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Belfond
EAN : 9782714475794
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 384
Format : 140 x 225 mm

Quand tu es parti (Nouv. éd.)

MARIANNE VERON (Traducteur)
Date de parution : 06/04/2017
Servi par une prose limpide et incisive, Quand tu es parti explore la complexité des liens familiaux et affectifs, les terreurs qui vont de pair avec l’amour, mais aussi la déception, le deuil, et les effets pervers du mensonge. Premier roman de Maggie O’Farrell, paru en 2000, une œuvre lumineuse et sensible, à redécouvrir.
Nul ne sait ce qu’a vu Alice, ce matin-là, en arrivant à la gare d’Édimbourg, et qui l’a bouleversée au point de repartir immédiatement pour Londres. Au point, quelques heures plus tard, de vouloir mourir.
Tombée dans un profond coma, au gré des flottements de sa conscience, la jeune femme se...
Nul ne sait ce qu’a vu Alice, ce matin-là, en arrivant à la gare d’Édimbourg, et qui l’a bouleversée au point de repartir immédiatement pour Londres. Au point, quelques heures plus tard, de vouloir mourir.
Tombée dans un profond coma, au gré des flottements de sa conscience, la jeune femme se souvient : de l’amour fou avec John, un journaliste, fils d’un juif intégriste qui l’a renié ; de l’étrange enfant, puis de l’adolescente fragile et rebelle qu’elle a été ; de l’affection d’Elspeth, sa grand-mère, et des heurts avec sa mère, Ann, beauté froide et énigmatique.
Et, tandis que la famille guette le moindre signe d’espoir, Ann est elle aussi rattrapée par le passé ; la genèse de ce drame affleure…
 
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EAN : 9782714475794
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 384
Format : 140 x 225 mm
Belfond

Ils en parlent

« Maggie O’Farrell explore avec vigueur et sensibilité le continent opaque des liens et des non-dits familiaux, des mensonges destructeurs de nos vies. »
Danielle Schramm, Télérama

« Une densité de vue et une justesse de ton impressionnantes. »
Stéphane Hoffmann, Madame Figaro

« Quand tu es parti mêle les destinées, les époques avec brio, et dès le premier chapitre [Maggie O’Farrell] nous intrigue suffisamment pour nous donner l’envie irrésistible de lire les trois cents pages suivantes. »
Pascale Frey, Lire

« Un premier roman dont l’émotion immédiate vous étreint davantage à chaque page […]. Qu’on se le dise : pour sa fière maturité, pour sa force et sa pudeur, la jeune Maggie O’Farrell est un écrivain à retenir. »
Laurence Vidal, Gala
 
 

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Riz-Deux-ZzZ Posté le 31 Mars 2020
    En bref, un roman entre romance et drame familial. J'ai d'abord eu un peu de mal à entrer dans l'histoire à cause d'une construction assez particulière à base de tranches de vie des différents personnages sans indication temporelle. On passe de l'un à l'autre, naviguant entre les années, le passé et le présent. Il est d'autant plus compliqué de s'immiscer dans ce récit que le drame qui touche Alice n'est pas écrit explicitement au départ. Puis, petit à petit, le lecteur apprend à connaître chacun des personnages, à apprivoiser le rythme choisi par l'auteure et à remettre toutes les informations dans l'ordre afin d'avoir un tableau assez précis de l'ensemble. Maggie O'Farrell se concentre surtout sur les femmes de cette famille, notamment la grand-mère et la mère d'Alice, puis plus vaguement sur ses sœurs. Les hommes ont une place beaucoup plus effacée ou alors plus péjorative pour certains. [...]
  • ELLELITHELENE Posté le 5 Mars 2020
    J'ai lu ce livre à sa sortie dans le cadre du jury des lectrices de Elle et je me souviens parfaitement de l'éblouissement qu'a été cette lecture. J'en ai parlé autour de moi, beaucoup, j'ai offert le livre, plusieurs fois et j'ai guetté, depuis toutes les sorties de Maggie O'Farrel. Je n'ai jamais été décue et même si je brûle d'envie régulièrement de relire "quand tu es parti", je ne le ferai pas, de peur de ne pas retrouver l'éblouissement premier. J'envie toutes celles qui ne l'ont pas lu.
  • Behemoth Posté le 22 Novembre 2019
    Roman un peu complexe. Une histoire de famille profonde avec descriptions parfois poignantes des aléas de la vie.Un écrit touchant qui décrit le triste et le gai, indissociables, sans jugement. De très beaux passages.
  • Nadouch Posté le 26 Octobre 2019
    Elle est incroyable, cette Maggie O'Farrell : à chaque fois que je lis un de ses romans, je suis prise par cette ambiance, ce goût pour les histoires de famille toutes simples mais si compliquées à la fois, pour les personnages féminins à multiples facettes, pour les chapitres alternés, les va-et-vient dans le temps (mais pas difficiles à suivre pour autant !). L'histoire d'Alice, qui est dans le coma suite à une tentative de suicide. Son histoire à elle, mais aussi de sa mère, Ann, de sa grand-mère, de son amour fou pour John, un juif empêché par sa religion. Le talent et le charme du livre, c'est que nous savons que quelque chose de dramatique va se produire, que ce titre, "quand tu es parti", n'est pas volé... Et on attend, et quand le drame arrive, on reste sur le flanc, comme Alice... Un excellent moment de lecture, sans ambition mais pur et prenant. J'aime vraiment cette auteure !
  • mumuboc Posté le 30 Septembre 2019
    J’ai découvert Maggie O’Farrell avec L’étrange disparition d’Esmée Lennox et Cette main qui a pris la mienne et dès que j’en ai l’occasion je continue à découvrir ses romans, toujours orientés sur les liens familiaux, les secrets, les non-dits et l’amour. Un corps immobile, plongé dans le coma on pourrait penser qu’il a peu à nous dire …. Et pourtant derrière ces yeux clos Alice est là, elle sent, elle pense et se raconte. Le prologue sert d’amorce : son dernier jour, ses dernières rencontres et l’accident et d’ailleurs s’agit-il d’un accident ou a-t-elle voulu mettre fin à ses jours….. Comme à son habitude l’auteure ne prend pas de détours pour nous plonger dans l’histoire : une femme, Alice, retrouve ses sœurs à Londres, elle s’éclipse quelques minutes et revient pour annoncer qu’elle repart à Edimbourg et puis il y a l’accident. Dès les premières phrases on entre dans l’histoire, à la manière d’une photographie prise sur le vif, le corps et les pensées sont là, les sensations aussi…. "Le jour où elle allait essayer de se tuer, elle s’aperçût que l’hiver revenait. Elle était couchée en chien de fusil : elle avait poussé un soupir et la chaleur de son haleine... J’ai découvert Maggie O’Farrell avec L’étrange disparition d’Esmée Lennox et Cette main qui a pris la mienne et dès que j’en ai l’occasion je continue à découvrir ses romans, toujours orientés sur les liens familiaux, les secrets, les non-dits et l’amour. Un corps immobile, plongé dans le coma on pourrait penser qu’il a peu à nous dire …. Et pourtant derrière ces yeux clos Alice est là, elle sent, elle pense et se raconte. Le prologue sert d’amorce : son dernier jour, ses dernières rencontres et l’accident et d’ailleurs s’agit-il d’un accident ou a-t-elle voulu mettre fin à ses jours….. Comme à son habitude l’auteure ne prend pas de détours pour nous plonger dans l’histoire : une femme, Alice, retrouve ses sœurs à Londres, elle s’éclipse quelques minutes et revient pour annoncer qu’elle repart à Edimbourg et puis il y a l’accident. Dès les premières phrases on entre dans l’histoire, à la manière d’une photographie prise sur le vif, le corps et les pensées sont là, les sensations aussi…. "Le jour où elle allait essayer de se tuer, elle s’aperçût que l’hiver revenait. Elle était couchée en chien de fusil : elle avait poussé un soupir et la chaleur de son haleine avait projeté de la buée dans l’air froid de la chambre. Elle expulsa une fois encore l’air de ses poumons et observa. Une vois, deux fois. Puis elle rejeta violemment les couvertures et se leva. Alice détestait l’hiver. (incipit du prologue p 11)" Comment ne pas trouver habile la construction de ce récit en offrant la possibilité à celle qui n’est présente que par un corps de lui donner la parole, elle dont l’esprit demeuré en éveil, écoute, observe, se souvient. On se sait rien du ressenti des personnes dans cet état et pourquoi pas finalement imaginer qu’ils parcourent un chemin intérieur accompagné par ceux qui les entourent. En y mêlant les voix d’Ann, sa mère, avec qui elle a des relations assez conflictuelles mais aussi Elspeth, sa grand-mère paternelle, récemment décédée mais dont elle était très proche, l’auteure en fait un récit choral très féminin où les différents points de vue s’affrontent, s’entrechoquent, chacune détenant certaines clés. D’autres femmes, d’autres ressentis, d’autres époques, d’autres vies….. Certes Maggie O’Farrell alterne les narratrices mais aussi les époques et c’est tout un ballet qui se met en place pour démêler les fils de la vie d’Alice, de son amour fou pour John, un juif qui va choisir de couper les liens avec son père intégriste pour l’amour d’Alice, mais aussi des zones d’ombre de sa mère qui pourraient expliquer bien des comportements. L’auteure aborde de nombreux thèmes : les liens familiaux, les non-dits et secrets (ce qui ajoute bien sûr du piquant), le deuil, l’intolérance, l’amour mais aussi les questionnements quand un proche est plongé dans le coma, nous entend-il ou est-il, quelle décision prendre à son sujet…. J’aime l’écriture fluide de cette auteure, je n’ai eu aucun mal à me situer par rapport aux différentes narratrices et temporalités grâce aux subtils détails que Maggie O’Farrell instillent pour identifier la voix et pourtant elle n’hésite pas à sauter de l’une à l’autre, de nombreuses fois, parfois par de très courtes interventions, mais qui éclairent sur le passé de chacune, levant peu à peu le voile. J’ai voyagé entre Ecosse et Angleterre, au rythme d’un récit très féminin, sensuel parfois mais toujours très délicat. Maggie O’Farrell maîtrise totalement son récit, faisant d’Alice malgré le silence dans lequel elle est plongée, une voix passionnée, fougueuse, explorant les sentiments qui la parcourent, remontant le fil du temps pour trouver la paix. Maggie O’Farrell à travers les thèmes récurrents de la famille, du deuil, des secrets le plus souvent autour d’un personnage féminin, réussit la performance de me captiver à chaque fois, le même univers mais toujours une nouvelle histoire, en faisant la part belle aux sentiments et émotions. C’est une écriture vive, descriptive mais sans lourdeur, avec une construction maîtrisée et quelques effets page-turner qui vous pousse à continuer toujours un peu plus la lecture. Maggie O’Farrell avec ce premier roman explorait ce qui allait devenir son univers littéraire : les liens familiaux, l’amour et le deuil, situant ses actions entre les deux pays qui lui sont chers : l’Angleterre et l’Ecosse mais avec la fougue de ses origines irlandaises. Même si l’Etrange disparition d’Esmée Lennox reste mon roman préféré pour l’instant, j’ai passé un délicieux moment de lecture avec cette auteure à la plume délicate et dont je n’ai pas encore lu le dernier roman I am, I am qui a remporté un joli succès récemment.
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