Lisez! icon: Search engine
Fleuve éditions
EAN : 9782265115651
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 140 x 210 mm

M pour Mabel

Marie-Anne de BÉRU (Traducteur)
Date de parution : 25/08/2016
« Chercher à voir un autour, c’est comme rechercher la grâce : elle surviendra, mais rarement, et vous ne saurez ni quand ni comment. »
Enfant, Helen rêvait d’être fauconnier. Elle nourrit des années durant son rêve par la lecture.
Devenue adulte, elle va avoir l’occasion de le réaliser.
De manière brutale et inattendue, son père, journaliste qui a marqué profondément sa vision du monde, s’effondre un matin dans la rue.
Terrassée par le chagrin, passant par toutes...
Enfant, Helen rêvait d’être fauconnier. Elle nourrit des années durant son rêve par la lecture.
Devenue adulte, elle va avoir l’occasion de le réaliser.
De manière brutale et inattendue, son père, journaliste qui a marqué profondément sa vision du monde, s’effondre un matin dans la rue.
Terrassée par le chagrin, passant par toutes les phases du deuil, le déni, la colère, la tristesse, Helen va entreprendre un long voyage physique et métaphysique. Elle va se procurer un rapace de huit semaines, le plus sauvage de son espèce, Mabel. Réputé impossible à apprivoiser. Elle va s’isoler du monde, de la ville, des hommes. Et emprunter un chemin étonnant.

« Des clairières. Voilà ce qu’il me fallait. Peu à peu, mon cerveau retrouvait ses points de repère et reprenait possession d’espaces inutilisés depuis des mois. Je passais ma vie depuis si longtemps dans des bibliothèques et des salles des professeurs, à fixer des écrans d’ordinateurs, à corriger des essais et à traquer des références universitaires. Ceci était une tout autre chasse. Ici, j’étais un tout autre animal. » 
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782265115651
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 400
Format : 140 x 210 mm

Ils en parlent

« Ce texte est une incantation. Je ne pouvais pas m’empêcher de lire. 
Mark Haddon, auteur du Bizarre Incident du chien pendant la nuit
Mark Haddon

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • LeaJolie78 Posté le 7 Octobre 2020
    Enfant, Helen rêvait d'être fauconnier. Elle nourrit des années durant son rêve par la lecture. Devenue adulte, elle va avoir l'occasion de le réaliser. De manière brutale et inattendue, son père, journaliste qui a marqué sa vision du monde, s'effondre un matin dans la rue. Terrassée par le chagrin, traversant toutes les phases du deuil, Helen va entreprendre un long voyage psychique et métaphysique. Elle va se procurer un rapace dB huit semaines, d'une espèce réputée impossible à apprivoiser. Elle va s'isoler du monde, de la vie, des hommes, pour emprunter un chemin étonnant.
  • morgane2993 Posté le 14 Avril 2019
    Mabel, d'amabilis, aimable, est le nom de l'autour que l'auteure se décide à dresser, suite au décès de son père. Professeure à l'université, Helen a déjà dressé différents oiseaux, notamment des faucons, mais jamais d'autours, réputés pour être récalcitrants. Ce défi lui permet d'oublier le deuil, mais aussi, d'une certaine façon, de s'y confronter. Narrant en contrepoint le périple de White dressant son autour Gos avec beaucoup de maladresse, Helen Macdonald décrit avec précision les étapes du dressage et de l'affection qui s'installe entre elle et son oiseau. Mi-femme, mi-animale, elle porte peu à peu un nouveau regard sur le monde et sur les hommes, sur l'Histoire et sur l'environnement. Une belle histoire, captivante et qui nous fait découvrir un monde peu connu du grand public, celui de la fauconnerie, avec précision et pédagogie. Chaudement recommandée aux curieux et aux amateurs d'histoires vraies.
  • Elvynaa Posté le 29 Janvier 2019
    J'ai adoré tout simplement. Quel beau testament que nous livre l'auteur. Oui, testament de ce qu'elle lègue après son deuil, son autour, cette histoire. J'aime la beauté de la métaphore de l'animal qui est sa réalité à vrai dire... passer les étapes du deuil à travers le dressage d'un autour rend si profond sa douleur, si compréhensible. C'est vraiment bien écrit et si on arrive à lire entre les lignes de son histoire au delà de la "monstruosité" que représente le dressage pour certains, j'ai trouvé cela fascinant au contraire. Tout ce rapport entre proie, prédateur, dressage. Qui est la proie de qui ? L'humain ou l'animal ? De qui ? La liberté ou la captivité ? Excellent en tout points.
  • Floccus Posté le 20 Mai 2018
    "J'aime Mabel mais ce qui se passe entre nous n'a rien d'humain." (300) Cette lecture a été intense. L'obscurité parcourt les lignes par déflagrations de longs éclairs noirs et brûlants. Helen Macdonald laisse les griffes de la mort et de la peur lui labourer le bras. En toute conscience. Elle fait le pari de s'appuyer sur une femelle autour "sortie du carton prête à tuer, comme la folle d'un roman populaire victorien" et sur un écrivain tourmenté, désagréable et narcissique pour retrouver la lumière après la mort de son père. "Dehors, j'oubliais que j'étais un être humain. Tout ce que voyait l'autour était cru, réel, dessiné avec une extrême précision, tout le reste s'évaporait dans le néant." (254) Le glissement vers l'invisibilité, les modifications de subjectivité qu'entraînent sa relation avec Mabel sont fascinants. Elle les décrit sans complaisance et sans angélisme. La réalité fluctue et rester fonctionnel demande des réajustements inconfortables. Dans un monde d'êtres terrifiés par la perte, Helen Macdonald empoigne sa douleur et "ces étranges excavations qui minent un esprit malade" par le biais féral. Gérer son rapport à la violence animale ne va pas de soi mais pose des questions essentielles. Au bout du voyage, l'altérité. Quand on est... "J'aime Mabel mais ce qui se passe entre nous n'a rien d'humain." (300) Cette lecture a été intense. L'obscurité parcourt les lignes par déflagrations de longs éclairs noirs et brûlants. Helen Macdonald laisse les griffes de la mort et de la peur lui labourer le bras. En toute conscience. Elle fait le pari de s'appuyer sur une femelle autour "sortie du carton prête à tuer, comme la folle d'un roman populaire victorien" et sur un écrivain tourmenté, désagréable et narcissique pour retrouver la lumière après la mort de son père. "Dehors, j'oubliais que j'étais un être humain. Tout ce que voyait l'autour était cru, réel, dessiné avec une extrême précision, tout le reste s'évaporait dans le néant." (254) Le glissement vers l'invisibilité, les modifications de subjectivité qu'entraînent sa relation avec Mabel sont fascinants. Elle les décrit sans complaisance et sans angélisme. La réalité fluctue et rester fonctionnel demande des réajustements inconfortables. Dans un monde d'êtres terrifiés par la perte, Helen Macdonald empoigne sa douleur et "ces étranges excavations qui minent un esprit malade" par le biais féral. Gérer son rapport à la violence animale ne va pas de soi mais pose des questions essentielles. Au bout du voyage, l'altérité. Quand on est autour, on est autour... N.B. le terme faucon, employé avec deux sens distincts, mais non spécifiés, tout au long du livre, entraîne une certaine confusion. Une note du traducteur aurait été bienvenue. Un étrange "multitudineux" s'est invité dans le texte français.
    Lire la suite
    En lire moins
  • sweetie Posté le 28 Novembre 2017
    M pour Mabel (H for Hawk en anglais) est un récit autobiographique dans lequel Helen Macdonald se livre sans pudeur durant une période de sa vie particulièrement difficile. Petite fille, fascinée par l'observation des oiseaux et leur environnement, Helen s'exerce ensuite à apprivoiser de petits rapaces et décide, à la mort subite de son père, d'affaiter un autour. C'est cet apprentissage que nous raconte cet ouvrage, parallèlement au parcours de l'écrivain Terence Hanbury White, autoursier autodidacte lui-même. L'écriture est poétique et enveloppante, le propos troublant par moments. Une très belle lecture incitant à l'introspection, condamnant aussi notre tendance à verser trop facilement dans l'anthropomorphisme.
Fleuve éditions, la newsletter résolument intense !
Au programme : surprendre, trembler, s'évader et rire.