Lisez! icon: Search engine
Robert Laffont
EAN : 9782221243237
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 162
Format : 135 x 215 mm

Mélatonine

Date de parution : 10/10/2019

« La serveuse, qui portait un tee-shirt “Paris est une fête”, nous demanda si nous avions fait notre choix et je m’abstins de lui dire que le mien eût été de m’enfuir pour tenter d’oublier que je ne savais plus quoi écrire mais je me contentai de réclamer la carte...

« La serveuse, qui portait un tee-shirt “Paris est une fête”, nous demanda si nous avions fait notre choix et je m’abstins de lui dire que le mien eût été de m’enfuir pour tenter d’oublier que je ne savais plus quoi écrire mais je me contentai de réclamer la carte des vins, car je pressentais que j’allais en avoir sacrément besoin. »
Dans ce nouveau roman événement, Marcel Klouellebecq nous offre une poignante méditation sur les ravages du bien-être et du succès.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782221243237
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 162
Format : 135 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • SergeTailler Posté le 14 Janvier 2020
    Magnifique..... Serotonine dort sur ma table de nuit depuis plus de 8 mois et j'ai lu depuis plus de 10 bouquins. Par contre, j'ai dévoré Melatonine en deux soirées. C'est jouissif....drôle et bien écrit.... Après la lecture de Mélatonine, je pense que Serotonine et les prochaines bouquins de MH , génie littéraire du 21ème, attendront encore quelques années.
  • vero12 Posté le 6 Décembre 2019
    J'aime pas beaucoup Houellebecq, le vrai je veux dire. J'ai lu quelques trucs de lui mais y'a trop de scène de fesses et quand il parle des femmes ça me donne des boutons. Puis en plus c'est physique, j'y peux rien. j'avoue que dans celui là ça ressemble bien a l'original, en accentuant bien les choses quand même, son optimisme par exemple ;-))
  • ODP31 Posté le 30 Novembre 2019
    Pirate des mots, Pascal Fioretto vient de revendiquer un nouveau détournement de texte. Son casier n’est pas vierge: « L’élégance du maigrichon », « Et si c’était niais ? », « Gay vinci code », « Hygiène des tubes et tout le tremblement ». Un serial killer de best-sellers qui décapite les têtes de gondole. Son dernier mauvais coup ? Michel Houellebecq. C’était écrit... Pourtant, tout comme chez sa muse désabusée, pas un chapitre sans fellation ou scène de dépravation. Un seul otage donc dans ce sympathique pastiche, Michel Houellebecq, alias Marcel Klouellebecq, écrivain célèbre parti à la recherche de son mal être pour retrouver la prose désespérée de centre commercial péri-urbain qui a fait son succès et le caractérise, à défaut de caractère. Pour retrouver son légendaire charisme d’anti-héros déprimant à poil gras, l’écrivain fuit la gloire de la Capitale pour un bled paumé, trois étoiles dans le guide du routard suicidaire, abattoir pour bison futé. Marcel fait étape dans un gîte tenu par deux antiquaires homosexuels avant de tomber sous le charme d’une jolie coiffeuse, tout en étant pourchassé par son agent et son éditrice qui désespèrent de son désespoir et de son nouveau roman. Pascal Fioretto satirise le style de... Pirate des mots, Pascal Fioretto vient de revendiquer un nouveau détournement de texte. Son casier n’est pas vierge: « L’élégance du maigrichon », « Et si c’était niais ? », « Gay vinci code », « Hygiène des tubes et tout le tremblement ». Un serial killer de best-sellers qui décapite les têtes de gondole. Son dernier mauvais coup ? Michel Houellebecq. C’était écrit... Pourtant, tout comme chez sa muse désabusée, pas un chapitre sans fellation ou scène de dépravation. Un seul otage donc dans ce sympathique pastiche, Michel Houellebecq, alias Marcel Klouellebecq, écrivain célèbre parti à la recherche de son mal être pour retrouver la prose désespérée de centre commercial péri-urbain qui a fait son succès et le caractérise, à défaut de caractère. Pour retrouver son légendaire charisme d’anti-héros déprimant à poil gras, l’écrivain fuit la gloire de la Capitale pour un bled paumé, trois étoiles dans le guide du routard suicidaire, abattoir pour bison futé. Marcel fait étape dans un gîte tenu par deux antiquaires homosexuels avant de tomber sous le charme d’une jolie coiffeuse, tout en étant pourchassé par son agent et son éditrice qui désespèrent de son désespoir et de son nouveau roman. Pascal Fioretto satirise le style de Houellebecq avec plus d’habileté que de finesse, s’amuse de ses tocs littéraires, multipliant ainsi les références techniques inutiles et ses listes de courses. Il décrit avec la précision d’une Evelyne Dhéliat dépressive les mornes visages et paysages, dans une météo sociétale maussade sur la majeure partie de la France. Mais différence de taille et d’hormones avec l’auteur de Sérotonine, la lecture de Mélatonine est aussi légère que drôle. Même si l’exercice de style s’essouffle un peu à mi-parcours, je pense que ce pastiche peut recevoir la bénédiction à la fois des anti et des pro Houellebecq et conforter chacun dans sa détestation ou son admiration de l’auteur. Pour ma part, je continuerai à penser que Michel Houellebecq est un écrivain important car son style a su capter le ton de son époque, même si ce n’est pas toujours réjouissant. Le pastiche n’est pas un art mineur. Les plus grands s’y sont adonnés. Proust a pastiché Flaubert et Balzac par admiration, Modiano s’est attaqué à Céline… Pascal Fioretto n’a pas l’ambition littéraire de figurer dans ce panthéon, il aspire seulement à partager son amusement avec le lecteur. Je ne vais pas écrire un billet plus long que ce livre de 153 pages au trait grossi par une police d’écriture pour aveugle. Un agréable divertissement vite lu où les bons mots et références soignent la dépression automnale.
    Lire la suite
    En lire moins
  • jmb33320 Posté le 26 Novembre 2019
    Je m'attendais à un pastiche de "Sérotonine", que j'ai lu il y a à peine quelques semaines (et pas beaucoup apprécié). Et ce n'est pas tout à fait le cas. Pascal Fioretto a bien repéré les tics et trucs de M.H., ce qui nous vaut de nombreux passages très savoureux. Mais pour autant il ne reprend pas entièrement le canevas de "Sérotonine". Le personnage principal Marcel Klouellebec, un auteur au succès international, est en panne d'inspiration. Il nous fait le récit de ses déboires avec son éditeur, son agent et le reste du monde. Il s'est engagé à écrire un roman, "La diagonale du vide", un titre qui fait alllusion aux territoires ruraux abandonnés. Il va s'installer dans une de ces campagnes perdues, un village du nom de Morneuil, dans le but de retrouver le ton crépusculaire qui lui fait défaut. Mais rien ne se passera comme espéré. J'ai souvent souri en lisant cette pochade qui est vraiment réussie mais qui, c'est l'écueil principal de ce genre, m'a parue un peu courte. Beaucoup de "name dropping", parfois un peu facile.
  • dourvach Posté le 23 Novembre 2019
    Marcel Klouellebecq, héros ou zéro sans emploi... s'emmerde comme un rat mort, de baisouilles sans âme en griffonnages sur carnets de notes relatives à son Néant intime... bref, tourne en rond (tel un cochon d'Inde en cage) dans la Grand Roue éditoriale, produisant de répétitives autofictions puis #8210; se désennuyer, vite ! #8210; devant faire le beau ou l'Acteur... déprimant, déprimant, déprimant... du moins jusqu'à ce qu'il trouve sur sa route (morne plaine) le talent de plume de Pascal FIORETTO. Alors soudain... toute son existence s'éclaire. Comme un personnage de roman de DHÔTEL. "Pastiche", vraiment ? Z'êtes sûrs ? Moi ch' sais pas... y a comme un doute. Un excellent roman, excellemment écrit... Contracture des zygomatiques et comique précis. Plus une sorte d'empathie puissante pour les plis routiniers de l'esprit de ce pitoyable (et si attachant) p... ! de dépressif de Marcel... Et puis tout de même, cette lumineuse rencontre de Jibé et Hubert, "les deux tafioles du gîte" (où crêche MK dans un Premier Mouvement) et l'approche érectile de la solaire Marilyn, tenant le salon de coiffure "Imp'hair à tifs" de Morneuil-le-Vieil... Car si les bouquins du "faux" Marcel Klouellebecq (son soit-disant "modèle" du bizarre Réel, tout comme le diable est le singe de Dieu) nous... Marcel Klouellebecq, héros ou zéro sans emploi... s'emmerde comme un rat mort, de baisouilles sans âme en griffonnages sur carnets de notes relatives à son Néant intime... bref, tourne en rond (tel un cochon d'Inde en cage) dans la Grand Roue éditoriale, produisant de répétitives autofictions puis #8210; se désennuyer, vite ! #8210; devant faire le beau ou l'Acteur... déprimant, déprimant, déprimant... du moins jusqu'à ce qu'il trouve sur sa route (morne plaine) le talent de plume de Pascal FIORETTO. Alors soudain... toute son existence s'éclaire. Comme un personnage de roman de DHÔTEL. "Pastiche", vraiment ? Z'êtes sûrs ? Moi ch' sais pas... y a comme un doute. Un excellent roman, excellemment écrit... Contracture des zygomatiques et comique précis. Plus une sorte d'empathie puissante pour les plis routiniers de l'esprit de ce pitoyable (et si attachant) p... ! de dépressif de Marcel... Et puis tout de même, cette lumineuse rencontre de Jibé et Hubert, "les deux tafioles du gîte" (où crêche MK dans un Premier Mouvement) et l'approche érectile de la solaire Marilyn, tenant le salon de coiffure "Imp'hair à tifs" de Morneuil-le-Vieil... Car si les bouquins du "faux" Marcel Klouellebecq (son soit-disant "modèle" du bizarre Réel, tout comme le diable est le singe de Dieu) nous tombent des mains, celui-ci pourra nous rendre au moins heureux. Alors : PF meilleur que MH ? Bah oui... plutôt 100.000 fois meilleur, même ! [Ah, notre subjectivité, bien sûr... ] Ce Pascal Fioretto, semble-t-il, n'est point un feignant. Et si les "Belges situationnistes" [ha ! ha ! ha ) et autres soumissions de MH au Saint-Air-du-Temps font pitié, chacune des saillies de PF fait mouche à la fin de l'envoi : avec toute l'efficacité, si travaillée, d'un Guillaume Meurice. "La Diagonale du Vide" : autant un territoire national délaissé que le titre du "prochain MK" (ce non-lieu qui n'aura pas lieu), mais surtout une éblouissante métaphore du "Non-littéraire le plus agressif" qui fait florès (chez nous) depuis 50 pesantes années... Au fond, pour une fois "L'Oeuvre" du modèle de Marcel Klouellebecq se sera rendue utile : pastichée (ici avec talent), elle parvient absolument à nous faire rire... Le rire du bonheur plutôt que celui du malheur. La mélatonine emmerde (bien) la sérotonine, et là n'est que justice. :-)
    Lire la suite
    En lire moins
ABONNEZ-VOUS À LA NEWSLETTER DE ROBERT LAFFONT
Les Éditions Robert Laffont publient de la littérature française et étrangère, des biographies, des témoignages, des mémoires, des romans policiers et d'espionnage, des livres de spiritualité ou encore des livres pratiques.
Chaque mois, recevez toutes les actualités de la maison en vous abonnant à notre newsletter.