En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour améliorer votre expérience de navigation et réaliser des mesures d’audience.
OK
RÉSULTATS POUR VOTRE RECHERCHE «»
Résultats pour livres
    Résultats pour auteurs
      Résultats pour catégories

        Mohicans

        Julliard
        EAN : 9782260029014
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 306
        Format : 130 x 205 mm
        Mohicans

        Date de parution : 05/11/2015

        Je voudrais avoir la froideur de l’entomologiste en entamant ce récit. Prendre les pièces une par une, remonter le temps. Éclater le temps. Disséquer. Poser. Observer. Dater. Comprendre. C’est l’histoire de deux êtres rares : Cavanna et Choron. C’est l’histoire d’un premier journal, puis d’un deuxième, d’un troisième : tous...

        Je voudrais avoir la froideur de l’entomologiste en entamant ce récit. Prendre les pièces une par une, remonter le temps. Éclater le temps. Disséquer. Poser. Observer. Dater. Comprendre. C’est l’histoire de deux êtres rares : Cavanna et Choron. C’est l’histoire d’un premier journal, puis d’un deuxième, d’un troisième : tous créés par une bande de kamikazes, ivres de liberté et bourrés de talent. Ces journaux ont amusé, éclairé, ouvert les yeux et les esprits de deux ou trois générations de lecteurs, de citoyens, d’électeurs, de journalistes. Hara-Kiri mensuel, Hara-Kiri hebdo, La Gueule ouverte, Charlie Mensuel et le dernier : Charlie Hebdo… 1960-1985 : vingt-cinq années d’insolence, d’humour, de spontanéité et de subversion. L’époque étant ce qu’elle est, ces journaux fougueux qui sentaient le foutre, la sueur, l’alcool, la liberté sont devenus des marques. C’est l’histoire de la dilapidation d’un héritage. Une histoire tumultueuse, magnifique, triste et honteuse. À mes yeux, elle est exemplaire.

        Lire la suite
        En lire moins
        EAN : 9782260029014
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 306
        Format : 130 x 205 mm
        Julliard
        19.50 €
        Acheter

        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • vellard Posté le 2 Août 2017
          Un livre tout à fait indispensable afin de tenter d'y voir clair sur la façon dont deux créateurs ,accompagnés dans leur incroyable aventure par quelques uns parmi les plus grands dans leurs domaines respectifs (Reiser, Fournier le créateur du 1er journal écolo, Delfeil de Ton, Fred,Willem et quelques autres) ont inventé ces formidables lieux de liberté que furent "Hara-Kiri" ,"Charlie Mensuel","Charlie Hebdo" et "La Gueule Ouverte". C'est un cri d'amour ,doublé d'un profond respect qu'envoie Denis Robert à Choron mais plus encore à Cavanna . Et puis après, longtemps après......vint le temps des vautours , charognards sans scrupules(peu nombreux heureusement mais cependant particulièrement destructeurs), qui utilisèrent ces diamants pour assouvir leur besoin de gloire et de reconnaissance. Ce soir, en écrivant ces quelques lignes,même si je reste Charlie, je suis ,avant tout, Cavanna et Choron !
        • Peteplume Posté le 7 Avril 2017
          J'ai failli lâcher le livre tant je me perdais au début dans les personnages et dans la chronologie. Bien sûr je connaissais les vieux de la vieille, Cavanna, Choron, Reiser, Gébé..., ceux qui étaient morts de mort naturelle, et Delfeil aussi pour les avoir lus dans Hara Kiri puis Charlie hebdo du temps que beaucoup n'ont pas connu mais qui était celui d'une jeunesse soixante-huitarde qui ne respectait pas l'ordre établi. Je n'ai pas suivi Charlie par la suite, je ne l'ai pas été au moment des attentats. Bref, le bouquin m'ennuyait mais j'ai persévéré parce que je voulais comprendre tout de même où l'auteur voulait en venir. Denis Robert a la réputation des enquêtes bien faites et je voyais bien que ce livre n'était pas juste là pour évoquer la nostalgie du temps que j'évoquais plus haut, pas juste pour faire l'apologie de Cavanna. Et puis, quand j'ai commencé à comprendre, je n'ai pas pu lâcher le bouquin jusqu'à sa toute fin. Et il a tenu ses promesses. L'investigation est sans faille, la démonstration éclatante. Ça ne va pas sans une petite déception, celle de voir que les hommes égoïstes, arrogants, cupides, manipulateurs sans scrupule ni vergogne, existent partout y... J'ai failli lâcher le livre tant je me perdais au début dans les personnages et dans la chronologie. Bien sûr je connaissais les vieux de la vieille, Cavanna, Choron, Reiser, Gébé..., ceux qui étaient morts de mort naturelle, et Delfeil aussi pour les avoir lus dans Hara Kiri puis Charlie hebdo du temps que beaucoup n'ont pas connu mais qui était celui d'une jeunesse soixante-huitarde qui ne respectait pas l'ordre établi. Je n'ai pas suivi Charlie par la suite, je ne l'ai pas été au moment des attentats. Bref, le bouquin m'ennuyait mais j'ai persévéré parce que je voulais comprendre tout de même où l'auteur voulait en venir. Denis Robert a la réputation des enquêtes bien faites et je voyais bien que ce livre n'était pas juste là pour évoquer la nostalgie du temps que j'évoquais plus haut, pas juste pour faire l'apologie de Cavanna. Et puis, quand j'ai commencé à comprendre, je n'ai pas pu lâcher le bouquin jusqu'à sa toute fin. Et il a tenu ses promesses. L'investigation est sans faille, la démonstration éclatante. Ça ne va pas sans une petite déception, celle de voir que les hommes égoïstes, arrogants, cupides, manipulateurs sans scrupule ni vergogne, existent partout y compris au sein de Charlie... C'est une lecture recommandable pour ne pas être/ne pas suivre Charlie aveuglément.
          Lire la suite
          En lire moins
        • Contributeur Posté le 27 Septembre 2016
          Je ne vais pas tourner autour du pot. Denis Robert est tout sauf bête et méchant, et il est doté d’un humour très discret pour ne pas dire inexistant. « Mohicans » est paru dans un contexte qui confirme que Denis Robert est véritablement l’un des plus grands poissards des deux dernières décennies. Un livre consacré à Charlie Hebdo, à ses créateurs, à ses repreneurs, à ceux qui disparurent avant les attentats, qui disparurent le jour des attentats ou qui continuèrent tels des fantômes après les attentats de ce fameux mois de janvier 2015, c’était un pari risqué d’autant que des myriades de bouquins virent le jour sur ce thème. Poissard car Mohicans est sorti le 5 novembre 2015, soit un peu plus d’une semaine avant les attentats du Bataclan (et ailleurs dans Paris). Niveau promo, cela est juste un coup de sabre en pleine face. Mais je ne me suis pas laissé envelopper par le trauma collectif et je me suis procuré ce livre parce que j’ai une confiance aveugle pour le travail de Denis Robert. Et pourtant, j’ai entamé la lecture jusqu'à la page 62. Le rappel (certes indispensable) de la genèse de Charlie Hebdo et de Hara-Kiri... Je ne vais pas tourner autour du pot. Denis Robert est tout sauf bête et méchant, et il est doté d’un humour très discret pour ne pas dire inexistant. « Mohicans » est paru dans un contexte qui confirme que Denis Robert est véritablement l’un des plus grands poissards des deux dernières décennies. Un livre consacré à Charlie Hebdo, à ses créateurs, à ses repreneurs, à ceux qui disparurent avant les attentats, qui disparurent le jour des attentats ou qui continuèrent tels des fantômes après les attentats de ce fameux mois de janvier 2015, c’était un pari risqué d’autant que des myriades de bouquins virent le jour sur ce thème. Poissard car Mohicans est sorti le 5 novembre 2015, soit un peu plus d’une semaine avant les attentats du Bataclan (et ailleurs dans Paris). Niveau promo, cela est juste un coup de sabre en pleine face. Mais je ne me suis pas laissé envelopper par le trauma collectif et je me suis procuré ce livre parce que j’ai une confiance aveugle pour le travail de Denis Robert. Et pourtant, j’ai entamé la lecture jusqu'à la page 62. Le rappel (certes indispensable) de la genèse de Charlie Hebdo et de Hara-Kiri m’a gavé au plus haut point sans doute parce que tout le bordel que les terroristes avait mis dans la capitale française m’avait donné envie de me consacrer à autre chose. Les mois passant, j’ai eu envie d’en savoir plus. Je me rappelais qu’en janvier 2015, Malka, « l’avocat de Charlie Hebdo » était sur tous les plateaux. Je me disais alors : « Mais il n’y a pas autre chose qu’un putain d’avocat pour parler des bonhommes de cette équipe ? » J’ai lu tout le livre en quelques jours et il m’a éclairci, et m’a rappelé certains points. Je n’avais pas crié « Je suis Charlie ». Je ne l’étais pas vraiment. Touché par la mort étrange de tous ces bonhommes que je « connaissais » depuis l’enfance pour certains, oui, très touché, désolé, attristé, mais enfin non, je n’étais pas derrière le cortège de chefs d’état tous plus hypocrites et répugnants les uns que les autres, derrière cette « France » qui soutenait un journal qu’elle n’avait jamais lu, cette « France » qui défendait la liberté d’expression dans les limites du raisonnable (et des places disponibles ?) J’avais aussi encore en tête l’exclusion de Siné par Val (l’ancien patron de Charlie Hebdo devenu sarkozyste après avoir été socialiste libéral, après avoir été libertaire machin-truc, etc.) pour « antisémitisme » (ben voyons), l’attentat contre les locaux de Charlie Hebdo en 2011 après avoir relayé les caricatures du Prophète d’un journal de la droite de la droite d’Europe du Nord… J’avais le souvenir que je n’avais lu Charlie Hebdo (deuxième version étant un marmot lorsque la première existait encore) que durant la première année de sa (« re »)publication au début des années 90 considérant tout ça comme has-been et finalement pas très drôle. Si ce journal n’avait pas été attaqué par des terroristes, il aurait fait faillite, et je dirais : tant mieux. Ce livre se dévore et même si Denis Robert règle ses comptes avec Val (de façon légitime d’ailleurs au regard des saloperies écrites par le suppôt du petit Nicolas), il démontre la cupidité, l’égocentrisme, la soif de pouvoir du patron et de ses sbires (Malka, Cabu, …) Un tel bouquin n’aurait aucun intérêt sans le massacre d’une bonne partie de sa rédaction. Ça n’est pourtant pas un objet voyeuriste. L’enquête est approfondie et les histoires de fric et de musellement de la parole par Val sont riches d’enseignement. Et puis il y a Choron et Cavanna qui moururent dans une sorte de mépris collectif. Il faudrait cependant tirer un enseignement de ces vieux briscards qui tinrent tête à l’Etat dans les années 60 et 70, époque où la jeunesse rêvait de révolution, de changements et d’un monde « meilleur » : la liberté d’expression et la subversion ne sont plus à chercher dans un journal.
          Lire la suite
          En lire moins
        • rikizinho Posté le 27 Avril 2016
          l'histoire de Charlie-Hebdo telle que l'on ne la raconta pas d'habitude, c'est-à-dire les coups bas, les histoires d'argent,...Ce récit se lit d'une traite, est passionnant et un peu déprimant, car casse un peu le mythe; surtout certains dessinateurs que l'on pensait intègres, courageux, engagés...
        • celinezug Posté le 15 Février 2016
          Remarquable travail d'investigation de ce journaliste qui n'en n'est pas à sa première fronde contre un système vérolé. Cette fois c'est Philippe Val qui fait les frais de cette investigation qui n'épargne personne d'une équipe qui a été flouée par un homme qui ne cherchait que le pouvoir et dont le journal était le marche pied. Lui et sa cour on définitivement tué l'esprit "Charlie" et enterré la bande "bête et méchante" avec un journal politisé, partisan et qui a enrichi quelques petits malins au détriment des fondateurs et d'une nouvelle équipe qui n'avait pas les épaules pour se défendre. Triste constat que cette société de la pensée presque unique et déception de gens que je tenais pour intègre (Cabu, Maris..) A lire absolument
        Lisez! La newsletter qui vous inspire !
        Il ne s'agit pas d'une newsletter classique. Il s'agit d'une promesse. La promesse de prendre, reprendre ou cultiver le goût de la lecture. La promesse de ne rien manquer de l'actualité de Lisez.
        Notre politique relative aux données personnelles est accessible dans nos CGU.
        Vous pouvez exercer vos droits d’accès, de rectification, d’effacement, de limitation, de portabilité et d’opposition au traitement de vos données à caractère personnel dans les conditions fixées par la loi informatique et libertés du 6 janvier 1978 selon les modalités de notre politique de confidentialité.