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Plon
EAN : 9782259191067
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 132 x 201 mm

Mystérieux Mozart

Date de parution : 11/10/2001

Trente années de vie, des milliers de pièces constituant la plus stupéfiante des oeuvres musicales : c'est la vie de ce génie nommé Mozart que Sollers nous restitue avec sa sensibilité d'écrivain, mais aussi de musicien.

«Il est étrange de se dire qu'après Mozart tout s'est brusquement ralenti dans le bruit, la fureur, la lourdeur ou le tintamarre. Il y a eu une accélération de l'Histoire, soit, mais sur fond de stupeur, de torpeur. De nos jours, la vitesse est partout sauf dans les esprits. Du...

«Il est étrange de se dire qu'après Mozart tout s'est brusquement ralenti dans le bruit, la fureur, la lourdeur ou le tintamarre. Il y a eu une accélération de l'Histoire, soit, mais sur fond de stupeur, de torpeur. De nos jours, la vitesse est partout sauf dans les esprits. Du temps de Wolfgang, c'est le contraire. On voyage en diligence, les préjugés barrent l'horizon, c'est encore l'immense province, la noblesse, à quelques exceptions près, n'entend rien à ce qui va venir, mais le bouillonnement sensuel et neuronal est là, l'intelligence fuse à travers les doigts et les souffles. L'humanoïde actuel est un montage électronique à tête molle. La pointe du XVIIIe siècle, au contraire, est un oiseau spirituel à animalité de soie et d'acier.»

Philippe Sollers.

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EAN : 9782259191067
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 252
Format : 132 x 201 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Mhfasquel Posté le 11 Juillet 2021
    Ce n’est pas une énième biographie, ce n’est pas un roman, ce n’est pas un essai, alors, qu’est-ce que c’est#8201;? me direz-vous, déjà — à juste titre — agacé par le début de cette chronique#8201;! Eh bien, à dire vrai, ce n’est rien de particulier. C’est un fourre-tout, c’est un déballage, c’est un élan, un cri, oui, un cri d’amour pour la musique de Mozart#8201;! Et l’on sort de cette lecture complètement avide de mettre en route spotify pour écouter religieusement la sonate KV 310 en la mineur, la plus extraordinaire de Mozart, selon Sollers. Et comment ne pas être d’accord avec lui#8201;? Comment aller à l’encontre de son jugement lorsqu’il dit que La Flûte enchantée est le plus bel opéra de Wolfgang#8201;? Tout ce que dit Sollers dans ce fleuve ininterrompu de passion est frappé au coin du bon sens. C’est que l’écrivain (clarinettiste de jazz inhibé) à une sensibilité exacerbée et un goût d’une fiabilité impressionnante. N’a-t-il pas fait lui-même le pèlerinage autrichien sur les traces du divin enfant, comme on fait son pèlerinage à Compostelle#8201;? Malheureusement, presque tout ce qu’a connu Mozart a disparu. Ne reste plus que le Théâtre des états à Prague où Mozart dirigea lui-même Don Giovanni en 1787… Quand... Ce n’est pas une énième biographie, ce n’est pas un roman, ce n’est pas un essai, alors, qu’est-ce que c’est#8201;? me direz-vous, déjà — à juste titre — agacé par le début de cette chronique#8201;! Eh bien, à dire vrai, ce n’est rien de particulier. C’est un fourre-tout, c’est un déballage, c’est un élan, un cri, oui, un cri d’amour pour la musique de Mozart#8201;! Et l’on sort de cette lecture complètement avide de mettre en route spotify pour écouter religieusement la sonate KV 310 en la mineur, la plus extraordinaire de Mozart, selon Sollers. Et comment ne pas être d’accord avec lui#8201;? Comment aller à l’encontre de son jugement lorsqu’il dit que La Flûte enchantée est le plus bel opéra de Wolfgang#8201;? Tout ce que dit Sollers dans ce fleuve ininterrompu de passion est frappé au coin du bon sens. C’est que l’écrivain (clarinettiste de jazz inhibé) à une sensibilité exacerbée et un goût d’une fiabilité impressionnante. N’a-t-il pas fait lui-même le pèlerinage autrichien sur les traces du divin enfant, comme on fait son pèlerinage à Compostelle#8201;? Malheureusement, presque tout ce qu’a connu Mozart a disparu. Ne reste plus que le Théâtre des états à Prague où Mozart dirigea lui-même Don Giovanni en 1787… Quand on y pense, comme on aurait voulu être là#8201;! Et comme on aurait voulu être là ce soir d’hiver au domicile de Mozart pour la répétition des Noces de Figaro en présence de l’ami de la famille Joseph Haydn#8201;! Ce n’est pas Philippe Sollers qui nous dirait le contraire#8201;! On voit au fil de ce texte bouillonnant que Sollers n’apprécie guère le siècle qui suivit celui de Mozart, un siècle qui dénigra le compositeur, le siècle de l’avènement de la bourgeoisie, et du triomphe des bonnes mœurs. Nous partageons complètement ce point de vue. Toutefois, dans son éloge des grands compositeurs tels que Bach, Purcell, ou Haendel, Sollers ne retient aucun nom français, ce qui nous paraît un peu injuste, car nous avons tout de même à notre actif Jean Philippe Rameau ou François Couperin, qui, sans avoir la stature des maîtres précédemment cités, sont tout de même des compositeurs subtils, d’ailleurs redécouverts de nos jours. Un dernier point (mais ce n’est qu’un détail), je pense que le portrait de Mozart qui illustre la jaquette du livre n’est pas représentatif des véritables traits de Mozart. À mon avis, il faut, si l’on veut avoir une idée exacte du visage de Mozart, se reporter à la toile célèbre de Barbara Kraft (qui est du reste au musée de Salzbourg). Le tableau de Della Croce peint en 1780, qui représente la famille Mozart au grand complet (la mère décédée à cette époque apparaît sur une toile dans la composition), confirme les traits très particuliers du musicien, traits que partagent sa sœur Nannerl et sa mère, un visage long, un peu potelé, des yeux en amande, et un nez quasi bourbonien. On ne dirait pas selon nos critères actuels que les Mozart étaient beaux, mais que cela ne vous empêche surtout pas de lire cet excellent livre et d’écouter la musique irremplaçable et sublime de Wolfgang Mozart…
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  • Chasto Posté le 21 Octobre 2017
    Abords d'un personnage hors de son temps et de ses contemporains qui ne lui offrirent pas toujours les réponses de ses attentes.
  • Claire45 Posté le 23 Mars 2016
    une biographie qui m'a permis de découvrir un Mozart facétieux et de mieux comprendre ses oeuvres - ou de les redécouvrir. Sollers établit des liens entre musique et poésie et fait de nombreuses citations. Il dégage aussi toute la symbolique des noms propres - personnes réelles ou personnages d'opéras- pour mieux faire saisir les rapports entre la vie et les compositions de l'artiste. Vision personnelle, intéressante et qui ne manque pas d'humour de ce "mystérieux Mozart" mais je demeure insensible au style de l'auteur.
  • LaMoun Posté le 20 Août 2013
    ""Tandis que l'Alceste de Gluck triomphe bruyamment à Paris, Mozart, âgé de vingt ans, a déjà composé plus de la moitié de ses symphonies. Le monde a-t-il pris conscience du génie qui lui est tombé du ciel et se souvient-il de l'enfant prodige, du "petit Mozart" qui posait à ceux qui voulaient l'entendre cette étrange question préalable : "M'aimiez-vous ? M'aimiez-vous bien ?" Non : les succès se multiplient, mais ce sont des feux de paille et leur lueur est passagère. Comment décrire le génie, cette forme de révélation qui dépasse le savoir et dont on n'aperçoit que les manifestations ? Nulle musique ne fut modelée d'aussi près sur les mouvements de l'âme? La musique de Mozart ne décrit pas les sentiments humains, elle en est l'incarnation, échappant par là à toute défaillance du goût ou de l'esprit."" ""Ecrivain adulé, chroniqueur littéraire et artistique, Philippe Sollers, érudit protéiforme, est aussi musicien dans l'âme. Après "Le Cavalier du Louvre" (Vivant Denon), et "Casanova l'admirable", il était logique que Philippe Sollers termine sa trilogie des lumières avec Mozart. "" ""Comment décrire le génie, cet forme de révélation dépasse le savoir et dont on n’aperçoit que les manifestations ? Nulle musique ne fut modelée d’aussi près... ""Tandis que l'Alceste de Gluck triomphe bruyamment à Paris, Mozart, âgé de vingt ans, a déjà composé plus de la moitié de ses symphonies. Le monde a-t-il pris conscience du génie qui lui est tombé du ciel et se souvient-il de l'enfant prodige, du "petit Mozart" qui posait à ceux qui voulaient l'entendre cette étrange question préalable : "M'aimiez-vous ? M'aimiez-vous bien ?" Non : les succès se multiplient, mais ce sont des feux de paille et leur lueur est passagère. Comment décrire le génie, cette forme de révélation qui dépasse le savoir et dont on n'aperçoit que les manifestations ? Nulle musique ne fut modelée d'aussi près sur les mouvements de l'âme? La musique de Mozart ne décrit pas les sentiments humains, elle en est l'incarnation, échappant par là à toute défaillance du goût ou de l'esprit."" ""Ecrivain adulé, chroniqueur littéraire et artistique, Philippe Sollers, érudit protéiforme, est aussi musicien dans l'âme. Après "Le Cavalier du Louvre" (Vivant Denon), et "Casanova l'admirable", il était logique que Philippe Sollers termine sa trilogie des lumières avec Mozart. "" ""Comment décrire le génie, cet forme de révélation dépasse le savoir et dont on n’aperçoit que les manifestations ? Nulle musique ne fut modelée d’aussi près sur les mouvements de l’âme. La musique de Mozart ne décrit pas les sentiments humains, elle en est l’incarnation, échappant par là à toute défaillance du goût ou de l’esprit. La rencontre de Mozart et de Sollers, l’œuvre est considérable, écrasante de réussites harmonieuses, d’inventions stupéfiantes. Tout cela dans une toute petite existence d’une trentaine d’années, dont le chef d’orchestre n’est autre que Mozart lui-même. C’est cette vie tout à la fois riche et tourmentée, et plus précisément les dernières années, indubitablement les plus riches en créativité qu’à sa manière Philippe Sollers nous restitue."" Parfois vif , pétillant donc intéressant et pédagogique, parfois indigeste par un style trop lourd et très décalé à mon goût !
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