Lisez! icon: Search engine
La Découverte
EAN : 9782707185914
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 155 x 240 mm

Quand les socialistes inventaient l'avenir, 1825-1860

, , , ,

Date de parution : 07/05/2015
Cet ouvrage ambitieux propose une cartographie des grandes figures, des idées et controverses du premier socialisme français, aujourd’hui largement méconnu et pourtant incroyablement inventif et actuel. Dans les années qui suivent les Trois Glorieuses de juillet 1830, ce bouillonnement d'idées s'est notamment incarné dans une presse foisonnante, qui ne peut se résumer aux seuls noms d’Étienne Cabet, Pierre-Joseph Proudhon ou Louis Blanc. Sa puissance reste vive pour notre temps.
En 1825, les socialistes sont dans les premiers balbutiements de leur histoire. Trente-cinq ans plus tard, leur élan s’interrompt au fond des prisons de Napoléon III, en exil ou dans le silence.
Au cours de ces années trop souvent négligées, ils dénoncent les désordres et les injustices de leur temps tout...
En 1825, les socialistes sont dans les premiers balbutiements de leur histoire. Trente-cinq ans plus tard, leur élan s’interrompt au fond des prisons de Napoléon III, en exil ou dans le silence.
Au cours de ces années trop souvent négligées, ils dénoncent les désordres et les injustices de leur temps tout en élaborant une nouvelle connaissance du lien social, de la solidarité et de l’union. Ils se placent au croisement de la science, de la philosophie ou de la religion pour revendiquer un droit à l’action et à l’expérience. Ils s’attellent à fonder une nouvelle association des hommes dans un monde en crise et en mutation. Cette gestation est enthousiasmante mais aussi douloureuse : elle est rythmée par d’âpres querelles que l’histoire ultérieure des socialismes ne cessera de rejouer.
L’une des armes maîtresses dont se saisissent les socialistes pour leurs combats est le journal : c’est notamment à la pointe de leurs plumes qu’ils donnent corps à leur action et qu’ils propagent leurs foisonnantes découvertes. Du Globe au Nouveau Monde, de La Démocratie pacifique au Tocsin des travailleurs, de La Revue du progrès à La Revue indépendante, de L’Écho de la fabrique à L’Atelier, saint-simoniens, sociétaires, cabétistes ou buchéziens, socialistes chrétiens ou républicains, communistes et féministes partent en quête d’une compréhension du présent pour en extraire, sous les désordres apparents, les contours d’un avenir émancipé.
Quand les socialistes inventaient l’avenir est l’enquête inédite qu’une trentaine d’auteurs consacrent à cette histoire politique, sociale, économique, culturelle et savante de première importance et toujours très largement méconnue.
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782707185914
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 155 x 240 mm

Ils en parlent

Il fut un temps où le socialisme était inventif, passionné, héroïque. C’était, il y a bien longtemps. Au sortir de l’Empire, sous la Restauration monarchique, la question sociale née des progrès brutaux de l’industrie, se mêle à celle démocratique que les rois rétablis tentent de mettre sous l’éteignoir. Les ouvriers, les artisans, les écrivains et les intellectuels observent, avec un mélange de fascination et d’horreur, les progrès du capitalisme - on dirait de la mondialisation - qui émancipent la production et asservissent le producteur. Ils se demandent comment humaniser ce processus irrésistible et violent, fonder une société plus juste, tourner à l’avantage des travailleurs la révolution du travail. Pour y parvenir, il faut d’abord étudier, enquêter, réfléchir, débattre, comprendre la réalité nouvelle pour la discuter et la transformer. Quel autre outil pour cette tâche urgente que des journaux ? C’est tout l’intérêt du livre collectif que publie La Découverte. Consacré aux publications socialistes entre 1825 et 1860, il retrace, dans une facture universitaire, avec beaucoup d’érudition, l’histoire des publications qui ont émaillé pendant un demi-siècle l’histoire du socialisme français. On y trouve une source de récits et de portraits qui nous transportent à l’époque de ce socialisme démocratique neuf et vivant. On y trouve surtout des leçons qu’on croirait écrites pour la gauche d’aujourd’hui…
Laurent Joffrin / Libération
Le titre de l'ouvrage peut sembler provocateur, mais s'avère à la lecture amplement justifié. Historiens, politistes, philosophes ou économistes, la trentaine d'auteurs qu'il réunit se sont en effet penchés sur les archives de journaux publiés entre les années 1820 et 1860, ralliés autour du "socialisme", mot d'ordre alors entouré d'un large flou. On y découvre ainsi que ce courant de pensée était alors bien plus divisé que le parti qui s'en revendique aujourd'hui. Mais aussi et surtout qu'il était bien plus foisonnant sur le plan idéologique. Derrière des figures tutélaires, comme Saint-Simon, Charles Fourier ou Louis Blanc, on rencontre ainsi beaucoup d'autres entrepreneurs de "socialisme", via divers organes de presse plus ou moins éphémères. Et leurs utopies et leurs différentes tentatives de dépasser un certain nombre de contradictions, pour concilier notamment cet idéal avec celui de la démocratie. Une époque riche et mal connue de notre histoire dont on gagnerait à retrouver certains souffles, et qui rappelle combien le pluralisme de la presse est un carburant fondamental de la démocratie.
Igor Martinache / Alternatives économiques
Une trentaine d’universitaires ont unis leurs forces pour retracer l’épopée socialiste de la première moitié du XIXe siècle. En étudiant les nombreux journaux militants de l’époque – qui contrastent avec la ruine actuelle de la presse d’opinion et du débat intellectuel à gauche -, leur ouvrage dresse un panorama très documenté sur les « premiers » socialistes et sur la diversité des politiques que recouvre le terme flou de « socialisme ».
 
La Décroissance
ABONNEZ-VOUS À LA LETTRE D'INFORMATION DE LA DÉCOUVERTE
Nouveautés, extraits, agenda des auteurs et toutes les semaines les sorties en librairie !