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        Rien de plus grand

        Presses de la cité
        EAN : 9782258143487
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 504
        Format : 140 x 225 mm
        Nouveauté
        Rien de plus grand

        Laurence MENNERICH (Traducteur)
        Date de parution : 08/03/2018
        La pièce empeste les oeufs pourris. L’air est lourd de la fumée des tirs. Tout le monde est transpercé de balles, sauf moi. Je n’ai même pas le moindre bleu.
        Stockholm, sa banlieue chic. Dans la salle de classe d’un lycée huppé, cinq personnes gisent sur le sol, perforées de balles. Debout au milieu d’elles, Maja Norberg, dix-huit ans à peine, élève modèle et fille de bonne famille. Son petit copain, le fils de la plus grosse fortune de Suède,... Stockholm, sa banlieue chic. Dans la salle de classe d’un lycée huppé, cinq personnes gisent sur le sol, perforées de balles. Debout au milieu d’elles, Maja Norberg, dix-huit ans à peine, élève modèle et fille de bonne famille. Son petit copain, le fils de la plus grosse fortune de Suède, et sa meilleure amie, une jolie blonde soucieuse de la paix dans le monde, figurent parmi les victimes, ainsi que Samir, brillant fils d’immigrés décidé à s’affranchir de sa condition. Neuf mois plus tard, après un battage médiatique qui a dépassé les frontières suédoises, le procès se tient. Mais qui est Maja ? Qu’a-t-elle fait, et pourquoi ?
        Nerveux comme un thriller, Rien de plus grand radiographie, dans une société au bord de l’implosion, les hypocrisies des classes dirigeantes et l’extrême violence qui ressurgit sur leurs
        enfants. Déjà best-seller en Suède, ce portrait dérangeant et empathique d’une génération est en cours de publication dans 28 pays. Netflix vient d’en acheter les droits pour l’adapter en
        série.
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        EAN : 9782258143487
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 504
        Format : 140 x 225 mm
        Presses de la cité
        21.00 €
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        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • sylvaine Posté le 5 Mai 2018
          Scène d'ouverture: un lycée élitiste et bien fréquenté , une tuerie dans une salle de classe , Maria Norbert se relève, c'est la seule rescapée.... Quelques mois plus tard s'ouvre son procès, le procureur la juge responsable du massacre et, pire encore,pense qu'elle est l'instigatrice des meurtres et qu' elle a agi de conserve avec Sebastian Fagerman le fils de Claes Fagerman l'un des hommes les plus fortunés de Suède. Trois semaines, c'est la durée prévue pour ce procès qui déchaine les passions médiatiques, trois semaines pendant lesquelles toute sa courte vie va être épluchée, affichée aux yeux de tous . Mais Maria , que tout le monde appelle Maja , se tait . Mutisme total, rien ne lui échappe, aucune parole aucun regard . Pourtant elle en aurait des choses à dire . Malin Persson Giolito signe ici un premier roman époustouflant . Bien sur il m'aura fallu franchir les 100 premières pages pour que la narration trouve son rythme , pour que les propos off de Maja prennent leur place dans le déroulement de ce procès qui semble ne devoir jamais finir. Un procès qui certes doit déclarer coupable ou non coupable cette jeune fille de 18... Scène d'ouverture: un lycée élitiste et bien fréquenté , une tuerie dans une salle de classe , Maria Norbert se relève, c'est la seule rescapée.... Quelques mois plus tard s'ouvre son procès, le procureur la juge responsable du massacre et, pire encore,pense qu'elle est l'instigatrice des meurtres et qu' elle a agi de conserve avec Sebastian Fagerman le fils de Claes Fagerman l'un des hommes les plus fortunés de Suède. Trois semaines, c'est la durée prévue pour ce procès qui déchaine les passions médiatiques, trois semaines pendant lesquelles toute sa courte vie va être épluchée, affichée aux yeux de tous . Mais Maria , que tout le monde appelle Maja , se tait . Mutisme total, rien ne lui échappe, aucune parole aucun regard . Pourtant elle en aurait des choses à dire . Malin Persson Giolito signe ici un premier roman époustouflant . Bien sur il m'aura fallu franchir les 100 premières pages pour que la narration trouve son rythme , pour que les propos off de Maja prennent leur place dans le déroulement de ce procès qui semble ne devoir jamais finir. Un procès qui certes doit déclarer coupable ou non coupable cette jeune fille de 18 ans à peine , mais surtout un procès qui sert de miroir à toute une société bien pensante , qui essaye de soulever les rideaux opaques occultant des pans entiers de la société suédoise. Un procès somme toute intemporel et délocalisable à l'envie. Une bien belle découverte que je dois aux Editions Les Presses de la Cité via NetGalley , merci .
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        • Bazart Posté le 26 Avril 2018
          Auréolé du très mérité prix du Polar Le Point européen 2018, "Rien de plus grand" est un récit poignant et qui happe totalement le lecteur, et qui se propose de retracer un meurtre de masse dans un lycée en plein Suède. Une tragédie totale racontée , du début à la fin, par la voix d'une jeune fille qui se retrouve ( malgré elle? ) en plein cœur de l'événement. Monstre ou victime ? Coupable ou innocente ? Maja Norberg, 18 ans apparait au début de son récit comme une élève modèle, une fille de bonne famille, pas forcément appelée à se retrouver seule survivante d’un carnage, un fusil à la main. Face à une opinion publique déchaînée contre elle, l’ado se mure, elle se tait. Mais elle se souvient. Elle se raconte sa vie d’avant, celle de fêtes noyées d’alcool, de l’argent qui coule à flots, de la drogue, du sexe. Ce thriller scandinave aux accents de vérité s'avère être à la lecture aussi essentiel que profondément dérangeant. Loin de la chronique judiciaire américaine un peu convenue et pataude ( c'est moins confortable que chez John Grisham), "Rien de plus grand " dresse un portrait... Auréolé du très mérité prix du Polar Le Point européen 2018, "Rien de plus grand" est un récit poignant et qui happe totalement le lecteur, et qui se propose de retracer un meurtre de masse dans un lycée en plein Suède. Une tragédie totale racontée , du début à la fin, par la voix d'une jeune fille qui se retrouve ( malgré elle? ) en plein cœur de l'événement. Monstre ou victime ? Coupable ou innocente ? Maja Norberg, 18 ans apparait au début de son récit comme une élève modèle, une fille de bonne famille, pas forcément appelée à se retrouver seule survivante d’un carnage, un fusil à la main. Face à une opinion publique déchaînée contre elle, l’ado se mure, elle se tait. Mais elle se souvient. Elle se raconte sa vie d’avant, celle de fêtes noyées d’alcool, de l’argent qui coule à flots, de la drogue, du sexe. Ce thriller scandinave aux accents de vérité s'avère être à la lecture aussi essentiel que profondément dérangeant. Loin de la chronique judiciaire américaine un peu convenue et pataude ( c'est moins confortable que chez John Grisham), "Rien de plus grand " dresse un portrait particulièrement sombre d'une jeunesse (dorée) en perte de repères et en colère et stigmatise mine de rien les grandes hypocrisies des classes dirigeantes et l’extrême violence qui rejaillit sur leurs enfants et dresse un portrait cruel mais lucide d'une société impuissante à sauver ses enfants. Procès d'une tuerie, mais aussi procès d'une société qui croule sous les inégalités sociales, ce roman d'un vraie fulgurance nous fait sans cesse osciller entre culpabilité et innocence, et charge le lecteur de se faire sa propre opinion sur la responsabilité de chacun des protagonistes.... malin Un portrait autant empathique que bouleversant : la plume de Malin Persson Giolito s'avère être particulièrement efficace et intense, alternant entre procès et rétrospectives contée par la jeune fille en question. Encore inconnue en France du moins avant son passage très remarqué du festival « Quais du Polar », Malin Persson Giolito, vient de vendre les droits télé de son livre à Netflix, qui va l’adapter en série. Espérons ardemment que les créateurs conservent le style et la force du roman original.
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        • BlackKat Posté le 22 Avril 2018
          Une fusillade dans une salle de classe. Des armes, du sang, des victimes. Et seulement une survivante: Maja. Cette gosse de riches ne maîtrise plus son destin. Les médias s’emparent de l’affaire et la grande scène des tribunaux ouvre grandes ses portes… Mais Maja est-elle réellement coupable de ce dont on l’accuse? Posez-vous deux minutes et admettez objectivement, surtout avec l’avènement des réseaux dits « sociaux », combien le jugement et la condamnation sont prompts devant certains événements dramatiques. Planqué derrière l’écran protecteur, tout le monde « sait », tout le monde se permet un jugement enflammé à l’emporte pièce, chacun a la conviction profonde de détenir le St Graal de la Vérité. Sur les réseaux sociaux, tout est éphémère et les « Je suis machin chose » fleurissent tout aussi vite qu’ils se fanent. Mais quid des protagonistes, de ceux qui auront été cloués au pilori? C’est ce que raconte en filigrane ce thriller judiciaire. D’un point de vue strictement juridique, ne cherchez pas, l’auteur est juriste et par conséquent le déroulement des événements est idéalement documenté. Entre décorum et prestation des avocats, c’est le métier d’avocat qui est finement analysé, la manière dont il choisit de traiter son dossier, de taire... Une fusillade dans une salle de classe. Des armes, du sang, des victimes. Et seulement une survivante: Maja. Cette gosse de riches ne maîtrise plus son destin. Les médias s’emparent de l’affaire et la grande scène des tribunaux ouvre grandes ses portes… Mais Maja est-elle réellement coupable de ce dont on l’accuse? Posez-vous deux minutes et admettez objectivement, surtout avec l’avènement des réseaux dits « sociaux », combien le jugement et la condamnation sont prompts devant certains événements dramatiques. Planqué derrière l’écran protecteur, tout le monde « sait », tout le monde se permet un jugement enflammé à l’emporte pièce, chacun a la conviction profonde de détenir le St Graal de la Vérité. Sur les réseaux sociaux, tout est éphémère et les « Je suis machin chose » fleurissent tout aussi vite qu’ils se fanent. Mais quid des protagonistes, de ceux qui auront été cloués au pilori? C’est ce que raconte en filigrane ce thriller judiciaire. D’un point de vue strictement juridique, ne cherchez pas, l’auteur est juriste et par conséquent le déroulement des événements est idéalement documenté. Entre décorum et prestation des avocats, c’est le métier d’avocat qui est finement analysé, la manière dont il choisit de traiter son dossier, de taire certaines choses et d’en mettre d’autres en lumière, d’instrumentaliser son client et son auditoire. Un avocat connaît les rouages de la Justice et son rôle est de les graisser à son avantage. C’est terrible à dire quand la source d’un procès est un drame humain mais la cour de Justice est une scène de théâtre où tout est minutieusement orchestré, minuté et répété. Les avocats sont des comédiens qui ne connaissent le succès que par leur talent d’orateur. Il faut éblouir son auditoire, le convaincre, le captiver et l’amener à forger l’intime conviction en faveur de leur client. Car ce n’est « que » ça: créer une intime conviction. À partir d’un socle commun, des faits, des constatations et analyses scientifiques, nous voyons combien il est facile de présenter une version totalement opposée d’un même événement. Et si c’est un thriller judiciaire, il pousse à nous interroger sur notre manière d’appréhender notre quotidien, extraordinaire ou banal, à remettre en question, peut-être, la rapidité et le mécanisme de nos jugements sur des événements ou des personnes. Avec Rien de plus grand, tout un chacun peut s’interroger mais l’auteur met aussi en exergue le rôle des médias qui façonnent à l’envi l’opinion publique. Intéressant de constater que les médias sont les marionnettistes de l’inconscient populaire, sans égard pour les victimes de drames ou leurs bourreaux… Les victimes n’étant pas du même milieu social, l’auteur dresse également un portrait de la société suédoise dérangeant et Maja est le trait d’union entre les couverts en argent des quartiers huppés et les milieux modestes des émigrants. D’une génération blasée à ceux, résignés à se battre pour exister comme Samir, le mal-être est flagrant mais n’est pas l’apanage de la pauvreté. Sebastian est le parfait exemple que la richesse n’achète pas le bonheur, l’affection et la protection d’un père, ni même la stabilité psychologique… Ce roman est donc riche et il est fascinant car nous ne savons pas, dès le départ, si Maja est coupable ou pas. Et au fil des pages, notre intime conviction est mise à mal selon la présentation par la défense ou l’accusation des éléments du procès et de leur interprétation. Elle est instable car Maja nous parle, mais ne fait rien pour se rendre sympathique. Maja est la deuxième force de ce roman après le décor planté des coulisses judiciaires. Quand un accusé ne devient qu’un figurant quasi mutique sur la scène, l’auteur nous enferme dans la même cellule que Maja pour vivre son intimité humaine, ses pensées, ses réflexions et la vision de toutes ses pièces sociétales qui ont pris son destin en main: les médias, les témoins, les avocats, son entourage. Maja ne semble pas très sympathique avec son insouciance de gamine nantie, ses soirées débridées, sa vie facile de luxe et de drogue, ses sarcasmes et ses amours contrariées. Elle trouve son procès « barbant », elle s’ennuie. Mais le lecteur va gratter le vernis pour appuyer là où ça fait mal. Enfermée entre les quatre murs de sa cellule de prison, elle est surtout murée dans son silence et sa solitude, par mécanisme de défense face à tous les autres mais aussi pour mener à bien son propre procès intérieur où elle est actrice, témoin, avocate et juge. Elle remonte le fil du temps pour analyser ses choix, ses sentiments et ses erreurs. Elle est touchante, Maja, avec ses doutes et ses rages. Et qu’importe que la justice la reconnaît coupable ou pas, elle sait qu’elle a perdu son innocence bien avant la fusillade… Je ne vous dirais pas si j’ai aimé Maja ou pas… Non, ce serait spoiler et influencer votre intime conviction! Je ne peux décemment pas dire, comme il est inscrit sur la quatrième de couv’, que ce roman est « nerveux ». Le monde juridique est tout sauf nerveux. Mais je peux vous dire qu’une fois commencé, on ne peut lâcher le bouquin, car de certitudes, nous n’avons pas et que cela nous agace. L’être humain a besoin de rassurances pour se conforter dans sa normalité et Rien de plus grand bouscule, dérange ce petit confort. L’analyse psychologique travaillée et le portrait sociétal finement analysé vous emporteront très aisément jusqu’à la dernière page! « Les juristes raisonnent, les écrivains imaginent. » (dixit l’auteur) et ce mélange des genres vous captivera jusqu’à la fin. Une question, votre Honneur, si je puis me permettre: votre intime conviction condamne, ou pas, Maja? Justice est-elle rendue?
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        • CatsLove Posté le 17 Avril 2018
          J’ai découvert ce livre grâce à un mail de Babelio proposant la lecture d’un extrait. J’ai tout de suite accroché : la narratrice, Maja, racontait son histoire d’un ton neutre, sans retenue pour les critiques qu’elle a dans la tête. Une jeune femme de 18 à peine disant noir sur blanc ce que tout le monde pense sans en parler, j’ai trouvé ça génial. Et puis l’histoire, qui de but en blanc nous place devant le fait accompli, m’a donné une envie folle de poursuivre, voir si j’allais apporter le bon jugement à cette histoire ou non. Maja, retrouvée indemne dans une salle de classe au milieu de quelques-uns de ses camarades transpercés par les balles. Coupable, innocente ? Que s’est-il passé ? Le suspense est là, mais il n’est pas seul. Nous suivons autant le procès de Maja que l’histoire d’une partie de sa vie au milieu d’une jeunesse dorée pleine de non-dit. J’ai vraiment aimé l’écriture, le choix des mots, les tournures, mais aussi les personnages, l’histoire… Tout m’a emporté. J’ai encore de nombreuses lectures en attente, mais je souhaite vraiment me procurer les autres romans de Malin Persson Giolito, tant celui-ci m’a plu. Des chapitres qui alternent entre l’histoire de ces jeunes... J’ai découvert ce livre grâce à un mail de Babelio proposant la lecture d’un extrait. J’ai tout de suite accroché : la narratrice, Maja, racontait son histoire d’un ton neutre, sans retenue pour les critiques qu’elle a dans la tête. Une jeune femme de 18 à peine disant noir sur blanc ce que tout le monde pense sans en parler, j’ai trouvé ça génial. Et puis l’histoire, qui de but en blanc nous place devant le fait accompli, m’a donné une envie folle de poursuivre, voir si j’allais apporter le bon jugement à cette histoire ou non. Maja, retrouvée indemne dans une salle de classe au milieu de quelques-uns de ses camarades transpercés par les balles. Coupable, innocente ? Que s’est-il passé ? Le suspense est là, mais il n’est pas seul. Nous suivons autant le procès de Maja que l’histoire d’une partie de sa vie au milieu d’une jeunesse dorée pleine de non-dit. J’ai vraiment aimé l’écriture, le choix des mots, les tournures, mais aussi les personnages, l’histoire… Tout m’a emporté. J’ai encore de nombreuses lectures en attente, mais je souhaite vraiment me procurer les autres romans de Malin Persson Giolito, tant celui-ci m’a plu. Des chapitres qui alternent entre l’histoire de ces jeunes et le procès pur et dur, au milieu d’un sujet combien d’actualité des tueries dans les écoles, ce livre à tout pour plaire à un maximum de monde. Je le recommande à tous sans hésitation !
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        • Sharon Posté le 11 Avril 2018
          Ce livre commence là où d'autres romans ne s'aventure pas, c'est à dire au moment du procès du coupable présumé. Soyons clair : l'opinion publique ne présume rien du tout, et a déjà condamné Maja, accusée de meurtres et de complicité de meurtres. Les preuves, les témoignages sont irréfutables, selon cette même opinion publique. Quelle sera l'issue du procès, et surtout, que s'est-il réellement passé ? Le roman est raconté du point de vue de Maja. Nous suivons d'un côté le déroulé du procès, de l'autre Maja se souvient de tout ce qui s'est passé avant le jour de la fusillade. Le déroulé du procès est très codifié, et permet de découvrir comment fonctionne le système judiciaire suédois, non en étant didactique, mais en le montrant en action. Maja semble très mature pour son âge, lucide sur ce qui se passe sans être détachée. Elle ne réagit pas comme l'on pouvait s'attendre à ce qu'elle réagisse, comme les personnes qui l'entourent s'attendent à ce qu'elle réagisse. Juge et avocats se trouvent face à une situation inédite, une tueuse de masse présumée ou une victime de plus. Les souvenirs n'ont pas été pour moi les parties les plus agréables à lire parce que... Ce livre commence là où d'autres romans ne s'aventure pas, c'est à dire au moment du procès du coupable présumé. Soyons clair : l'opinion publique ne présume rien du tout, et a déjà condamné Maja, accusée de meurtres et de complicité de meurtres. Les preuves, les témoignages sont irréfutables, selon cette même opinion publique. Quelle sera l'issue du procès, et surtout, que s'est-il réellement passé ? Le roman est raconté du point de vue de Maja. Nous suivons d'un côté le déroulé du procès, de l'autre Maja se souvient de tout ce qui s'est passé avant le jour de la fusillade. Le déroulé du procès est très codifié, et permet de découvrir comment fonctionne le système judiciaire suédois, non en étant didactique, mais en le montrant en action. Maja semble très mature pour son âge, lucide sur ce qui se passe sans être détachée. Elle ne réagit pas comme l'on pouvait s'attendre à ce qu'elle réagisse, comme les personnes qui l'entourent s'attendent à ce qu'elle réagisse. Juge et avocats se trouvent face à une situation inédite, une tueuse de masse présumée ou une victime de plus. Les souvenirs n'ont pas été pour moi les parties les plus agréables à lire parce que l'on sait où l'on va, l'on sait que ces jeunes gens insouciants n'auront pas l'avenir qu'ils souhaitaient. Maja a un double regard, revivant ce qui s'est passé, examinant ce qui s'est passé à l'aune de son présent et se demandant comment elle aurait pu changer les choses. Maja et la plupart de ses amis faisaient partie de la jeunesse dorée suédoise, cette jeunesse qui avait tout, sauf l'attention, voire l'amour de ses parents. Et je ne vous parle même pas du portrait qui nous est dressé de la société suédoise dans son ensemble. Décidément, les romanciers scandinaves ont très souvent un regard acéré sur leur pays.
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        Ils en parlent

        "C’est un livre social, un livre politique, vraiment très très fort, en même temps qu’un thriller."
         
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