat-Parti-Unique Bolchevique avec la Tcheka (la police politique Soviétique de Félix Dzerjinski) et l’Armée Rouge de Trotski, ont arrêté et exécuté sommairement des CENTAINES de MILLIERS d' »ennemis de classe », puis dès 1918, ont déporté en CAMPS DE CONCENTRATION : des « otages », des « suspects », des « contre-révolutionnaires » réels, potentiels voire imaginaires. Le système Totalitaire Communiste s’est mis en place par : – La Terreur rouge bolchevique ; – La Guerre Civile : un Etat contre son PROPRE PEUPLE ; – Le Communisme de Guerre : la collectivisation et les réquisitions forcées en grandes parties responsables de la gigantesque FAMINE de 1921 – 1922, faisant 5 MILLIONS de morts ; – Les exterminations de masse : bourgeois, koulaks, ouvriers grévistes, prêtres, marins de Cronstadt, officiers cosaques du Don et du Kouban, intellectuels… – Etc.. Comme exemple de ce déferlement de violence à grande échelle, Yolène Dilas-Rocherieux nous présente le terrifiant témoignage d’Alexander Berkman, décrivant entre 1919 et 1922 en Russie, les atrocités auxquelles il assista pendant la Terreur rouge bolchevique et l’immense famine de 1921 – 1922, page 508 : « Nous sommes assaillis par une odeur nauséabonde quand nous pénétrons dans le camp de travail obligatoire à Kharkov. La cour est pleine d’hommes et de garçons incroyablement amaigris, plus que des ombres humaines. Leurs visages jaunes et leurs yeux dilatés, leurs corps couverts de haillons, pieds nus, ils me faisaient penser aux parias mourant de faim dans une Inde frappée par la famine ». L’infâme TERRORISTE : TROTSKI, en tant que chef de l’Armée Rouge est TOTALEMENT responsable des EXECUTIONS SOMMAIRES des prisonniers, pendant et après l’insurrection des Marins de Cronstadt en février 1921 ; comme en témoigne Alexander Berkman, toujours page 508 : « Cronstadt est tombée aujourd’hui. Des milliers de marins et de travailleurs sont étendus morts dans les rues. L’exécution sommaire de prisonniers et d’otages continue ». Ensuite, cette Terreur s’est développée à travers le monde, dans chaque Etat Totalitaire Communiste, tout au long du 20ème siècle. De nos jours, il existe toujours des nostalgiques du régime Totalitaire Communiste dans certains Partis Politiques Français, tels que : le Parti Communiste Français (P.C.F.), Le Nouveau Parti Anticapitaliste (N.P.A.), Lutte Ouvrière (L.O.)… Ils n’espèrent qu’une chose dans l’attente impatiente du fumeux Grand Soir : recommencer l’horrible « expérience », afin de RE-transformer l’Utopie théorique en cette monstruosité absolue, qu’est le Communisme réel !
    Lire la suite
    En lire moins
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.