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La Découverte
EAN : 9782348054600
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 496
Format : 154 x 240 mm

Sex revolts

Rock'n'roll, genre & rébellion

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Samuel ROUX (Traducteur)
Collection : Culture sonore
Date de parution : 20/05/2021
Iggy Pop a déclaré un jour, à propos des femmes : « Aussi intimes qu’on puisse devenir, je les laisserai toujours tomber. C’est de là que vient ma musique. » Cette férocité masculine, cette répulsion vis-à-vis du féminin, c’est le rock’n’roll à son paroxysme. Que l’on songe aux hymnes machistes... Iggy Pop a déclaré un jour, à propos des femmes : « Aussi intimes qu’on puisse devenir, je les laisserai toujours tomber. C’est de là que vient ma musique. » Cette férocité masculine, cette répulsion vis-à-vis du féminin, c’est le rock’n’roll à son paroxysme. Que l’on songe aux hymnes machistes des Rolling Stones, au punk et sa glorification de l’abject, ou au culte que Can et Brian Eno vouent à la Terre Mère, la rébellion rock masculine s’est souvent ancrée dans un imaginaire où les femmes étaient sinon absentes, du moins allégoriques ou reléguées à l’arrière-plan.
Sex revolts est le premier ouvrage à faire l’analyse des multiples « misogynies rebelles ». Depuis les premiers rockeurs jusqu’au gangsta rap, en passant par le jazz, le psychédélique, le glam et le postpunk, il dresse un impressionnant panorama de la culture et des artistes rock dans leurs relations au « féminin ». Parallèlement aux généalogies d’une contre-culture qui, depuis les années 1960, s’est attachée à déconstruire certaines formes de masculinité tout en demeurant profondément misogyne, Sex revolts retrace aussi l’histoire de la rébellion des femmes dans le rock ; celle de musiciennes qui, telles Patti Smith, Siouxsie Sioux ou Courtney Love, ont dû composer avec cet héritage majoritairement masculin pour créer leur propre répertoire et libérer leur propre énergie.
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EAN : 9782348054600
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 496
Format : 154 x 240 mm

Ils en parlent

La rébellion est-elle misogyne ? Le rock, le rap et leurs sous-courants sont-ils des misogynes rebelles ? Vaste débat qui, s’il est déjà tranché pour beaucoup, trouve un écho dans Sex Revolts -Rock’n’roll, genre et rébellion. Publié en 1996, remanié en 2018, l’ouvrage de Simon Reynolds et Joy Press est né d’une très mauvaise blague misogyne qu’ils avaient entendue un soir. Imaginé comme une enquête sur « la masculinité dérangée et dérangeante », l’objet de leurs recherches s’est élargi au traitement de la question des genres dans la musique populaire. De quoi dresser un panorama assez vaste des représentations de la masculinité et de la féminité dans l’imaginaire du rock, de l’ambient, du hip-hop ou encore du psychédélisme des 70s. L’occasion également de retracer l’histoire de la rébellion féminine dans le rock, en s’appuyant sur les parcours exemplaires de Patti Smith ou Siouxsie Sioux, qui se sont imposées à contre-courant de la domination masculine de leur époque. Vingt-cinq ans après la première parution de Sex Revolts, ses thématiques sont toujours autant d’actualité.
Tsugi Magazine

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Flaubauski Posté le 5 Août 2021
    Réédition remaniée et augmentée en 2018 d’une analyse de la place des genres dans la culture rock, Sex Revolts, ouvrage à l’origine publié en 1995, dresse un panorama complet, clair et assez pertinent de la question. A travers des analyses de paroles de chansons, d’extraits d’interviews, Joy Press et Simon Reynolds décryptent les comportements, d’abord masculins – dans deux parties qui renvoient à la place qui est laissée à la femme par les hommes dans cette culture -, puis féminins – dans une partie qui renvoie quant à elle à la place que prend la femme dans cette culture – des milieux rock, plutôt à partir des années 1960 jusqu’aux années d’écriture de l’ouvrage. Comportements qui sont décryptés par l’intermédiaire de la psychologie, de la sociologie, de l’histoire… pour mieux montrer les différentes facettes d’une culture profondément complexe. Où il nous est montré que le rock, et donc le rockeur, oscille parfois entre deux postures : d’abord celle du rebelle, profondément misogyne, aux idées et comportements négatifs vis-à-vis de la femme, parfois extrêmement violents – ce que l’on retrouve par exemple chez The Rolling Stones, The Stooges, Sex Pistols, ou encore Nick Cave, pour n’en citer que quelques-uns, parfois presque inexistants, laissant... Réédition remaniée et augmentée en 2018 d’une analyse de la place des genres dans la culture rock, Sex Revolts, ouvrage à l’origine publié en 1995, dresse un panorama complet, clair et assez pertinent de la question. A travers des analyses de paroles de chansons, d’extraits d’interviews, Joy Press et Simon Reynolds décryptent les comportements, d’abord masculins – dans deux parties qui renvoient à la place qui est laissée à la femme par les hommes dans cette culture -, puis féminins – dans une partie qui renvoie quant à elle à la place que prend la femme dans cette culture – des milieux rock, plutôt à partir des années 1960 jusqu’aux années d’écriture de l’ouvrage. Comportements qui sont décryptés par l’intermédiaire de la psychologie, de la sociologie, de l’histoire… pour mieux montrer les différentes facettes d’une culture profondément complexe. Où il nous est montré que le rock, et donc le rockeur, oscille parfois entre deux postures : d’abord celle du rebelle, profondément misogyne, aux idées et comportements négatifs vis-à-vis de la femme, parfois extrêmement violents – ce que l’on retrouve par exemple chez The Rolling Stones, The Stooges, Sex Pistols, ou encore Nick Cave, pour n’en citer que quelques-uns, parfois presque inexistants, laissant place ainsi à une franche camaraderie exclusivement masculine, comme chez The Clash. Ensuite celle du mystique, qui donne au contraire à la femme une image plus positive, entre adoration et amour – même si cet amour prend aussi chez certains un caractère incestueux, il faut donc nuancer ce côté positif. Où il nous est montré que la rockeuse, elle aussi, oscille entre plusieurs postures pour trouver sa place au milieu de cet univers majoritairement masculin : se comporter de la même manière que leurs homologues, ou au contraire donner au rock une part de féminin, qui prend diverses formes, l’exemple caractéristique de celle qui a tenté toutes les postures étant Patti Smith. Tout cela nous est certes montré avec beaucoup de pertinence, mais les exemples se multiplient un peu trop, et nuisent en cela à la force du propos qui se noie au milieu de listes voulant prouver la véracité des arguments amenés précédemment. L’on finit par en perdre de vue ces arguments, et à avoir des difficultés à reprendre le fil de la démonstration après ces listes. Je remercie les éditions La Découverte et NetGalley pour cette lecture.
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