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Perrin
EAN : 9782262032982
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 420
Format : 154 x 240 mm

Marie de Médicis

Collection : Biographies
Date de parution : 20/05/2010

D'une plume alerte et documentée, Françoise Kermina fait revivre Marie de Médicis, reine régente et rebelle, renversant les idées reçues sur une figure historique injustement méprisée.

Seconde Médicis à avoir exercé la régence en France, appelée mère de l'Europe pour les six enfants, dont quatre souverains, qu'elle eut d'Henri IV, elle a laissé dans l'histoire deux souvenirs forts : un mauvais, pour avoir scandaleusement enrichi ses favoris italiens ,les Concini ; un bon, comme mécène, pour...

Seconde Médicis à avoir exercé la régence en France, appelée mère de l'Europe pour les six enfants, dont quatre souverains, qu'elle eut d'Henri IV, elle a laissé dans l'histoire deux souvenirs forts : un mauvais, pour avoir scandaleusement enrichi ses favoris italiens ,les Concini ; un bon, comme mécène, pour avoir introduit à la cour de France les techniques florentines du ballet et de l'opéra, financé les peintres les plus prestigieux, Rubens, Van Dyck, Pourbus, et fait bâtir le palais du Luxembourg.

Sa vie fut plus mouvementée que celle d'aucune autre reine de France. Elle connut le luxe, la puissance, mais aussi les humiliations de la femme trompée publiquement, l'assassinat de l'époux aimé malgré toutet une chute dramatique, après sept ans de pouvoir. Evadée à deux reprises des résidences surveillées où l'avaient conduite ses rébellions contre son fils Louis XIII, elle finit en exil, dans la solitude et le dénuement, indignement persécutée par celui qu'elle avait su découvrir et imposer, le cardinal de Richelieu.
Si elle gouverna avec le goût de l'intrigue et aussi la prodigalité de ses ancêtres Médicis, ce fut sans leur cruauté ; et elle sut, à travers les pires écueils, maintenir la paix civile et transmettre la couronne intacte en de plus fortes mains que les siennes. Personne ne l'a mieux justifiée qu'elle-même lorsqu'elle disait : " J'ai préféré verser l'or plutôt que le sang. "

Membre de la Société de l'histoire de France, Françoise Kermina a publié une douzaine de biographies consacrées en particulier aux femmes d'influence qui ont marqué leur siècle, comme Agnès Sorel, Jeanne d'Albret et Madame Tallien. Cette nouvelle édition de Marie de Médicis s'imposait au moment du quadricentenaire de l'assassinat d'Henri IV.

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EAN : 9782262032982
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 420
Format : 154 x 240 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Elisabetta2 Posté le 7 Décembre 2021
    Très belle biographie sur Marie de Médicis. D'abord, elle est facile à lire. Ensuite, elle met en exergue autant les défauts de la reine puis régente (défauts notables qui ont tout de même entraîné des conflits intérieurs) que ce qu'elle a pu apporter (ses cercles, les arts).
  • Artemoribus Posté le 14 Septembre 2021
    Françoise Kermina nous livre un portrait qui, tout en n'occultant pas les faiblesses et les médiocrités du personnage, n'est pas pour autant un blâme au vitriol comme on en lit si souvent sur cette reine et régente florentine. Une écriture claire tout en étant plus sophistiquée que les biographies de Simone Bertière et Michel Carmona, un emploi des citations tout en douceur, ni trop opulent, ni trop absent. Et surtout: FORCE DÉTAILS!
  • BazaR Posté le 14 Mars 2018
    Qu’elle l’ait voulu ou non, Françoise Kermina nous offre à travers sa biographie de Marie de Médicis un portrait de la médiocrité humaine. Personne ne sort par sa plume habillé d’un manteau de gloire. Et pourtant l’auteur ne cherche pas à jouer les pamphlétaires. Elle est une vraie historienne qui respecte les règles de son métier. La médiocrité se dévoile comme, sous la lumière, un texte écrit au jus de citron. Le cynisme est discret, délicat. Il se fait tout petit mais fréquent et son accumulation laisse une trace sensible. Henri IV était donc autant accroc aux femmes que Dominique Strauss Kahn. Sully, écarté du pouvoir à la mort de son roi, chercha constamment à retrouver sa place, du genre à lever le doigt en disant « Heu… je suis là si vous avez besoin ». Concini, un matamore qui ne pensait qu’à accumuler titre et charge ; un vrai paon tout en apparence. La Galigaï : une Harpagon complètement accroc aux richesses qu’elle aurait caché sous son matelas si cela n’avait pas élevé celui-ci jusqu’au plafond. Louis XIII : complètement dominé par sa mère, obstiné, cruel. Richelieu… ah là on admet le génie, mais aussi hypochondriaque, courtisan mielleux avant la Journée... Qu’elle l’ait voulu ou non, Françoise Kermina nous offre à travers sa biographie de Marie de Médicis un portrait de la médiocrité humaine. Personne ne sort par sa plume habillé d’un manteau de gloire. Et pourtant l’auteur ne cherche pas à jouer les pamphlétaires. Elle est une vraie historienne qui respecte les règles de son métier. La médiocrité se dévoile comme, sous la lumière, un texte écrit au jus de citron. Le cynisme est discret, délicat. Il se fait tout petit mais fréquent et son accumulation laisse une trace sensible. Henri IV était donc autant accroc aux femmes que Dominique Strauss Kahn. Sully, écarté du pouvoir à la mort de son roi, chercha constamment à retrouver sa place, du genre à lever le doigt en disant « Heu… je suis là si vous avez besoin ». Concini, un matamore qui ne pensait qu’à accumuler titre et charge ; un vrai paon tout en apparence. La Galigaï : une Harpagon complètement accroc aux richesses qu’elle aurait caché sous son matelas si cela n’avait pas élevé celui-ci jusqu’au plafond. Louis XIII : complètement dominé par sa mère, obstiné, cruel. Richelieu… ah là on admet le génie, mais aussi hypochondriaque, courtisan mielleux avant la Journée des Dupes, tyrannique après. Et Marie. Indolente, dépensière, jalouse (pas sans raison) ; Françoise Kermina ose même le mot « sotte ». Soutenant ses favoris – la Galigaï et Concini surtout – jusqu’à l’aveuglement. Mais malgré ces petites médiocrités, l’auteur la décharge de la responsabilité dans l’assassinat de son roi de mari. Elle lui accorde une politique de maintien de la paix pendant sa régence, et surtout met en avant son soutien des arts et de la culture. Son portrait échappe à la légende noire qui a servi de fond historique par exemple à la série BD « Les 7 vies de l’Épervier ». La médiocrité de la vie de cour serait presque risible si l’auteur n’avait pas établi un contraste aveuglant avec le sort réservé au peuple. Le « jeu de la cour » comme Françoise Kermina le nomme, se fait aux dépends de ceux d’en bas, essorés par l’impôt, maltraités par les armées qui font semblant de vouloir s’affronter, écrasés en cas de révolte. une vision en creux qui justifie pleinement la Révolution, le régime démocratique et l’égalité de droit. D’un style agréable et enlevé, cette biographie se lit presque comme un roman. De nombreux extraits de lettres émaillent un texte qui fait peu appel aux notes de bas de page. Une vraie biographie pour grand public.
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