Lisez! icon: Search engine
Les Escales
EAN : 9782365694025
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 140 x 225 mm

Rivage de la colère

Collection : Domaine français
Date de parution : 09/01/2020
Après le succès de Et soudain, la liberté, co-écrit avec Evelyne Pisier, voici le nouveau roman de Caroline Laurent. Au coeur de l'océan Indien, ce roman de l'exil met à jour un drame historique méconnu. Et nous offre aussi la peinture d'un amour impossible.
Certains rendez-vous contiennent le combat d’une vie.
Septembre 2018. Pour Joséphin, l'heure de la justice a sonné. Dans ses yeux, le visage de sa mère…
Mars 1967. Marie-Pierre Ladouceur vit à Diego Garcia, aux Chagos, un archipel rattaché à l’île Maurice. Elle qui va pieds nus, sans brides ni chaussures pour l’entraver,...
Certains rendez-vous contiennent le combat d’une vie.
Septembre 2018. Pour Joséphin, l'heure de la justice a sonné. Dans ses yeux, le visage de sa mère…
Mars 1967. Marie-Pierre Ladouceur vit à Diego Garcia, aux Chagos, un archipel rattaché à l’île Maurice. Elle qui va pieds nus, sans brides ni chaussures pour l’entraver, fait la connaissance de Gabriel, un Mauricien venu seconder l’administrateur colonial. Un homme de la ville. Une élégance folle.
Quelques mois plus tard, Maurice accède à l’indépendance après 158 ans de domination britannique. Peu à peu, le quotidien bascule et la nuit s’avance, jusqu’à ce jour où des soldats convoquent les Chagossiens sur la plage. Ils ont une heure pour quitter leur terre. Abandonner leurs bêtes, leurs maisons, leurs attaches. Et pour quelle raison ? Pour aller où ?
Après le déchirement viendra la colère, et avec elle la révolte.
 
Roman de l’exil et de l’espoir, Rivage de la colère nous plonge dans un drame historique méconnu, nourri par une lutte toujours aussi vive cinquante ans après.

À propos de Et soudain, la liberté :
« Singulier et attachant. Un ouvrage né d’une promesse du crépuscule. »
Olivia de Lamberterie, Elle
« Un hymne à la vie, une vie dont on se souvient longtemps après avoir refermé le livre. » Françoise Dargent, Le Figaro
Lire la suite
En lire moins
EAN : 9782365694025
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 140 x 225 mm
Les Escales

Ils en parlent

"Un roman déchirant et vibrant de colère que Caroline Laurent, franco-mauricienne, a nourri de sa propre histoire et raconte avec beaucoup de passion."
Alexandra Schwartzbrod / Libération

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • ConstanceFarrugia Posté le 12 Mars 2020
    Rivage de la colère s’ouvre sur un prologue. Un narrateur y parle de souffrance, de revanche et d’un procès qui doit s’ouvrir, où il demandera justice pour sa mère. Puis, commence la véritable histoire, celle de Marie-Pierre Ladouceur. Nous sommes emporté.e.s loin de notre quotidien, dans une autre géographie, dans une autre temporalité, aux Chagos, archipel qui dépendait de l’île Maurice, au cœur de l’océan Indien. Nous partons à Diego Garcia précisément. L’île la plus importante de cet archipel, en 1967. Sur cette île, le passage des bateaux qui pourvoient les habitants en biens de consommation mais aussi en service (religieux, notamment) est toujours un grand événement. Le roman s’ouvre sur l’arrivée d’un de ces bâteaux, le Sir Jules avec à son bord, un jeune homme vêtu de blanc, Gabriel Neymorin dont Marie tombe tout de suite amoureuse par-delà leurs différences sociales, puisque lui est issu de la bourgeoisie créole tandis qu’elle, vit pieds nus. Structuré en cinq parties, le roman retrace l’histoire d’amour tumultueuse, impossible entre Marie et Gabriel et l’inscrit dans la grande histoire, celle d’un drame, celle d’une injustice profonde : la déportation de l’ensemble de la population de l’archipel des Chagos au moment de l’indépendance de l’île Maurice. Le roman se... Rivage de la colère s’ouvre sur un prologue. Un narrateur y parle de souffrance, de revanche et d’un procès qui doit s’ouvrir, où il demandera justice pour sa mère. Puis, commence la véritable histoire, celle de Marie-Pierre Ladouceur. Nous sommes emporté.e.s loin de notre quotidien, dans une autre géographie, dans une autre temporalité, aux Chagos, archipel qui dépendait de l’île Maurice, au cœur de l’océan Indien. Nous partons à Diego Garcia précisément. L’île la plus importante de cet archipel, en 1967. Sur cette île, le passage des bateaux qui pourvoient les habitants en biens de consommation mais aussi en service (religieux, notamment) est toujours un grand événement. Le roman s’ouvre sur l’arrivée d’un de ces bâteaux, le Sir Jules avec à son bord, un jeune homme vêtu de blanc, Gabriel Neymorin dont Marie tombe tout de suite amoureuse par-delà leurs différences sociales, puisque lui est issu de la bourgeoisie créole tandis qu’elle, vit pieds nus. Structuré en cinq parties, le roman retrace l’histoire d’amour tumultueuse, impossible entre Marie et Gabriel et l’inscrit dans la grande histoire, celle d’un drame, celle d’une injustice profonde : la déportation de l’ensemble de la population de l’archipel des Chagos au moment de l’indépendance de l’île Maurice. Le roman se colore alors d’une dimension historique et nous apprenons avec effarement qu’une tractation financière s’est établie entre le gouvernement britannique et le jeune gouvernement mauricien. Nous apprenons que Maurice a gagné son indépendance auprès du Royaume-Uni sur le dos de Chagossiens et Chagossiennes qui furent contraints de quitter leurs îles, dans des conditions humanitaires effroyables. Nous apprenons enfin, qu’actuellement, les îles sont concédées  par l’état britannique aux Etats-Unis afin que ceux-ci puissent bénéficier d’une base militaire et d’une sphère d’influence dans cette partie du monde. Et le roman de prendre une coloration nouvelle, une dimension politique. De la même façon que s’enchâssent les poupées russes, le roman traduit à une échelle plus vaste les déséquilibres politiques entre deux super-puissances d'un côté, les Etats-Unis et le Royaume-Uni et de l'autre des iliens privé de reconnaissance. A travers cette histoire, Caroline Laurnet montre que derrière tout enjeu de pouvoir se trame un enjeu de savoir. Or le savoir des iliens est un savoir oral politiquement déconsidéré. La population est constituée en majorité de descendants d’esclaves malgaches qui ne sont pas instruits. En 1967, les membres qui la constituent sont considérés comme des sauvages analphabètes, des « vendredis » (sic !). Alors peu importe si l’on abat leurs chiens, si on les fait voyager dans des cales, si on les prive du recueillement et de l’entretien des tombes de leurs anciens. Pour dire ce décalage, ce déséquilibre politique qui repose aussi et peut-être avant tout sur un déséquilibre de savoir, Caroline Laurent crée une langue nouvelle. A mi-chemin entre le créole et le français, elle réussit la prouesse de retranscrire un esprit, sans tomber dans la caricature. Les chapitres courent, avancent, défilent. Caroline Laurent ne nous laissent pas nous reposer et brode autour de l’histoire principale de multiples intrigues secondaires qui nourrissent le roman, l’enrichissent et permettent de donner toute sa profondeur au récit. De nombreuses questions sont ainsi évoquées : la féminité, la paternité, l’exil, la transmission, l’héritage, les inégalités sociales…Pour autant le rythme est soutenu et les coups de théâtre maîtrisés dans un style travaillé et percutant. Parmi toutes les voix présentes, la voix de Joséphin trace la voie du combat. Un combat à  « la David contre Goliath », un combat tragique parce que marqué au fer du destin, au fer du Rivage de la colère.
    Lire la suite
    En lire moins
  • Agneslitdansonlit Posté le 10 Mars 2020
    Quel uppercut que ce roman, aussi sensible qu'il est violent car il nous communique une profonde envie de hurler, sur cette injustice flagrante, ce chagrin insondable, cet arrachement des Chagossiens à leur terre, à leur coutumes, à leur vie. C'est aussi une histoire d'Amour, entre un homme et une femme, un amour filial entre un fils et sa mère qui lègue a ce dernier ses racines, son histoire, da dignité et sa combativité. Et ce dernier lui rend bien: il portera ce combat au delà de l'existence de cette femme blessée, il y vouera lui aussi sa vie, y engagera ses forces. Une histoire d'amour filial encore entre un fils et un père, dont il s'aperçoit rapidement qu'il n'en est pas le père naturel, mais l'Amour l'emporte là encore. L'amour est un choix assumé. Pas de place ici à la mièvrerie, l'amour empreint les personnages qui se débattent autant que l'Etat et les puissants les écrasent, les dessaisissent de tout, les broient comme s'ils n'étaient qu'insectes. Bien sûr, les évènements sont romancés, ce qui n'enlève rien à l'Histoire, celle qui malheureusement a privé les Chagossiens de leur île, sur décision de l'état britannique, pour la bétonner et la louer à des... Quel uppercut que ce roman, aussi sensible qu'il est violent car il nous communique une profonde envie de hurler, sur cette injustice flagrante, ce chagrin insondable, cet arrachement des Chagossiens à leur terre, à leur coutumes, à leur vie. C'est aussi une histoire d'Amour, entre un homme et une femme, un amour filial entre un fils et sa mère qui lègue a ce dernier ses racines, son histoire, da dignité et sa combativité. Et ce dernier lui rend bien: il portera ce combat au delà de l'existence de cette femme blessée, il y vouera lui aussi sa vie, y engagera ses forces. Une histoire d'amour filial encore entre un fils et un père, dont il s'aperçoit rapidement qu'il n'en est pas le père naturel, mais l'Amour l'emporte là encore. L'amour est un choix assumé. Pas de place ici à la mièvrerie, l'amour empreint les personnages qui se débattent autant que l'Etat et les puissants les écrasent, les dessaisissent de tout, les broient comme s'ils n'étaient qu'insectes. Bien sûr, les évènements sont romancés, ce qui n'enlève rien à l'Histoire, celle qui malheureusement a privé les Chagossiens de leur île, sur décision de l'état britannique, pour la bétonner et la louer à des "intérêts supérieurs", américains! Le tout avec la bénédiction de l'Etat mauricien. Les Chagossiens et leur île Diego Garcia, sont une simple monnaie d'échange, quantité négligeable, comme ils l'étaient déjà quand on remonte l'histoire pour constater tristement que leurs ancêtres étaient déjà des hommes et des femmes arrachés à leur terre natale : Madagascar ou Mozambique... Quel triste destin que la perpétution d'un drame sur différents siècles, qu'aucune justice ne viendra réparer. C'est donc l'amour dans ce roman qui nettoiera les plaies béantes de ce traitement inhumain. Les habitants de ces îles chargés dans la cale des bateaux, pires que des bestiaux, sans avoir ni le temps, ni le droit d'emporter quoique ce soit, sans eau, ni nourriture, on les décharge comme une cargaison nauséabonde sur le port de Maurice sans rien, et ils sont priés d'aller traîner leur misère ailleurs... De l'injustice sur l'injustice. Et ça continue encore aujourd'hui en l'absence de décision probante de l'état britannique. Je ne peux qu'espérer que ce livre éclairera ce drame humain pour qu'enfin justice soit faite. Un dernier mot pour cette image terrible, décrite par l'auteur, qui restera dans la mémoire (photo à la fin du roman) : les sépultures des ancêtres sont tombées dans l'abandon, fissurées, abîmées et juste à coté... La photo des tombes des chiens utilisés par les militaires, belles, blanches, bien entrenues et fleuries... tout est écrit en une photo.
    Lire la suite
    En lire moins
  • mesechappeeslivresques Posté le 6 Mars 2020
    L'archipel des Chagos, au cœur de l'océan Indien, est rattaché depuis de nombreuses années à l'île Maurice. En 1968, suite à l'indépendance de cette dernière, les Chagos sont vendus secrètement aux Britanniques afin que les Américains puissent y implanter une base militaire, ayant pour conséquence dramatique la déportation de tout un peuple. Les chagossiens ont seulement une heure pour quitter leur île, leur maison qu'ils ne reverront jamais. Abandonner derrière eux leurs biens, leurs animaux, une vie paisible et sans nuage pour un avenir inconnu.  Un exil forcé qui mène ces déracinés à Maurice, dans un bidonville, livrés à eux-même et noyés dans la misère. Mais, les chagossiens sont bien décidés à ne pas baisser les bras, à mener une bataille acharnée afin qu'un jour, ils obtiennent réparation et parviennent enfin à rentrer chez eux. Avec cette fiction captivante et bouleversante, c'est tout un pan méconnu de l'Histoire que Caroline Laurent, grâce à son héritage familial, met en lumière. On y découvre ainsi les impacts ignorés de la décolonisation et les populations sacrifiées. Au travers de Marie-Pierre Ladouceur, une jeune femme chagossienne qui tombe amoureuse d'un Mauricien travaillant sur l'île, la romancière dresse le portrait d'une héroïne courageuse et attachante qui incarne avec force... L'archipel des Chagos, au cœur de l'océan Indien, est rattaché depuis de nombreuses années à l'île Maurice. En 1968, suite à l'indépendance de cette dernière, les Chagos sont vendus secrètement aux Britanniques afin que les Américains puissent y implanter une base militaire, ayant pour conséquence dramatique la déportation de tout un peuple. Les chagossiens ont seulement une heure pour quitter leur île, leur maison qu'ils ne reverront jamais. Abandonner derrière eux leurs biens, leurs animaux, une vie paisible et sans nuage pour un avenir inconnu.  Un exil forcé qui mène ces déracinés à Maurice, dans un bidonville, livrés à eux-même et noyés dans la misère. Mais, les chagossiens sont bien décidés à ne pas baisser les bras, à mener une bataille acharnée afin qu'un jour, ils obtiennent réparation et parviennent enfin à rentrer chez eux. Avec cette fiction captivante et bouleversante, c'est tout un pan méconnu de l'Histoire que Caroline Laurent, grâce à son héritage familial, met en lumière. On y découvre ainsi les impacts ignorés de la décolonisation et les populations sacrifiées. Au travers de Marie-Pierre Ladouceur, une jeune femme chagossienne qui tombe amoureuse d'un Mauricien travaillant sur l'île, la romancière dresse le portrait d'une héroïne courageuse et attachante qui incarne avec force la révolte de cette population, victime d'une profonde injustice.  Après Et soudain, la liberté, l'auteure nous confirme avec ce nouveau roman qu'elle est une conteuse hors pair. Sa plume romanesque exhume avec talent la douleur et la colère de tout un peuple, des hommes et des femmes arrachés brutalement à leur terre. Par le biais d'un récit alternant passé et présent, Caroline Laurent unit sa voix enflammée à celle des chagossiens. Des mots couchés sur le papier, formidables vecteurs de transmission, en espérant qu'ils contribuent à faire pencher la balance en leur faveur. Car, à ce jour, leur combat n'est toujours pas terminé, un procès étant prévu dans les prochains mois.   Une histoire déchirante, passionnante et révoltante. Un récit vibrant d'amour et plein d'espoir.  
    Lire la suite
    En lire moins
  • vratajczak257 Posté le 5 Mars 2020
    J'avais adoré "Et soudain la liberté", j'ai retrouvé la même veine dans "Rivage de la colère". C'est un récit touchant, tout en émotion, tout en retenue aussi par certains côtés, extrêmement sincère et sans filtre que nous livre ici l'auteur, à moitié Mauricienne et dont les origines ne peuvent que parler. C'est une histoire sur la perte de la terre, de ses repères, sur l'exil et sur l'incompréhension que peuvent avoir les hommes face à ce phénomène. Dans nos sociétés actuelles, plus modernes dirait on, on ne sait plus réellement ce qu'est la compréhension, l'empathie et l'écoute... Pourtant, bien au fond de nous, cette injustice criante qui frappe dans ce roman les Chagossiens, trouve un retentissement inattendu. Le livre créé autour de deux voix, la narration d'un côté avec une histoire et des personnages puis le discours du présent, bien des années plus tard, ajoute un soupçon de mélancolie mais aussi de rage, qui confère au roman ce rôle de Mémoire au sens noble du terme. Merci à Caroline Laurent pour ce roman documenté et ce rappel historique peu connu mais tellement criant de vérité, merci aux Editions les Escales, qui demeurent pour moi une des meilleures éditions que je... J'avais adoré "Et soudain la liberté", j'ai retrouvé la même veine dans "Rivage de la colère". C'est un récit touchant, tout en émotion, tout en retenue aussi par certains côtés, extrêmement sincère et sans filtre que nous livre ici l'auteur, à moitié Mauricienne et dont les origines ne peuvent que parler. C'est une histoire sur la perte de la terre, de ses repères, sur l'exil et sur l'incompréhension que peuvent avoir les hommes face à ce phénomène. Dans nos sociétés actuelles, plus modernes dirait on, on ne sait plus réellement ce qu'est la compréhension, l'empathie et l'écoute... Pourtant, bien au fond de nous, cette injustice criante qui frappe dans ce roman les Chagossiens, trouve un retentissement inattendu. Le livre créé autour de deux voix, la narration d'un côté avec une histoire et des personnages puis le discours du présent, bien des années plus tard, ajoute un soupçon de mélancolie mais aussi de rage, qui confère au roman ce rôle de Mémoire au sens noble du terme. Merci à Caroline Laurent pour ce roman documenté et ce rappel historique peu connu mais tellement criant de vérité, merci aux Editions les Escales, qui demeurent pour moi une des meilleures éditions que je connaisse en partageant tous ses coups de coeur et merci aux Chagossiens pour leur courage et leur volonté inébranlables.
    Lire la suite
    En lire moins
  • ZHAM Posté le 4 Mars 2020
    Très beau livre mêlant le romanesque et l'historique racontant un épisode oublié et peu glorieux de l'histoire coloniale : les habitants des îles Chagos (océan indien) sont expulsés sans ménagement vers l'île Maurice où ils vont croupir dans un bidonville tandis que leur terre d'origine devient une base militaire américaine. Un roman passionnant et bouleversant porté par le personnage de Marie Ladouceur qui symbolise la douleur et la colère de son peuple. Ce livre est une réussite, j'ai beaucoup aimé
INSCRIVEZ-VOUS À LA NEWSLETTER LES ESCALES
Découvrez la prochaine Escale de votre voyage littéraire !

Lisez maintenant, tout de suite !