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            Se défendre

            La Découverte
            EAN : 9782355221101
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 200
            Format : 140 x 205 mm
            Se défendre
            Une philosophie de la violence

            Collection : ZONES
            Date de parution : 12/10/2017
            Aujourd’hui encore, malgré les enseignements de l'Histoire, certaines vies comptent si peu que l’on peut tirer dans le dos d’un adolescent tout en prétendant qu’il était agressif, armé et menaçant. Du jiu-jitsu des suffragettes aux pratiques insurrectionnelles du ghetto de Varsovie, des fusils des Black Panthers aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie philosophique de l’autodéfense politique.
            En 1685, le Code noir défendait « aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons » sous peine de fouet. Au XIXe siècle, en Algérie, l’État colonial interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s’armer. Aujourd’hui, certaines vies comptent si peu... En 1685, le Code noir défendait « aux esclaves de porter aucune arme offensive ni de gros bâtons » sous peine de fouet. Au XIXe siècle, en Algérie, l’État colonial interdisait les armes aux indigènes, tout en accordant aux colons le droit de s’armer. Aujourd’hui, certaines vies comptent si peu que l’on peut tirer dans le dos d’un adolescent noir au prétexte qu’il était « menaçant ».
            Une ligne de partage oppose historiquement les corps « dignes d’être défendus » à ceux qui, désarmés ou rendus indéfendables, sont laissés sans défense. Ce « désarmement » organisé des subalternes pose directement, pour tout élan de libération, la question du recours à la violence pour sa propre défense.
            Des résistances esclaves au ju-jitsu des suffragistes, de l’insurrection du ghetto de Varsovie aux Black Panthers ou aux patrouilles queer, Elsa Dorlin retrace une généalogie de l’autodéfense politique. Sous l’histoire officielle de la légitime défense affleurent des « éthiques martiales de soi », pratiques ensevelies où le fait de se défendre en attaquant apparaît comme la condition de possibilité de sa survie comme de son devenir politique. Cette histoire de la violence éclaire la définition même de la subjectivité moderne, telle qu’elle est pensée dans et par les politiques de sécurité contemporaines, et implique une relecture critique de la philosophie politique, où Hobbes et Locke côtoient Frantz Fanon, Michel Foucault, Malcolm X, June Jordan ou Judith Butler.
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            EAN : 9782355221101
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 200
            Format : 140 x 205 mm
            La Découverte
            18.00 €
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            Ils en parlent

            Dans un magistral essai, “Se défendre, une philosophie de la violence”, la philosophe Elsa Dorlin interroge les formes historiques et le sens politique de la violence défensive : une pratique de résistance face à l’ordre social qui domine des corps minoritaires, indéfendables. Une violence qui n’a d’autre enjeu que la vie elle-même.
            Jean-Marie Durand / Les Inrocks
            C'est une véritable généalogie de l'autodéfense, aussi documentée, argumentée qu'engagée, que tente avec force Elsa Dorlin. La philosophe féministe assume de « partir du muscle plutôt que de la loi » pour problématiser une défense de soi que la pensée politique a souvent rabattue sur la seule question de la légitimité […]. La violence à laquelle s'intéresse Elsa Dorlin est celle, plus enfouie, des « subalternes », de celles et ceux qui n'ont pas de « corps propre », comme disait Locke: exclus du droit de résistance inscrit dans le contrat social, ce sont des « corps indignes d'être défendus », pour lesquels la violence physique est surtout une nécessité vitale. Il s'agit, par le corps, par la voix, par les armes s'il le faut, de préserver sa vie et de retrouver sa puissance d'agir.
            C. P. / Philosophie Magazine
            Dans « Se défendre », la chercheuse rend justice à la violence que les opprimés déploient face à leurs oppresseurs. Un superbe retour à la vérité charnelle de la politique. (....)
            Elsa Dorlin construit ce qu’on pourrait nommer une philosophie à mains nues, une phénoménologie martiale qui explore la façon dont le pouvoir domestique les corps, mais aussi le brusque sursaut des corps qui se libèrent.
            Jean Birnbaum / Le Monde des Livres

            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • Lesliseuses Posté le 24 Février 2019
              Elsa Dorlin, professeure de philosophie à l’Université Paris 8, kung-fu fighter, et militante féministe, propose dans cet ouvrage de retracer une généalogie de l’autodéfense politique. Elle analyse diverses situations dans l’Histoire où la violence a pu constituer une ressource ultime pour des individus dont on niait la qualité de sujets. De la révolte des esclaves à Saint-Domingue en 1791 à l’autodéfense organisée de communautés LGBT à San Francisco dans les années 1970 en passant par le mouvement suffragiste anglais (dont les militantes pratiquaient l’art martial japonais du ju-jitsu pour faire face à la brutalité policière), l’auteure retrace ainsi de manière passionnante les techniques corporelles d’autodéfense mobilisées par divers groupes dominés à travers l’histoire. Un livre indispensable pour tout le monde, féministes ou non, hommes et femmes, et surtout surtout, les parents.... (de filles ET de garçons !). Margaux
            • Yaena Posté le 15 Mai 2018
              J’ai découvert ce livre en lisant un article dans Libération (dont j’ai d’ailleurs mis un extrait sur Babelio) intitulé "Le ju jitsu est utile contre la police, contre les maris, les pères, les patrons". Les journalistes avaient interviewés Elsa Dorlin et le sujet de son livre m’avait interpellé. En effet on entend souvent dire qu’une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint, et qu’il faut empêcher cela notamment en légiférant, ce qui est bien entendu nécessaire. Toutefois on ne parle jamais, ou très rarement, de donner aux femmes les moyens de se protéger seules et tout de suite, de se défendre physiquement. Le mythe du prince charmant qui vole au secours des jeunes femmes en détresse à la vie dure. Intriguée, j’ai tout de suite eu envie de lire « Se Défendre ». C’est maintenant chose faite et je ne regrette pas cette lecture très enrichissante. Ce livre est dense, Elsa DROLIN a fait un travail remarquable en abordant la problématique de l’autodéfense et de la violence légitime. Elle traite la question sous des aspects très variés : politique, sociologique, culturel, historique, philosophique, le tout de manière très claire. Le livre se... J’ai découvert ce livre en lisant un article dans Libération (dont j’ai d’ailleurs mis un extrait sur Babelio) intitulé "Le ju jitsu est utile contre la police, contre les maris, les pères, les patrons". Les journalistes avaient interviewés Elsa Dorlin et le sujet de son livre m’avait interpellé. En effet on entend souvent dire qu’une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint, et qu’il faut empêcher cela notamment en légiférant, ce qui est bien entendu nécessaire. Toutefois on ne parle jamais, ou très rarement, de donner aux femmes les moyens de se protéger seules et tout de suite, de se défendre physiquement. Le mythe du prince charmant qui vole au secours des jeunes femmes en détresse à la vie dure. Intriguée, j’ai tout de suite eu envie de lire « Se Défendre ». C’est maintenant chose faite et je ne regrette pas cette lecture très enrichissante. Ce livre est dense, Elsa DROLIN a fait un travail remarquable en abordant la problématique de l’autodéfense et de la violence légitime. Elle traite la question sous des aspects très variés : politique, sociologique, culturel, historique, philosophique, le tout de manière très claire. Le livre se lit facilement si ce n’est les nombreux renvois vers une liste de notes impressionnante à la fin de l’ouvrage. C’est le seul bémol, l’auteure en voulant être exhaustive nous noie un peu sous les références. J’ai fini par attendre la fin de chaque partie pour aller lire les notes sinon ma lecture était beaucoup trop coupée. Mis à part cela la lecture est très abordable et nous en apprend beaucoup. On y parle de féminisme bien entendu et de la place de la femme dans la société. Place de laquelle découle son incapacité à se défendre. C’est une hérésie de penser qu’un être aussi faible puisse se défendre. Une femme bien comme il faut est discrète, prend peu de place, ne fait pas de grands gestes, la gestuelle du combat n’est pas pour la gent féminine. Pour peu qu’elles essaient de défendre leurs droits que ce soit par le biais de leurs idées ou en apprenant physiquement à se défendre on les traite de folles ou d’hystériques. Ce fut notamment le cas des suffragettes. En réalité maintenir les femmes dans l’incapacité physique de se défendre est aussi un moyen de les maintenir sous l’emprise d’un paternalisme qui ne date pas d’hier et de ménager la virilité de certains hommes (oui pas tous quand même ne faisons pas de généralité). Pour autant cet ouvrage ne se limite pas au féminisme : on aborde aussi les thèmes de l’esclavage, du racisme, au travers du Ku Klux Klan et du mouvement des Black Panther, sont également abordés les droits des personnes homosexuelles et des transgenres, le port des armes aux Etats Unis, le vigilantisme... Les thèmes étudiés sont illustrés par des exemples qui peuvent datés ou être récents. Certaines questions sont toujours d’actualité, d’autres beaucoup moins mais tout est toujours relié à la problématique de l’autodéfense et de la violence, ce qui permet d’éviter la sensation d’une lecture décousue. Tenter de résumé le contenu d’un livre aussi dense est peine perdue et surtout ne serait pas d’une grande utilité mais ce livre mérite d’être lu ne serait-ce que parce qu’il aborde la problématique sous un angle différent. Challenge ABC 2017-2018
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            • lemillefeuilles Posté le 25 Avril 2018
              Au vu du titre et du résumé, j'aurais pu avoir un peu peur de me lancer dans cette lecture, craignant de manquer de culture et de notions en philosophie... Mais le sujet m'intéressait tellement que je me suis lancée. Professeure de philosophie, Elsa Dorlin retrace, à travers les époques, la violence et l'auto-défense des personnes oppressées... Aussi, après une longue introduction où sont évoqués la torture infligée à Millet de la Girardière en 1802, et le meurtre de Rodney King, un homme noir lynché par des policiers en 1991, l'autrice va nous parler de l'esclavage et du Code noir qui interdisait aux personnes noires de porter une arme. De nombreux sujets sont abordés dans cet essai : les suffragettes, l'esclavage, le mouvement pour les droits des personnes LGBTQ+, le féminisme, les Black Panthers... Dans tous les cas, il y a des références à la violence et à la défense. Nous y apprenons comment une personne blanche peut tuer un adolescent noir désarmé et ne pas aller en prison ensuite, et quelles sont les techniques de défense appliquées par les oppressé·e·s. Il y a de nombreuses notes et références dans cet ouvrage, qui s'étalent à la fin du livre sur plus... Au vu du titre et du résumé, j'aurais pu avoir un peu peur de me lancer dans cette lecture, craignant de manquer de culture et de notions en philosophie... Mais le sujet m'intéressait tellement que je me suis lancée. Professeure de philosophie, Elsa Dorlin retrace, à travers les époques, la violence et l'auto-défense des personnes oppressées... Aussi, après une longue introduction où sont évoqués la torture infligée à Millet de la Girardière en 1802, et le meurtre de Rodney King, un homme noir lynché par des policiers en 1991, l'autrice va nous parler de l'esclavage et du Code noir qui interdisait aux personnes noires de porter une arme. De nombreux sujets sont abordés dans cet essai : les suffragettes, l'esclavage, le mouvement pour les droits des personnes LGBTQ+, le féminisme, les Black Panthers... Dans tous les cas, il y a des références à la violence et à la défense. Nous y apprenons comment une personne blanche peut tuer un adolescent noir désarmé et ne pas aller en prison ensuite, et quelles sont les techniques de défense appliquées par les oppressé·e·s. Il y a de nombreuses notes et références dans cet ouvrage, qui s'étalent à la fin du livre sur plus d'une soixantaine de pages. Certaines sont très longues, expliquent un concept ou un événement, et d'autres nous invitent à consulter telle page Internet, à regarder telle vidéo ou à lire tel livre. J'ai lu toutes les notes, sans pour autant approfondir mes recherches, ne voulant pas arrêter ma lecture sans arrêt. Il me semble néanmoins intéressant de le faire et, pourquoi pas, d'y revenir plus tard. Ce que je pourrais reprocher à ce livre, c'est les très nombreuses notes. Je devais sans cesse stopper ma lecture pour aller lire les notes à la fin (si bien que j'avais glissé un marque-page pour y aller plus facilement), et ce n'était pas toujours simple à suivre. Mis à part ça, c'était une lecture très enrichissante, vraiment fournie et fouillée, qui parle notamment des droits des personnes africaines-américaines et afro-descendantes, et du féminisme, avec toujours en toile de fond cette question : comment répondre à la violence ? J'aurais dû prendre des notes ou installer des post-it durant ma lecture, parce que j'ai appris tant de choses que je ne retiendrais jamais tout (tant pis, je le feuilletterais au besoin). Contrairement à ce que je pensais, l'écriture reste assez accessible, mis à part à certains moments. C'est un essai très intéressant, que je suis ravie d'avoir découvert.
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            • ErnestLONDON Posté le 24 Janvier 2018
              Une ligne de démarcation sépare les sujets dignes de se défendre et d’être défendus, des corps vulnérables et violentables, acculés à des tactiques défensives qui relèvent de l’autodéfense, à ne pas confondre avec le concept juridique de la légitime défense. Elsa Dorlin se concentre ici sur des moments de passage à la violence défensive et retrace une généalogie, une histoire constellaire des « éthiques martiales de soi ». La précision, la rigueur, la densité de son argumentation sont telles qu’en rendre compte en détail serait ambitieux. Nous en rapportons ici les grandes lignes mais invitons vivement les lecteurs curieux à se précipiter sur cet ouvrage. (...) Comment répondre à la violence ? Ces différentes réponses apportée à différentes époques et surtout les analyses qu’en proposent Elsa Dorlin, aideront à définir les nôtres. Un livre riche, savant et nécessaire. Article (très) complet sur le blog de la Bibliothèque Fahrenheit 451 :
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