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            Si vulnérable

            Fleuve éditions
            EAN : 9782265116450
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 592
            Format : 140 x 210 mm
            Si vulnérable

            Anne COLIN DU TERRAIL (Traducteur)
            Collection : Fleuve noir
            Date de parution : 08/02/2018
            La famille Virtanen est unie, bien sous tous rapports. Les parents ont un emploi stable, leurs deux filles mènent une scolarité brillante. Ils sont sociables, serviables, avenants. Tous leurs voisins s'accordent à le dire. Pourtant, un jour le père tue ses enfants, puis son épouse, avant de se donner la... La famille Virtanen est unie, bien sous tous rapports. Les parents ont un emploi stable, leurs deux filles mènent une scolarité brillante. Ils sont sociables, serviables, avenants. Tous leurs voisins s'accordent à le dire. Pourtant, un jour le père tue ses enfants, puis son épouse, avant de se donner la mort.
            Pour Lauri Kivi, chroniqueur judiciaire dans l'un des plus grands quotidiens d'Helsinki, cette tragédie n'est pas sans rappeler d'autres de même nature. Il décide d'investiguer. Il étudie les cas, traque les similitudes, interroge sans relâche et découvre enfin que sous leur aspect lisse, ces familles cachaient aux yeus de tous de terribles drames. Enfant, Lauri lui-même a été marqué par la violence de son père et cette enquête réveille ses démons intérieurs. Pire, des rapports troublants semblent le lier à l'une des victimes.
            Et si ces tueries familiales n'étaient pas le résultat d'une soudaine folie meurtrière mais le fait d'un tueur en série ?
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            EAN : 9782265116450
            Façonnage normé : BROCHE
            Nombre de pages : 592
            Format : 140 x 210 mm
            Fleuve éditions
            21.90 €
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            Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

            • mimo26 Posté le 4 Février 2019
              “Si Vulnérable”. Il s’agit de la vulnérabilité des enfants, que nous conditionnons, formatons, en fonction de l’éducation qu’on leur apporte et des valeurs qu’on leur inculque. Nos enfants sont des éponges, des éponges à apprentissage qui s’instruisent dans notre ombre, autant par nos gestes que par nos mots. Ils apprennent et parfois nous imitent pour le meilleur comme pour le pire. Mais, du coup, si la violence et la cruauté étaient elles aussi deux valeurs qui se transmettaient de père en fils ? Si un enfant grandit dans un environnement oppressant, devient-il obligatoirement un être dont la brutalité caractérisera l’essentiel de sa vie d’adulte ? Il s’agit là des principales questions que se pose, et nous pose l’auteur Simo Hiltunen dans son roman “Si vulnérable”. Pour tenter d’apporter une réponse il prend comme exemple l’histoire d’un tueur en série qui pratique les meurtres de familles entières en les déguisant en familicides. Lauri Kivi, célèbre et brillant journaliste judiciaire dans un grand quotidien finlandais s’intéresse à ces drames et décide d’enquêter. Il découvre peu à peu un mode opératoire qui le conduit à penser qu’il s’agit en fait de meurtres commis par un tiers, et le mène sur les traces du tueur. Sur toute... “Si Vulnérable”. Il s’agit de la vulnérabilité des enfants, que nous conditionnons, formatons, en fonction de l’éducation qu’on leur apporte et des valeurs qu’on leur inculque. Nos enfants sont des éponges, des éponges à apprentissage qui s’instruisent dans notre ombre, autant par nos gestes que par nos mots. Ils apprennent et parfois nous imitent pour le meilleur comme pour le pire. Mais, du coup, si la violence et la cruauté étaient elles aussi deux valeurs qui se transmettaient de père en fils ? Si un enfant grandit dans un environnement oppressant, devient-il obligatoirement un être dont la brutalité caractérisera l’essentiel de sa vie d’adulte ? Il s’agit là des principales questions que se pose, et nous pose l’auteur Simo Hiltunen dans son roman “Si vulnérable”. Pour tenter d’apporter une réponse il prend comme exemple l’histoire d’un tueur en série qui pratique les meurtres de familles entières en les déguisant en familicides. Lauri Kivi, célèbre et brillant journaliste judiciaire dans un grand quotidien finlandais s’intéresse à ces drames et décide d’enquêter. Il découvre peu à peu un mode opératoire qui le conduit à penser qu’il s’agit en fait de meurtres commis par un tiers, et le mène sur les traces du tueur. Sur toute la première partie du livre, en fait les ¾ du roman, on suit donc Lauri qui s’interroge sur la violence de ces meurtres, ce qui a comme un effet miroir avec lui-même. Il est né et a été élevé dans une maison où le père était très violent. Il insufflait de la peur dans la famille afin d’exercer le pouvoir et une forme de domination. La mère et les deux enfants subissaient de la maltraitance, de la douleur physique, ils étaient humiliés. Il découvre, à l’occasion d’une visite à son père, que ce dernier a souffert lui-même de violence de la part de son propre père. Ce contexte a-t-il décidé du fait que Lauri devrait subir les mêmes souffrances? Cette violence est née des vexations, de la peur, du harcèlement, devenu adulte il a fait également subir cette domination afin d’asseoir son pouvoir et acquérir un sentiment de puissance. Pour autant, toute personne maltraitée dans son enfance devient-elle un sociopathe ? Le meurtrier est-il un enfant qui a connu les coups et les humiliations ? Sur la dernière partie du livre, Lauri se rapproche dangereusement du bourreau. Ce dernier, se retrouve dans notre chroniqueur judiciaire, comme un double, pour lui il s’agit de son semblable. Il doit laisser sa rage s’exprimer et non la laisser enchaînée. Elle doit le libérer des contraintes, lui permettre de s’épanouir, d’acquérir enfin le pouvoir dont chacun d’entre eux a été privé durant sa jeunesse. La démonstration est faite, la fureur est un sentiment qui naît dans l’enfance, alimentée par les sévices subis, et une fois devenu adulte, libre d’agir à sa guise, il faut faire partager l’expérience de la peur, non plus en la subissant et en étant celui qui la ressent mais plutôt en étant le tortionnaire, en se sentant tout puissant face à la peur de ses victimes. Lauri Kivi refuse cette part de lui-même : « en chacun de nous vit deux loups : le loup blanc qui essaie de conduire vers le bonheur et le loup noir qui encourage à mal agir. Lequel des deux gagne ? Celui que tu nourris ». Pour lui, il faut au contraire de la détermination, de l’intelligence et de la volonté pour se détacher des modèles de son enfance et vivre à sa façon. Subir des sévices n’est pas une fatalité et ne doit en aucune façon conditionner notre vie d’adulte. Il faut savoir faire face, être plus fort encore et lutter contre ces sentiments de rage et ne pas les laisser prendre le dessus. Ce roman, tiré de faits réels, est un véritable roman noir, une étude sociologique et psychologique du mal. Simo Hiltunen prend le temps de creuser ses personnages, aucun n’est vraiment secondaire, tous prennent part à l’intrigue et apportent une pierre à la démonstration faite par l’auteur. C’est un roman qui prend son temps, pour autant nous n’avons pas le sentiment de longueur, tout est à sa place. La tension est présente tout du long et seule la conclusion nous permet de souffler. Il s’agit du premier roman de Simo Hiltunen, et nul doute qu’il s’agit d’un nouvel auteur à suivre.
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            • LeaTouchBook Posté le 29 Janvier 2019
              Si Vulnérable est un des meilleurs thrillers que j'ai pu lire en 2018, il était temps que j'en parle pour ce début d'année 2019 ! Voilà un roman dépaysant avec une ambiance unique, fascinante, perturbante, addictive. Voilà un page turner fabuleux, une intrigue très bien ficelée, un ensemble quasi parfait ! J'ai été happée dans cette histoire qui est à la fois sombre et palpitante, entre passé et présent, entre investigation professionnelle et enquête personnelle. J'ai été vraiment impressionnée par la plume fluide et prenante de l'auteur, par cette faculté à nous garder en éveil tout le long de cette lecture sans pour autant faire apparaitre une avalanche d'actions. Tout se joue sur les révélations, sur l'atmosphère, sur le personnage principal. Alors que je lis presque essentiellement des thrillers français/anglais/américains, je suis vraiment heureuse d'être sortie des sentiers battus et d'avoir lu cette pépite finlandaise ! En définitive, un thriller brillant et que je recommande !
            • druspike Posté le 18 Décembre 2018
              Insta: https://www.instagram.com/druspike/ Facebook: https://www.facebook.com/Les-lectures-de-druspike-1848209112084092 Étant passionnée par la Finlande, la culture Finlandaise et la langue finnoise j'adore lire des romans d'auteurs Finlandais ! Celui là me faisait de l’œil depuis sa sortie, j'attendais la sortie poche mais j'ai craqué à Gibert Joseph en le trouvant d'occasion ! De quoi ça parle ? «La famille Virtanen est unie, bien sous tous rapports. Les parents ont un emploi stable, leurs deux filles mènent une scolarité brillante. Ils sont sociables, serviables, avenants. Tous leurs voisins s'accordent à le dire. Pourtant, un jour, le père tue ses enfants, puis son épouse, avant de se donner la mort. Pour Lauri Kivi, chroniqueur judiciaire dans l'un des plus grands quotidiens d'Helsinki, cette tragédie n'est pas sans en rappeler d'autres de même nature. Il décide d'investiguer. Il étudie les cas, traque les similitudes, interroge sans relâche et découvre enfin que sous leur aspect lisse, ces familles cachaient aux yeux de tous de terribles drames. Enfant, Lauri lui-même a été marqué par la violence de son père et cette enquête réveille ses démons intérieurs. Pire, des rapports troublants semblent le lier à l'une des victimes. Et si ces tueries familiales n'étaient pas le résultat d'une soudaine folie meurtrière mais le fait d'un tueur en série ?... Insta: https://www.instagram.com/druspike/ Facebook: https://www.facebook.com/Les-lectures-de-druspike-1848209112084092 Étant passionnée par la Finlande, la culture Finlandaise et la langue finnoise j'adore lire des romans d'auteurs Finlandais ! Celui là me faisait de l’œil depuis sa sortie, j'attendais la sortie poche mais j'ai craqué à Gibert Joseph en le trouvant d'occasion ! De quoi ça parle ? «La famille Virtanen est unie, bien sous tous rapports. Les parents ont un emploi stable, leurs deux filles mènent une scolarité brillante. Ils sont sociables, serviables, avenants. Tous leurs voisins s'accordent à le dire. Pourtant, un jour, le père tue ses enfants, puis son épouse, avant de se donner la mort. Pour Lauri Kivi, chroniqueur judiciaire dans l'un des plus grands quotidiens d'Helsinki, cette tragédie n'est pas sans en rappeler d'autres de même nature. Il décide d'investiguer. Il étudie les cas, traque les similitudes, interroge sans relâche et découvre enfin que sous leur aspect lisse, ces familles cachaient aux yeux de tous de terribles drames. Enfant, Lauri lui-même a été marqué par la violence de son père et cette enquête réveille ses démons intérieurs. Pire, des rapports troublants semblent le lier à l'une des victimes. Et si ces tueries familiales n'étaient pas le résultat d'une soudaine folie meurtrière mais le fait d'un tueur en série ? » Petite parenthèse, j'ai fais 3 ans de Finnois (oui dans cette langue particulièrement difficile ça veut dire que je suis capable de dire bonjour, comment ça va … J'exagère un peu mais juste un peu) et donc c'est toujours un plaisir pour moi de lire des romans Finlandais avec des prénoms Finlandais, des noms de villes Finlandaises et d'avoir ce plaisir de prononcer et d'entendre cette langue si chantante ! J'aime tellement cette langue que ce simple détails me mets en joie. Premier livre de l'auteur et déjà un sacré bon bouquin ! Je l'ai commencé dans une période compliquée, j'avais pas trop de temps résultat au bout de 3 jours j'étais difficilement arrivée à 150 pages … J'avais un peu de mal à avancer, et je me disais j'arriverais jamais au bout de ce pavé de 590 pages ! Finalement il ne m'aura fallu que 2 jours pour avaler les 440 pages restantes ! Ce roman est très bien écrit, il y a tous les ingrédients d'un bon polar ! Le personnage de Lauri est vraiment très bien amené par l'auteur. Il en a fait un personnage attachant, et qu'on a plaisir à suivre à travers son histoire.L'intrigue est vraiment bien, originale et super bien maîtrisée par l'auteur qui nous balade et arrive à nous surprendre ! Mais je trouve que cette intrigue est vraiment en second plan dans ce livre. Ici on parle surtout de violence, comment se construire quand on est un enfant issu d'une famille violente, quel genre d'adulte deviennent ces enfants, peut on pardonner à nos parents envers et contre tout … Tout un questionnement que nous amène l'auteur à travers son roman et l'histoire difficile de Lauri et Tuomas. L'auteur nous dresse un portrait un peu surprenant des Finlandais, je suis allée plusieurs fois en Finlande, j'ai des amis Finlandais et pourtant la violence dépeinte dans ce roman me surprend beaucoup. Les Finlandais et l'alcool ça c'est un autre problème, oui les Finlandais sont de bons buveurs mais je n'ai jamais assisté à des scènes de violences familiales comme celles de ce livre. Au contraire les Finlandais, du moins de ce que j'en connais, ne sont pas des gens violents … Il y a peut être quelques longueurs dans ce livre mais qui sont je pense nécessaire à la construction de l'histoire. Ce livre alterne le présent et l'enfance de Lauri, il ya donc un jeu temporel assez présent, il faut aimer ça ! C'est un roman que je vous conseille fortement, un auteur à suivre, quand le premier roman est d'une telle qualité l'avenir est plus tôt prometteur ! Note 9/10 COUP DE COEUR
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            • Errant Posté le 11 Octobre 2018
              Peut-on échapper à une enfance marquée par les coups à répétition de la part de parents qui n'auraient jamais dû le devenir? Sommes-nous à ce moment condamnés à reproduire ce cycle de violence dans notre vie adulte, autant vis-à-vis nos enfants que notre entourage en général? C'est en filigrane les questions posées par ce thriller finlandais que j'ai grandement apprécié. D'autant plus qu'il aborde aussi avec intelligence les relations parfois tendues entre chroniqueurs judiciaires et forces de l'ordre. Débutant comme une histoire de journalisme, ce livre se transforme peu à peu en chasse à l'homme où traqueur et traqué partage plus de points communs qu'on pourrait penser au départ... Les états d'âme de l'un et l'autre sont graduellement dévoilés, l'action ne manque pas, mais l'auteur prend le temps de bien étoffer ses personnages, même secondaires. C'est un premier roman pour cet auteur et je ne peux que souhaiter qu'il y en ait d'autres.
            • audelagandre Posté le 2 Septembre 2018
              Nous sommes en Finlande. Lauri Kivi est journaliste judiciaire pour un grand quotidien. On lui confie des papiers à écrire sur des fait divers sanglants, souvent cruels. Plusieurs meurtres de familles complètes, père, mère et enfants ont lieu. On les attribue à chaque fois au père qui, pour diverses raisons, aurait assassiné sa famille puis se serait donné la mort. On appelle ça des familicides. Peu à peu, au fil de ses enquêtes, Lauri comprend que ces meurtres sont mis en scène, pense que le père de famille n'y est pour rien, et que la police a affaire à un tueur en série. Reste maintenant à le débusquer. Alors, raconté comme ça, on peut se dire que ce livre est en fait un polar classique. Meurtres, enquête de police, suspects, revirements de situation, tueur identifié, fin de l'histoire. Et bien, non, on est vraiment très loin d'un schéma classique de roman noir. Car, il s'agit plus d'un roman noir pour moi que d'un polar ou d'un thriller. D'abord parce que le personnage central Lauri Kivi, a une histoire toute personnelle avec la violence pure. Au fur à mesure de l'enquête, le lecteur a droit à des fashbacks de son enfance. Et alors là,... Nous sommes en Finlande. Lauri Kivi est journaliste judiciaire pour un grand quotidien. On lui confie des papiers à écrire sur des fait divers sanglants, souvent cruels. Plusieurs meurtres de familles complètes, père, mère et enfants ont lieu. On les attribue à chaque fois au père qui, pour diverses raisons, aurait assassiné sa famille puis se serait donné la mort. On appelle ça des familicides. Peu à peu, au fil de ses enquêtes, Lauri comprend que ces meurtres sont mis en scène, pense que le père de famille n'y est pour rien, et que la police a affaire à un tueur en série. Reste maintenant à le débusquer. Alors, raconté comme ça, on peut se dire que ce livre est en fait un polar classique. Meurtres, enquête de police, suspects, revirements de situation, tueur identifié, fin de l'histoire. Et bien, non, on est vraiment très loin d'un schéma classique de roman noir. Car, il s'agit plus d'un roman noir pour moi que d'un polar ou d'un thriller. D'abord parce que le personnage central Lauri Kivi, a une histoire toute personnelle avec la violence pure. Au fur à mesure de l'enquête, le lecteur a droit à des fashbacks de son enfance. Et alors là, il faut s'accrocher !!! Il y a eu des moments où j'en avais le souffle coupé, les larmes au bord des yeux, les cauchemars la nuit. Bien sûr, il y a les coups. Je dis bien sûr parce que dans le domaine de l'enfance sacrément endommagée, il y a toujours les coups. Mais les coups, ne sont pas le pire. Au mieux, ils vous font perdre connaissance et c'est ce qui peut arriver de mieux (je sais, c'est terrible d'écrire ça, mais c'est vrai) Le pire, la monstruosité absolue se sont les mots. Les os cassés, les mâchoires déformées, les plaies ouvertes se guérissent si vous parvenez à rester vivant, les mots parcontre, ceux-là restent toute la vie, ancrés dans votre tête pour n'en sortir jamais. Dans cette famille, on a atteint un certain niveau.... Les Ténardiers à côté sont des enfants de coeur. Le père d'abord.... Il y a toujours un père n'est-ce pas pour commencer les histoires de violence familiale. Le père est un soiffard, qui a l'alcool mauvais. Et quand il a trop bu, il cogne, fort, un peu pour tuer, sûrement pour tuer. Les mots qui sortent alors de sa bouche, lors de ces états de rage intenses, sont dévastateurs. J'en ai entendu certains petite fille, je m'en souviens comme si c'était hier. La mère ? Bel exemple de soutien familial. Non seulement elle passe son temps à aiguiser les nerfs du vieux, à le titiller avec des paroles qui le feront, à coup sûr, sortir de ses gonds, mais en plus elle ne défend jamais ses enfants. Elle en prend des coups, ça ne l'empêchera jamais de fermer sa gueule (pardon, mais c'est vraiment ça). Les gamins, 2 garçons, Lauri et son frère Tuomas passent donc leur vie dans cette baraque où règnent 2 furies, 2 loups qui se battent pour leur territoire. "Le vieux était le pire fumier de l'univers, le bourreau de ses enfants" C'est glaçant de réalisme ! Pour avoir vécu dans une maison où ça ne respirait pas le bonheur de vivre, où il fallait que le silence règne, ne pas bouger, ne pas respirer, ne pas dire ou faire la mauvaise chose quand ce n'était pas le moment, je m'y suis retrouvée dans cette baraque pourrie de l'enfer. Et j'ai eu les tripes à l'air !!! Cet auteur, Simon Hiltunen m'a mis les tripes à l'air et les nerfs à vif. Mais ce n'est pas encore le pire. Non, le pire est à venir dans ce qu'il sous-entend dans ce livre qui aurait du s'appeler, à mon sens, "Si Vulnérables. ". Parce que les vulnérables, sont les enfants, ceux qui, comme des éponges, absorbent le positif comme le négatif de l'environnement dans lequel ils évoluent. Il explique par différents cheminements comment ce climat dans lequel baigne un enfant fait partie intégrante de lui à l'âge adulte sans qu'il ne puisse jamais s'en débarrasser. Ca, ça m'a fichue un sacré coup, pour ne pas dire achevée, parce que je n'avais jamais vraiment envisagé les choses sous cet angle là. Quand tu es élevée dans la violence, la violence est en toi. Paf ! Prends ça dans la tronche ! "Lauri Kivi avait tout pour devenir le plus grand sadique à avoir jamais foulé la surface de la terre. Il avait subi dans son enfance des humiliations et des tortures indescriptibles.(...) Il était aussi habité par une colère venue de nulle part qu'il était contraint de réprimer sans cesse. Il la refoulait dans les profondeurs de son âme et luttait avec acharnement pour qu'elle ne jaillisse pas, incontrôlable." Ce constat, terrible, inattendu parce que volontairement ignoré par moi en l'occurrence, dans ma situation en particulier, m'a mise KO debout. Pour dire la vérité, j'en ai pleuré 2 jours de suite en me disant que ce c'était pas possible. La toxicité parentale engendre donc la toxicité chez l'enfant, adulte en devenir, qui l'a subit. En même temps, ça fait sens... d'où la frayeur... Alors, forcément, j'ai regardé ma vie, et me suis interrogée sur la façon dont j'avais élevé mes enfants et comment j'avais pu ne pas reproduire un schéma familial existant. Il faut être honnête dans ses analyses, et je le suis avec vous. Je n'ai certes pas levé la main sur mes enfants, pas utilisé la force pour avoir le dessus, essayé de ne pas utiliser de mots blessants qui pourraient les endommager psychologiquement à vie, fait tout ce qui était possible pour qu'ils n'aient jamais peur de moi, peur dans le sens de terreur, mais j'ai en moi cette colère sourde, permanente, qui gronde et que je dois canaliser en permanence. C'est un boulot à plein temps, qui use, et qui a quelque part certainement un peu déformé la maman que je suis. J'ai toujours promis à mes filles de leur dire la vérité, même celle qui peut faire mal à entendre et je m'y tiens. Elles savent donc à quoi ressemblait mon enfance. "C'était de la rage, une colère blanche, aveugle, qu'il conservait depuis l'enfance au plus profond de lui. Qu'il avait enchaînée et qui l'effrayait. Elle était primitive, libératrice et délicieuse. Née des vexations, de la peur, du harcèlement et de la pure douleur physique de la maltraitance. Entretenue par les humiliations et nourrie par le douleur." Evidemment, d'autres thèmatiques sont développées dans ce livre : le pouvoir de la presse et la quasi obligation intellectuelle de relater des faits ( P116) , les différentes formes d'éducation (P123), la religion (P244) et d'autres sujets de société développés de manière intelligente. Celle que je retiendrai est celle d'une certaine forme de pardon, dans une certaine mesure. "La haine ne te mènera qu'au bout d'une corde, dans la tombe ou au goulot d'une bouteille. La haine est un frein, le pardon une voie rapide. La rancune est mauvaise conseillère." Malgré tout, après l'enfance vécue comme un poids, les souffrances ineffaçables, le fils parvient à faire un pas vers le père tortionnaire. L'issue n'est pas idéale, mais elle a le mérite d'exister. J'ai trouvé la fin bouleversante, au-dessus de tout ce que je ne parviendrai jamais à faire et cette fin résonne en moi comme un appel. Pas au pardon, plutôt à une certaine tentative de compréhension. Comprendre c'est souvent accepter. La grande réussite de ce livre réside dans la fusion parfaite entre le passé du héros principal et de l'enquête en cours. C'est comme si les deux histoires n'en faisaient au final qu'une seule tellement elles sont liées par le même ADN. Les transitions entre passé et présent sont parfaitement maitrisées et très réussies. C'est un récit dans le récit. Alors c'est vrai que ce livre a eu des résonances particulières pour moi, un peu comme s'il m'avait choisie. C'est certainement difficilement compréhensible mais c'est ce que je ressens au plus profond de moi. Quand je parlais de littérature tripale dans ma chronique précédente, c'est exactement là où je voulais en venir. Ce pouvoir, énorme, intense, d'un auteur qui parvient à vous faire ressentir toutes ces émotions, remonter des souvenirs enfouis, interroger votre conscience et qui par dessus tout ça, vous fait chialer parce qu'il ne reste plus que ça à faire, je dis bravo! C'est exactement ça que j'attends en me plongeant dans un roman. Exactement ça, même si ça fait mal, surtout si ça remue, même si ça vous tord le bide. J'espère que vous contribuerez à la reconnaissance de cet auteur en allant acheter son livre d'abord, puis en relayant vos impressions de lecture. Bref, en lui faisant de la pub. Ce serait largement mérité !!
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