Lisez! icon: Search engine
Perrin
EAN : 9782262036782
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 140 x 210 mm

Mahaut d'Artois, une femme de pouvoir

Date de parution : 21/05/2015
La premiere biographie de la plus emblématique femme de pouvoir du Moyen Age : Mahaut d'Artois.
Le destin de Mahaut, comtesse d’Artois et de Bourgogne, immortalisé par les écrits de Maurice Druon et par deux fois porté à l’écran, est remarquable. Petite-nièce de Saint Louis, cousine, marraine et belle-mère de roi, Mahaut d’Artois est en effet l’un des plus puissants personnages du royaume de France dans... Le destin de Mahaut, comtesse d’Artois et de Bourgogne, immortalisé par les écrits de Maurice Druon et par deux fois porté à l’écran, est remarquable. Petite-nièce de Saint Louis, cousine, marraine et belle-mère de roi, Mahaut d’Artois est en effet l’un des plus puissants personnages du royaume de France dans la première partie du XIVe siècle.

Éduquée à la cour, elle accède en 1302 à la tête du comté d’Artois, un apanage sur lequel elle impose son autorité à l’aide d’un entourage fidèle et compétent. Elle doit cependant faire face à plusieurs contestations et, surtout, aux ambitions de son neveu Robert d’Artois qui menacent sa légitimité. Le scandale de la tour de Nesle, la révolte nobiliaire, l’accusation d’empoisonnement dont elle fait l’objet, la mort de son fils, héritier du comté, sont autant d’épreuves qu’elle surmonte pour conserver sa place sur l’échiquier politique. L’ampleur de son mécénat et de ses œuvres de piété contribue également à faire de Mahaut d’Artois, contemporaine des « rois maudits », une personnalité d’exception. Christelle Balouzat-Loubet lui rend ici toute sa lumière, délaissant le fantasme pour nous donner à comprendre la réalité d’une femme de pouvoir au Moyen Âge.
 
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782262036782
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 224
Format : 140 x 210 mm

Ils en parlent

"L'historienne Christelle Balouzat-Loubet en livre ici une biographie plus en finesse.[...] Ce livre est une réussite."
Nicolas Offenstadt / Le Monde
"Ses livres, son hôtel, la manière dont elle gouverne son fief, son luxe, sa table... Tout est raconté avec précision."
Point de vue

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • BazaR Posté le 17 Juin 2020
    Vous connaissez tous les Rois Maudits ? (La foule) : Ouiiiiiii ! Vous connaissez Mahaut d’Artois alors. Vous êtes-vous jamais demandé si le portrait qu’en fait Maurice Druon est conforme à la réalité ? (La foule) : Noooon ! Ben moi, si ! En tout cas j’ai sauté sur l’occasion de savoir quand je suis tombé sur ce livre, complètement par hasard. Première chose, il existe bien une légende noire de la duchesse d’Artois, petite nièce de Saint Louis, initiée par Jean Froissart et longtemps développée à travers les siècles, jusqu’au 19ème et, donc, jusqu’aux Rois Maudits. Maurice Druon a développé le personnage en lui faisant endosser nombre d’actions, comme des empoisonnements, pour lesquelles seules subsistent des rumeurs. Ce personnage tellement haut en couleur que j’ai adoré détester (j’étais du côté de Robert le neveu) a été romancé avec talent pour combler les trous des sources la concernant. Peu de sources donc, mais Christelle Balouzat-Loubet les exploite à fond. Elle sait remplacer les trous par des généralités sur le monde médiéval franc du 13ème siècle et du début du 14ème. Par exemple, on ne sait pas grand-chose de l’enfance et de l’éducation de la jeune Mahaut. En revanche on sait comment étaient élevés et éduqués les... Vous connaissez tous les Rois Maudits ? (La foule) : Ouiiiiiii ! Vous connaissez Mahaut d’Artois alors. Vous êtes-vous jamais demandé si le portrait qu’en fait Maurice Druon est conforme à la réalité ? (La foule) : Noooon ! Ben moi, si ! En tout cas j’ai sauté sur l’occasion de savoir quand je suis tombé sur ce livre, complètement par hasard. Première chose, il existe bien une légende noire de la duchesse d’Artois, petite nièce de Saint Louis, initiée par Jean Froissart et longtemps développée à travers les siècles, jusqu’au 19ème et, donc, jusqu’aux Rois Maudits. Maurice Druon a développé le personnage en lui faisant endosser nombre d’actions, comme des empoisonnements, pour lesquelles seules subsistent des rumeurs. Ce personnage tellement haut en couleur que j’ai adoré détester (j’étais du côté de Robert le neveu) a été romancé avec talent pour combler les trous des sources la concernant. Peu de sources donc, mais Christelle Balouzat-Loubet les exploite à fond. Elle sait remplacer les trous par des généralités sur le monde médiéval franc du 13ème siècle et du début du 14ème. Par exemple, on ne sait pas grand-chose de l’enfance et de l’éducation de la jeune Mahaut. En revanche on sait comment étaient élevés et éduqués les enfants nobles de l’époque. L’auteur exploite ce filon et nous donne nombre d’informations de valeur. C’est également le cas à propos des lectures du temps, et de celles de Mahaut en particulier (dont on connaît les livres qu’elle possédait). J’ai été impressionné en découvrant que les grands événements de la vie de la duchesse collaient tellement bien à ce que Maurice Druon nous a présenté. L’homme s’était vraiment bien renseigné. Il est difficile de repérer des écarts par rapports aux sources. Elles existent néanmoins. Plus précisément, elles existent entre les sources et le feuilleton télé de 1972 (qui est ma référence ; je fais un culte sur ce feuilleton). Privée du manteau noir de sa légende, Mahaut se révèle comme une femme maitresse de terres turbulentes et pair de France ; une femme parvenant à maintenir son rang contre vents et marées bien nombreux. Ses barons artésiens ne l’ont pas épargnée et elle a dû jouer sur des registres variés comme la force ou sa « faiblesse de femme » quand cela se révélait utile. Les querelles de voisinage, avec le comte de Flandres ou l’évêque de Cambrai, ont été nombreux. Et bien entendu, son neveu Robert qui revendiquait le comté d’Artois pour lui-même, était un vrai pitbull accroché à sa cheville. Robert avait des raisons qui se défendaient lors un procès. Je ne vais pas les détailler ici. Le pire pour Mahaut est évidemment le scandale de la tour de Nesles : les filles de Mahaut, épouses de fils du roi Philippe IV le Bel, furent convaincues d’adultère (enfin, Blanche fut convaincue avec Marguerite de Bourgogne. Jeanne fut accusée d’avoir favorisé la chose). Un sacré coup pour la duchesse. Une chose ressort de ce livre : c’est l’importance de la loi et des procès dans la vie médiévale française. Mahaut fut en procès pratiquement toute sa vie, attaquant parfois, se défendant à d’autres. Des anecdotes m’ont également marqué : * Je ne savais pas que la Quasimodo était une fête religieuse qui suivait Pâques de peu. * A l’époque, le lion était réputé pour appeler à la vie par son souffle ou ses rugissements. Cet élément est repris par C.S. Lewis dans ses romans sur Narnia (le lion Aslan a ce don). La lecture du livre est essentiellement agréable, mais pas toujours. Christelle Balouzat-Loubet cède à la tentation de livrer des descriptions de catalogues d’objets que je trouve barbantes ; par exemple la forme de tous les sceaux de Mahaut ou la liste des églises et autres hospices devant lesquels Mahaut passa lorsqu’elle traversa Lens. Probablement utile aux futurs historiens pour glisser une référence, cela assoupit le lecteur lambda que je suis. A notre époque, je suis persuadé qu’un ajout d’images serait plus opportun que tout ce texte. Je sens ici la patte du directeur éditorial Didier le Fur qui est un maître en la matière. En conclusion, je dirais que ce livre confirme le portrait de Mahaut d’Artois livré par Maurice Druon du point de vue de l’opiniâtreté, mais le débarrasse de l’encre noire de la légende. Ça vous a plu ? (La foule) : …
    Lire la suite
    En lire moins
  • Sarindar Posté le 3 Août 2019
    S'il est une femme qui exerça le pouvoir au Moyen Âge, c'est bien Mahaut (ou Mathilde) d'Artois (peut-être née vers 1270 et morte en 1329), qui siégea au Conseil du roi, fut pair de France, devint comtesse d'Artois à la mort de son père Robert II tué à la bataille de Courtrai en 1302 puis régente pour le comté de Bourgogne au nom de son fils en 1303, juste après le décès de son conjoint Othon IV. On retient surtout à son sujet le sort réservé à deux de ses filles, Jeanne et Blanche, épouses de deux fils de Philippe IV le Bel, impliquées dans une affaire d'adultère et emprisonnées sur l'ordre du roi, et le conflit qui l'opposa à son neveu Robert III d'Artois, lequel guignait le titre de comte et intenta sans succès plusieurs procès à sa tante, démarches qui ne pouvaient pas aboutir puisque la coutume, qui avait force de loi par habitude, désignait d'office l'enfant, mâle ou femelle, du défunt comte pour prendre le titre, ce qui revenait de droit à Mahaut, qui devait aussi subir la contestation et la fronde de plusieurs nobles artésiens, mécontents de la présence d'une femme à la tête du comté. Mais,... S'il est une femme qui exerça le pouvoir au Moyen Âge, c'est bien Mahaut (ou Mathilde) d'Artois (peut-être née vers 1270 et morte en 1329), qui siégea au Conseil du roi, fut pair de France, devint comtesse d'Artois à la mort de son père Robert II tué à la bataille de Courtrai en 1302 puis régente pour le comté de Bourgogne au nom de son fils en 1303, juste après le décès de son conjoint Othon IV. On retient surtout à son sujet le sort réservé à deux de ses filles, Jeanne et Blanche, épouses de deux fils de Philippe IV le Bel, impliquées dans une affaire d'adultère et emprisonnées sur l'ordre du roi, et le conflit qui l'opposa à son neveu Robert III d'Artois, lequel guignait le titre de comte et intenta sans succès plusieurs procès à sa tante, démarches qui ne pouvaient pas aboutir puisque la coutume, qui avait force de loi par habitude, désignait d'office l'enfant, mâle ou femelle, du défunt comte pour prendre le titre, ce qui revenait de droit à Mahaut, qui devait aussi subir la contestation et la fronde de plusieurs nobles artésiens, mécontents de la présence d'une femme à la tête du comté. Mais, élevée à la dure, comme un homme, Mahaut avait aussi des qualités naturelles et une fierté qui devaient lui permettre de relever le défi et qui montraient combien elle était faite pour diriger ce comté qu'elle gouverna avec intelligence, aidée en cela par une culture qui lui avait fait acquérir des manuscrits que l'on trouvait dans certaines bibliothèque princière et qui fut habilement conseillée et secondée par l'influent Thierry de Hérisson, qui devait gagner et conserver la confiance de Mahaut, une confiance amplement méritée. Cela n'empêcha pas le chancelier d'aider aussi de ses conseils le roi de France, ce qui n'a rien au fond d'étonnant dans la mesure où la comtesse avait elle-même sa place au Conseil et devait de ce fait et aussi parce que deux de ses filles allaient devenir reines de France du fait de leurs époux s'intéresser pas mal aux affaires du royaume. Christelle Balouzat-Loubet signe ici un beau livre dans lequel elle fait justice des accusations portées contre Mahaut d'avoir été une empoisonneuse, supposition que la documentation à notre disposition ne permet en rien de confirmer. L'ouvrage fait suite à la thèse que l'auteure consacra à cette comtesse sur laquelle nous savons pas mal de choses, malgré une certaine faiblesse documentaire, reconnue par Christelle Balouzat-Loubet qui comble le vide par une réflexion argumentée sur les querelles entre vassaux et suzerains pour la conquête du pouvoir, montrant aussi qu'ici Mahaut avait le droit pour elle et que ceux qui voulaient lui ravir sa place n'étaient que des jaloux, des envieux et des imposteurs. François Sarindar, auteur de Charles V le Sage, Dauphin, duc et régent (2019)
    Lire la suite
    En lire moins
  • YannC Posté le 13 Juillet 2015
    Figure littéraire avant toute chose, superbement mise en scène dans deux séries et interprétée par Hélène Duc en 1972 puis par la grandiose Jeanne Moreau en 2005, le personnage historique de Mahaut d’Artois a été largement éclipsé par l’oeuvre de Maurice Druon. Cette biographie de Christelle Balouzat-Loubet, maître de conférences en histoire médiévale à l’université de Lorraine (Nancy), s’attache à rétablir le parcours de la comtesse d’Artois. « Son visage, au masque engraissé, donnait une impression de force et de volonté. Elle avait le front large et bombé, le cheveu encore bien châtain, la lèvre un peu trop duvetée, la bouche rouge ». Dans une description tout droit sortie de son imagination, Maurice Druon dépeint un personnage au physique bien marqué et dans lequel se lit la détermination et la force du personnage. Ici s’arrête la ressemblance avec le personnage historique, nous signale dans son avant-propos l’agrégée d’histoire. La suite sur mon blog : https://unepauselitteraire.wordpress.com/2015/07/13/mahaut-dartois-de-christelle-balouzat-loubet/
INSCRIVEZ-VOUS À LA NEWSLETTER PERRIN
Recevez toutes nos actualités : sorties littéraires, signatures, salons…