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La Découverte
EAN : 9782707178954
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 135 x 220 mm

Prouver et gouverner

Une analyse politique des statistiques publiques

Emmanuel DIDIER (Avant propos)
Collection : Sciences humaines
Date de parution : 03/04/2014

Les statistiques sont partout. Chacun ressent confusément que, certes, elles fournissent des données utiles sur la société, mais qu’elles servent aussi d’instruments de pouvoir. Comment respecter les informations qu’elles apportent et en même temps les envisager comme politiques ?
Alain Desrosières est mort alors qu’il mettait la dernière main à ce livre, qui devrait faire date, au même titre que La Politique des grands nombres, devenu un classique et traduit dans le monde entier.

Aujourd’hui, les statistiques sont partout. Chacun ressent confusément que, certes, elles fournissent des données utiles sur la société, mais qu’elles servent aussi d’instruments de pouvoir. Comment respecter les informations qu’elles apportent et en même temps les envisager comme politiques ? C’est à cette question clé que ce livre entend répondre,... Aujourd’hui, les statistiques sont partout. Chacun ressent confusément que, certes, elles fournissent des données utiles sur la société, mais qu’elles servent aussi d’instruments de pouvoir. Comment respecter les informations qu’elles apportent et en même temps les envisager comme politiques ? C’est à cette question clé que ce livre entend répondre, en explicitant l’ambivalence inhérente aux données quantitatives. En douze chapitres historiques concernant le gouvernement néolibéral, les institutions internationales ou les rapports entre quantification et sciences sociales, le lecteur apprendra à faire le tri dans le déferlement quotidien de chiffres.
Alain Desrosières est prématurément décédé alors qu’il mettait la dernière main à la rédaction de ce livre, qui devrait faire date au même titre que La Politique des grands nombres (La Découverte, 1993), devenu un classique et traduit dans le monde entier. Il avait successivement travaillé avec Pierre Bourdieu puis avec les chercheurs français impliqués dans la sociologie de la critique et la sociologie des sciences, deux des environnements les plus innovants intellectuellement en France depuis les années 1980. Il est le fondateur de la sociohistoire de la statistique, une discipline qui se développe désormais très rapidement, en France comme à l’étranger. Ce livre très accessible et d’une grande portée politique peut être considéré comme son testament intellectuel.
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EAN : 9782707178954
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 135 x 220 mm

Ils en parlent

Le livre posthume d'Alain Desrosières, spécialiste de l'histoire sociale des statistiques, est lumineux. L'auteur nous y enjoint de regarder non les chiffres mais les motivations de ceux qui les produisent. Car les statistiques ne font pas que décrire la réalité, elles la fabriquent et servent des politiques.
Le Monde des livres
L'heure, en matière d'action publique, est au règne de la quantité, des objectifs et des indicateurs. La mode est aux expérimentations aléatoires, aux méthodes sophistiquées. Tous ces chiffres, qui nourrissent discussions et tableaux de bord, sont toujours naturels et artificiels. Les outils et, partant, les résultats statistiques sont à la fois réels et issus de constructions. Les préférences pour les instruments sont liées à des idées. Pour décrire, on préférera des analyses des correspondances. Pour chercher à mettre en évidence l'influence, toutes choses égales par ailleurs, d'une variable on passera par des régressions. Toujours on se demandera si coïncidence vaut causalité.
Julien Damon / Les Echos

Parmi les nombreux objets de la sociologie, la statistique est sans doute l’un des plus difficiles à construire. Austère et technique, la statistique est longtemps restée la chasse gardée d’une communauté réduite de philosophes de la connaissance, d’historiens des sciences ou de statisticiens érudits. Alain Desrosières a œuvré tout au long de sa carrière à la tâche immense de faire de la statistique un terrain de recherche accessible à tous les sociologues et, dans le même temps, un problème discutable par tous les publics. Il publie un ouvrage à titre posthume qui résume fort bien la grille de lecture qu’il propose d’adopter : analyser les conventions qui sous-tendent la quantification du social et, d’autre part, observer simultanément les usages de la statistique et les réseaux d’acteurs et d’institutions qui lui sont liés. Le postulat de base de la sociologie d’Alain Desrosières est fascinant : la statistique n’est pas une simple opération de mesure réaliste, un reflet de la réalité, mais une adaptation provisoire à des nouvelles « manières de penser la société et aux façons d’agir sur elle ». Par la compilation d’une série d’articles, pour la grande part inédits et issus de communications scientifiques, l’ouvrage se construit autour de cette grille d’analyse à la croisée des sciences politiques et de la philosophie de la connaissance. Écrit dans un style simple, ce livre est organisé en trois grandes parties : la statistique contemporaine (« Du rôle de la statique à l’ère néolibérale »), le gouvernement international de la statistique (« scènes statistiques internationales ») et les usages de la statistique dans les sciences sociales (« Du rôle de la quantification dans les sciences sociales »).
La Vie des idées
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