Lisez! icon: Search engine
Mort au couvent
Les Mystères de sœur Juana
Vanessa Canavesi (traduit par)
Date de parution : 02/02/2023
Éditeurs :
Presses de la cité

Mort au couvent

Les Mystères de sœur Juana

Vanessa Canavesi (traduit par)
Date de parution : 02/02/2023
Notre Père qui êtes aux cieux, délivrez-nous du mal…
Mexico, Nouvelle-Espagne, XVIIe siècle. Quelqu’un – ou quelque chose – a pris possession du couvent de San Jerónimo. Religieuses et servantes sont retrouvées sacrifiées sur l’autel selon des rituels précolombiens... Mexico, Nouvelle-Espagne, XVIIe siècle. Quelqu’un – ou quelque chose – a pris possession du couvent de San Jerónimo. Religieuses et servantes sont retrouvées sacrifiées sur l’autel selon des rituels précolombiens sanguinaires, et la suspicion règne. Nulle n’y échappe. Car dans cette enceinte retirée du monde, entre fornication, autoflagellation et cauchemars... Mexico, Nouvelle-Espagne, XVIIe siècle. Quelqu’un – ou quelque chose – a pris possession du couvent de San Jerónimo. Religieuses et servantes sont retrouvées sacrifiées sur l’autel selon des rituels précolombiens sanguinaires, et la suspicion règne. Nulle n’y échappe. Car dans cette enceinte retirée du monde, entre fornication, autoflagellation et cauchemars blasphématoires, le péché est partout…
Alina, jeune novice insolente et rebelle, vient de prendre le voile. Au côté de Matea, sa fidèle domestique indigène, la voilà qui s’allie à sœur Juana, excentrique femme de lettres, pour trouver le coupable. Entre prières, lectures, leçons de cuisine et chocolats chauds, le trio mène l’enquête. Mais dehors, l’Inquisition est déjà en chemin et compte bien couper le mal à la racine…
Dans une atmosphère digne du Nom de la rose, le premier volume d’une nouvelle série de polars historiques, exotiques et mystiques.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782258201071
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 130 x 200 mm
EAN : 9782258201071
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 352
Format : 130 x 200 mm

Ils en parlent

Remisée au couvent par une grand-mère soucieuse d’économiser sa dot, la pauvre Alina et sa servante indienne Malinalli vont avoir la chance d’y rencontrer l’extraordinaire sœur Juana, érudite, poétesse et féministe ayant réellement vécu en « Nouvelle Espagne », le Mexique du XVIIe siècle. Un tout autre monde, marqué par l’emprise d’une religion omniprésente pour justifier les pires exactions. Qui ose alors assassiner des nonnes au sein même de leur sanctuaire ? Il faudra toute l’ouverture d’esprit de la brillante Juana pour élucider ces meurtres sanglants, secondée par le talent d’observation de nos deux sympathiques protagonistes qui décortiqueront méticuleusement le quotidien du couvent autant que le passé de ses membres. L’occasion pour l’auteur d’apporter un souci du détail bien au-dessus de la moyenne à sa reconstitution, marquée par une admiration sincère (et contagieuse !) pour la figure centrale de la légendaire sœur Juana Inés de Asbaje y Ramírez de Santillana.
Renaud / Librairie Série B

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Sharon 14/05/2024
    Nous sommes au Mexique, au XVIIe siècle, et croyez-moi, cela a son importance. Nous avons beau être au Mexique, ceux qui détiennent le pouvoir, ce sont les espagnols. J’admets avoir fait un saut du coq à l’âne et avoir pensé à la Californie de Zorro, à ses nobles qui envoient leurs rejetons étudier en Espagne, au poids (plus discret) de ce pays. Ici, il n’en est rien : l’Espagne décide, l’Espagne envoie l’inquisition (et pour tous ceux qui emploient ce terme à tort et à travers, renseignez-vous sur ce qu’était vraiment l’Inquisition). J’anticipe ? Un peu. Pas tant que cela. Nous sommes plongés dans une situation déjà bien compliquée au début du roman, des morts suspectes ont eu lieu, le couvent est tout sauf le havre de paix qu’il devrait être. Aussi, quand Alina prend le voile contre son gré (combien de jeunes filles y ont été contraintes ?), elle découvre non seulement les règles du couvent qu’elle doit intégrer très vite sous peine de pénitence, mais aussi des silences qui en disent plus longs que les paroles. Parce que les soeurs ne peuvent parler, ne peuvent dire l’horreur qu’elles ont vécu, ne peuvent dire non plus les cauchemars que certains font, très régulièrement. Que se passe-t-il dans le couvent de San Jerónimo ? Que se passe-t-il réellement ? Une des soeurs, pourtant, retient l’attention d’Alina, devenue soeur Elena : soeur Juana. Elle a réellement existé. Elle était réellement autrice, une des rares voix de femmes qui est parvenue à s’exprimer à cette époque. Elle est excentrique, c’est à dire qu’elle aime lire, qu’elle aime se cultiver, qu’elle aime expérimenter – autant dire qu’elle suscite l’horreur chez les plus conservatrices des soeurs. Pourtant, la vie au couvent pourrait presque être agréable : l’on y mange très bien ! Ce n’est pas grâce à la soeur chargée de la cuisine, non. Ce sont toutes les domestiques qui veillent en cuisine, toutes celles qui n’appartiennent pas à la même classe sociale, c’est à dire les indigènes, les métisses, les noires, toutes celles qui n’auront jamais le droit de devenir religieuse, à cause de leur naissance. Oui, les espagnols ont fait main basse sur leurs terres et les ont réduits au silence. Ils leur ont aussi interdit de pratiquer leur religion. Pourtant, ce qui se passe dans le couvent de San Jerónimo ressemble fortement aux rites qui étaient pratiqués auparavant. Que se passe-t-il donc ? Juana, Alina et Matea, sa domestique indigène, elle qui pour la première fois de sa vie dort dans un lit et mange à sa faim, mènent donc l’enquête. Ce n’est pas facile parce que, clairement, leurs vies sont en jeu – leurs vies, et plus encore. En survolant certains critiques, j’ai découvert que des lecteurs étaient étonnés par les châtiments corporels que s’affligeaient certaines religieuses. Pour ma part, je l’ai su très tôt (avantage d’avoir grandi dans une famille qui n’était pas anticléricale par accident), et si je ne l’avais pas su, notre professeur de français nous en avait parlé en 4e – ne pas se contenter d’enseigner l’orthographe, la grammaire et la conjugaison était important pour lui. De même, le caractère inquisiteur des prêtres confesseurs ne m’a pas surpris plus que cela – je me demande ce qu’est devenu cet étudiant qui collectionnait les livres religieux du XIXe siècle, dont les manuels de confession, je me demande aussi si, depuis les années soixante, les pratiques ont évolué (à Rouen, en tout cas, il est toujours possible de se confesser). Ai-je besoin de dire que ce que les trois femmes découvriront n’est pas joli-joli ? Je ne crois pas. Mais pouvait-on en douter ? L’épilogue nous montre les « changements » qui ont eu lieu dans la communauté après la résolution de l’enquête. J’aimerai bien que la bibliothèque municipale acquière le tome 2, voire le 3 de cette série.Nous sommes au Mexique, au XVIIe siècle, et croyez-moi, cela a son importance. Nous avons beau être au Mexique, ceux qui détiennent le pouvoir, ce sont les espagnols. J’admets avoir fait un saut du coq à l’âne et avoir pensé à la Californie de Zorro, à ses nobles qui envoient leurs rejetons étudier en Espagne, au poids (plus discret) de ce pays. Ici, il n’en est rien : l’Espagne décide, l’Espagne envoie l’inquisition (et pour tous ceux qui emploient ce terme à tort et à travers, renseignez-vous sur ce qu’était vraiment l’Inquisition). J’anticipe ? Un peu. Pas tant que cela. Nous sommes plongés dans une situation déjà bien compliquée au début du roman, des morts suspectes ont eu lieu, le couvent est tout sauf le havre de paix qu’il devrait être. Aussi, quand Alina prend le voile contre son gré (combien de jeunes filles y ont été contraintes ?), elle découvre non seulement les règles du couvent qu’elle doit intégrer très vite sous peine de pénitence, mais aussi des silences qui en disent plus longs que les paroles. Parce que les soeurs ne peuvent parler, ne peuvent dire l’horreur qu’elles ont vécu, ne peuvent dire non plus les cauchemars que certains...
    Lire la suite
    En lire moins
  • nekomusume 05/05/2024
    Je remercie la libraire qui m'a parfaitement conseillé sur ce roman. J'ai passé un excellent moment avec cette lecture. Mort au couvent est le premier tome d'une série: les mystères de sœur Juana. Le personnage principal est inspiré de juana Inés de Asbaje y Ramirez de Santilliana, une sœur érudite et dramaturge du Mexique du XVIIème siècle. Dans ce premier tome, une jeune novice intègre le couvent avec sa servante et c'est par leurs yeux que l'on va suivre l'enquête. Car quelques jours plus tard une sœur est trouvée assassinée sur l'autel selon les rites des indiens. De nombreuses pistes s'offrent au lecteur pour tenter de découvrir ce qu'il s'est produit au couvent, dans une ambiance qui n'est pas sans rappeler le nom de la rose avec ses inquisiteurs qui menacent d'intervenir régulièrement. Le contexte historique est très présent et j'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur l'utilise durant ce roman, la façon dont les castes interagissent et les références aux cultures précolombiennes. N'étant pas particulièrement instruite en religion, je ne saurai dire si les références sont très réalistes mais elles me semblent parfaitement cohérente avec le peu que j'en sais. Chaque personnage a une interprétation sensiblement différente de la parole de Dieu, qu'il s'agisse de religieuse adepte de la mortification, d'autres plus ouverte à une interprétation progressiste, de prêtres considérant les femmes comme un fléau ou d'autres particulièrement sadiques. J'ai également découvert la vie dans le couvent des hiéronymites, qui bien que cloitrée, soumise à de nombreuses règles, semble plutôt agréable par rapport à ce qui aurait attendu certaines de ces femmes dans le monde, notamment en ce qui concerne les servantes et esclaves. Ayant toujours eu une attirance pour les civilisations précolombiennes, je pense que je vais continuer à suivre les aventures de Juana, Alina et Matea.Je remercie la libraire qui m'a parfaitement conseillé sur ce roman. J'ai passé un excellent moment avec cette lecture. Mort au couvent est le premier tome d'une série: les mystères de sœur Juana. Le personnage principal est inspiré de juana Inés de Asbaje y Ramirez de Santilliana, une sœur érudite et dramaturge du Mexique du XVIIème siècle. Dans ce premier tome, une jeune novice intègre le couvent avec sa servante et c'est par leurs yeux que l'on va suivre l'enquête. Car quelques jours plus tard une sœur est trouvée assassinée sur l'autel selon les rites des indiens. De nombreuses pistes s'offrent au lecteur pour tenter de découvrir ce qu'il s'est produit au couvent, dans une ambiance qui n'est pas sans rappeler le nom de la rose avec ses inquisiteurs qui menacent d'intervenir régulièrement. Le contexte historique est très présent et j'ai beaucoup aimé la façon dont l'auteur l'utilise durant ce roman, la façon dont les castes interagissent et les références aux cultures précolombiennes. N'étant pas particulièrement instruite en religion, je ne saurai dire si les références sont très réalistes mais elles me semblent parfaitement cohérente avec le peu que j'en sais. Chaque personnage a une interprétation sensiblement différente de la parole...
    Lire la suite
    En lire moins
  • jmb33320 14/04/2024
    Cette série a le mérite de nous emmener dans une époque et un pays pas si courant : le Mexique du 17ème siècle. Et aussi dans un lieu unique pour ce premier volume, à savoir un couvent. On le sait bien, "qui veut faire l'ange fait la bête" (selon un aphorisme de Pascal de la même époque, malheureusement de plus en plus d'actualité). Dans ce Mexico les habitants d'origine espagnole tiennent le haut du pavé. Suivent les criollos (créoles), qui ont du sang européen. Enfin les esclaves et les indiens autochtones terminent la liste. Ils sont taillables et corvéables à merci, y compris dans le couvent où les religieuses, individuellement, ont des servantes. Soeur Juana est privilégiée : elle écrit des poèmes empreints de mysticisme, qui sont publiés en Espagne. Elle vit des commandes des puissants du lieu, nobles ou religieux. C'est une femme érudite mais aussi très observatrice. C'est elle qui mènera l'enquête autour du meurtre, selon un rituel maya, d'une des soeurs. Elle sera aidée par une novice, Alina, qui elle aussi n'est pas sotte. Sa domestique indienne, Matea, également. Ce trio va aller de dangers en dangers dans ce panier de crabes qu'est ce couvent. L'Inquisition jouera aussi son rôle funeste. Si cette lecture est agréable elle m'a parue manquer de personnalité (mention spéciale toutefois pour ces merveilleuses recettes de pâtisseries locales dont se goinfrent les invités et certaines soeurs !). Ce n'est pas évident de maintenir le suspense dans un lieu clos. Oscar de Muriel y parvient mais je ne suis pas sûr d'avoir envie de lire la suite.Cette série a le mérite de nous emmener dans une époque et un pays pas si courant : le Mexique du 17ème siècle. Et aussi dans un lieu unique pour ce premier volume, à savoir un couvent. On le sait bien, "qui veut faire l'ange fait la bête" (selon un aphorisme de Pascal de la même époque, malheureusement de plus en plus d'actualité). Dans ce Mexico les habitants d'origine espagnole tiennent le haut du pavé. Suivent les criollos (créoles), qui ont du sang européen. Enfin les esclaves et les indiens autochtones terminent la liste. Ils sont taillables et corvéables à merci, y compris dans le couvent où les religieuses, individuellement, ont des servantes. Soeur Juana est privilégiée : elle écrit des poèmes empreints de mysticisme, qui sont publiés en Espagne. Elle vit des commandes des puissants du lieu, nobles ou religieux. C'est une femme érudite mais aussi très observatrice. C'est elle qui mènera l'enquête autour du meurtre, selon un rituel maya, d'une des soeurs. Elle sera aidée par une novice, Alina, qui elle aussi n'est pas sotte. Sa domestique indienne, Matea, également. Ce trio va aller de dangers en dangers dans ce panier de crabes qu'est ce couvent. L'Inquisition jouera aussi son...
    Lire la suite
    En lire moins
  • Flettia 03/02/2024
    J'avais tellement hâte de commencer cette petite série de polars historiques et je n'ai pas été déçu. L'auteur Oscar de Muriel s'inspire de la vie de la religieuse, sœur Juana Inès de la Cruz. Sœur Juana qui fut une grande poétesse espagnole du XVIIème siècle. Nous sommes en 1688 à Mexico, plusieurs meurtres macabres frappent le couvent de San Jeronimo. Ces meurtres ont tous une particularité, ils mettent en scène des rituels amérindiens. Sœur Juana et une jeune novice Alina vont devoir mener l'enquête et cela face à un compte à rebours. En effet, l'inquisition est en chemin et les sœurs de San Jeronimo ont trop de secret à cacher... J'ai été toute suite sous le charme, rien qu'avec l'époque, le lieu et ce huis clos entre religieuses très sombre. La tension ne fait que croître au fil des pages et les frictions entre les personnages ne font que s'intensifier jusqu'à la révélation finale. J'ai adoré cette ambiance et je l'ai lu très très vite car impossible à lâcher. Évidemment, je vais m'empresser de lire la suite.
  • Angmar 30/01/2024
    Mort au couvent (2019) est le premier volet d'une trilogie ayant pour héroïne sœur Juana, une religieuse inspirée de sœur Juana Inés de la Cruz, nonne poétesse du 17ème siècle. L'histoire s'ouvre en 1689 en Nouvelle-Espagne. Alina, jeune orpheline de 16 ans, est envoyée par sa grand-mère au couvent de San Jerónimo pour y devenir novice parmi les sœurs hiéronymites. Accompagnée de Matea, sa servante indienne, elle se résigne tant bien que mal à sa nouvelle vie cloîtrée. Peu après son arrivée, Alina découvre que des meurtres abominables ensanglantent les lieux. Chaque fois, les corps suppliciés des victimes sont exposés dans des mises en scène macabres évoquant des rites sacrificiels précolombiens. Œuvre d'un dément ou du Diable en personne ? Sœur Juana, esprit brillant, cultivant autant l'amour de Dieu que celui des lettres et des sciences, entend bien élucider l'affaire, aidée par Alina et Matea. Et nous voilà embarqués avec ce trio étonnant dans une aventure plaisante, avec juste ce qu'il faut de suspense et de mystère pour un agréable moment de lecture.
Inscrivez-vous et recevez toute l'actualité des éditions Presses de la Cité
Des comédies hilarantes aux polars les plus noirs, découvrez chaque mois nos coups de cœur et de nouvelles idées de lecture.

Lisez maintenant, tout de suite !

  • Sélection
    Babelio

    Le Thriller : des pages à vous glacer le sang

    Ascenseur émotionnel, montagnes russes, cocotte-minute : le thriller est l'expression de la haute tension en littérature. De ces livres que vous ne pouvez lâcher que fiévreusement, après avoir renoncé à quelques heures de sommeil supplémentaire. Un art délicat du suspense, parfois sur le fil, qui requiert une grande maîtrise dans l'écriture.

    Les thrillers tiennent le lecteur dans un état entre l'excitation, l'appréhension et la tension, en le piégeant dans les méandres d'une enquête à rebondissements ou en le confrontant à des situations hors normes dont il doit progressivement trouver les clés. Situations que l'on ferait tout pour fuir dans notre vie quotidienne, mais qui se révèlent stimulantes en tant qu'expériences de lecture.

    Lire l'article