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Plon
EAN : 9782259253246
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 176
Format : 140 x 225 mm

Où l'on apprend le rôle joué par une épingle à cravate

Hélène Melo (traduit par)
Collection : Feux croisés
Date de parution : 12/04/2018
Un roman loufoque et inquiétant où s’entremêlent solitude et folie douce.
Damián Lobo, quarante ans, vit à Madrid dans une solitude extrême depuis qu’il a perdu son emploi. Sergio O’Kane, son ami imaginaire, est son seul confident.
Un jour, afin de faire un cadeau à Sergio, Damián vole une épingle à cravate, puis fuit dans les dédales d'un marché d'antiquités et se cache dans...
Damián Lobo, quarante ans, vit à Madrid dans une solitude extrême depuis qu’il a perdu son emploi. Sergio O’Kane, son ami imaginaire, est son seul confident.
Un jour, afin de faire un cadeau à Sergio, Damián vole une épingle à cravate, puis fuit dans les dédales d'un marché d'antiquités et se cache dans une grosse armoire en chêne pour échapper aux vigiles. Avant qu'il puisse en sortir, le meuble est acheté et aussitôt livré dans la chambre de Lucía et Federico, où Damian s'installe en se calfeutrant dans l'armoire. S'il veille à ce que sa présence passe inaperçue, Damián reste néanmoins de longues heures à observer les membres de la famille et s’occupe des tâches ménagères. Très vite, il prend goût à sa nouvelle existence de bon génie utile et bienveillant, mais osera-t-il un jour révéler son existence et sortir de sa cachette ?

« Une fable morale et politique, irradiée d'humour. »
El País
 
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EAN : 9782259253246
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 176
Format : 140 x 225 mm
Plon
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Ils en parlent

« Ce récit d'un enfermement volontaire, traversé d'humour noir, ravive les cauchemars d'un monde où les vies sans histoire n'auraient pas leur place. »
Ariane Singer / Le Monde

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Manika Posté le 23 Juin 2021
    Damian Lobo vit seul à Madrid et pour se tenir compagnie s'est inventé une vie assez populaire où il participe à des émissions radio ou TV que Sergio O'Kane anime. Nous suivons son dialogue intérieur et ces émissions. Un jour voulant faire un cadeau à son animateur préféré, il vole une épingle de cravate et pour échapper aux vigiles se cachent dans une armoire qui est rapidement achetée et livrée avant qu'il n'est pu en sortir. Il va vivre caché à observer la vie de cette famille pendant des semaines, peut être des mois ... C'est un roman à la fois drôle et triste. Drôle pour cette extravagance de vie et la façon dont l'auteur l'écrit. Triste quand on voit la psychose prendre le dessus sur la vie. Damian ne vit plus pour lui mais pour cette famille, pour le succès de ses émissions imaginaires. C'est une belle découverte un roman un peu absurde comme les espagnoles savent le faire.... j'imagine bien un film tirée de cette histoire d'ailleurs.
  • Annicklecture Posté le 29 Novembre 2020
    Premier livre lu pour le prix des lecteurs "Étranges Lectures" par la bibliothèque de Saint Geyrac. C'est dans un roman de littérature espagnole que l'on pourrait croire loufoque que j'entre, et qui pourrait se passer n'importe où. Un huit clos drôle et saisissant de par son personnage : Damián, qui nous fait le récit de son étrange disparition. Il est seul, a perdu son emploi, et rumine sans cesse. Il a pour ami un personnage qu'il se crée, et pour ce mystérieux compagnon, il va commettre un petit larcin qui va le mener loin. Loin, mais pas en distance, juste en esprit. Sa vie va se résumer à côtoyer une famille et prendre des décisions pour elle. Jusqu'où ses idées le mèneront-elles? "Il lui racontait, à travers une interview imaginaire qu'il prolongeait du matin au soir, tout ce qui lui arrivait." Qui ne s'est jamais parlé à soi-même! Mais où se situe le raisonnable de l'extravagant? Doté d'un certain humour l'auteur nous entraîne dans les péripéties de Damián, dans les méandres de ses réflexions sur la vie, dans une psychose sans retour. "Plus Damián s'identifiait à ces êtres qui reviennent de la mort afin d'aider leurs proches, moins O'Kane devenait indispensable." Voici un récit qui... Premier livre lu pour le prix des lecteurs "Étranges Lectures" par la bibliothèque de Saint Geyrac. C'est dans un roman de littérature espagnole que l'on pourrait croire loufoque que j'entre, et qui pourrait se passer n'importe où. Un huit clos drôle et saisissant de par son personnage : Damián, qui nous fait le récit de son étrange disparition. Il est seul, a perdu son emploi, et rumine sans cesse. Il a pour ami un personnage qu'il se crée, et pour ce mystérieux compagnon, il va commettre un petit larcin qui va le mener loin. Loin, mais pas en distance, juste en esprit. Sa vie va se résumer à côtoyer une famille et prendre des décisions pour elle. Jusqu'où ses idées le mèneront-elles? "Il lui racontait, à travers une interview imaginaire qu'il prolongeait du matin au soir, tout ce qui lui arrivait." Qui ne s'est jamais parlé à soi-même! Mais où se situe le raisonnable de l'extravagant? Doté d'un certain humour l'auteur nous entraîne dans les péripéties de Damián, dans les méandres de ses réflexions sur la vie, dans une psychose sans retour. "Plus Damián s'identifiait à ces êtres qui reviennent de la mort afin d'aider leurs proches, moins O'Kane devenait indispensable." Voici un récit qui se lit facilement, qui nous fait sourire mais tristement. Je pense que s'il était passé en film il ferait un peu flipper… Je préfère la couverture du livre poche qui reflète très bien l'histoire. Un roman contemporain qui, s'il n'était pas écrit situé à Madrid, pourrait se passer n'importe où ailleurs, pourvu qu'il y ait une grosse armoire en chêne… Un titre un peu long peut-être, seul petit bémol, surtout lorsque l'on pose son ressenti un peu partout. Une chouette découverte.
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  • JOLIVERT Posté le 16 Août 2019
    Un roman qui,sous certains aspects, m'a rappelé le cinéma de Pedro Almodovar. L'histoire se passe à Madrid avec une bonne dose de grotesque et de tragi-comédie. Les sentiments et les aspirations de Damian, le personnage principal se dévoilent peu à peu comme des poupées russes. Certaines pages sont empruntes de l'esthétique "kitsch" almodovarienne et les dialogues surréalistes et à la fois naturalistes de Damian avec O'Kane et Iñaki m'en ont rappelé d'autres tout aussi délirants de certaines scènes d'Almodovar. Enfin, la mort,sous la forme d'assassinat et d'accident, telle une solution manifeste apparaît dans la droite ligne de la philosophie de ce cinéaste lorsqu'elle vient, comme ici, égratigner la société éduquée dans la tradition judéo-chrétienne. Le point de départ? Damian, un chômeur, vole un jour un bibelot sur une brocante et pour échapper au service d'ordre, se cache dans une armoire qui sera vendue et transportée au domicile de Fede et Lucia. Damian, depuis cette cachette qu'il décide de transformer en son nouveau lieu de vie, observe cette famille et va se rapprocher du cœur, des peurs et des rêves de Lucia, tout comme il va prendre conscience de tout ce dont il est capable en se sentant vivant. L'habileté de Juan José Millas... Un roman qui,sous certains aspects, m'a rappelé le cinéma de Pedro Almodovar. L'histoire se passe à Madrid avec une bonne dose de grotesque et de tragi-comédie. Les sentiments et les aspirations de Damian, le personnage principal se dévoilent peu à peu comme des poupées russes. Certaines pages sont empruntes de l'esthétique "kitsch" almodovarienne et les dialogues surréalistes et à la fois naturalistes de Damian avec O'Kane et Iñaki m'en ont rappelé d'autres tout aussi délirants de certaines scènes d'Almodovar. Enfin, la mort,sous la forme d'assassinat et d'accident, telle une solution manifeste apparaît dans la droite ligne de la philosophie de ce cinéaste lorsqu'elle vient, comme ici, égratigner la société éduquée dans la tradition judéo-chrétienne. Le point de départ? Damian, un chômeur, vole un jour un bibelot sur une brocante et pour échapper au service d'ordre, se cache dans une armoire qui sera vendue et transportée au domicile de Fede et Lucia. Damian, depuis cette cachette qu'il décide de transformer en son nouveau lieu de vie, observe cette famille et va se rapprocher du cœur, des peurs et des rêves de Lucia, tout comme il va prendre conscience de tout ce dont il est capable en se sentant vivant. L'habileté de Juan José Millas donne à cette histoire une tension extraordinaire qui nous attrape dès le début. A découvrir absolument, en espagnol ou traduit!
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  • Bookycooky Posté le 21 Juillet 2018
    “Sergio O'Kane demandait à Damián Lobo à quel poisson il s'identifiait le plus : -Au requin, à la sardine…?”, or il s'avère que ce dernier s'identifie à la muréne, un poisson qui n'a pas l'instinct grégaire et se fond dans le paysage. Le Sergio O'Kane en fait n'existe pas. C'est une construction mentale à laquelle Damián Lobo recoure pour se parler à lui-même. de plus ces rencontres avec l'être imaginaire sont publics ( toujours imaginaires ), la rencontre étant retransmise à la télévision dans le monde entier, avec une traduction simultanée dans les pays où l'on ne parle pas espagnol. Voici le passe-temps vital de Damián, licencié à quarante trois ans solitaire et paumé. Un début qui donne d'emblée le ton de l'aventure qui va suivre. Celle-ci démarrant avec le vol dans une brocante, par Damián, d'une épingle à cravate en or portant les initiales de Sergio. Suite au vol, essayant de fuir l'agent de sécurité, le voici coincé dans une armoire « .... comme la murène qui reste dans sa crevasse sous-marine ». L'armoire vendue, il s'incruste chez Lucia, Fede et Maria et se métamorphose en voyeur et un domestique invisible à tout faire,......la suite en direct sur la chaîne “L'Imaginaire”,... “Sergio O'Kane demandait à Damián Lobo à quel poisson il s'identifiait le plus : -Au requin, à la sardine…?”, or il s'avère que ce dernier s'identifie à la muréne, un poisson qui n'a pas l'instinct grégaire et se fond dans le paysage. Le Sergio O'Kane en fait n'existe pas. C'est une construction mentale à laquelle Damián Lobo recoure pour se parler à lui-même. de plus ces rencontres avec l'être imaginaire sont publics ( toujours imaginaires ), la rencontre étant retransmise à la télévision dans le monde entier, avec une traduction simultanée dans les pays où l'on ne parle pas espagnol. Voici le passe-temps vital de Damián, licencié à quarante trois ans solitaire et paumé. Un début qui donne d'emblée le ton de l'aventure qui va suivre. Celle-ci démarrant avec le vol dans une brocante, par Damián, d'une épingle à cravate en or portant les initiales de Sergio. Suite au vol, essayant de fuir l'agent de sécurité, le voici coincé dans une armoire « .... comme la murène qui reste dans sa crevasse sous-marine ». L'armoire vendue, il s'incruste chez Lucia, Fede et Maria et se métamorphose en voyeur et un domestique invisible à tout faire,......la suite en direct sur la chaîne “L'Imaginaire”, qui bat des records d'audience 😄.....du moins pour un temps. Un livre qui m'a fait penser à « Locataires », le film du cinéaste sud-coréen Kim Ki-Duk. A travers cette fable burlesque originale, l'écrivain espagnol Juan José Millas aborde de nombreux sujets sérieux, de problématiques actuels, dont la télé-réalité et son voyeurisme avec l'étalage de la vie privée à audimat record, et la difficulté de vivre dans les conditions économiques et sociales actuelles avec le chômage et la solitude en hausse, d'où le recours à des mondes imaginaires ou virtuelles où chacun peut endosser l'apparence de ce qu'il voudrait être et avoir un interlocuteur. Un clin d'oeil aussi à la notion de “liberté”, cette liberté fictive que nous ne cessons de revendiquer, liberté d'exister (« se construire une identité propre. »), et d'avoir droit à la vie qu'on désire. Avec l'invention d'un interlocuteur imaginaire comme O'Kane, un autre clin d'oeil à la création littéraire, qui finit par échapper à l'emprise de l'écrivain, « Sergio O'Kane, oui. le problème, c'est qu'une fois bien construit, il a commencé à prendre des initiatives. Il faisait et disait des choses qui ne me traversaient pas l'esprit avant. ». Un récit léger et intéressant, où l'auteur mélange habilement réel et irréel, et où la vraie vie du protagoniste se passe dans son imaginaire. Un imaginaire foisonnant, qui semble bien séduisant 😄 , comme le livre d'ailleurs, avec une fin surprenante ! “Le sujet aliéné n'est pas conscient de son altérité. D'où le succès de ces systèmes politiques et économiques, dont le principal soutien est apporté précisément par ses victimes.”
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  • LettresItBe Posté le 11 Juillet 2018
    Qui pour une petite fable surprenante, remplie d’humour, de légèreté et d’intelligence ? Pour les amateurs du genre ou les curieux de nature, découvrez sans attendre Où l’on apprend le rôle joué par une épingle à cravate, le nouveau roman de l’auteur espagnol Juan José Millás paru chez Plon dans la collection Feux Croisés. Lettres it be vous dit pourquoi il ne faut pas rater ce livre, juste un peu plus bas ! # La bande-annonce Damián Lobo, quarante ans, vit à Madrid dans une solitude extrême depuis qu’il a perdu son emploi. Sergio O’Kane, son ami imaginaire, est son seul confident. Un jour, afin de faire un cadeau à Sergio, Damián vole une épingle à cravate, puis fuit dans les dédales d'un marché d'antiquités et se cache dans une grosse armoire en chêne pour échapper aux vigiles. Avant qu'il puisse en sortir, le meuble est acheté et aussitôt livré dans la chambre de Lucía et Federico, où Damian s'installe en se calfeutrant dans l'armoire. S'il veille à ce que sa présence passe inaperçue, Damián reste néanmoins de longues heures à observer les membres de la famille et s’occupe des tâches ménagères. Très vite, il prend goût à sa nouvelle existence de bon... Qui pour une petite fable surprenante, remplie d’humour, de légèreté et d’intelligence ? Pour les amateurs du genre ou les curieux de nature, découvrez sans attendre Où l’on apprend le rôle joué par une épingle à cravate, le nouveau roman de l’auteur espagnol Juan José Millás paru chez Plon dans la collection Feux Croisés. Lettres it be vous dit pourquoi il ne faut pas rater ce livre, juste un peu plus bas ! # La bande-annonce Damián Lobo, quarante ans, vit à Madrid dans une solitude extrême depuis qu’il a perdu son emploi. Sergio O’Kane, son ami imaginaire, est son seul confident. Un jour, afin de faire un cadeau à Sergio, Damián vole une épingle à cravate, puis fuit dans les dédales d'un marché d'antiquités et se cache dans une grosse armoire en chêne pour échapper aux vigiles. Avant qu'il puisse en sortir, le meuble est acheté et aussitôt livré dans la chambre de Lucía et Federico, où Damian s'installe en se calfeutrant dans l'armoire. S'il veille à ce que sa présence passe inaperçue, Damián reste néanmoins de longues heures à observer les membres de la famille et s’occupe des tâches ménagères. Très vite, il prend goût à sa nouvelle existence de bon génie utile et bienveillant, mais osera-t-il un jour révéler son existence et sortir de sa cachette ? # L’avis de Lettres it be Journaliste de métier, immiscé dans l’écriture depuis 1990 avec La solitude, c’était cela (« La soledad era esto », traduit en français en 1992 et récompensé du prix Nadal), Juan José Millás est un auteur depuis reconnu pour ses romans et travaux en tous genres. Il revient avec un roman surprenant, en décalage avec ses précédents écrits, et qui vient tout juste de paraître en France : Où l’on apprend le rôle joué par une épingle à cravate. Ça pourrait être du Stephen King où un être inquiétant prendrait possession d’une armoire pour mieux vivre dans le secret au côté de ses congénères. Ça pourrait être du Cervantes où un homme rongé par la solitude s’inventerait des mondes et des doubles jusqu’à faire entrer toutes ses fictions personnelles dans sa vie de tous les jours. Et si c’était tout cela à la fois, et peut-être même bien plus encore ? Juan José Millás offre avec son nouveau livre une véritable fable, à la fois loufoque et décalée, mais aussi terriblement profonde et inscrite dans son époque. Un homme seul, trop seul, et qui s’est inventé au fil du temps une amitié avec un présentateur de télé va se retrouver au gré du hasard enfermé dans l’armoire d’une chambre à coucher. Pris au piège, il n’aura alors d’autre choix que celui de rester et vivre ici, dans le plus grand secret. L’enfermement, la solitude, le côtoiement au plus près d’existences qui nous sont inconnues, l’imagination qui prend le pas sur le réel… Autant de thématiques forcément inscrites dans notre temps et que l’auteur espagnol s’amuse ici à faire cohabiter pour un résultat surprenant, aussi hilarant que réflexif. Découvrez la suite de la chronique sur le site de Lettres it be
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