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        Mr. Bridge

        Belfond
        EAN : 9782714459589
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 432
        Format : 140 x 205 mm
        Mr. Bridge

        Clément LECLERC (Traducteur)
        Collection : Belfond Vintage
        Date de parution : 14/01/2016
        Mr. Bridge et son pendant, Mrs. Bridge, forment une œuvre en diptyque fondatrice de la littérature américaine d’après-guerre, adulée par des générations entières de romanciers. Portée par une écriture d’une précision redoutable, un ton à l’élégance distanciée et une construction virtuose, une redécouverte à la hauteur de celle d’un Richard Yates avec La Fenêtre panoramique ou d’un John Williams avec Stoner.
        Attention, chef(s)-d’œuvre !
        Souvent il pensait : « Ma vie a commencé le jour où je l’ai connue. »
        Elle aurait été ravie, sans aucun doute, de l’apprendre, mais il ne savait pas comment le lui dire.
        Et les années passaient ; ils eurent trois enfants et s’habituèrent à leur vie conjugale. Puis Mr. Bridge décida finalement que...
        Attention, chef(s)-d’œuvre !
        Souvent il pensait : « Ma vie a commencé le jour où je l’ai connue. »
        Elle aurait été ravie, sans aucun doute, de l’apprendre, mais il ne savait pas comment le lui dire.
        Et les années passaient ; ils eurent trois enfants et s’habituèrent à leur vie conjugale. Puis Mr. Bridge décida finalement que c’était là tout ce que sa femme devait attendre de lui. Après tout il n’était pas poète mais avocat. Jamais il ne pourrait prétendre être ce qu’il n’était pas.  


        Mr. Bridge et son pendant, Mrs. Bridge, forment une œuvre en diptyque fondatrice de la littérature américaine d’après-guerre, adulée par des générations entières de romanciers. Portée par une écriture d’une précision redoutable, un ton à l’élégance distanciée et une construction virtuose, une redécouverte à la hauteur de celle d’un Richard Yates avec La Fenêtre panoramique ou d’un John Williams avec Stoner
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        EAN : 9782714459589
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 432
        Format : 140 x 205 mm
        Belfond
        16.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • mumuboc Posté le 18 Octobre 2017
          C'est encore un ouvrage dont je n'avais jamais entendu parler sauf depuis quelques mois (sûrement en raison de sa sortie en collection 10/18) et je trouvais l'idée intéressante d'une chronique américaine à deux voix des années 30. J'ai donc commencé par Monsieur...... Ecrit en 1969, 10 ans après la publication de Mrs Bridge qui avait rencontré un grand succès (et apparemment le plus réussi des deux....) ce récit nous retrace la vie de Walter Bridge, avocat, marié à India, 3 enfants (deux filles, 1 garçon). Le roman décrit le quotidien de cet homme de la middle class, homme à principe (il n'est pas pour rien avocat), un peu rigide qui passe beaucoup de temps au bureau déléguant à sa femme et à sa bonne noire (Harriet) de gérer au mieux la maison et les enfants. La suite vous la trouverez ICI : http://mumudanslebocage.wordpress.com
        • Prailie Posté le 20 Août 2017
          Dans son remarquable "Babbitt", Sinclair Lewis faisait déjà le portrait, touche après touche, de l'Américain moyen des années vingt: on y découvrait un brave père de famille ni pire ni meilleur qu'un autre, émerveillé par les objets "modernes", par le confort de vie que la technologie et la nouvelle prospérité américaines mettaient à sa disposition... Dans la droite ligne de ce grand classique Evan Shelby Connell dresse en dytique, le portrait d'un couple d'Américains moyens dans les années trente et quarante. Un peu moins de fascination pour les objets manufacturés, et (me semble-t-il) davantage de problèmes de conscience. Car le monde change. Le rigide Mr. Bridge, corseté de certitudes, le comprend de plus en plus difficilement. Moins repu de satisfactions matérielles que dans la génération précédente, il se sent souvent dépassé, taraudé par une inquiétude existentielle qui ne dit pas son nom. Sur l'éducation à donner à ses enfants qui grandissent et qui s'éloignent de lui, sur le rapport aux Juifs, aux nécessiteux, ou aux Noirs, il fait d'ailleurs bien souvent le contraire de ce qu'il professe! Sur le plan narratif Connell adopte une technique pointilliste, avec de très courts chapitres en apparence décousus. Il procède volontiers par des effets "en... Dans son remarquable "Babbitt", Sinclair Lewis faisait déjà le portrait, touche après touche, de l'Américain moyen des années vingt: on y découvrait un brave père de famille ni pire ni meilleur qu'un autre, émerveillé par les objets "modernes", par le confort de vie que la technologie et la nouvelle prospérité américaines mettaient à sa disposition... Dans la droite ligne de ce grand classique Evan Shelby Connell dresse en dytique, le portrait d'un couple d'Américains moyens dans les années trente et quarante. Un peu moins de fascination pour les objets manufacturés, et (me semble-t-il) davantage de problèmes de conscience. Car le monde change. Le rigide Mr. Bridge, corseté de certitudes, le comprend de plus en plus difficilement. Moins repu de satisfactions matérielles que dans la génération précédente, il se sent souvent dépassé, taraudé par une inquiétude existentielle qui ne dit pas son nom. Sur l'éducation à donner à ses enfants qui grandissent et qui s'éloignent de lui, sur le rapport aux Juifs, aux nécessiteux, ou aux Noirs, il fait d'ailleurs bien souvent le contraire de ce qu'il professe! Sur le plan narratif Connell adopte une technique pointilliste, avec de très courts chapitres en apparence décousus. Il procède volontiers par des effets "en creux", en décrivant une situation de manière décalée, sans la nommer explicitement, ou bien en omettant des détails essentiels, toutefois il en suggère la nature à travers les réactions de son personnage éponyme. Par exemple quand Bridge surprend son fils en train de lire ce que l'on devine être un magazine de pin-up très dénudées.... Ou quand la domestique Harriett, saoule comme une grive, a trop arrosé le jardin et que Bridge, lui prenant des doigts son 3ème ou 4 ème daïquiri, propose de le boire à sa place... A sa manière détournée , presque allusive, Connell réussit ce faisant de délicats effets comiques (dans la scène du jardin détrempé, j'ai adoré le léger contrepoint humoristique que constitue le chien des voisins, au début indifférent à l'arrosage forcené d'Harriett, puis de plus en plus intrigué....). Néanmoins, au fil des chapitres, le propos se fait plus incisif. Car peu à peu la problématique antisémite se fait plus présente, le péril nazi se précise... Ainsi, sans jamais prendre parti, sans jamais nous donner explicitement son point de vue, E.S. Connell parvient à rendre éclatantes les limitations de son personnage: sa bonne volonté, oui,certes. Mais aussi ses faiblesses et ses lâchetés, ses préjugés de race, ou de classe; sa fermeture d'esprit. Au point qu'on se demande, en refermant le livre, si Connell n'a pas souhaité faire, en pointillé, le portrait d'un monstre ordinaire... Tout cela compose, au total, un livre vraiment remarquable! À ne recommander cependant qu'aux vrais amateurs de littérature et aux esprits curieux. Aux lecteurs et lectrices "pointus", de préférence férus de littérature américaine.
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        • pasiondelalectura Posté le 7 Juin 2017
          "Mr Bridge" (1969) est le deuxième volet du diptyque avec "Mrs Bridge" de 1959, ce tome comporte un peu plus de petits chapitres que "Mrs Bridge" : 141 au lieu de 117 . Chaque chapitre narre des faits sur une journée de Mr Walter Bridge, un bon avocat de Kansas City; on sent tout de suite que les préoccupations du père de famille n’ont rien à voir avec celle de sa douce épouse India. Sa première préoccupation est celle de sa profession d’avocat avec la hantise de faire un maximum d’argent pour protéger sa famille; pour réussir ce pari, il travaille trop avec des horaires qu’il s’inflige lui même, avec une secrétaire juridique qui lui est complètement dévouée. Il arrive tard chez lui, très souvent éreinté et il doit résoudre, tel le roi Salomon, les conflits de la maison, alors qu’il a très peu de contact avec ses enfants. Ici, la devise nord américaine du "time is money" gagne toute sa sacro sainte signification. Sinon Mr B. lit les journaux, s’intéresse à la politique, écoute de la musique. Il regarde peu sa femme, qui est quasi invisible et inexistante pour lui, c’est la mère de ses enfants, mais pas une compagne avec... "Mr Bridge" (1969) est le deuxième volet du diptyque avec "Mrs Bridge" de 1959, ce tome comporte un peu plus de petits chapitres que "Mrs Bridge" : 141 au lieu de 117 . Chaque chapitre narre des faits sur une journée de Mr Walter Bridge, un bon avocat de Kansas City; on sent tout de suite que les préoccupations du père de famille n’ont rien à voir avec celle de sa douce épouse India. Sa première préoccupation est celle de sa profession d’avocat avec la hantise de faire un maximum d’argent pour protéger sa famille; pour réussir ce pari, il travaille trop avec des horaires qu’il s’inflige lui même, avec une secrétaire juridique qui lui est complètement dévouée. Il arrive tard chez lui, très souvent éreinté et il doit résoudre, tel le roi Salomon, les conflits de la maison, alors qu’il a très peu de contact avec ses enfants. Ici, la devise nord américaine du "time is money" gagne toute sa sacro sainte signification. Sinon Mr B. lit les journaux, s’intéresse à la politique, écoute de la musique. Il regarde peu sa femme, qui est quasi invisible et inexistante pour lui, c’est la mère de ses enfants, mais pas une compagne avec qui l’on peut discuter. En revanche, il est un peu trop sensible à la beauté de sa fille ainée, Ruth, lorsque celle-ci devient adolescente. Ceci est le côté très inattendu de ce roman, avec une allusion à peine voilée au désir incestueux, même subliminal et inimaginable dans le cadre de cette société saxonne ultra puritaine. La vie sociale ne l’intéresse pas non plus, il la subit parce que cela correspond à leur rang social, mais il n’a d’affinités avec personne. Il peut être d’un jugement assez sévère vis-à-vis des gens qu’il côtoie, notamment vis-à-vis des amies qui fréquentent sa femme. Il est passablement xénophobe aussi. Bref, Mister Bridge et Madame Bridge sont deux êtres solitaires enfermés chacun dans leur monde cloisonné, ne communiquant pas entre eux ce qui les rend très insatisfaits ou plutôt pas tout à fait heureux ni épanouis, même s’ils ont l’apparence de la parfaite réussite sociale: un beau mariage, des enfants magnifiques, une très belle situation, une magnifique demeure avec une employée à plein temps, etc, etc. Plus tard ils seront déçus par leurs trois enfants : Ruth, Carolyn et Douglas. Les trois enfants m’ont semblé odieux, mal élevés, inintéressants, déboussolés dès leur âge tendre, ne sachant pas profiter de la chance matérielle si durement gagnée par leur père; assez perturbés dans leur affect. Aujourd’hui, on qualifierait Monsieur Bridge de sociopathe, incapable d’exprimer normalement ses émotions, il regarde les gens autour de lui comme des objets y compris sa femme et ses trois enfants. Un film a été tourné en 1990 par l'Américain James Ivory en faisant un "mix" des deux livres avec deux acteurs hors pairs dans les rôles titres : Paul Newman et Joanne Woodward, époustouflants. Ce film est visible en VO sur Youtube. Je l'ai trouvé très bon mais lorsqu'il est sorti, il a été accueilli tièdement, la critique trouvant qu'il existait une excessive répression émotionnelle ches les deux personnages principaux.
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        • Bazart Posté le 8 Mai 2016
          Ce diptyque a énormément plu en tant qu' étude précise et détaillée de la société américaine durant une période charnière. Les deux romans constitués de très nombreux et très brefs chapitres ( d'une à dix pages) qui sont autant de tranches de vie sobre et édifiante en même temps. Ces deux personnages qui vivent a coté mais pas ensemble et qui n'arrivent pas à se confier l'un à l'autre, ces deux romans permettent ainsi d'avoir accès à leurs reflexions profondes et intimes, ce qui rajoute l'intéret de ce dytpique.
        • motspourmots Posté le 27 Février 2016
          Franchement, il aurait été dommage de s'arrêter à la lecture de l'amusant Mrs Bridge sans se préoccuper de son pendant. Ecrit onze ans après la parution du premier, ce second volet montre toute la virtuosité de l'auteur et sa faculté à se glisser aussi bien dans la peau d'une femme que dans celle d'un homme. Comme un puzzle, chaque pièce s'emboîte pour donner à voir la réalité d'un couple dans lequel domine une terrible solitude sans que l'on sache trop laquelle des figures inspire le plus de compassion. Si le regard posé sur Mrs. Bridge était teinté de cruauté, il conservait néanmoins une dose suffisante de bienveillance pour rendre le personnage attachant. Car on mettait beaucoup de ses manquements sur le compte d'une éducation trop rigide, du carcan des bonnes manières imposées par un certain milieu social et d'une intelligence somme toute limitée. C'est plus complexe du côté de Mr. Bridge et c'est tout l'intérêt de ce second volet qui agit comme un révélateur de l'esprit de la middle class américaine des années 30, entre prohibition, séquelles de la crise financière et menaces d'un nouveau conflit mondial. Sur fond de tensions raciales encore loin d'être digérées et d'antisémitisme latent, voire affirmé. Mais... Franchement, il aurait été dommage de s'arrêter à la lecture de l'amusant Mrs Bridge sans se préoccuper de son pendant. Ecrit onze ans après la parution du premier, ce second volet montre toute la virtuosité de l'auteur et sa faculté à se glisser aussi bien dans la peau d'une femme que dans celle d'un homme. Comme un puzzle, chaque pièce s'emboîte pour donner à voir la réalité d'un couple dans lequel domine une terrible solitude sans que l'on sache trop laquelle des figures inspire le plus de compassion. Si le regard posé sur Mrs. Bridge était teinté de cruauté, il conservait néanmoins une dose suffisante de bienveillance pour rendre le personnage attachant. Car on mettait beaucoup de ses manquements sur le compte d'une éducation trop rigide, du carcan des bonnes manières imposées par un certain milieu social et d'une intelligence somme toute limitée. C'est plus complexe du côté de Mr. Bridge et c'est tout l'intérêt de ce second volet qui agit comme un révélateur de l'esprit de la middle class américaine des années 30, entre prohibition, séquelles de la crise financière et menaces d'un nouveau conflit mondial. Sur fond de tensions raciales encore loin d'être digérées et d'antisémitisme latent, voire affirmé. Mais cette radiographie d'une famille américaine est également un féroce témoignage des rôles stéréotypés de chacun de ses membres. Rien d'étonnant donc à ce que les préoccupations de Mr. Bridge, dans celui de chef de famille, concernent l'autorité, l'éducation et l'avenir matériel de ses enfants plutôt que le bonheur en général. Ce qui nous vaut un certain nombre de scènes réjouissantes avec chacun des trois adolescents que l'on entrevoit aussi sous un autre jour puisque cette fois à travers le regard de leur père. Reste néanmoins le constat implacable de deux êtres qui vivent une vie entière l'un à côté de l'autre, dans des conditions agréables, et qui pourtant semblent ne pas vraiment se connaître, faute de se parler vraiment. Sans pour autant se sentir malheureux. Mais avec chacun de son côté l'impression fugace parfois de passer à côté de quelque chose, et des façons différentes de ressentir leurs frustrations... "Il tourna la tête sur l'oreiller pour regarder sa femme. Elle gisait dans un profond sommeil éreinté. Il pensa à son étreinte affectueuse qui était invariablement la même, et il sentit une rancœur monter en lui, car quelque chose qui appartenait de plein droit à tout homme lui avait été refusée". Loin d'être redondant, ce second volet complète de façon impressionnante le tableau esquissé avec Mrs. Bridge. Plus grinçant, plus viril, plus méchant aussi il garde néanmoins cette même tonalité distante et légèrement sarcastique qui faisait tout le sel du premier tome. Mr. et Mrs Bridge composent au final une œuvre singulière et atypique, livrant un éclairage savoureux sur l'absence d'intimité d'un couple dont chaque membre est emprisonné dans son rôle. Oui, il faut absolument lire le diptyque pour en apprécier la dextérité à sa juste valeur.
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        Ils en parlent

        « Evan Connell a écrit Mr. et Mrs. Bridge alors même que Philip Roth, John Updike et Richard Yates n’en étaient qu’aux prémices de leurs chefs-d’œuvre. Comme ces derniers, il traite des banlieues, de la famille et de l’aliénation, mais dans les cercles littéraires, le nom de Connell est rarement évoqué aux côtés de ceux de ses confrères. Et pourtant, ni Roth ni Updike ni Yates n’ont écrit sur ce type de personnages avec autant de sensibilité et de justesse. »
         
        The Guardian
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