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EAN : 9782749153902
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 576
Format : 140 x 220 mm

Mascarade

Jean Szlamowicz (traduit par)
Collection : Thriller
Date de parution : 09/02/2017
Jazz, prohibition et meurtres en série : après Carnaval, comparé à L’aliéniste de Caleb Carr, le retour du nouveau maître du thriller historique.
1928. Chicago est la cité de tous les contrastes. Du ghetto noir aux riches familles blanches, en passant par la mafia italienne tenue par Al Capone, la ville vit au rythme du jazz, de la prohibition et surtout du crime, que la police a du mal à endiguer. C’est dans... 1928. Chicago est la cité de tous les contrastes. Du ghetto noir aux riches familles blanches, en passant par la mafia italienne tenue par Al Capone, la ville vit au rythme du jazz, de la prohibition et surtout du crime, que la police a du mal à endiguer. C’est dans ce contexte trouble qu’une femme appartenant à l’une des plus riches dynasties de la ville fait appel à l’agence Pinkerton. Sa fille et le fiancé de celle-ci ont mystérieusement disparu la veille de leur mariage. Les détectives Michael Talbot et Ida Davies, aidés par un jeune jazzman, Louis Armstrong, vont se charger des investigations.
Au même moment, le corps d’un homme blanc est retrouvé dans une ruelle du quartier noir. Le meurtre en rappelle un autre à Jacob Russo, photographe de scènes de crime, qui décide de mener son enquête.
Quel est le lien entre ces deux affaires ? Y a-t-il un rapport avec le crime organisé ? Car la vieille école d’Al Capone et de la contrebande d’alcool est menacée par de jeunes loups aux dents longues qui, tels Lucky Luciano ou Meyer Lansky, n’hésitent pas à se lancer dans le trafic de drogue.
Jazz, mafia, tensions raciales et meurtres inexpliqués, après Carnaval, nous retrouvons dans ce thriller passionnant, inspiré de faits réels, le cocktail explosif qui fait la signature de Ray Celestin.

Prix du meilleur "Roman policier historique" Historia 2018
 
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EAN : 9782749153902
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 576
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Ils en parlent

"Aussi distrayant qu'intelligent."
Paris Match
"Un passionnant thriller reposant sur des faits réels."
Le Figaro Magazine
"Un pur bonheur. Je me réjouis de pouvoir partager ce livre avec mes clients. Quel grand écrivain ce Ray et quelle chance pour nous que vous nous le mettiez entre les mains. "
Poivre d’Âne (La Ciotat / 13)

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Under_the_Moon Posté le 26 Octobre 2021
    Chicago, fin des années 1920. La Prohibition bat son plein et a fait fleurir les affaires d'un certain Al Capone, que nous rencontrerons au cours de ce roman. Nous retrouvons aussi Michael, Ida et Dante que nous avions laissé à la Nouvelle-Orléans. Et cette fois, nos trois personnages enquêtent dans un terrain miné non pas par un tueur en série mais par une pieuvre qui semble insaisissable dans les vastes réseaux qu'ont les gangsters (comme Capone, mais aussi ses concurrents). Michael et Ida, nos deux privés, sont engagés par une famille bourgeoise dont la fille a disparue. Celle-ci était fiancée avec un jeune homme presque lisse sous tous rapports, mais presque seulement. Heureusement, même dans ces années-là, l'argent n'achetait pas tout ni tout le monde et certains incorruptibles comme Michael et Ida faisaient barrage aux excès des années. Une fois de plus, j'ai apprécié tout le travail de recherche qu'a fait Ray Celestin pour écrire son roman - ponctué de jazz de manière ingénieuse ! le personnage de Louis Armstrong tient une part plus importante dans ce récit, et on en apprend davantage sur lui. L'ensemble retrace donc très bien les paradoxes des années 1920, décennie de la fête s'il en... Chicago, fin des années 1920. La Prohibition bat son plein et a fait fleurir les affaires d'un certain Al Capone, que nous rencontrerons au cours de ce roman. Nous retrouvons aussi Michael, Ida et Dante que nous avions laissé à la Nouvelle-Orléans. Et cette fois, nos trois personnages enquêtent dans un terrain miné non pas par un tueur en série mais par une pieuvre qui semble insaisissable dans les vastes réseaux qu'ont les gangsters (comme Capone, mais aussi ses concurrents). Michael et Ida, nos deux privés, sont engagés par une famille bourgeoise dont la fille a disparue. Celle-ci était fiancée avec un jeune homme presque lisse sous tous rapports, mais presque seulement. Heureusement, même dans ces années-là, l'argent n'achetait pas tout ni tout le monde et certains incorruptibles comme Michael et Ida faisaient barrage aux excès des années. Une fois de plus, j'ai apprécié tout le travail de recherche qu'a fait Ray Celestin pour écrire son roman - ponctué de jazz de manière ingénieuse ! le personnage de Louis Armstrong tient une part plus importante dans ce récit, et on en apprend davantage sur lui. L'ensemble retrace donc très bien les paradoxes des années 1920, décennie de la fête s'il en est, mais pas pour tous, et pas de la même manière. De la même façon que dans le tome précédent (Carnaval), le romancier nous immerge pleinement dans cet univers jazz teinté d'alcool et de drogue et ponctué de quelques fusillades bien sûr. Un vrai scénario de film de gangster avec une place importante laissée au contexte historique, social et musical de l'époque ! J'avoue avoir préféré le premier car l'ambiance métissée de la Louisiane, de manière générale, m'attire davantage que l'univers urbain de Chicago. Par conséquent, j'ai davantage "traîné" cette lecture, ce qui explique sans doute aussi que je l'ai un peu moins aimée. Mais ça, c'est très personnel, et cela n'enlève rien aux qualités de cette enquête. Au final, j'ai quand même passé un bon moment avec cette enquête et ces nouveaux personnages secondaires et je lirai bien entendu la suite.
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  • BourbonBap Posté le 19 Juillet 2021
    Excellente lecture au rythme du jazz, cette deuxième étape à Chicago est bien bien meilleure que la première à la Nouvelle-Orléans. L'enquête est bien rythmée avec beaucoup de liant entre les différentes histoires. Les références historiques sont bien plus ancrées dans le récit et on y croit avec des personnages très bien travaillés et tous utiles à l'histoire. Tout ça m'a permis d'être très concerné par la proposition de l'auteur et il est maintenant temps de courir acheter un billet de train pour New-York.
  • domi_troizarsouilles Posté le 23 Juin 2021
    Second tome d’une quartologie (je ne sais pas si ça se dit ;) pour une saga en quatre tomes), dont le 4e opus ne sortira qu’à la fin de l’automne prochain en langue originale anglaise, ce livre propose une nouvelle multi-enquête époustouflante. Il reprend, en quelque sorte, les ingrédients qui ont fait le succès du premier, tout en proposant suffisamment de différences pour que ce ne soit pas un remake qui serait devenu fastidieux au fil des pages - ce qui n’est donc pas le cas ! Si je lui donne une note un tout petit peu plus basse (18 au lieu de 19/20 pour le premier), c’est peut-être parce que l’effet de surprise formidable du 1er tome, lu dans la première quinzaine de ce mois de juin, n’est désormais plus présent. Aurais-je dû lire ce 2e tome un peu plus tard, le temps de laisser couler et « d’oublier » toutes les sensations que cet auteur incroyable parvient à faire naître ? Je crois d’ailleurs qu’on peut lire ce 2e volet sans avoir lu le précédent – bon, je n’en ai pas l’expérience, puisque je suis en train de tout lire « dans l’ordre », mais voilà : les... Second tome d’une quartologie (je ne sais pas si ça se dit ;) pour une saga en quatre tomes), dont le 4e opus ne sortira qu’à la fin de l’automne prochain en langue originale anglaise, ce livre propose une nouvelle multi-enquête époustouflante. Il reprend, en quelque sorte, les ingrédients qui ont fait le succès du premier, tout en proposant suffisamment de différences pour que ce ne soit pas un remake qui serait devenu fastidieux au fil des pages - ce qui n’est donc pas le cas ! Si je lui donne une note un tout petit peu plus basse (18 au lieu de 19/20 pour le premier), c’est peut-être parce que l’effet de surprise formidable du 1er tome, lu dans la première quinzaine de ce mois de juin, n’est désormais plus présent. Aurais-je dû lire ce 2e tome un peu plus tard, le temps de laisser couler et « d’oublier » toutes les sensations que cet auteur incroyable parvient à faire naître ? Je crois d’ailleurs qu’on peut lire ce 2e volet sans avoir lu le précédent – bon, je n’en ai pas l’expérience, puisque je suis en train de tout lire « dans l’ordre », mais voilà : les deux personnages principaux ont mûri, on les retrouve 10 ans plus tard dans une autre ville, et si certains traits de leur passé apparaissent ici ou là (la mention à leur famille pour Michael, ou la relation avec Louis Armstrong pour Ida), ils sont de toute façon réexpliqués brièvement et ne gênent en rien ni la compréhension ni l’évolution de l’enquête. Ainsi donc, peut-être au même titre qu’un personnage à part entière, c’est une nouvelle ville qui est mise à l’honneur : le Chicago de la fin des années 1920. Alors que La Nouvelle-Orléans était célébrée et réellement « aimée » dans le tome 1, malgré ses revers qui n’étaient jamais cachés, ici Chicago est présentée dans toute sa noirceur, sans aucune concession. On ne retrouve plus ce sentiment de profond attachement, qui n’est peut-être pas utile d’ailleurs, mais au contraire une certaine désespérance sans fond. Mais peut-être est-ce davantage lié au contexte qu’à la ville même, quoique… Je m’explique : Ray Celestin place cet opus en pleine Prohibition, synonyme du florissement intempestif (et souvent couvert, voire encouragé par la police et les élus locaux) des réseaux de production clandestine et/ou de distribution d’alcools de contrebande – avec toutes les dérives, notamment au niveau de la santé des consommateurs, que cela implique. C’est l’âge d’or de la mafia (encore !) et en particulier d’un certain Al Capone, véritable roi de la ville, plus puissant que les puissants, richissime, c’est vraiment lui qui tire toutes les ficelles de ce trafic incroyablement lucratif (en y ajoutant quelques bordels et autres activités annexes) ; pourtant l’auteur n’hésite pas à le montrer comme très malade, aussi, ce qui paradoxalement le rend terriblement humain, presque « acceptable » (pour ne pas dire attachant, mais non, n’exagérons rien !) malgré tous ses méfaits. Et, peut-être encore davantage que dans le 1er tome et une certaine indolence typique de cette ville sudiste qu’est La Nouvelle-Orléans, l’auteur dénonce la ségrégation qui règne à Chicago. A nouveau, il la montre à travers quelques exemples qui laissent pantois. On notera l’interdiction pour les orchestres de ce jazz de plus en plus à la mode, de réunir musiciens Blancs et Noirs, ce qui a conduit à l’appropriation du jazz par certains orchestres blancs, permettant ainsi de le diffuser dans des quartiers moins ghetto-isés, et l’amenant dès lors à un succès encore plus fulgurant, tandis que lesdits musiciens ne s’arrêtent pas, eux, à une différence de couleur, mais ne peuvent jouer ensemble que dans la clandestinité. On souligne le fait que les Blancs aisés paient des intermédiaires Noirs-mais-pas-trop pour aller s’encanailler dans les quartiers Noirs lors de certains de ces concerts, ou pour bénéficier des services de certaines jeunes filles, un autre business bien lucratif ! Surprenante aussi, et probablement vraie, la révélation selon laquelle les abattoirs de Chicago, alors parmi les plus importants au monde, n’ont pas réussi à mettre en place un quelconque syndicat pour ses très nombreux ouvriers, tout simplement parce que ceux-ci, issus de diverses origines (Polonais, Irlandais, Italiens, autre Européens arrivés après la 1re guerre mondiale, et Noirs bien sûr) ne s’entendant pas entre elles, restaient éternellement incapables de s’associer pour défendre leurs droits et intérêts pourtant communs… A noter aussi une autre forme de ségrégation, qui est ici touchée du doigt à quelques reprises : on parle d’homosexualité, alors tout à fait illégale et considérée comme une maladie, que les Blancs aisés font soigner à coups de psychanalyse et d’électrochocs en hôpital psychiatrique. Ce qui me touche sans doute particulièrement ici, au-delà de l’Histoire, c’est que toute cette histoire de ségrégation semble avoir traversé le temps et reste accrochée à cette ville, peut-être même à tous les États-Unis (qui prétendent par ailleurs enseigner la démocratie au monde entier) ! Dans ce livre, on est à la fin des années 1920 comme je disais plus haut ; pourtant, Prohibition en moins et modernité en plus, ce sont les mêmes conditions de ghetto-isation qu’on retrouvait dans le magnifique « Devenir » de Michelle Obama, sa ville de naissance où elle a grandi à la fin du XXe siècle pourtant, situation dont elle avait pu s’extraire grâce à l’éducation (et probablement un bon lot de chance, notamment d’avoir eu des parents qui la poussaient en ce sens), mais dans le fond, c’est ahurissant de se dire que rien n’a fondamentalement changé en près d’un siècle… Mais revenons à notre livre : on retrouve l’ex-policier Michael Talbot et l’ex-apprentie détective Ida Davis. Tous deux ont quitté La Nouvelle-Orléans pour Chicago, ils ont mûri avec 10 ans de plus, et travaillent désormais en équipe pour cette grosse agence de détectives qui employait déjà Ida. Michael reste l’image de l’incorruptibilité, il pose toujours ses divers choix dans cette optique-là, la plupart du temps avec une grande assurance, quel que soit le prix à payer. Ida quant à elle, grâce à son opiniâtreté et au soutien implicite de son aîné, a enfin obtenu un vrai poste d’enquêtrice et révèle de réelles dispositions pour ce métier. Elle reste amie, et le croise à plusieurs reprises, avec ex-Lewis devenu Louis Armstrong qui, après un passage raté par New York, est désormais en pleine ascension. Il fait partie d’un orchestre de jazz à Chicago et se découvre alors à lui-même plus que jamais, encore en début de carrière mais déjà avec la virtuosité et la reconnaissance d’un public de plus en plus conquis. En parallèle à ces personnages du 1er tome, on a ici deux autres personnages principaux qui vont eux aussi mener la même enquête, en la prenant – comme c’était déjà le cas dans le 1er tome – par un bout différent car leurs points de départ ou motivations sont différentes. On rencontre ainsi Jacob Russo, photographe professionnel, de plus en plus souvent armé de son tout nouveau Leica (en mentionnant au passage à quel point ce nouvel appareil a été une révolution pour les photographes !), qui immortalise les scènes de crime pour la police – nombreuses vu le taux de criminalité de cette ville ! Il rêvait de devenir lui-même policier, mais une cheville boiteuse fait qu’il a été recalé ; pourtant, il profite de son travail de photographe pour s’intéresser lui aussi aux enquêtes, soutenu par l’un ou l’autre enquêteur qui le connaissent, car il fait aussi preuve d’une grande sagacité souvent supérieure à celle d’autres policiers, et peut ainsi réaliser son rêve malgré tout, sous le titre « d’attaché » à la police. Et on a aussi Dante Sanfelipe : ancien membre de la garde rapprochée d’Al Capone, il s’est enfui à New York après le décès (par ingestion de champagne frelaté) de toute sa famille, morts plurielles dont il se sent responsable puisque c’est lui qui avait fait entrer chez lui ce champagne… Devenu héroïnomane, désabusé de la vie à laquelle il s’accroche pourtant, en compagnie de son chien bâtard aussi hirsute que fidèle qu’il a recueilli autrefois sans jamais le nommer, il retourne auprès d’Al Capone qui lui confie la résolution d’une enquête qui s’avèrera (évidemment !) la même que celle de tous les autres, mais prise par un autre bout donc. Pourtant, ici, et c’est sans doute (outre la présentation d’une nouvelle ville et la maturité des deux premiers personnages) le plus grand changement par rapport au 1er tome : les enquêtes sont menées en parallèle avec bien des différences, et offrent tout au long du livre des approches différentes dont on tente de comprendre les ramifications, mais cette fois ces différents enquêteurs vont réellement se rencontrer ! Et ainsi, les différentes facettes d’une même vérité bien complexe sont à nouveau présentées par petits bouts au lecteur (ce qui avait été un coup de génie dans le premier tome, du moins à mes yeux). Mais désormais l’auteur opte pour une approche un peu plus classique dans la résolution finale de l’enquête, en permettant à ces différents bouts de vérité de se recouper – cela dit, ça ne se fait pas en un instant ! ces « rencontres » sont mêmes tardives, et pas simultanées, ce qui permet d’entretenir un certain suspense dans le suspense – autrement dit, ce procédé des différents aspects d’une même solution est à nouveau exploité de façon magistrale, tout en permettant aux lecteurs plus « classiques » de s’y retrouver dans une résolution finale désormais complète. À travers tout cela, au risque de me répéter, l’auteur réussit à créer un attachement fort envers ses différents personnages. La famille de Michael est nettement moins « présente » que dans le 1er tome, et à vrai dire ça m’a bien un peu manqué, mais c’est un moindre mal car son image d’incorruptible et quelque peu ténébreux détective est suffisante pour le rendre presque séduisant. Ida quant à elle prend toute son ampleur dans ce roman, entre ses contradictions toujours présentes mais mieux assumées, sa découverte de l’amour, ou son lien d’amitié indéfectible depuis l’enfance avec Louis –ce qui permet d’ailleurs de donner un « petit rôle » au musicien dans l’enquête, dépassant ainsi les seules limites du décor jazzy historique. Jacob est d’emblée attachant, peut-être à cause de son handicap qui l’a rendu pugnace, et son intelligence qu’il laisse s’exprimer. Enfin, même Dante, qui mérite sans doute un certain titre d’anti-héros (on le voit se piquer bien plus d’une fois ! pour ne citer qu’un exemple) est, à l’image d’Al Capone pour qui il travaille, incroyablement humain dans son désespoir, ses regrets tout entachés de culpabilité, mais aussi son attachement pas assumé et pourtant réel envers son chien, ainsi que son désir de vivre malgré tout ! Tout cela est toujours sublimé par une écriture apparemment neutre mais toujours très précise, au scalpel, extrêmement bien traduite qui plus est. Elle est aussi très visuelle, notamment dans les scènes d’action – le passage d’Ida sur les toits du stade (chut je n’en dirai pas plus !) est vraiment exceptionnel et m’a donné des frissons ! C’est donc un nouveau tome magistral, qui fait écho au premier tout en étant probablement assez indépendant pour pouvoir être lu seul ; il est sans complaisance envers la ville de tous les délits, dans un contexte historique très lourd, mais avec énormément d’humanité dans tous ses personnages même les plus improbables. Pour moi une nouvelle, très grande réussite !
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  • klernat Posté le 20 Avril 2021
    Mascarade est un pur polar de gangster et nous fait revivre l'époque de la prohibition à Chicago, avec en toile de fond, la lutte pour ces marchés particulièrement juteux que sont la vente d'alcool et la drogue. A travers des meurtres, disparitions et autres règlements de compte, l'auteur nous retranscrit une époque criante de vérité et il n'hésite pas à disséminer ça et là des événement reels qui accentuent l'impression d'immersion(même si certains faits sont déformés ou pas tout à fait à la bonne date... Choses totalement assumées par l'auteur lors d'un postface très intéressant également) L'enquête est abordée de trois manières différentes tout aussi addictives les unes que les autres, avec des personages que l'on prend plaisir à suivre. Un conseil, il faut bien suivre, car avec cette manière de procéder on peut vite se perdre avec les différents protagonistes et noms. Et comme les enquêtes n'avancent pas à la même vitesse et de la même façon suivant qui l'on suit, il faut des fois bien relire pour pas s'emmêler. Un léger bémol sur le style direct et alerte mais que j'aurai préféré un peu plus "cru" histoire de coller encore plus à ces protagonistes plus patibulaires les uns que... Mascarade est un pur polar de gangster et nous fait revivre l'époque de la prohibition à Chicago, avec en toile de fond, la lutte pour ces marchés particulièrement juteux que sont la vente d'alcool et la drogue. A travers des meurtres, disparitions et autres règlements de compte, l'auteur nous retranscrit une époque criante de vérité et il n'hésite pas à disséminer ça et là des événement reels qui accentuent l'impression d'immersion(même si certains faits sont déformés ou pas tout à fait à la bonne date... Choses totalement assumées par l'auteur lors d'un postface très intéressant également) L'enquête est abordée de trois manières différentes tout aussi addictives les unes que les autres, avec des personages que l'on prend plaisir à suivre. Un conseil, il faut bien suivre, car avec cette manière de procéder on peut vite se perdre avec les différents protagonistes et noms. Et comme les enquêtes n'avancent pas à la même vitesse et de la même façon suivant qui l'on suit, il faut des fois bien relire pour pas s'emmêler. Un léger bémol sur le style direct et alerte mais que j'aurai préféré un peu plus "cru" histoire de coller encore plus à ces protagonistes plus patibulaires les uns que les autres. Pour finir, l'ambiance sonore, car on peut quasiment parler de cela, avec un Louis Armstrong à ces débuts, s'inscrit parfaitement dans l'atmosphère du livre. Un polar captivant qui donne envie de replonger sans hésiter dans l'univers de cet auteur à travers la suite de cette tétralogie.
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  • PostTenebrasLire Posté le 11 Décembre 2020
    Je commence par une anecdote : ce livre est tellement prenant qu’un matin je me suis réveillé, car je rêvais que je continuais mon moment de lecture de la veille ! Ce roman suit Carnaval. Vous pouvez lire « Mascarade » sans avoir lu le tome précédent. Mais… Vous passerez à côté d’un excellent polar, du passé de trois des principaux personnages. Alors, n’hésitez pas ! Ray Celestin écrit des polars historiques. Historiques ? Il pioche des évènements réels : l’émergence d’une nouvelle musique, des combats de boxe, des funérailles, des criminels, existants, des hommes politiques, des villes, des personnages célèbres, des crimes… Il tisse une intrigue, il crée des personnages pour écrire un polar prenant qui s’appuie sur une ville, une époque et des thèmes forts. Alors c’est vrai, il prend des libertés avec les dates. Il choisit les évènements les plus spectaculaires. Il met en scène des rencontres qui ne sont pas connues ou documentées, mais qui sont probables et crédibles. Il prend des libertés, mais il dit lesquelles en fin de livre. Que raconte « Mascarade » ? Une ville : Chicago Une époque : La prohibition Une intrigue : La fille unique d’une des familles les plus riches de Chicago a disparu et quelqu’un aimerait que cette... Je commence par une anecdote : ce livre est tellement prenant qu’un matin je me suis réveillé, car je rêvais que je continuais mon moment de lecture de la veille ! Ce roman suit Carnaval. Vous pouvez lire « Mascarade » sans avoir lu le tome précédent. Mais… Vous passerez à côté d’un excellent polar, du passé de trois des principaux personnages. Alors, n’hésitez pas ! Ray Celestin écrit des polars historiques. Historiques ? Il pioche des évènements réels : l’émergence d’une nouvelle musique, des combats de boxe, des funérailles, des criminels, existants, des hommes politiques, des villes, des personnages célèbres, des crimes… Il tisse une intrigue, il crée des personnages pour écrire un polar prenant qui s’appuie sur une ville, une époque et des thèmes forts. Alors c’est vrai, il prend des libertés avec les dates. Il choisit les évènements les plus spectaculaires. Il met en scène des rencontres qui ne sont pas connues ou documentées, mais qui sont probables et crédibles. Il prend des libertés, mais il dit lesquelles en fin de livre. Que raconte « Mascarade » ? Une ville : Chicago Une époque : La prohibition Une intrigue : La fille unique d’une des familles les plus riches de Chicago a disparu et quelqu’un aimerait que cette disparition ne soit pas résolue. Des enquêteurs : L’histoire commence assez classiquement la mère de la disparue vient demander à deux privés d’enquêter : la police ne trouve rien et surtout pas sa fille. L’enquête commence et plusieurs autres crimes attirent la curiosité d’autres personnes. Certains vont payer cher cette curiosité. Mais petit à petit les éléments s’emboitent et se rejoignent Il y a 4-5 personnages principaux intéressants, fouillés, ayant un passé, des motivations crédibles. L’ambiance générale est très bien rendue. Les thèmes aussi : crimes, prohibition, ségrégation entre blancs et personnes de couleur, corruption. Mon conseil ? Je venais justement de regarder sur Arte La Prohibition (1920-1933) Une expérience américaine. Je vous conseille absolument de regarder le documentaire avant de lire le livre. Le prochain roman se passe à New York. Il s’agit de « Mafioso ». J’ai hâte de le lire, mais ma Pile à Lire est vaste !
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