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Les Escales
EAN : 9782365695527
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 140 x 225 mm

Par la fenêtre

Collection : Domaine français
Date de parution : 05/11/2020
Un roman bouleversant sur la vie et les regrets, sur les rêves enfouis et ceux que l’on réalise.
 
Pour échapper au morne quotidien de la maison de retraite, chaque soir, Amandine Berthet offre à ses compagnons d’infortune une évasion : tous s’envolent en pensées vers le Brésil et le delta de l’Amazonie. C’est là qu’Amanda, le double imaginaire d’Amandine, a passé son enfance mouvementée. Amandine déploie cette histoire fantastique, raconte... Pour échapper au morne quotidien de la maison de retraite, chaque soir, Amandine Berthet offre à ses compagnons d’infortune une évasion : tous s’envolent en pensées vers le Brésil et le delta de l’Amazonie. C’est là qu’Amanda, le double imaginaire d’Amandine, a passé son enfance mouvementée. Amandine déploie cette histoire fantastique, raconte la passion destructrice qui animait ses parents, décrit sa nourrice, la vieille indienne Maraja et ses potions qui soignent, et puis les cafezihno, ces petits cafés très sucrés qu’elle aimait tant…

Pourtant, la réalité d’Amandine est bien éloignée de ce conte si romanesque et exotique. Née dans une famille paysanne marquée par la pauvreté, elle passera sa vie aux côtés d’un homme violent. Une petite vie, étriquée, fanée.
Alors, quand Amandine entrevoit la possibilité de réellement s’évader de la maison de retraite, elle n’hésite pas. Cette fois, elle veut vivre la vie en grand. Peut-être pourra-t-elle même, pour la première fois, voir la mer.
 
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EAN : 9782365695527
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 336
Format : 140 x 225 mm

Ils en parlent

"Une extraordinaire émotion, (...) un roman d'une très grande beauté."
Nicolas de Laek - Librairie L'Ancre des Mots à Sablé / France Bleu Maine
"Un livre sur les femmes vivant une existence qui n'aurait pas dû être la leur."
Catherine Mellier / Le Dauphiné Libéré

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Loubhi Posté le 8 Janvier 2021
    Un moment d'évasion d'une rare densité et qualité que j'ai dégusté quasiment  d'une traite tant le personnage central, l'exceptionnelle conteuse Amandine, m'a pris prend dans ses filets, ses descriptions et ses récits polyphoniques. Un récit commencé en 1998 sur la base de "l'évasion" d'une vieille dame pour enfin atteindre le but qu'elle a toujours eu, celui de voir au moins une fois dans sa vie la mer, elle dont la vision du monde s'est souvent limitée à la seule ferme des Dombes (entre Auvergne et les Alpes) où elle fut confinée avec de surcroît juste un bout de fénêtre, ce qui est probablement l'explication du titre de ce très subtil roman.  Amandine Berthet est cette fugitive, de la maison de retraite suisse où son fils, pour lequel elle a tant sacrifiée y-compris son intégrité physique afin de lui épargner les coups d'un père inhumain et violent, l'a recluse par facilité. Maison de retraite qui affiche pour les familles de ses pensionnaires un programme alléchant de sorties et de réalisations de bon aloi mais hélas de facade,  heureusement Amandine s'y illustre comme une conteuse hors pair pour nombre de ses congénères et la mer en est souvent  le point de départ ou le cadre.... Elle invente ou recrée... Un moment d'évasion d'une rare densité et qualité que j'ai dégusté quasiment  d'une traite tant le personnage central, l'exceptionnelle conteuse Amandine, m'a pris prend dans ses filets, ses descriptions et ses récits polyphoniques. Un récit commencé en 1998 sur la base de "l'évasion" d'une vieille dame pour enfin atteindre le but qu'elle a toujours eu, celui de voir au moins une fois dans sa vie la mer, elle dont la vision du monde s'est souvent limitée à la seule ferme des Dombes (entre Auvergne et les Alpes) où elle fut confinée avec de surcroît juste un bout de fénêtre, ce qui est probablement l'explication du titre de ce très subtil roman.  Amandine Berthet est cette fugitive, de la maison de retraite suisse où son fils, pour lequel elle a tant sacrifiée y-compris son intégrité physique afin de lui épargner les coups d'un père inhumain et violent, l'a recluse par facilité. Maison de retraite qui affiche pour les familles de ses pensionnaires un programme alléchant de sorties et de réalisations de bon aloi mais hélas de facade,  heureusement Amandine s'y illustre comme une conteuse hors pair pour nombre de ses congénères et la mer en est souvent  le point de départ ou le cadre.... Elle invente ou recrée au besoin des vies merveilleuses et / ou tristes, poursuivant ainsi ce qui l'a aidé à vivre depuis ses plus jeunes années, sur la seule base de romans et de livres de géographie qu'elle fut obligée de lire en cachette, tant Albert, sa brute de mari désapprouvait ces possibilités d'évasion....  Le lecteur, à l'image des pensionnaires de cette maison de retraite va ainsi se retrouver plonger dans une multitude de vies, de personnages mais aussi partager la douleur, les peines et la véritable vie d'Amandine. Si cela peut déconcerter dans les premières pages, Nicole Giroud va très vite nous donner un cadre et cela autour du destin de trois personnages féminins ; Amandine (identité réelle), Amanda et Adelita (identités fictives ou / et rêvées) et de personnages clés qui vont les accompagner entre France, Portugal et Amazonie (Euclides, Maraja la vieille nourrice indienne entre autres). Amandine, passionnée de lecture et la plus diplômée de sa famille de pauvres fermiers, à l'historique sinistre (père violent, mariée / vendue contre quelques vaches, mari brute épaisse) n'a d'autres perspectives pour supporter son sinistre quotidien que d'inventer des identités tourmentées mais aux destins exceptionnels loin de tout. C'est ainsi que vont naître ses propres légendes qui vont constituer à la fin de sa vie  un véritable trouble dissociatif de l'identité...  Si le roman commence par l'évocation de la fuite d'Amandine, il se termine tout naturellement par une dernière parenthèse, enfin heureuse pour elle avec la rencontre et le voyage, le seul réel, avec le groupe de la jeune équipe de Rocco, Aurélie et Carla, son dernier public mais aussi une certaine famille, enfin trouvée. A lire d'urgence...
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  • Cassiopee42 Posté le 2 Janvier 2021
    « Tu verras Maman, tu seras bien. » Lorsque viendra l'âge des cheveux blancs, d'un corps moins tonique et peut-être d'un esprit moins vif, je n'aimerais pas entendre cette phrase…. C'est, en substance, ce qu'a dit Jean à Amandine, sa mère. Son mari, « le Père », décédé, elle pensait retrouver une certaine forme de liberté, elle qui n'avait pas eu un mariage heureux. Mais il en a été autrement. le tyran, plus âgé qu'elle, avait tout prévu. Elle s'est retrouvée sans rien, obligée d'obéir encore mais cette fois-ci à son fils. Jean a joué sur les mots, ce n'est pas une maison de retraite, c'est un EMS (établissement médico-social), ça fait plus propre, plus médical, plus adapté, ça éloigne le spectre de la dernière demeure, on est en Suisse romande alors on fait attention à la « présentation ». Chaque pensionnaire est un cas particulier, n'est-ce pas ? Soulignent les responsables. On parle des activités, des visites organisées pour les résidents, de tout ce qui, en fait, n'est qu'une vitrine …. Mais les enfants peuvent partir, faisant comme si… Tout ce qui, semble-t-il, est mis en place, les déculpabilise, leur permet de quitter ce lieu sans se retourner, de peur de... « Tu verras Maman, tu seras bien. » Lorsque viendra l'âge des cheveux blancs, d'un corps moins tonique et peut-être d'un esprit moins vif, je n'aimerais pas entendre cette phrase…. C'est, en substance, ce qu'a dit Jean à Amandine, sa mère. Son mari, « le Père », décédé, elle pensait retrouver une certaine forme de liberté, elle qui n'avait pas eu un mariage heureux. Mais il en a été autrement. le tyran, plus âgé qu'elle, avait tout prévu. Elle s'est retrouvée sans rien, obligée d'obéir encore mais cette fois-ci à son fils. Jean a joué sur les mots, ce n'est pas une maison de retraite, c'est un EMS (établissement médico-social), ça fait plus propre, plus médical, plus adapté, ça éloigne le spectre de la dernière demeure, on est en Suisse romande alors on fait attention à la « présentation ». Chaque pensionnaire est un cas particulier, n'est-ce pas ? Soulignent les responsables. On parle des activités, des visites organisées pour les résidents, de tout ce qui, en fait, n'est qu'une vitrine …. Mais les enfants peuvent partir, faisant comme si… Tout ce qui, semble-t-il, est mis en place, les déculpabilise, leur permet de quitter ce lieu sans se retourner, de peur de croiser le regard de leur père, de leur mère…. Alors, Jean s'est éloigné. Il a laissé Amandine. Après tout, elle n'était plus seule, elle avait des compagnes, des compagnons, on s'occupait d'elle, elle n'avait plus de soucis… le statut de mari l'a occupé, il est venu moins souvent puis presque plus…. Et elle ? Que faire ? Glisser tout doucement vers la tristesse ? Ou résister ? Amandine a choisi : elle a résisté. Comme elle l'avait déjà fait dans son couple en s'évadant grâce aux livres qu'une voisine lui prêtaient en cachette. Ses mots sont devenus sa liberté de penser, de parler. " Il n'est jamais trop tard pour se créer une autre vie ; elle n'a pas besoin d'être heureuse, quand on n'a pas l'habitude c'est difficile d'inventer le bonheur, mais il faut qu'elle fasse rêver, qu'elle dilate l'espace et le temps pour offrir un intervalle de liberté. " C'est pour cette raison qu'elle a créé son double, Amanda, une autre face d'elle-même, qui aurait vécu en Amazonie avant d'être à l'EMS. Elle a raconté son quotidien à ses congénères, captivés et retrouvant ainsi l'enthousiasme de la vie. "[….]es yeux deviennent vagues, se ferment ou au contraire fixent la conteuse, les gestes sont suspendus et la parole domine tout. " Malgré ces parenthèses enchantées où elle scotche son auditoire et qui lui permettent de tenir, Amandine veut sa maison, les bruits de sa campagne, les odeurs…. Et si elle fuyait ? C'est difficile, c'est risqué …. Mais pourquoi pas ? C'est avec une écriture emplie de délicatesse que Nicole Giroud évoque cette femme. On passe d'Amanda à Amandine. On voudrait « leur » tenir la main, dire qu'il y a encore des raisons d'espérer, de vivre …. On rêve pour elle (s), on espère …. J'ai trouvé ce roman magnifique. L'auteur évoque la vieillesse, la famille, les choix des enfants avec pudeur, subtilité. Son récit intimiste est bouleversant et l'épilogue fait monter les larmes…. Un texte beau qui parle au coeur….
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  • emilie31 Posté le 6 Décembre 2020
    J'ai eu la chance en cette fin de mois de novembre de participer à une lecture commune avec les éditions les Escales. Le principe est simple: nous étions plusieurs à lire en même temps le roman de Nicole Giroud Par la fenêtre et à l’issue de cette lecture commune nous aurions la possibilité de « rencontrer » l’auteure – crise sanitaire oblige, cette rencontre serait virtuelle. Couverture du livre « Par la fenêtre » de Nicole Giroud aux éditions Les Escales C’est donc avec un double plaisir que j’ai ouvert ce roman à la première de couverte exotique. L’idée d’échanger avec l’auteure du roman était vraiment intéressante, c’est aussi pour cela que j’aime autant les rencontres littéraires ou les salons. Connaître le travail en amont, les sources d’inspiration apporte un regard souvent nouveau sur mes lectures. Mais avant de vous parler de la rencontre, je vais vous parler du roman et de son intrigue. Le roman s’ouvre sur une fugue loin d’être ordinaire. Il s’agit d’Amandine, 80 ans, qui vient de fuguer lors d’une sortie organisée par sa maison de retraite en Suisse où son fils l’a installée…malheureuse, seule, Amandine n’a qu’un rêve à l’aube de sa mort : voir la mer. Elle, la... J'ai eu la chance en cette fin de mois de novembre de participer à une lecture commune avec les éditions les Escales. Le principe est simple: nous étions plusieurs à lire en même temps le roman de Nicole Giroud Par la fenêtre et à l’issue de cette lecture commune nous aurions la possibilité de « rencontrer » l’auteure – crise sanitaire oblige, cette rencontre serait virtuelle. Couverture du livre « Par la fenêtre » de Nicole Giroud aux éditions Les Escales C’est donc avec un double plaisir que j’ai ouvert ce roman à la première de couverte exotique. L’idée d’échanger avec l’auteure du roman était vraiment intéressante, c’est aussi pour cela que j’aime autant les rencontres littéraires ou les salons. Connaître le travail en amont, les sources d’inspiration apporte un regard souvent nouveau sur mes lectures. Mais avant de vous parler de la rencontre, je vais vous parler du roman et de son intrigue. Le roman s’ouvre sur une fugue loin d’être ordinaire. Il s’agit d’Amandine, 80 ans, qui vient de fuguer lors d’une sortie organisée par sa maison de retraite en Suisse où son fils l’a installée…malheureuse, seule, Amandine n’a qu’un rêve à l’aube de sa mort : voir la mer. Elle, la vachère, qui n’a connu que la campagne, veut voir la mer avant de mourir. Mais la surveillance dans la maison de retraite est efficace et Amandine doit ruser. Elle finit par s’échapper et croise la route de trois jeunes gens qui vont l’aider dans son ultime désir. Telle est pourrait être la présentation de ce roman mais ce serait vous mentir car ce roman est double, il offre deux histoires. Celle d’Amandine, vachère solitaire, battue par son mari, mère martyre pour que son fils unique puisse sortir de cette terrible condition. Amandine c’est l’espoir de celle qui sait lire dans une famille d’illettrés, de celle qui obtient son certificat d’étude, l’espoir de celle qui n’aura d’autre issue qu’un mariage malheureux où la peur d’être battue sera la plus forte. Mais c’est aussi l’histoire d’Amanda, son double imaginaire, son double de papier, celle qu’elle convoque lorsque la réalité est trop sordide, trop dure. Amanda, c’est l’exotisme, le voyage, l’ailleurs, c’est le Brésil avec cependant d’autres souffrances, laisser passer dans la fiction les peurs, les craintes mais aussi les espoirs de la réalité. Car Amandine est une merveilleuse conteuse. Amoureuse des mots, elle les fait vivre, leur donne chair. Amandine, c’est la force de l’imagination. ELLE CONSTRUIT UN MONDE MOTS QUI LA PROTÈGE DU MONDE RÉEL. Par la fenêtre c’est un sublime roman sur la vieillesse, sur la famille mais aussi sur le pouvoir des mots, de la lecture, sur la force de l’imagination, rempart vital au désespoir de la réalité. Et ce fut un véritable plaisir d’échanger avec Nicole Giroud qui nous a expliqué les sources d’inspiration des lieux, des personnages, la génèse de son roman. Même virtuelle, la rencontre fut enrichissante et plaisante. Elle a donné encore plus de force à la lecture de ce roman. En résumé : une lecture chaudement recommandée et une expérience de lecture commune à réitérer !
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  • lolomito Posté le 4 Décembre 2020
    Amandine Berthet est une vieille dame qui, au crépuscule de sa vie, décide de fuir la maison de retraite genevoise dans laquelle son fils l’a installée. Afin d’échapper à son morne quotidien au sein de cet établissement, Amandine s’invente une vie qu’elle raconte aux autres résidents de la maison de retraite. Malheureusement je ne suis pas certaine d’avoir tout bien compris car je me suis perdue entre le réel et l’imaginaire, entre Amandine et Amanda, et la chronologie un peu anarchique ne m’a pas aidée à me repérer dans le cheminement proposé par l’auteur. Trop de choses m’ont échappées pour que je puisse écrire une chronique constructive. J’avais pourtant très envie de lire ce livre. Il faudra certainement que je le relise une autre fois.
  • ckdkrk169 Posté le 1 Décembre 2020
    Une histoire émouvante que je n’oublierai pas. Installée avec facilité dans l’histoire grâce à l’écriture fluide et poétique, comme les pensionnaires de cet établissement pour personnes âgées : j’attendais avec impatience la suite des aventures d’Amanda. Au Brésil, bien loin du décor montagnard des vieillards, la vie est riche et dense pour Amanda et ses parents. J’ai particulièrement aimé le personnage de l’indienne Maraja qui aide Amanda à grandir. La vie n’est pas facile pour cette fillette non désirée dont la mère n’a jamais voulu. En parallèle Amandine, la conteuse, raconte son parcours de paysanne instruite qui n’a pas décidé de sa vie. Des destins croisés touchants avec la littérature comme bouée de sauvetage, j’ai totalement adhéré à l’histoire. Bravo pour cette histoire qui nous parle du sens de la vie, de l’importance de réaliser ses rêves et de la puissance des livres. Je vous recommande chaudement ce beau livre.
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