Lisez! icon: Search engine
Plon
EAN : 9782259210294
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 108
Format : 140 x 225 mm

Refuge pour temps d'orage

Date de parution : 05/11/2009

Un poème en prose qui fait résonner en chacun de nous des échos très personnels, qu’amplifie la lecture qu’en fait Pierre Arditi sur le CD qui accompagne le texte.

Perdu son cœur d’épave.
Eteint son cœur de cendre.
Sans elle, Paris n’est plus la même ville.
Son absence est la naissance de toutes les absences.
Son départ a tout consumé.
Alors il part vers le sud.
Le train est une saignée libératrice.
Il roule vers son enfance, Arles, sa ville natale.
L’enfance est un refuge pour temps...

Perdu son cœur d’épave.
Eteint son cœur de cendre.
Sans elle, Paris n’est plus la même ville.
Son absence est la naissance de toutes les absences.
Son départ a tout consumé.
Alors il part vers le sud.
Le train est une saignée libératrice.
Il roule vers son enfance, Arles, sa ville natale.
L’enfance est un refuge pour temps d’orage...

Texte lu par Pierre Arditi.

Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782259210294
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 108
Format : 140 x 225 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • candlemas Posté le 21 Septembre 2019
    Personnage public aux engagements pas toujours clairs, Patrick de Carolis est aussi et surtout ce journaliste et animateur tv qui imposa sur les chaînes publiques françaises de véritables reportages de fond sur les faits de société et sur le patrimoine culturel de notre pays. J'ignorais qu'il fût aussi écrivain et poète. Dans Refuge pour Temps d'Orage, il propose vingt chants, poèmes en prose, qui se veulent très personnels mais sont en fait un exercice de style littéraire. L'écrivain s'imagine dans la peau d'un amoureux déçu qui se réfugie dans ses souvenirs d'enfance afin de surmonter sa souffrance. Le résultat est assez inégal. Osant des images inédites, et grâce à sa remarquable maîtrise du verve, certains passages sont d'une grande force ; d'autres n'évoquent rien, ou au contraire tombent dans un extrême fulminant peu crédible. Le personnage du gardian et le spleen de amoureux refoulé m'ont paru artificiels et convenus, par contre l'érotisme de certains poèmes et les souvenirs personnels sur l'enfance à Arles m'ont plus touché. Une curiosité donc, que ce petit livre, fin et séduisant, sans atteindre au chef d'oeuvre. Les références poétiques de l'auteur, que je partage, Paul Valéry, René Char, Blaise Cendrars, ne sont pas trahies, mais l'élève est encore... Personnage public aux engagements pas toujours clairs, Patrick de Carolis est aussi et surtout ce journaliste et animateur tv qui imposa sur les chaînes publiques françaises de véritables reportages de fond sur les faits de société et sur le patrimoine culturel de notre pays. J'ignorais qu'il fût aussi écrivain et poète. Dans Refuge pour Temps d'Orage, il propose vingt chants, poèmes en prose, qui se veulent très personnels mais sont en fait un exercice de style littéraire. L'écrivain s'imagine dans la peau d'un amoureux déçu qui se réfugie dans ses souvenirs d'enfance afin de surmonter sa souffrance. Le résultat est assez inégal. Osant des images inédites, et grâce à sa remarquable maîtrise du verve, certains passages sont d'une grande force ; d'autres n'évoquent rien, ou au contraire tombent dans un extrême fulminant peu crédible. Le personnage du gardian et le spleen de amoureux refoulé m'ont paru artificiels et convenus, par contre l'érotisme de certains poèmes et les souvenirs personnels sur l'enfance à Arles m'ont plus touché. Une curiosité donc, que ce petit livre, fin et séduisant, sans atteindre au chef d'oeuvre. Les références poétiques de l'auteur, que je partage, Paul Valéry, René Char, Blaise Cendrars, ne sont pas trahies, mais l'élève est encore loin de ses maîtres. Curiosité, pour moi également car il fut ma seconde expérience de livre audio. Une grande réussite de ce point de vue : la voix grave et chaude de Pierre Arditi fait merveille et habite ce texte avec talent. A noter toutefois que l'écoute de ces chants nécessite une attention soutenue, pour être appréciés sans faux sentiment d'hermétisme.
    Lire la suite
    En lire moins
  • chgastou Posté le 30 Juillet 2019
    Plus connu comme journaliste et homme de télévision,Patrick de Carolines a aussi une belle plume. Ce recueil de 2009 semble osciller tour à tour entre angoisse, passion et espoir
  • coco4649 Posté le 29 Octobre 2018
    #8192; #8192; Recueil dans lequel, l'auteur nous entraîne dans son voyage avec Il, Elle, leur rencontre, leur doute, leur rupture. Mais alors Comment recoller le verre brisé de l'existence ? Le bonheur serait " champ de coquelicots. " Patrick de Carolis se questionne sur ce dont " nous sommes faits " et sur ce que " nous sommes ". Alternent ensuite des réflexions sur le Vent, le Soleil, l'Été, le Ciel. L'auteur, enfin, nous invite à écouter " la prière du soleil. " Ainsi : " I Il a voulu partir à son tour. Aussi brutalement qu'elle avait décidé de le quitter. Un voyage de courte durée. Un tout petit exil ! Le besoin instinctif sans doute d'ajouter sa propre distance à un éloignement subit d'éviter les regards de compassion. Le temps d'amortir le choc de la rupture. Le temps de chasser de sa mémoire un amour qui finit comme une porte qui claque. Gommer son image. p.9 " Effacer tout d'elle ses yeux, son sourire, son visage. Jusqu'à l'insolence de sa jeunesse. Il n'a jamais pensé qu'elle se détacherait de lui. Insouciant son cœur de lune. Touché son cœur de cible. Épris son cœur de sable. Trop confiant il a présumé de la suite sans suite voilà tout. Alors partir lui aussi sans explication. Partir pour oublier simplement sans fracas, sans rancœur sans rien sinon la douleur de l'absence. Elle a choisi Buenos... #8192; #8192; Recueil dans lequel, l'auteur nous entraîne dans son voyage avec Il, Elle, leur rencontre, leur doute, leur rupture. Mais alors Comment recoller le verre brisé de l'existence ? Le bonheur serait " champ de coquelicots. " Patrick de Carolis se questionne sur ce dont " nous sommes faits " et sur ce que " nous sommes ". Alternent ensuite des réflexions sur le Vent, le Soleil, l'Été, le Ciel. L'auteur, enfin, nous invite à écouter " la prière du soleil. " Ainsi : " I Il a voulu partir à son tour. Aussi brutalement qu'elle avait décidé de le quitter. Un voyage de courte durée. Un tout petit exil ! Le besoin instinctif sans doute d'ajouter sa propre distance à un éloignement subit d'éviter les regards de compassion. Le temps d'amortir le choc de la rupture. Le temps de chasser de sa mémoire un amour qui finit comme une porte qui claque. Gommer son image. p.9 " Effacer tout d'elle ses yeux, son sourire, son visage. Jusqu'à l'insolence de sa jeunesse. Il n'a jamais pensé qu'elle se détacherait de lui. Insouciant son cœur de lune. Touché son cœur de cible. Épris son cœur de sable. Trop confiant il a présumé de la suite sans suite voilà tout. Alors partir lui aussi sans explication. Partir pour oublier simplement sans fracas, sans rancœur sans rien sinon la douleur de l'absence. Elle a choisi Buenos Aires. Le grand large. Lui s'est cramponné au bastingage de l'Europe. Rome, Naples, Athènes… Vols complets. Ce sera Budapest. p.10 " … Comment recoller le verre brisé de l'existence ? Ordonnance. Délivrance. Le futur ne s'écrit pas couleur sépia. Alors il quitte Buda et Pest à la fois. Il revient à son point de départ. Elle n'est plus là. Perdu son cœur d'épave. Éteint son cœur de cendre. p.15 " Sans elle, Paris n'est plus la même ville. Son absence est la naissance de toutes les absences. Son départ a tout consumé. Fragile le bonheur est un champ de coquelicots. Le vent, seul, est maître du tableau qu'il défait et se recompose à sa guise. Bourrasques et tornades servent de pinceaux. … p.16 " … Alors il part vers le sud. Le train est une saignée libératrice. Il roule vers son enfance, Arles, sa ville natale. Noué par la peur de ce présent dépeuplé sur le quai de la gare adossé au néant il n'ose bouger. Peu lui importent le parfum d'épices dans le vent le refrain des cigales ou les pousses du printemps. Adieu les échappées sauvages et les regards furtifs. Il n'a plus le goût des saveurs interdites. Ses pensées ankylosées n'iront pas à la rencontre de ces cœurs tapis qui attendent patiemment derrière les murs lisses des maisons grandes un rameau d'olivier ou un sarment d'espérance. L'air s'est figé. Les arbres se sont assoupis. p.17 " II Tout est là, en nous. Blotti, caché. Tout est là, apporté par le ventre de la vie. Tout est là pour le restant de nos jours. Incrusté, gravé. Tout est là qui patiente : la moindre image, le moindre son le fracas de nos cœurs ou les douleurs muettes ces grains de poussière silencieusement encombrants ces brindilles crissant sous nos pas. Tout est là qui attend son heure. Tout ce qui a été innocemment ignoré négligemment oublié volontairement enterré. Tout. … p.21-22 " … Nous sommes faits de tous ces livres qui peuplent le grenier de notre solitude. Livres lus et relus qui s'offrent en partage et dont la seule présence nous rassure. … Nous sommes faits de fer de soie et de champs de coton. p.24 " Nous sommes faits du bois de ce bateau ancré au port qui rêve de tempêtes de ce flux et ce reflux de cette marée qui nous ramène et nous reprend. Nous sommes faits de ces voyages lointains attendus mais incertains à la fois espérés et redoutés Nous sommes faits de tous ces inconnus dont nous avons croisé la route frôlé la main sans osé la prendre de ces hommes de ces femmes dont nous avons partagé le lit un temps, peut-être plus. Nous sommes faits de ces regards qui nous ont griffés, encornés de ces corridas permanentes de ces flippers meurtriers de ces journaux de 20 heures. p.25 " … Nous sommes faits de ces murailles de ces forteresses que la moindre fissure métamorphose en frêle châteaux de sable. Nous sommes faits de ces déserts de ces vallées de ces collines de ce bleu de ce vert. Nous sommes faits de ces fausses libertés chaînes de notre vanité socle de notre orgueil. Nous sommes faits de ces frottements lithosphériques de ces gouttes de pluie de ces perles de rose. p.26 " Nous sommes ces particules charriées par le hasard. p.26 " Nous sommes cette contexture d'influences obéissant aux lois de la gravitation. Nous sommes un aimant une boîte, un album. Nous sommes un podium une vitrine, un cimetière. Nous sommes cet échafaudage vertical grammatical, sentimental. … Nous sommes, à chaque instant, fécondés par le pollen de toutes nos attentes. p.27 " III Le soir est triste malgré les clameurs au loin sur les Lices. p.29 … Que sont devenues ces femmes au teint de nacre ces arches célestes ces lucarnes de l'empyrée ? p.30 " IV Aujourd'hui il est seul. De nouveau seul. Naufragé sur ce boulevard des Lices inondé de soleil. .. Le vent pousse vers la ville une marée humaine. Personne ne voit ni n'entend le cri de cet oiseau aux ailes mazoutées. p.33 " Le vent s'est tu. Le soleil cache la réalité de toutes choses. La violence de sa lumière transperce la cotte de mailles des feuillages protecteurs. Sa puissance écrase l'ombre des arbres sur l'asphalte ramolli. Ses rayons éperonnent la peau. Les lèvres assoiffées ne trouvent aucun réconfort aux fruits desséchés. … L'été se consume dans l'indifférence. Aucune montagne de cendres ne permet à l'homme de toucher le ciel bien trop haut pour lui. p.34 " V Prendre l'allée de pas muets qui mène aux lèvres de la nuit. … Profiter des heures brunes pour habiller sa fuite. … Regarder monter en se sentant jugé cette boule de verre incandescent qu'une main d'arbres brûlés ne peut plus retenir. Écouter ce soleil dire comme une prière : #8210; Ne déserte pas ce qu'homme tu te dois. Ton âme ne cachera pas même un puits où se désaltérer. p.37 " VI Le jour qui se lève n'est pas un jour de plus. Il est la partie manquante de son être. Matin nouveau. Regard naissant. p.39 " VII Arles… Lieu de régénérescence. Vase canope de la réincarnation. C'est là que l'on vient s'étendre et se réanimer. Arles… Ici on vieillit vert. p.43 " VIII Que sont devenus les mots déposés au pied de sa jeunesse ? Sur quel rivage les a-t-il égarés ? Sur le tapis de sable mouillé ils roulent et s'entrechoquent. Les vagues s'en amusent. Les mots sont autant de dés lancés après la chance. L'écume les efface. La plage comme la feuille redevient blanche. p.49 " … Mots fatigués. Pirogues de papier qui voguent sur les flots d'une langue morte. Que sont devenus les mots incandescents qui embrasent nos cœurs ? Armée de mots. p.50 " Soldats de la pensée. Atomes rebelles. Flibustiers de la parole. Sans eux rien n'est possible. Ils sont la clef de voûte de la recomposition poétique de l'homme. p.51
    Lire la suite
    En lire moins
  • magdala Posté le 22 Mai 2012
    un véritable chef d'oeuvre, qui explose littéralement de puissance dans sa version CD par la voix de Pierre Arditi. A croire que ce recueil a été écrit pour lui.
INSCRIVEZ-VOUS À LA NEWSLETTER PLON
Recevez toutes nos actualités : sorties littéraires, signatures, salons…