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Presses de la cité
EAN : 9782258100640
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 140 x 225 mm

Moxyland

Date de parution : 20/03/2014

Dans un univers dominé par les nanotechnologies, la liberté est devenue un luxe et l’objet d’un combat sans merci.

Le Cap, dans un futur proche.
Le monde virtuel a pris le pas sur le réel. Le téléphone portable, qui contient systématiquement les données personnelles de chaque citoyen, est un passeport obligatoire, sinon vital. Par ce biais que le contrôle de l’individu est devenu l’apanage de puissants groupes économiques pour lesquels...

Le Cap, dans un futur proche.
Le monde virtuel a pris le pas sur le réel. Le téléphone portable, qui contient systématiquement les données personnelles de chaque citoyen, est un passeport obligatoire, sinon vital. Par ce biais que le contrôle de l’individu est devenu l’apanage de puissants groupes économiques pour lesquels la police sert de bras armé. L’apartheid, jadis axé sur la ségrégation raciale, a déplacé sa ligne de partage. Seuls ceux qui appartiennent au monde omnipotent de l’entreprise et se soumettent à ses règles ont leur place dans la société, les autres en sont exclus.

Parmi eux se trouvent Kendra, une étudiante en photographie, et Lerato, une programmatrice. Aspirant à plus de liberté tout en faisant quelques compromis, elles flirtent avec les limites. Leur leitmotiv : s’intégrer pour mieux détruire l’édifice de l’intérieur. Pour Toby, un jeune DJ, et Tendeka, activiste notoire, l’engagement dans la rébellion ne peut se faire que dans des actions coup de poings. Prêts à tout sacrifier pour atteindre leurs idéaux, ils se lancent dans une lutte sans merci contre la SAPS, la police Sud Africaine. Mais cette dernière a développé de nouvelles armes d’une rare violence. L’affrontement est inévitable, l’issue du combat, elle, sera forcément fatale. Le compte à rebours a déjà commencé…

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EAN : 9782258100640
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 320
Format : 140 x 225 mm
Presses de la cité

Ils en parlent

"Malgré sa tonalité noire, ce roman au tempo incroyable arrive à nous émouvoir."

CLES

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • SChaptal Posté le 5 Juin 2020
    Attention, ce livre est une vraie claque ! Premier roman d'une journaliste sud-africaine, Lauren Beukes écrit en 2007, Moxyland reste cruellement d'actualité treize ans plus tard. Que raconte-t-il ? Une tranche de vie de quatre jeunes adultes dans une version du Cap dystopique. Une nouvelle apartheid s'est abattue sur l'Afrique du Sud, et en creux sur le monde entier. Soit vous appartenez à une grande entreprise(qui vous emploie, vous loge, vous soigne et vous nourrit) ; soit vous vivez hors de son monde. Au sens littéral du terme : vous n'avez pas accès aux restaurants, écoles et commerces que les entreprises réservent à leurs employés, ni aux lignes de transports et immeubles d'habitations dédiés également aux employés. Soit vous avez un smartphone qui vous sert non seulement à vous connecter au réseau, mais également à prouver votre identité ou à accéder à votre argent ; soit vous n'êtes pas connecté et vous êtes à la frange, condamné à vivre d'expédients et à vous faufiler entre les mailles du filet. Dans ce monde outre ces fractures au sein de la société, la nanotechnologie est tellement développée que les chiens policiers augmentés sont devenus de véritables armes de guerre et que des compagnies... Attention, ce livre est une vraie claque ! Premier roman d'une journaliste sud-africaine, Lauren Beukes écrit en 2007, Moxyland reste cruellement d'actualité treize ans plus tard. Que raconte-t-il ? Une tranche de vie de quatre jeunes adultes dans une version du Cap dystopique. Une nouvelle apartheid s'est abattue sur l'Afrique du Sud, et en creux sur le monde entier. Soit vous appartenez à une grande entreprise(qui vous emploie, vous loge, vous soigne et vous nourrit) ; soit vous vivez hors de son monde. Au sens littéral du terme : vous n'avez pas accès aux restaurants, écoles et commerces que les entreprises réservent à leurs employés, ni aux lignes de transports et immeubles d'habitations dédiés également aux employés. Soit vous avez un smartphone qui vous sert non seulement à vous connecter au réseau, mais également à prouver votre identité ou à accéder à votre argent ; soit vous n'êtes pas connecté et vous êtes à la frange, condamné à vivre d'expédients et à vous faufiler entre les mailles du filet. Dans ce monde outre ces fractures au sein de la société, la nanotechnologie est tellement développée que les chiens policiers augmentés sont devenus de véritables armes de guerre et que des compagnies utilisent des nanorobots pour greffer de la publicité au sein de votre ADN s'affichant sous forme de tatouage sur votre peau. Dans Moxyland, les quatre personnages principaux – Toby, Tendeka, Kendra et Lerato – servent de narrateurs à tour de rôle et sont placés à travers les différentes classes de cette nouvelle société. Kendra, jeune artiste photographe vient d'être recrutée par un grand groupe pour tester un nouveau jeu de nanobots publicitaires. Lerato, issue d'un orphelinat sponsorisé par un autre grand groupe est prête à tout pour grimper dans l'échelle sociale quitte à pirater son entreprise et faire un peu d'espionnage industriel. Toby, ancien étudiant attardé et fils désoeuvré de parents fortunés, vit à la marge et se rêve journaliste indépendant animateur de sa propre chaîne vidéo. Tendeka, rebelle des nouveaux townships est prêt à tout pour renverser l'ordre socio-policier qui gouverne le pays. Il va y être aidé par un mystérieux skyward* rencontré sur un monde virtuel, mais ira-t-il trop loin ? Son action va forcer les quatre narrateurs à interagir ensemble et déclencher une chaîne d'événements qui prendront un tour dramatique. Moxyland reprend la trame classique d'un bon roman de cyberpunk : l'utilisation de l'informatique et de biomodifications à tous les échelons de la société même les plus bas, une lutte des classes entre les grandes corporations et les « déclassés » et une bonne dose d'action assez soutenue pour tenir le lecteur en haleine. Et pourtant Lauren Beukes y apporte un vent de fraîcheur. Déjà d'une façon cosmétique, en se passant dans l'ancienne « nation arc-en-ciel », les différents personnages ne sont pas tous d'une même couleur de peau. Et là, où cela devient intéressant, c'est qu'avant que l'autrice ne le révèle au détour d'un détail, vous ne pouvez pas deviner la couleur de chacun d'entre eux. Les divisions de cette nouvelle Afrique du Sud ne sont pas tant liées à la teinte de leur peau (sauf peut-être pour Emily, personnage secondaire et réfugiée d'un des multiples conflits qui ravagent encore le reste du continent) qu'à leurs places dans l'échelle sociale (Avec ou sans carte SIM ? Intégré à une corporation ou non ?). Elle vous place dans un univers à la fois très familier, même si assez futuriste, et avec juste ce qu'il faut de décalage pour vous bousculer dans vos préjugés et retenir votre attention jusqu'à la fin de ce livre. Puis vous faire réfléchir un bon moment. Précision, j'ai lu ce livre en version originale, mais il a été traduit en français chez Presse de la Cité.
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  • Lenocherdeslivres Posté le 12 Avril 2020
    L’Afrique du Sud dans quelques décennies. Tout y est exacerbé : la pauvreté, avec ses quartiers délabrés, où l’on croise des vagabonds ou des épaves humaines défoncées à l’alcool ou à la drogue de faible qualité ; la violence policière, avec ses policiers accompagnés de chiens modifiés et capables de repérer leurs proies à une distance phénoménale ; ses enclaves de technologie et de luxe réservées aux riches, aux vedettes, aux privilégiés de tous ordres. Pour nous servir de guides, Lauren Beukes met à notre disposition quatre personnages : Kendra, photographe décalée, qui a accepté de se mettre au service d’une grande marque et va donc recevoir un traitement expérimental, se transformant ainsi en publicité vivante ; Toby, équivalent d’un youtubeur en pleine ascension, surtout intéressé par la gloire et le nombre de femmes qu’il culbute pour ne plus jamais les recroiser ; Tendeka, activiste militant, en lutte contre cette société injuste ; Lerato, informaticienne de génie, travaillant pour une grosse boite et vivant dans le luxe, mais se trouvant encore vers le bas de l’échelle et pressé de la grimper, cette échelle. Je m’y suis pris à deux fois pour lire Moxyland. La première fois, je n’ai pas dépassé le troisième chapitre, agacé par cet excès de mots... L’Afrique du Sud dans quelques décennies. Tout y est exacerbé : la pauvreté, avec ses quartiers délabrés, où l’on croise des vagabonds ou des épaves humaines défoncées à l’alcool ou à la drogue de faible qualité ; la violence policière, avec ses policiers accompagnés de chiens modifiés et capables de repérer leurs proies à une distance phénoménale ; ses enclaves de technologie et de luxe réservées aux riches, aux vedettes, aux privilégiés de tous ordres. Pour nous servir de guides, Lauren Beukes met à notre disposition quatre personnages : Kendra, photographe décalée, qui a accepté de se mettre au service d’une grande marque et va donc recevoir un traitement expérimental, se transformant ainsi en publicité vivante ; Toby, équivalent d’un youtubeur en pleine ascension, surtout intéressé par la gloire et le nombre de femmes qu’il culbute pour ne plus jamais les recroiser ; Tendeka, activiste militant, en lutte contre cette société injuste ; Lerato, informaticienne de génie, travaillant pour une grosse boite et vivant dans le luxe, mais se trouvant encore vers le bas de l’échelle et pressé de la grimper, cette échelle. Je m’y suis pris à deux fois pour lire Moxyland. La première fois, je n’ai pas dépassé le troisième chapitre, agacé par cet excès de mots tendance, d’expressions et de concepts à appréhender rapidement pour pénétrer l’histoire et la société. Mais la deuxième fois a été la bonne : j’ai avalé ce roman, tant le monde décrit est saisissant car bien trop proche du nôtre (l’auteur, journaliste, a étudié de près certains aspects évoqués dans ce livre), mais aussi parce qu’il est assez facile à lire (quand on a passé le stade du langage branché/local de Toby, essentiellement). L’histoire est prenante (pas d’une grande originalité, mais bien menée et sans temps mort, avec une nette accélération sur la fin, les chapitres raccourcissant) et les personnages suffisamment riches pour nous toucher (malgré quelques facilités et clichés : l’artiste hors du monde et des réalités ; la jeune cadre aux dents très longues et sures de son talent ; le militant gay prêt à tout risquer pour sa cause ; le jeune branché fier de son pouvoir de séduction et salement égoïste). Et en ces temps d’épidémie et de confinement, je n’ai pu m’empêcher de chercher inconsciemment des points communs, des résonances. Et bien évidemment, j’en ai trouvé, qui mettent mal à l’aise, tant on peut imaginer que certains aspects de cette narration sont ô combien réalistes et risquent de nous tomber violemment dessus dans l’avenir, plus ou moins proche. Tremblez, citoyens ! Ou préparez les fourches ! Challenge auteure SFFF
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  • lokipg Posté le 17 Août 2019
    Kendra, artiste photographe et enseigne publicitaire vivante, Toby, blogueur-vidéaste-grande gueule, Tendeka, activiste idéaliste anti-capitaliste et Lerato, programmeuse et pirate informatique à ses heures, quatre sud africains du Cap qui vont se retrouver, chacun à leur façon, en lutte avec le système. L'ambiance générale de Moxyland est un bon mélange de William Gibson et de Georges Orwell. Sombre et pessimiste, et malheureusement réaliste. Dans le futur dépeint par Lauren Beukes, les corporations ont pris le pouvoir, la société est ultra-technologique et ultra-sécuritaire. Le téléphone portable devient un outil de contrôle, qui contient toutes nos données personnelles, sert de carte d'identité et de moyen de paiement. En cas de crime ou de délit, l'une des pires sanctions possibles est le « désamorçage » : être déconnecté du réseau pour une période donnée. Quand on est désamorcé, il est impossible de payer quoi que ce soit, de prendre les transports en commun, d'accéder aux lieux publics... On se retrouve rapidement en marge de la société. Moxyland est le genre de bouquin à ne pas lire si vous n'avez pas le moral, parce qu'il risque de vous le saper encore plus. Mais c'est un excellent bouquin, qui fait réfléchir, comme les modèles que j'ai cité plus... Kendra, artiste photographe et enseigne publicitaire vivante, Toby, blogueur-vidéaste-grande gueule, Tendeka, activiste idéaliste anti-capitaliste et Lerato, programmeuse et pirate informatique à ses heures, quatre sud africains du Cap qui vont se retrouver, chacun à leur façon, en lutte avec le système. L'ambiance générale de Moxyland est un bon mélange de William Gibson et de Georges Orwell. Sombre et pessimiste, et malheureusement réaliste. Dans le futur dépeint par Lauren Beukes, les corporations ont pris le pouvoir, la société est ultra-technologique et ultra-sécuritaire. Le téléphone portable devient un outil de contrôle, qui contient toutes nos données personnelles, sert de carte d'identité et de moyen de paiement. En cas de crime ou de délit, l'une des pires sanctions possibles est le « désamorçage » : être déconnecté du réseau pour une période donnée. Quand on est désamorcé, il est impossible de payer quoi que ce soit, de prendre les transports en commun, d'accéder aux lieux publics... On se retrouve rapidement en marge de la société. Moxyland est le genre de bouquin à ne pas lire si vous n'avez pas le moral, parce qu'il risque de vous le saper encore plus. Mais c'est un excellent bouquin, qui fait réfléchir, comme les modèles que j'ai cité plus haut. J'aime l'écriture de Lauren Beukes, âpre et rude comme le monde qu'elle décrit, mais humaine, comme ses personnages. Autre chose que j'ai apprécié, Moxyland est radicalement différent, dans son propos et sa forme, de Les Lumineuses, autre roman de Lauren Beukes, preuve que l'autrice est à l'aise dans plusieurs registres. Cela donne envie de découvrir le reste de sa bibliographie. Un roman que je recommande aux amateurs de cyberpunk.
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  • Phoenicia Posté le 10 Septembre 2018
    Une très bonne découverte. Lauren Beukes nous emmène dans une Afrique du Sud un peu futuriste ( de quelques années) et pourtant d'un réalisme poignant sur notre avenir proche. Société ultracapitaliste, technologie à outrance et Etat policier, le futur n'apparaît guère séduisant et pourtant est-ce si loin de notre possible futur? Confrontés à cette société sombre, on suit le parcours de 4 jeunes qui, à leur manière, ne veulent pas s'imbriquer dans le monde qu'on leur offre. On finit par s'attacher à eux, plus ou moins selon les personnages. [masquer] Dans le même genre que 1984, on se doute que l'issue n'a rien de réjouissant. [/masquer] Si il m'a été difficile de me plonger dedans au début - on est direct immergé dans le bain- je me suis surprise à vouloir à tout prix savoir la suite. Pour moi qui n'est pas une fan de SF, ce livre m'a plu. Je le soumets à l'échange pour qui voudra le découvrir également. Challenge Déductions élémentaires Challenge Multi-défis 2018 Challenge Mauvais Genres Challenge le tour du scrabble en 80 jours - 2
  • BlackWolf Posté le 21 Novembre 2015
    En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce roman qui, certes possède quelques défauts, mais se révèle vraiment intéressant et propose de nombreuses réflexions. L’univers futuriste mis en avant dans ce récit est clairement dense, efficace et pose de nombreuses questions sur notre société et aussi sur l’importance de la technologie ou encore sur les inégalités, même si c’est vrai parfois traité de façon un peu simpliste. Les personnages ne manquent pas d’attraits, se révélant un pur produits de cette société se révélant désabusés, égoïstes, cyniques dont le seul but est de trouver une place. Alors certes parfois ils se révèlent parfois à baffer, mais on le comprends. Par contre gérer quatre personnages différents n’est pas facile et on s’en rend compte dans le dernier tiers ou l’auteur a du mal à leur faire garder leurs voix propres, ce qui est légèrement frustrant. On sent aussi qu’il s’agit d’un premier roman, certains aspects me paraissant légèrement mal géré , mais rien de non plus dérangeant. La plume de l’auteur se révèle entrainante, simple et efficace et m’a offert une histoire sympathique. Il ne me reste plus qu’à faire rentrer le dernier roman de l’auteur dans ma... En Résumé : J’ai passé un agréable moment de lecture avec ce roman qui, certes possède quelques défauts, mais se révèle vraiment intéressant et propose de nombreuses réflexions. L’univers futuriste mis en avant dans ce récit est clairement dense, efficace et pose de nombreuses questions sur notre société et aussi sur l’importance de la technologie ou encore sur les inégalités, même si c’est vrai parfois traité de façon un peu simpliste. Les personnages ne manquent pas d’attraits, se révélant un pur produits de cette société se révélant désabusés, égoïstes, cyniques dont le seul but est de trouver une place. Alors certes parfois ils se révèlent parfois à baffer, mais on le comprends. Par contre gérer quatre personnages différents n’est pas facile et on s’en rend compte dans le dernier tiers ou l’auteur a du mal à leur faire garder leurs voix propres, ce qui est légèrement frustrant. On sent aussi qu’il s’agit d’un premier roman, certains aspects me paraissant légèrement mal géré , mais rien de non plus dérangeant. La plume de l’auteur se révèle entrainante, simple et efficace et m’a offert une histoire sympathique. Il ne me reste plus qu’à faire rentrer le dernier roman de l’auteur dans ma PAL. Ma chronique complète sur mon blog.
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