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        Menteurs amoureux

        Robert Laffont
        EAN : 9782221114339
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 288
        Format : 135 x 215 mm
        Menteurs amoureux

        Aline AZOULAY-PACVON (Traducteur)
        Collection : Pavillons
        Date de parution : 04/10/2012

        À travers ces portraits plus vrais que nature et ces fragments de vie saisis à la manière d’instantanés,
        Richard Yates confirme qu’il est un grand écrivain américain.

        Parce qu’il est un recueil étonnamment personnel, Menteur amoureux éclaire de manière définitive l’œuvre de celui qui a inspiré tant d’écrivains contemporains. Car il y a beaucoup de Richard Yates dans ces nouvelles parues en 1978 aux États-Unis et inédites en France. En cheminant de la première à la dernière...

        Parce qu’il est un recueil étonnamment personnel, Menteur amoureux éclaire de manière définitive l’œuvre de celui qui a inspiré tant d’écrivains contemporains. Car il y a beaucoup de Richard Yates dans ces nouvelles parues en 1978 aux États-Unis et inédites en France. En cheminant de la première à la dernière histoire, chaque lecteur peut assembler les motifs autobiographiques comme dans une mosaïque qui redessinerait – de manière délicieusement subjective – son itinéraire chahuté par les circonstances. Dans une ambiance d’après-guerre encore traumatique, le jeune soldat parachuté sur le vieux continent se souvient avoir éprouvé dans le combat tour à tour « fierté, terreur, fatigue et consternation » (« Une permission exceptionnelle »). Sa seule consolation est d’avoir traversé l’Atlantique pour découvrir la France ou la Grande-Bretagne et d’échapper à un destin trop convenu ou à une mère omniprésente. Car, dans une époque qui chante la gloire du rêve américain, les questions d’ego taraudent chaque individu, et le couple, la famille sont autant d’obstacles à l’épanouissement et à l’affirmation de soi. Des enfants dans leurs jupes, les femmes décident de gagner leur indépendance (« Une fille unique en son genre »), de prendre des risques (« Relever le défi »), de vivre la bohème en espérant la reconnaissance sociale (« Oh Joseph, je suis si fatiguée »). De terribles désillusions les guettent... Les hommes, quant à eux, se révèlent souvent pathétiques, avec leur refus d’admettre l’échec et leur embarrassants fantasmes de gloire (« Menteurs amoureux »), leurs espoirs vains de devenir la prochaine coqueluche d’Hollywood (« Et dire adieu à Sally      »), leurs fanfaronnades sur leur besoin de partir à Paris pour écrire (« Bonjour chez toi »). Pour chacun des personnages, homme ou femme, l’alcool coule à flots, bien sûr, offrant une couverture floue au désœuvrement et comme un arrière-goût de l’époque fitzgéraldienne. D’une intensité et d’une cohérence époustouflantes, ces nouvelles offrent une expérience de lecture unique. Car, même dans les histoires les plus sombres de Richard Yates, il y a comme un état de grâce pour le lecteur à toucher d’aussi près une vérité crue, offerte et finalement libératrice.

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        EAN : 9782221114339
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 288
        Format : 135 x 215 mm
        Robert Laffont
        21.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • jfponge Posté le 12 Août 2017
          Si vous voulez tout savoir sur les mille-et-une façons dont un couple (hétérosexuel) peut se défaire, lisez sans tarder "Menteurs amoureux". Tout le monde, hommes ou femmes, en prend pour son grade, tant la lâcheté semble prendre le pas sur le désir amoureux au fil des renoncements successifs et des fausses réconciliations qui peuvent transformer la vie à deux un véritable parcours du combattant. C'est du moins la vision de l'auteur, dont il ne s'est jamais départi depuis "La fenêtre panoramique". Heureusement l'humour est omniprésent dans cette vision tout à fait pessimiste de la vie de couple et l'auteur sait nous fait partager son empathie pour les personnages. On peut se dire aussi bien "comment peuvent-ils être aussi futiles ?" que "celui-là (ou celle-là) c'est pourtant bien moi". Une belle leçon de choses de la vie…
        • majolo Posté le 3 Mai 2014
          Fan inconditionnelle de Richard Yates, je dis et redis (comme beaucoup mais on n'est jamais trop nombreux) qu'il est un auteur génial, un grand de la littérature américaine. Plus je lis, plus j'aime. Ces personnages sont comme je les aime, touchants, fragiles et terriblement émouvants. L'écriture est sobre, sèche et juste. On comprend surtout toutes les blessures et les souffrances de l'auteur lui-même: les parents divorcés, l'alcool, la solitude et toutes les désillusions qu'on peut vivre. Mais il n'y a pas de désespoir dans ces livres, juste une douce mélancolie et une certaine désillusion, sans amertume. On pense un peu à Raymond Carver, mais en moins grinçant. J'adore, voilà.
        • Racines Posté le 14 Mars 2013
          (...) Richard Yates s’impose dans Menteurs amoureux comme un maître absolu de la nouvelle, et son écriture au scalpel fait des merveilles dans ces formes courtes qui contiennent pourtant chacune plusieurs vies. Une pure merveille. Lire la critique complète sur mon site :
        • Titine75 Posté le 18 Janvier 2013
          Nous avions découvert Richard Yates grâce au film de Sam Mendès en 2008. Depuis lors, les éditions Pavillons Laffont rééditent les romans et les nouvelles de ce grand auteur américain. « Menteurs amoureux » est un recueil de sept nouvelles portant sur les ratages familiaux et amoureux. Le désespoir des personnages se noie bien souvent dans l’alcool, comme ce fut le cas pour Yates lui-même. D’ailleurs, sa vie se retrouve dans les différentes nouvelles : son enfance après le divorce de ses parents auprès d’une mère sculpteur sans talent (« Oh, Joseph, je suis si fatiguée »), sa participation à la deuxième guerre mondiale (« Une permission exceptionnelle »), son travail de scénariste (« Et dire adieu à Sally »). L’incompréhension, l’incommunicabilité entre les êtres sont au cœur de l’œuvre de Yates. Les désirs des uns semblent toujours entraver la vie des autres. Dans « Menteurs amoureux », Warren Mathews obtient une bourse d’étude pour aller vivre à Londres. Il s’y installe avec femme et enfant. Mais son épouse ne trouve pas sa place, ne s’épanouit pas. Elle finit par repartir aux États-Unis. Dans « Oh, Joseph, je suis si fatiguée », la mère est persuadée de pouvoir réaliser le plus... Nous avions découvert Richard Yates grâce au film de Sam Mendès en 2008. Depuis lors, les éditions Pavillons Laffont rééditent les romans et les nouvelles de ce grand auteur américain. « Menteurs amoureux » est un recueil de sept nouvelles portant sur les ratages familiaux et amoureux. Le désespoir des personnages se noie bien souvent dans l’alcool, comme ce fut le cas pour Yates lui-même. D’ailleurs, sa vie se retrouve dans les différentes nouvelles : son enfance après le divorce de ses parents auprès d’une mère sculpteur sans talent (« Oh, Joseph, je suis si fatiguée »), sa participation à la deuxième guerre mondiale (« Une permission exceptionnelle »), son travail de scénariste (« Et dire adieu à Sally »). L’incompréhension, l’incommunicabilité entre les êtres sont au cœur de l’œuvre de Yates. Les désirs des uns semblent toujours entraver la vie des autres. Dans « Menteurs amoureux », Warren Mathews obtient une bourse d’étude pour aller vivre à Londres. Il s’y installe avec femme et enfant. Mais son épouse ne trouve pas sa place, ne s’épanouit pas. Elle finit par repartir aux États-Unis. Dans « Oh, Joseph, je suis si fatiguée », la mère est persuadée de pouvoir réaliser le plus beau buste du président Roosevelt qui vient d’être élu alors que son talent est médiocre. Elle ne se rend pas compte que son illusion et son obstination sont responsables de la misère de sa famille. Seule exception à la règle, le couple de « Bonjour chez toi » qui aimerait partir vivre à Paris pour réaliser ses rêves artistiques à l’image de Frank et April Wheeler de « La fenêtre panoramique« . Les héros de la nouvelle auront plus de chance que ceux du roman. Les rapports affectifs sont forcément cruels chez Richard Yates. Le début de « Une fille unique en son genre » en est un bon exemple : « Au printemps de sa première année d’université alors qu’elle avait 20 ans, Susan Andrews annonça à son père d’une voix très calme qu’elle ne l’aimait plus. » Les hommes sont d’une grande lâcheté avec les femmes. Ils jouent avec elles, les choisissent pour tuer le temps comme dans « Menteurs amoureux » ou « Et dire adieu à Sally ». Pour ce qui est d’être honnêtes sur leurs intentions, les hommes ne sont pas à la hauteur. A l’instar de ses romans, Richard Yates développe une galerie de personnages seuls et désespérés. Il explore une nouvelle fois avec talent la noirceur des relations humaines, la cruauté des sentiments. C’est parfois si beau le désespoir.
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        • Laurence64 Posté le 28 Octobre 2012
          Je suis tombée dans les nouvelles américaines il y a de nombreuses années et ne me suis jamais relevée. Merci à ce libraire qui me mit dans les mains Trois Roses Jaunes. Depuis, je me sens une âme de fleuriste. Alors, lorsque a paru un recueil de nouvelles de Richard Yates, mon porte-monnaie n'a rien eu à dire… Même si j'avais dépassé le quota qu'exige ma bonne conscience. Même si ma Pile A Lire se lamente de ne pas dégraisser (je mettrai dedans un livre de régime). Yates n'étant pas un petit nouveau, il était temps qu'un éditeur français outrepasse l'indéracinable constat: "en France, les nouvelles ne marchent pas" (ben non, elles ne marchent pas plus que les livres ne volent. Gros soupir. Il y a suffisamment de succès éditoriaux pour financer sans état d'âme des auteurs dont le talent n'est plus à démontrer, non? ) Mais foin de mon mauvais esprit. Les nouvelles parues en 1978 aux Etats-Unis ont enfin traversé l'Atlantique. Que ce soit à dos de tortue importe peu. Hosannah! Yates est aussi grand nouvelliste que romancier. Sé-dui-te, je suis. Prenez l'Amérique des années 30. On y divorçait déjà beaucoup. Les parents de Richard Yates avaient suivi... Je suis tombée dans les nouvelles américaines il y a de nombreuses années et ne me suis jamais relevée. Merci à ce libraire qui me mit dans les mains Trois Roses Jaunes. Depuis, je me sens une âme de fleuriste. Alors, lorsque a paru un recueil de nouvelles de Richard Yates, mon porte-monnaie n'a rien eu à dire… Même si j'avais dépassé le quota qu'exige ma bonne conscience. Même si ma Pile A Lire se lamente de ne pas dégraisser (je mettrai dedans un livre de régime). Yates n'étant pas un petit nouveau, il était temps qu'un éditeur français outrepasse l'indéracinable constat: "en France, les nouvelles ne marchent pas" (ben non, elles ne marchent pas plus que les livres ne volent. Gros soupir. Il y a suffisamment de succès éditoriaux pour financer sans état d'âme des auteurs dont le talent n'est plus à démontrer, non? ) Mais foin de mon mauvais esprit. Les nouvelles parues en 1978 aux Etats-Unis ont enfin traversé l'Atlantique. Que ce soit à dos de tortue importe peu. Hosannah! Yates est aussi grand nouvelliste que romancier. Sé-dui-te, je suis. Prenez l'Amérique des années 30. On y divorçait déjà beaucoup. Les parents de Richard Yates avaient suivi le mouvement. Aussi, l'écrivain devenu adulte trempe-t-il sa plume dans son enfance instable. Le Billy de la première nouvelle et la Nancy de la troisième assistent aux courageuses et pitoyables tentatives de leur mère d'acquérir leur indépendance. Les vies continuent cahin-caha. L'alcool coule à flots. Dans toutes les histoires, on boit trop chez Yates. Beaucoup trop. L'alcool-béquille. On s'y sépare aussi. Chaque fois. Le sentiment d'abandon y est récurrent. Les rêves d'un lendemain plus prometteur permettent de supporter l'existence. Les hommes, pathétiques, cherchent une gloire toujours illusoire. Ils peuvent rêver de conquête au point de s'empêtrer dans des relations improbables ou de reculer. Toujours les fêlures nourrissent les doutes. Il y a la quête de l'amour. La recherche de la reconnaissance. Les rêves qui succèdent aux rêves et qui s'écrasent Parent de Cheever dans les cinq premières nouvelles, Yates se tourne résolument vers Francis Scott Fitzgerald dans les deux dernières. Avec un immense talent. Vous l'ai-je dit? J'ai beaucoup beaucoup aimé.
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        Ils en parlent

        "Yates a l'art de raconter le quotidien fêlé à force de petites failles, des fausses tristesses ou de joies forcées"

        Philippe Chevilley / Les Echos
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