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La Découverte
EAN : 9782348067389
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 170 x 240 mm

Revue du Crieur N°18

Collection : Revue du crieur
Date de parution : 18/03/2021
L’anthropologie est une discipline paradoxale : science de l’altérité en ce qu’elle décrit les modes de vie et de pensée de collectifs humains auxquels n’appartient généralement pas l’ethnographe, elle est aussi une écriture du commun, qui s’attache à décrire les grands invariants et mythes fondateurs structurant les sociétés. Au XXIe... L’anthropologie est une discipline paradoxale : science de l’altérité en ce qu’elle décrit les modes de vie et de pensée de collectifs humains auxquels n’appartient généralement pas l’ethnographe, elle est aussi une écriture du commun, qui s’attache à décrire les grands invariants et mythes fondateurs structurant les sociétés. Au XXIe siècle, les cartes ont été rebattues : peut-on continuer à penser le commun alors que ce qui nous unit n’est rien d’autre que la perspective du désastre ? Comment encore exprimer l’altérité lorsque les premiers mondes dévastés par la catastrophe écologique sont précisément ceux que les anthropologues étudient, quand eux-mêmes appartiennent aux sociétés responsables du délabrement du monde ? De quelle manière garder vivante l’anthropologie et pour quelles raisons ? Refusant de conclure à l’obsolescence d’une telle démarche, l’anthropologue Nastassja Martin répond que ce sont la langue, l’attention à la parole, le souci de traduire la diversité des êtres qui permettront de résister à la perte des mondes. « Une terre qui était belle a commencé son agonie, sous le regard de ses sœurs voltigeantes, en présence de ses fils insensés. » Les « fils insensés » du poète René Char, nous dit Nastassja Martin, se doivent désormais de protéger la dignité des vivants.
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EAN : 9782348067389
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 160
Format : 170 x 240 mm

Ils en parlent

Un an après le début de la pandémie, quelle meilleure approche que l’anthropologie pour raconter la fragilité du monde, des êtres humains et de leur société ? Car l’anthropologie est plus que jamais l’écriture du commun, raconte Nastassja Martin en ouverture du nouveau numéro de la Revue du Crieur. […] Dans le trimestriel d’enquête sur les idées et la culture, il est aussi question de poésie avec le théoricien de la littérature Yves Citton, de la mainmise de Pékin sur la culture chinoise, de « penser le Brésil avec Bruno Latour », de l’abandon politique des bédéistes alors même que le secteur de la BD va bien ou encore d’interroger l’écoféminisme face à sa marchandisation et sa récupération politique. Bref, il y en a pour tous les goûts. Même les fans de David Graeber y trouveront leur compte à travers un texte posthume et caustique sur la cravate. Les inconditionnels d’Alain Badiou sont eux aussi gâtés avec un article signé du philosophe Ivan Segré. Tentant, non ?
Libération
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