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Presses de la cité
EAN : 9782258161689
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 355
Format : 140 x 225 mm

Mazel Tov !

Isabelle Rosselin (Traducteur)
Date de parution : 10/10/2019
" Cherchons étudiant(e) pour donner des cours de soutien scolaire à quatre enfants (de huit à seize ans) tous les jours. "
Dans les années 1990, afin de financer ses études, la jeune Margot Vanderstraeten répond à une petite annonce. En se rendant à l’entretien d’embauche, elle ignore qu’elle s’apprête à entrer dans un monde à des années-lumière du sien : celui d'une famille juive orthodoxe de la ville d'Anvers. Dans Mazel... Dans les années 1990, afin de financer ses études, la jeune Margot Vanderstraeten répond à une petite annonce. En se rendant à l’entretien d’embauche, elle ignore qu’elle s’apprête à entrer dans un monde à des années-lumière du sien : celui d'une famille juive orthodoxe de la ville d'Anvers. Dans Mazel tov !, elle revient sur cette expérience et offre aux lecteurs une immersion unique dans cette communauté. Elle qui vivait à l’époque avec un Iranien, réfugié politique, s’est peu à peu vu accepter dans un environnement très religieux, respectueux de traditions séculaires.

Mazel tov !, c’est le récit du choc des cultures, le portrait d’une famille qui peine à concilier coutumes et modernité, mais a pourtant su nouer avec l’auteure des rapports privilégiés. Dans un contexte politique alors particulièrement tendu, marqué par la guerre du Golfe et les intifadas, Margot Vanderstraeten nous parle de respect, de curiosité, d'humour, et interroge avec brio le thème, plus brûlant que jamais, du vivre-ensemble.
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EAN : 9782258161689
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 355
Format : 140 x 225 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Abornand2 Posté le 15 Janvier 2020
    Livre intéressant ! J’en arrive à la conclusion que le port extérieur de signes religieux favorise le racisme et les haines religieuses, quelle que soient les croyances. Il faut apprendre à se connaître pour se comprendre et pas s’isoler. Seule la laïcité civile peut nous permettre de vivre ensemble sans préjugés.
  • viou1108 Posté le 28 Décembre 2019
    A la fin des années 80, la narratrice est une jeune étudiante en traduction à Anvers. Pour arrondir ses fins de mois, elle répond à une petite annonce pour donner des cours de soutien scolaire à quatre enfants d'une même famille, âgés de 8 à 16 ans. Le fait que la famille Schneider soit juive ne la gêne pas, mais c'est en se rendant à l'entretien d'embauche qu'elle prend conscience du choc de cultures auquel elle va être confrontée. Elle, jeune femme athée gauchisante vivant hors mariage avec un Iranien réfugié politique, s'apprête à devenir répétitrice dans une famille juive orthodoxe, certes modérée, mais qui respecte d'innombrables règles, préceptes et rituels religieux dont certains vont lui paraître absurdes. Contre toute attente et contrairement à ses prédécesseurs, la jeune femme parvient à s'adapter et à se faire accepter par la famille, en particulier par Jacob, 14 ans et Elzira, jeune fille dyspraxique maquant de confiance en elle. Malgré des gaffes, des incompréhensions réciproques et des différences de culture et de croyance irréductibles, les deux "côtés" s'apprivoisent, dialoguent et font preuve de tolérance. La jeune étudiante réalise que, à l'image de son ami iranien, les juifs orthodoxes sont souvent mal perçus, par... A la fin des années 80, la narratrice est une jeune étudiante en traduction à Anvers. Pour arrondir ses fins de mois, elle répond à une petite annonce pour donner des cours de soutien scolaire à quatre enfants d'une même famille, âgés de 8 à 16 ans. Le fait que la famille Schneider soit juive ne la gêne pas, mais c'est en se rendant à l'entretien d'embauche qu'elle prend conscience du choc de cultures auquel elle va être confrontée. Elle, jeune femme athée gauchisante vivant hors mariage avec un Iranien réfugié politique, s'apprête à devenir répétitrice dans une famille juive orthodoxe, certes modérée, mais qui respecte d'innombrables règles, préceptes et rituels religieux dont certains vont lui paraître absurdes. Contre toute attente et contrairement à ses prédécesseurs, la jeune femme parvient à s'adapter et à se faire accepter par la famille, en particulier par Jacob, 14 ans et Elzira, jeune fille dyspraxique maquant de confiance en elle. Malgré des gaffes, des incompréhensions réciproques et des différences de culture et de croyance irréductibles, les deux "côtés" s'apprivoisent, dialoguent et font preuve de tolérance. La jeune étudiante réalise que, à l'image de son ami iranien, les juifs orthodoxes sont souvent mal perçus, par ignorance et peur de la différence. Dans un contexte de première Guerre du Golfe, d'Intifada, avec le poids de l'Holocauste encore vivace chez les adultes de cette génération, ils s'accrochent à leur identité et à leur foi pour faire front face à l'adversité, s'attirant paradoxalement des réactions antisémites de plus en plus violentes. Elle a aussi du mal avec l'idée que la religion puisse régenter tous les aspects de la vie, de sorte qu'on s'y soumet sans devoir réfléchir et sans jamais rien remettre en question, quitte à se contorsionner pour adapter la modernité à ces dogmes millénaires. En dépit de tout cela, des liens sincères et privilégiés se tissent et se maintiennent, la confiance se gagne, jusqu'à aujourd'hui, trente ans plus tard. Mazel Tov ! est un modèle de délicatesse, de tolérance et d'ouverture d'esprit, d'accueil de la différence et d'efforts réciproques de compréhension malgré les barrières. Une très intéressante histoire d'amitié, de respect et d'humanité, un émouvant plaidoyer pour le vivre-ensemble. Bonne résolution pour 2020 : résister au repli sur soi. Mazel Tov ! (bonne chance) PS : petit clin d'oeil anecdotique, quoique cela parle aussi de différence : l'auteure se livre à une petite comparaison assez piquante (pour une Belge francophone) entre Flamands (néerlandophones de Belgique) et Néerlandais : "Et plus généralement, l'esprit d'ouverture qui caractérise les Néerlandais. Les Flamands sont un peuple fermé, tu le sais aussi bien que moi. Les Néerlandais trouvent tout et tout le monde sympathique et formidable. On dit de nous que nous sommes superficiels. C'est sûrement vrai. Mais ce serait une erreur de penser que des gens qui ont tendance à faire une problématique de tout ont plus de consistance. Même si je dois reconnaître que trop de superficialité peut être très fatigant". #MazelTov #NetGalleyFrance
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  • Bookycooky Posté le 4 Décembre 2019
    Mazel tov ! Bonne Chance ! Quand on est belge, athée, vingt ans, étudiante à Anvers, vivant avec un iranien qui a fuit le régime des mollahs, et qu'ayant besoin d'argent, on accepte un boulot de "cours de soutien scolaire " pour les quatre enfants ( de huit à seize ans) d'une famille juif orthodoxe ! L'écrivaine à cinquante ans, nous raconte sa propre expérience unique, qui date de trente ans, sur une autre planète : l'Ultra-orthodoxie, où même les bateaux et les témoins de mariage doivent être casher. Dés les premières lignes la prose fluide de Margot Vanderstraeten nous happe ( bravo à la traduction). Un roman extrêmement intéressant, car traite de sujets éternels mais aussi très actuels. L'antisémitisme toujours présent plus que jamais dans nos sociétés, les juifs orthodoxes qui semblent y tendre la perche ("le renforcement d'une identité propre en excluant l'autre ?"), les réfugiés du Moyen Orient, ici en l'occurrence le petit ami de l'écrivaine, un iranien qui malgré sa position sociale est toujours considéré comme l'intrus, et enfin la langue, les langues divers, néerlandais, hébreux yiddish, français et persan, langues maternelles ou non, parlées par certains des protagonistes et non par les autres, "comment nous allions pouvoir... Mazel tov ! Bonne Chance ! Quand on est belge, athée, vingt ans, étudiante à Anvers, vivant avec un iranien qui a fuit le régime des mollahs, et qu'ayant besoin d'argent, on accepte un boulot de "cours de soutien scolaire " pour les quatre enfants ( de huit à seize ans) d'une famille juif orthodoxe ! L'écrivaine à cinquante ans, nous raconte sa propre expérience unique, qui date de trente ans, sur une autre planète : l'Ultra-orthodoxie, où même les bateaux et les témoins de mariage doivent être casher. Dés les premières lignes la prose fluide de Margot Vanderstraeten nous happe ( bravo à la traduction). Un roman extrêmement intéressant, car traite de sujets éternels mais aussi très actuels. L'antisémitisme toujours présent plus que jamais dans nos sociétés, les juifs orthodoxes qui semblent y tendre la perche ("le renforcement d'une identité propre en excluant l'autre ?"), les réfugiés du Moyen Orient, ici en l'occurrence le petit ami de l'écrivaine, un iranien qui malgré sa position sociale est toujours considéré comme l'intrus, et enfin la langue, les langues divers, néerlandais, hébreux yiddish, français et persan, langues maternelles ou non, parlées par certains des protagonistes et non par les autres, "comment nous allions pouvoir nous en sortir à long terme sans langue maternelle commune......Pourrions-nous, Nima et moi, quand les moments se présenteraient, trouver les mots justes pour nous consoler ou nous faire rire ? La langue maternelle ne formait-elle pas une société secrète au sein de laquelle un non-initié ne pouvait jamais entrer ?" Le merveilleux de ce livre est que racontant une histoire vraie, elle nous prouve que si on va à l'encontre de ces " fanatiques " ou "ces immigrés qui polluent nos sociétés et qui feraient bien de rentrer chez eux".....la liste de citations est longue donc je préfère tronquer ici, on rencontre des personnes très proches de nous, peut-être même plus que nos compatriotes , et le résultat est que nos vies peuvent s'en enrichir, et tout cette négativité présente dans notre monde peut se muer en une énergie positive, qui ne peut qu'apporter un bien être que nous cherchons vainement, alors qu'il est à porté de nous. Les préjudices, les opinions toutes faites alimentées par des médias mal informés, l'ignorance sur l'autre, sont des barrières en cotons, qu'on peut toujours franchir si chacun faisait un peu d'effort, DES DEUX CÔTÉS . Efforts et tolérance, des notions obsolètes dans notre monde d'aujourd'hui.....ou peut-être qui n'ont jamais existé... Un autre point intéressant c'est la dictature des lois qu'imposent la religion aux orthodoxes ( toutes confessions confondues ). Leurs points de référence absolue, qui leur donne l'assurance de faire "la chose juste", sans besoin de réfléchir, et se donner la peine de prendre des décisions, des responsabilités,.....par conséquent efforts et tolérance zéro pour tout ce qui est hors contexte, le gouffre..... Ce livre n'est pas un chef-d'oeuvre pourtant un cinq étoiles pour moi, pour le plaisir qu'il m'a donnée à sa lecture, pour la chaleur humaine, l'intelligence, la sincérité et la tolérance qui s'en dégagent, et certains passages de la dernière partie qui m'ont beaucoup touchée. Un premier livre d'une écrivaine belge dont j'aimerais recroiser la route. "J'étais plus ouverte sur le papier que dans la vraie vie. le papier incitait à la réflexion – tout ce qu'on dit, on l'est soi-même, mais tout ce qu'on écrit, on peut le jeter à la corbeille." Un grand merci pour l'envoie de ce livre aux Éditions Presses de la Cité et NetGalleyFrance. #MazelTov#NetGalleyFrance
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  • Bazart Posté le 19 Novembre 2019
    Mazel Tov est le récit de la journaliste Margot Vanderstaeten qui revient sur ses années pendant lesquelles elle a donné des cours de soutien scolaire aux enfants Schneider, une famille juive orthodoxe à Anvers .- Elle est, athée et vit en couple avec un iranien. alors que les Schneider ont leur quotidien constamment rythmé par leurs règles et leurs coutumes. Tout les sépare, y compris leur condition sociale : elle passe son temps à bosser pour joindre les deux bouts, ils sont plutôt aisés. Mais Margot va peu à peu commencer à s’attacher à eux en développant une relation de confiance et de plus en plus importante avec Elzira, jeune ado dyspraxique à qui elle apprend à faire du vélo. L’ombre de la Shoah plane sur cette famille (65% des juifs d’Anvers ont été déportés) et comme le souligne Mr Schneider, leur attachement très fidèle à toutes les règles est une réponse à cette tragédie. S’ancrer dans la tradition comme un refuge. Mazel Tov démontre une volonté de comprendre l’autre, cette ouverture, ce pas vers autrui, même quand on a des visions très opposées de la société et de la vie, même quand on n’est pas d’accord sur tout. Le récit... Mazel Tov est le récit de la journaliste Margot Vanderstaeten qui revient sur ses années pendant lesquelles elle a donné des cours de soutien scolaire aux enfants Schneider, une famille juive orthodoxe à Anvers .- Elle est, athée et vit en couple avec un iranien. alors que les Schneider ont leur quotidien constamment rythmé par leurs règles et leurs coutumes. Tout les sépare, y compris leur condition sociale : elle passe son temps à bosser pour joindre les deux bouts, ils sont plutôt aisés. Mais Margot va peu à peu commencer à s’attacher à eux en développant une relation de confiance et de plus en plus importante avec Elzira, jeune ado dyspraxique à qui elle apprend à faire du vélo. L’ombre de la Shoah plane sur cette famille (65% des juifs d’Anvers ont été déportés) et comme le souligne Mr Schneider, leur attachement très fidèle à toutes les règles est une réponse à cette tragédie. S’ancrer dans la tradition comme un refuge. Mazel Tov démontre une volonté de comprendre l’autre, cette ouverture, ce pas vers autrui, même quand on a des visions très opposées de la société et de la vie, même quand on n’est pas d’accord sur tout. Le récit est terriblement émouvant, et une bien belle leçon de vivre ensemble qu'on vous incite vivement à découvrir
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  • SagnesSy Posté le 13 Novembre 2019
    « Un portier tient la porte à un client orthodoxe d’apparence proprette sortant de l’hôtel les cheveux mouillés. Vous avez pris une douche? l’interroge le portier pour le complimenter. – Non, pourquoi ? demande le juif, il vous en manque une ? » Les Schneider engagent Margot pour apporter un soutien scolaire à leurs quatre enfants. Ils se sont rencontrés en 1987, en 2017 ils se voient toujours. Des amis de trente ans, ça n’est pas rien. Pourtant, Margot Vanderstraeten se tient toujours un pas sur le coté de la famille qu’elle appelle ici Schneider (qui n’est pas leur vrai nom), une famille juive orthodoxe moderne. Moderne parce que pas haredim (Craignant-Dieu), pas ultra-orthodoxe, leur observation des règles (principes ? lois ? Je marche sur des oeufs parce que j’ignore les dénominations exactes) n’est pas totale, que certains arrangements sont toujours possibles, madame par exemple ne porte pas la perruque. Orthodoxe cependant, c’est-à-dire soumise à une pratique religieuse stricte, mais immergée dans le monde moderne. Ils vivent à Anvers, ville belge flamande. Margot raconte… Margot Vanderstraeten est une journaliste qui a déjà écrit plusieurs romans, et qui propose ici un récit qu’on sent maîtrisé. Elle a mené sa propre réflexion sur... « Un portier tient la porte à un client orthodoxe d’apparence proprette sortant de l’hôtel les cheveux mouillés. Vous avez pris une douche? l’interroge le portier pour le complimenter. – Non, pourquoi ? demande le juif, il vous en manque une ? » Les Schneider engagent Margot pour apporter un soutien scolaire à leurs quatre enfants. Ils se sont rencontrés en 1987, en 2017 ils se voient toujours. Des amis de trente ans, ça n’est pas rien. Pourtant, Margot Vanderstraeten se tient toujours un pas sur le coté de la famille qu’elle appelle ici Schneider (qui n’est pas leur vrai nom), une famille juive orthodoxe moderne. Moderne parce que pas haredim (Craignant-Dieu), pas ultra-orthodoxe, leur observation des règles (principes ? lois ? Je marche sur des oeufs parce que j’ignore les dénominations exactes) n’est pas totale, que certains arrangements sont toujours possibles, madame par exemple ne porte pas la perruque. Orthodoxe cependant, c’est-à-dire soumise à une pratique religieuse stricte, mais immergée dans le monde moderne. Ils vivent à Anvers, ville belge flamande. Margot raconte… Margot Vanderstraeten est une journaliste qui a déjà écrit plusieurs romans, et qui propose ici un récit qu’on sent maîtrisé. Elle a mené sa propre réflexion sur les sujets qu’elle évoque, qui ne se résument pas à nous raconter la façon de vivre, certes différente de la nôtre, d’une famille juive orthodoxe. Car Margot fait des études de langue, vit avec un réfugié iranien et n’hésite pas à voyager, sa vision du monde et des choses est grand angle. Posant en filigrane quantité de questions fort pertinentes (qu’est-ce qu’une nationalité ? L’endroit où l’on vit influe-t-il sur notre personnalité ? Entre autres…), elle nous invite à partager son parcours après des Schneider, ses étonnements, agacements, rejets, mais aussi l’indéfectible lien qui se tisse lentement entre eux. Est-ce qu’on peut réellement comprendre cette façon de vivre quand on n’est pas juive soi-même ? Sans doute jamais vraiment. Cela participe à la fascination qui s’exerce et on découvre les érouv, les schadchen, les doubles cuisines (ou la feuille d’aluminium entre les poêles) (entre autres) avec une immense curiosité. Un récit que j’ai beaucoup apprécié et qui compte en prime beaucoup d’humour.
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