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Editions Héloïse D'Ormesson
EAN : 9782350875569
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 140 x 205 mm

Reflets des jours mauves

Ariane Giacobino (Postface)
Date de parution : 03/10/2019
« La connaissance est un présent d’une infinie cruauté quand elle ne permet pas d’agir. »
Lors d’une réception en son honneur, le professeur Lazare s’isole, las des sollicitudes. Abordé par
un jeune journaliste, l’éminent généticien se surprend à lui proposer un verre dans un bar. Au fil des échanges, Lazare se déleste du secret qui entoure ses recherches. À quoi bon avoir déchiffré la partition du...
Lors d’une réception en son honneur, le professeur Lazare s’isole, las des sollicitudes. Abordé par
un jeune journaliste, l’éminent généticien se surprend à lui proposer un verre dans un bar. Au fil des échanges, Lazare se déleste du secret qui entoure ses recherches. À quoi bon avoir déchiffré la partition du génome si cela conduit à trahir l’être cher et condamne à la solitude ? Jouant des nuances et des silences avec une délicate subtilité, Reflets des jours mauves invite à un étonnant voyage où le passé fait chanceler le présent, et la conscience l’emporte sur la science.
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EAN : 9782350875569
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 208
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

Gérald Tenenbaum livre un roman époustouflant de maîtrise sur un thème original mêlant génétique et amour.
Michèle Arriveau / L'Est Républicain
L’auteur mêle avec brio une écriture poétique et douce à une réflexion sur la science, la difficile dualité entre ressentis et professionnalisme.
Lyse Menanteau / Pages des libraires
« Reflets des jours mauves » est un roman dont on a peu parlé mais qui tire cependant son épingle du jeu. Une jolie découverte et un auteur à suivre ! 
Eva / Tu vas t'abîmer les yeux

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Kittiwake Posté le 28 Janvier 2020
    Que de surprises en parcourant ce roman, que l’auteur m’a gentiment conviée à découvrir! D’abord celle de me retrouver dans une ville que je connais bien, pour y avoir vécu depuis presque toujours. Et de plus dans l’hôpital où j’ai travaillé plus de trente ans! Bien sûr le voyage dans ce paysage familier s’arrête là, car les personnages eux sont fictifs et sans aucun lien avec les gens de la vraie vie que j’y ai côtoyés. L’histoire commence dans le jardin de Luxembourg, où l’énigmatique Pr Lazare vient assister plus que participer à la cérémonie destinée à l’honorer pour les services rendus à la science au cours de sa carrière de généticien. L’homme semble lesté d’un passé douloureux qui occulte la bienveillance de bon aloi inhérente à ce type de festivités. Et puis un autre personnage vient renforcer le sentiment de loup dans le placard : c’est un jeune homme qui se dit mandaté par le Lancet, revue de publication internationale incontournable pour tout chercheur. La soirée se poursuit dans un pub et c’est là que Lazare se raconte. Ses recherches, les découvertes dont la portée le dépasse, puisqu’elles impliquent le destin de ses proches et particulièrement d’une jeune femme aux... Que de surprises en parcourant ce roman, que l’auteur m’a gentiment conviée à découvrir! D’abord celle de me retrouver dans une ville que je connais bien, pour y avoir vécu depuis presque toujours. Et de plus dans l’hôpital où j’ai travaillé plus de trente ans! Bien sûr le voyage dans ce paysage familier s’arrête là, car les personnages eux sont fictifs et sans aucun lien avec les gens de la vraie vie que j’y ai côtoyés. L’histoire commence dans le jardin de Luxembourg, où l’énigmatique Pr Lazare vient assister plus que participer à la cérémonie destinée à l’honorer pour les services rendus à la science au cours de sa carrière de généticien. L’homme semble lesté d’un passé douloureux qui occulte la bienveillance de bon aloi inhérente à ce type de festivités. Et puis un autre personnage vient renforcer le sentiment de loup dans le placard : c’est un jeune homme qui se dit mandaté par le Lancet, revue de publication internationale incontournable pour tout chercheur. La soirée se poursuit dans un pub et c’est là que Lazare se raconte. Ses recherches, les découvertes dont la portée le dépasse, puisqu’elles impliquent le destin de ses proches et particulièrement d’une jeune femme aux yeux mauves. La construction est intéressante, préservant habilement le secret livré peu à peu au cours de cette longue nuit de confidences, pour une révélation finale inattendue. L’écriture est très recherchée, presque lyrique, mais les dialogues rééquilibrent l’impression de lourdeur qui aurait pu se dégager du récit. L’aspect scientifique dénote d’une documentation sérieuse, avec juste ce qu’il faut de fantaisie pour que l’on identifie bien les travaux de recherche du professeur comme de la fiction , comme l’atteste la postface d’une généticienne genévoise. La vie n’a pas encore livré tous ses secrets, y compris ceux qui concernent sa fin. J’ai passé un agréable moment de lecture que je dois à la générosité de Gérald Tenenbaum, et je l’en remercie sincèrement
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  • jostein Posté le 25 Janvier 2020
    Le professeur Lazare, le regard désenchanté, est assis à l’écart de cette cérémonie en son honneur. Chef de service à La Pitié, salué pour ses recherches sur la thérapie génique, le vieil homme fragile éprouve fatigue et regrets. « Explorateur du génome et inventeur de thérapeutiques d’avant-garde, il a caché pendant trente ans sa plus grande découverte.» Ethan Desnoyers s’avance vers lui. Le professeur reconnaît en lui l’inconnu idéal pour se libérer du poids de ses secrets. Le jeune homme dit vouloir écrire une biographie en rapport avec « les vieilles croyances, les légendes, les superstitions, voire la Kabbale… » Il n’en fallait pas davantage pour plonger le vieil homme dans son passé. Tous deux, à la nuit tombée, se rendent au café Le Contre-Oblique. Là, dans une salle de billard au sous-sol, bientôt rejoints par trois photographes et un couple de clients, le professeur se raconte. Fin des années 80, au CHU de Rennes, le professeur Lazare souhaite orienter ses recherches sur le décodage génétique en vue de prévenir certaines maladies. Il recrute vingt-trois individus dont Rachel Epstein, une jeune femme aux iris mauves dont la famille fut décimée pendant le génocide juif. Pour Rachel, faire partie des cobayes est un... Le professeur Lazare, le regard désenchanté, est assis à l’écart de cette cérémonie en son honneur. Chef de service à La Pitié, salué pour ses recherches sur la thérapie génique, le vieil homme fragile éprouve fatigue et regrets. « Explorateur du génome et inventeur de thérapeutiques d’avant-garde, il a caché pendant trente ans sa plus grande découverte.» Ethan Desnoyers s’avance vers lui. Le professeur reconnaît en lui l’inconnu idéal pour se libérer du poids de ses secrets. Le jeune homme dit vouloir écrire une biographie en rapport avec « les vieilles croyances, les légendes, les superstitions, voire la Kabbale… » Il n’en fallait pas davantage pour plonger le vieil homme dans son passé. Tous deux, à la nuit tombée, se rendent au café Le Contre-Oblique. Là, dans une salle de billard au sous-sol, bientôt rejoints par trois photographes et un couple de clients, le professeur se raconte. Fin des années 80, au CHU de Rennes, le professeur Lazare souhaite orienter ses recherches sur le décodage génétique en vue de prévenir certaines maladies. Il recrute vingt-trois individus dont Rachel Epstein, une jeune femme aux iris mauves dont la famille fut décimée pendant le génocide juif. Pour Rachel, faire partie des cobayes est un moyen de retrouver sa famille dans ses gènes. Tout comme le fait Elena Guzman, une scientifique argentine qui travaille avec les grands-mères de la place de Mai. Rachel, cette personne surnuméraire dans les tests, va bouleverser la vie et les recherches du jeune professeur. « Certains êtres vous amènent spontanément à sortir du chemin que vous empruntez depuis toujours et dont vous n’avez jamais pensé dévier, ne serait-ce qu’une seule seconde. Oui, dès le premier instant, avant même d’échanger la moindre parole, Rachel l’a entraîné au-delà de ses limites.» Dans ce très beau texte au langage soutenu, il est question des origines, du destin, de l’hérédité et des souffrances liées à certaines existences. C’est aussi l’histoire d’une passion amoureuse et d’une recherche scientifique crédibilisée par la postface éclairante d’Ariane Giacobino, médecin généticienne. Les personnages ont une réelle aura. Bien entendu, le professeur Lazare, touchant dans sa fragilité et ses regrets, émeut par sa quête inlassable de l’être aimé. Rachel, avide de lumière et de vérité, a la force et l’empathie de celle qui connaît la douleur de ses origines. Consolée, une amie rwandaise et Elena sont porteurs des destins tragiques et prônent la vérité pour le respect de chacun. Quant à l’assemblée, bienveillante et attentive, réunie en cette nuit de confession autour du professeur, elle témoigne de notre émotion partagée. Ethan, silencieux, derrière ses lunettes aux verres fumés entrevoit ce qui se cache derrière la génétique. « Croire que l’on peut commander le hasard est probablement pire que croire au hasard.» Avec ce joli titre, je découvre un auteur de grand talent, au style soutenu et travaillé. La fragilité des personnages et le milieu scientifique donnent une dimension particulière à cette histoire de passion amoureuse. Le regard sur le monde et sur le destin tragique lié aux origines apportent une réflexion supplémentaire à ce roman tout en nuances.
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  • Christlbouquine Posté le 21 Janvier 2020
    Michel Lazare est un brillant généticien. Ce soir là c’est lui qui est à l’honneur mais lassé de tout ce mouvement, il s’isole. Un jeune journaliste vient alors le trouver pour lui demander un entretien. Il est loin de s’imaginer qu’il vient d’ouvrir les vannes du souvenir et que la nuit va être très longue. Lazare se replonge dans un passé qui le hante et livre enfin le secret qui lui pèse depuis de nombreuses années. J’avoue ne pas avoir tout compris des explications biologiques et scientifiques qui sont données. Même si elles sont traitées avec beaucoup de pédagogie. Mais cela n’est pas si important. Ce qui compte dans ce livre c’est surtout la poésie et la nostalgie dont il est imprégné. Une nostalgie portée par cette envie folle de rattraper le temps perdu, retenir le temps qui passe et de sauver ceux qu’on aime. Le récit alterne entre passé et présent, retraçant la relation de Lazare avec Rachel, une jeune femme dont l’histoire est habitée par l’abandon et la mort, et les recherches scientifiques que mène Lazare sur le génome. Les confidences s’enchaînent, entraînant les témoins de Lazare et le lecteur au cœur d’une réflexion autour de la... Michel Lazare est un brillant généticien. Ce soir là c’est lui qui est à l’honneur mais lassé de tout ce mouvement, il s’isole. Un jeune journaliste vient alors le trouver pour lui demander un entretien. Il est loin de s’imaginer qu’il vient d’ouvrir les vannes du souvenir et que la nuit va être très longue. Lazare se replonge dans un passé qui le hante et livre enfin le secret qui lui pèse depuis de nombreuses années. J’avoue ne pas avoir tout compris des explications biologiques et scientifiques qui sont données. Même si elles sont traitées avec beaucoup de pédagogie. Mais cela n’est pas si important. Ce qui compte dans ce livre c’est surtout la poésie et la nostalgie dont il est imprégné. Une nostalgie portée par cette envie folle de rattraper le temps perdu, retenir le temps qui passe et de sauver ceux qu’on aime. Le récit alterne entre passé et présent, retraçant la relation de Lazare avec Rachel, une jeune femme dont l’histoire est habitée par l’abandon et la mort, et les recherches scientifiques que mène Lazare sur le génome. Les confidences s’enchaînent, entraînant les témoins de Lazare et le lecteur au cœur d’une réflexion autour de la transmission génétique, des croyances qui nous habitent, de la recherche des origines. Mais là où Gérald Tenenbaum se distingue c’est dans sa manière de ne pas tout dire, de laisser le lecteur imaginer certaines choses ou de les comprendre grâce à quelques indices posés là comme autant de pièces d’un puzzle à reconstituer. Un très joli roman à découvrir.
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  • Alexmotamots Posté le 20 Janvier 2020
    De l’auteur, j’avais beaucoup aimé Les Harmoniques. Lorsque M. Gérald Tenenbaum me contacte pour me proposer son dernier roman, je ne paux qu’accepter. Lors d’une réception en son honneur, le professeur Lazare s’isole, las des sollicitudes. Abordé par un jeune journaliste, l’éminent généticien se surprend à lui proposer un verre dans un bar. Au fil des échanges, Lazare se déleste du secret qui entoure ses recherches. À quoi bon avoir déchiffré la partition du génome si cela conduit à trahir l’être cher et condamne à la solitude ? J’ai aimé découvrir Lazare, jeune généticien plein de fougue, qui nous raconte son amour pour Rachel à l’automne de sa vie. J’ai aimé ce huis-clos en sous-sol entre de parfaits inconnus, la nuit, à côté d’un billard et sous les yeux bienveillants du barman. J’ai aimé l’hypothèse de Lazare : nos gènes émettent une musique tout au long de notre vie, mais lorsque nous approchons de la mort, les partitions se rejoignent et émettent un même rythme. J’ai aimé la conclusion de l’auteur : en donnant la vie, nous sommes capable de bouleverser nos gènes. Encore une fois, j’ai été captivée par le style merveilleux de l’auteur dont les phrases me ravissent à chaque fois. Une lecture douce-amer sur les limites... De l’auteur, j’avais beaucoup aimé Les Harmoniques. Lorsque M. Gérald Tenenbaum me contacte pour me proposer son dernier roman, je ne paux qu’accepter. Lors d’une réception en son honneur, le professeur Lazare s’isole, las des sollicitudes. Abordé par un jeune journaliste, l’éminent généticien se surprend à lui proposer un verre dans un bar. Au fil des échanges, Lazare se déleste du secret qui entoure ses recherches. À quoi bon avoir déchiffré la partition du génome si cela conduit à trahir l’être cher et condamne à la solitude ? J’ai aimé découvrir Lazare, jeune généticien plein de fougue, qui nous raconte son amour pour Rachel à l’automne de sa vie. J’ai aimé ce huis-clos en sous-sol entre de parfaits inconnus, la nuit, à côté d’un billard et sous les yeux bienveillants du barman. J’ai aimé l’hypothèse de Lazare : nos gènes émettent une musique tout au long de notre vie, mais lorsque nous approchons de la mort, les partitions se rejoignent et émettent un même rythme. J’ai aimé la conclusion de l’auteur : en donnant la vie, nous sommes capable de bouleverser nos gènes. Encore une fois, j’ai été captivée par le style merveilleux de l’auteur dont les phrases me ravissent à chaque fois. Une lecture douce-amer sur les limites de la science quand elles résonnent dans nos vies. L’image que je retiendrai : Celle de la couleur si particulière des iris violets de Rachel. Quelques citations : Les émotions et les infections, deux invasions jumelles, l’esprit et le corps, qui se répondent. La seule issue pour lui consistait à trouver le moyen de remanier le texte fondateur inscrit dans les cellules de Rachel, en éradiquer les spectres funestes et, tel un Orphée victorieux maître de lui-même comme de sa partition, la faire sortir des enfers pour lui offrir le palpitement de la vie. Il avait passé tant de temps sur sa signature génétique. seule sa signature artistique comptait désormais car c’était une marque de vie. Marqueurs de morts, marque de vie, le choix est vite fait.
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  • SophieSonge Posté le 18 Décembre 2019
    Alors que le professeur Lazare est reconnu pour ses recherches en génétique, il ne semble en retirer aucun mérite, et se montre distant, fuyant. Pourtant, celui-ci s'apprête à livrer à Ethan, un jeune journaliste, les aléas connexes de la vie... C'est un récit feutré qui s'invite pour dire ce qu'il est impossible de formuler. Il faut remonter dans le passé de Lazare pour situer cet homme contraint, enfermé dans ses silences. C'est le jeu de la délivrance intime, cruelle qui se joue sous nos yeux, à résolution réelle. Lazare dévoile à travers ses mots plus qu'il n'en a jamais délivré dans le résultat de ses recherches. On est ému par la fragilité, la complexité qui se dégage de cette histoire aux parfums d'inachevé. La poésie émerge et s'envole du caractère précis et rigoureux scientifique. On la saisit, on la déroule, on s'en délecte. L'écriture est brillante, sensible et opère une pulsation mélancolique, de diversion. On parle de hasard, d'amour, de connaissance, d'hérédité, d'arbitraire. La parole est juste, mesurée et libère en ponctuation l'indéchiffrable. On se sent infiniment petit au regard de l'infini possible. Ici, le contrôle est dans le lâcher prise et dans la réunion des paradoxes. La réflexion est adéquate, oscillante,... Alors que le professeur Lazare est reconnu pour ses recherches en génétique, il ne semble en retirer aucun mérite, et se montre distant, fuyant. Pourtant, celui-ci s'apprête à livrer à Ethan, un jeune journaliste, les aléas connexes de la vie... C'est un récit feutré qui s'invite pour dire ce qu'il est impossible de formuler. Il faut remonter dans le passé de Lazare pour situer cet homme contraint, enfermé dans ses silences. C'est le jeu de la délivrance intime, cruelle qui se joue sous nos yeux, à résolution réelle. Lazare dévoile à travers ses mots plus qu'il n'en a jamais délivré dans le résultat de ses recherches. On est ému par la fragilité, la complexité qui se dégage de cette histoire aux parfums d'inachevé. La poésie émerge et s'envole du caractère précis et rigoureux scientifique. On la saisit, on la déroule, on s'en délecte. L'écriture est brillante, sensible et opère une pulsation mélancolique, de diversion. On parle de hasard, d'amour, de connaissance, d'hérédité, d'arbitraire. La parole est juste, mesurée et libère en ponctuation l'indéchiffrable. On se sent infiniment petit au regard de l'infini possible. Ici, le contrôle est dans le lâcher prise et dans la réunion des paradoxes. La réflexion est adéquate, oscillante, symphonique. Il y a quelque chose d'inexprimé, de tacite qui transcende le mystère, le suprême. Et si les accents de doute étaient miraculeux ? Avec "Reflets des jours mauves", Gérald Tenenbaum nous offre plus qu'un assemblage des mots, un algorithme de nombre, mais bien une intime et profonde confession...
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