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            Madame de Staël

            Perrin
            EAN : 9782262069735
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 640
            Format : 154 x 240 mm
            Madame de Staël

            Date de parution : 13/04/2017
            La vie passionnée et tumultueuse de celle qui incarne presque à elle seule l'opposition à Napoléon.
            Digne héritière des Lumières, croyant au progrès indéfini du genre humain grâce à la pratique de la raison et de la liberté, Madame de Staël défend pendant la Révolution les idées libérales, prenant le parti des constitutionnels. Avec De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations,... Digne héritière des Lumières, croyant au progrès indéfini du genre humain grâce à la pratique de la raison et de la liberté, Madame de Staël défend pendant la Révolution les idées libérales, prenant le parti des constitutionnels. Avec De l’influence des passions sur le bonheur des individus et des nations, elle est la première à donner au mot « romantisme » sa signification nouvelle. De 1794 à 1808, sa liaison orageuse avec Benjamin Constant, chef de file des libéraux, la fait entrer dans l’histoire, tout comme sa farouche opposition à Napoléon dont elle a tenté d’être un moment l’égérie. Contrainte par ce dernier de « résider au moins à quarante lieues de Paris », elle voyage à travers l’Europe, dont elle rapporte plusieurs ouvrages, notamment son célèbre De l’Allemagne qui permit à la France de mieux comprendre ce pays. De retour en France en 1814 après une longue période d’exil, elle meurt à Paris en 1817. Par la hardiesse de sa pensée, par son esprit d’indépendance, l’auteur des Considérations sur les principaux événements de la Révolution française semble aujourd’hui étonnamment moderne, et son génie singulier plus brillant encore qu’il ne le paraissait à ses contemporains.
            Avec le talent d’écriture et l’érudition qu’on lui connaît, Ghislain de Diesbach trace le portrait exhaustif d’une femme à la sensibilité rare, exigeante et tourmentée, disant d’elle-même : « Je suis une personne avec laquelle et sans laquelle on ne peut vivre. »
             
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            EAN : 9782262069735
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 640
            Format : 154 x 240 mm
            Perrin
            26.00 €
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            Ils en parlent

            À travers les amours malheureuses de Mlle Necker, Ghislain de Diesbach ressuscite en fin biographe une femme et une amante qui à défaut d'avoir vécu la passion idéale l'inventa sous sa plume.
            figaro littéraire
            On lira donc avec intérêt cette nouvelle édition de ce portrait passionnant et enlevé. 
            Le Figaro Histoire

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Audrey56 Posté le 3 Juillet 2017
              « C’est une jouissance enivrante […] que de remplir l’univers de son nom, d’exister tellement au-delà de soi qu’il soit possible de se faire illusion sur l’espace et la durée de la vie… » De l’influence des passions sur le bonheur de l’individu et des nations, Germaine de Staël, 1796. Voilà bientôt deux siècles que Madame de Staël est décédée. De nombreuses publications lui sont consacrées cette année pour nous aider à mieux cerner cette femme haute en couleur. Parmi celles-ci, je me suis concentrée sur trois : Madame de Staël ou l’intelligence politique, recueil précieux de correspondances présenté par Michel Aubouin, historien, et publié chez Omnibus ; Madame de Staël, biographie signée Ghislain de Diesbach, publiée chez Perrin et Germaine de Staël et Benjamin Constant – L’esprit de liberté (Perrin), sous la direction de Léonard Burnand, Stéphanie Genand et Catriona Seth, beau-livre publié à l’occasion de l’exposition du même nom, présentée à la Fondation Martin Bodmer (Suisse) du 20 mai au 1er octobre 2017. Les premiers adjectifs qui viennent en tête, après la lecture de ces livres, pour qualifier Germaine de Staël sont : ambitieuse, capricieuse, orgueilleuse, tyrannique, précieuse (ridicule ?), bavarde, fatigante, mais aussi charismatique, brillante, passionnée, attachante, volontaire... « C’est une jouissance enivrante […] que de remplir l’univers de son nom, d’exister tellement au-delà de soi qu’il soit possible de se faire illusion sur l’espace et la durée de la vie… » De l’influence des passions sur le bonheur de l’individu et des nations, Germaine de Staël, 1796. Voilà bientôt deux siècles que Madame de Staël est décédée. De nombreuses publications lui sont consacrées cette année pour nous aider à mieux cerner cette femme haute en couleur. Parmi celles-ci, je me suis concentrée sur trois : Madame de Staël ou l’intelligence politique, recueil précieux de correspondances présenté par Michel Aubouin, historien, et publié chez Omnibus ; Madame de Staël, biographie signée Ghislain de Diesbach, publiée chez Perrin et Germaine de Staël et Benjamin Constant – L’esprit de liberté (Perrin), sous la direction de Léonard Burnand, Stéphanie Genand et Catriona Seth, beau-livre publié à l’occasion de l’exposition du même nom, présentée à la Fondation Martin Bodmer (Suisse) du 20 mai au 1er octobre 2017. Les premiers adjectifs qui viennent en tête, après la lecture de ces livres, pour qualifier Germaine de Staël sont : ambitieuse, capricieuse, orgueilleuse, tyrannique, précieuse (ridicule ?), bavarde, fatigante, mais aussi charismatique, brillante, passionnée, attachante, volontaire et, contre toute attente, fidèle. Fidèle à elle-même, fidèle en amitié, et même fidèle en amour. Bien qu’ils furent multiples ses amants, elle les a tous aimés, parfois même plusieurs en même temps. La suite sur : www.actualitte.com
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            • ileana Posté le 15 Janvier 2015
              Quelle vie, quelle énergie, quelle époque ! Avide de gloire et de pouvoir, rêvant de jouer un rôle sur la scène politique, Mme de S souhaitait « entendre son nom mêlé au bruit du monde » ( p 13). Son choix politique pendant la révolution la situe du côté des Constitutionnels (adeptes de la monarchie constitutionnelle comme en Angleterre). Fille du ministre Necker, elle s’imagine dès 1789 être nécessaire au salut de la France ( p10). Dix ans plus tard, elle devient persona non grata à Paris : elle est l’ennemie déclarée de Napoléon, fédère des personnalités avec la même orientation. Le Directoire décrète son arrestation sitôt qu’elle se présentera aux frontières (p195). Ses agissements dans son château à Coppet, dans le canton de Vaud, où elle s’ennuie et étouffe, font l’objet des rapports détaillés à la demande des services secrets. Dans la première moitié de cette biographie, le récit colle aux pages d’histoire de la Révolution et du Premier Empire. Mme de S multiplie les liaisons amoureuses. Cependant, les bonshommes dont elle s’entiche « ont cherché à secouer son joug » ; ils souhaitent échapper à son emprise, car elle est tyrannique, possessive, exigeante. « Vivre à ses... Quelle vie, quelle énergie, quelle époque ! Avide de gloire et de pouvoir, rêvant de jouer un rôle sur la scène politique, Mme de S souhaitait « entendre son nom mêlé au bruit du monde » ( p 13). Son choix politique pendant la révolution la situe du côté des Constitutionnels (adeptes de la monarchie constitutionnelle comme en Angleterre). Fille du ministre Necker, elle s’imagine dès 1789 être nécessaire au salut de la France ( p10). Dix ans plus tard, elle devient persona non grata à Paris : elle est l’ennemie déclarée de Napoléon, fédère des personnalités avec la même orientation. Le Directoire décrète son arrestation sitôt qu’elle se présentera aux frontières (p195). Ses agissements dans son château à Coppet, dans le canton de Vaud, où elle s’ennuie et étouffe, font l’objet des rapports détaillés à la demande des services secrets. Dans la première moitié de cette biographie, le récit colle aux pages d’histoire de la Révolution et du Premier Empire. Mme de S multiplie les liaisons amoureuses. Cependant, les bonshommes dont elle s’entiche « ont cherché à secouer son joug » ; ils souhaitent échapper à son emprise, car elle est tyrannique, possessive, exigeante. « Vivre à ses côtés est une expérience unique, mais épuisante ». Je reproche à l’auteur d’avoir accordé trop de place à ces épisodes amoureux, cela donne des passages plutôt répétitifs. Aujourd’hui on dirait que Mme de S était dépourvue d’intelligence émotionnelle. Autres réflexions sur cette brillante femme de lettres : « On se sent de l’esprit rien qu’à l’écouter ». « Un cœur trop tumultueux pour obéir à une discipline mondaine ou au simple bon sens » p13. « Où qu’elle aille, elle étonne, charme ou scandalise, mais n’ennuie jamais ». « Une conduite qui a souvent fait scandale et d’amours dont toute l’Europe s’était égayée » p567. A la cour de Vienne, le Prince de Ligne fait d’elle un portrait de type « homme-femme », dans une tentative de cerner ses contradictions, p431. « Lui a beaucoup d’esprit, elle a une imagination très vive. Lui est penseur, elle est poète. Lui est libertin, elle est presque chaste… Lui n’est constant que dans l’inconstance, mais susceptible d’amitié, elle se passionne facilement et n’aime guère qu’elle-même. Lui est capable de dévouement, elle est difficile à se déplacer de son égoïsme… Lui a de la finesse dans le maniement des affaires, elle n’en a pas dans ses actions. Lui a le tact des convenances, elle s’oublie sur ses propres intérêts de société lorsque l’imagination l’emporte… Avec lui, on peut traiter tous les sujets de la pensée et s’animer dans l’entretien ; avec elle, il faut toujours parler de ses boutades romanesques ou de ses accès de sensibilité [ …]». Attention, lui et elle - c’est la même personne, Mme de S. Un épisode particulièrement riche: son voyage en Allemagne et son approche de la culture allemande ( Goethe, Kant), présentée dans son ouvrage « De l’Allemagne », qui a marqué les esprits. Une biographie très riche. De Diesbach évoque en détail les œuvres littéraires et la correspondance de Mme de S. Il faut rester concentré, ne pas tenter de la lire sur la plage. Pour les amateurs d’histoire.
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            • Hindy Posté le 24 Décembre 2010
              Excellente biographie. Pour les amoureux d'histoire, et parce que les femmes aussi y ont une place.
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