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Presses de la cité
EAN : 9782258077140
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 140 x 225 mm

Silence radio

Collection : Sang d'Encre
Date de parution : 06/05/2010

Grâce à Silence radio, un polar judiciaire mené de main de maître, Toronto trouve enfin sa place sur la carte du crime.

Les mains couvertes de sang, Kevin Brace, le plus célèbre animateur de radio du Canada, accueille le livreur de journaux sur le pas de sa porte en bredouillant : « Je l'ai tuée. »
Mais, après la découverte du cadavre de sa compagne par la police, Brace s'enferme dans un...

Les mains couvertes de sang, Kevin Brace, le plus célèbre animateur de radio du Canada, accueille le livreur de journaux sur le pas de sa porte en bredouillant : « Je l'ai tuée. »
Mais, après la découverte du cadavre de sa compagne par la police, Brace s'enferme dans un mutisme que ni son avocate, ni le jeune procureur, ni les deux policiers chargés du dossier ne comprennent. D'autant que ceux qui, au contraire de Brace, acceptent de parler ne semblent pas dire toute la vérité…

« Rythme maîtrisé, personnages fouillés, intrigue parfaitement ciselée : rien dans Silence radio ne laisse supposer qu'il s'agit d'un premier roman. » The Times

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EAN : 9782258077140
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 408
Format : 140 x 225 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • argali Posté le 27 Mars 2011
    Pour un premier roman, c’est une vraie réussite. Les premiers chapitres nous présentent à tour de rôle un des protagonistes de l’affaire : présumé coupable, témoin, inspecteur, avocat, juge d’instruction… qui viennent graduellement s’imbriquer dans l’histoire. J’ai apprécié la finesse de la description des caractères et les liens subtiles qui se tissent ou se sont déjà tissés entre eux. L’auteur les laisse entendre plus qu’il ne les décrit et le lecteur n’est pas infantilisé. L’histoire se déroule de manière chronologique, peu de flashback dans la narration, mais des découvertes infimes qui, petit à petit, vont tisser la trame de l’histoire et permettre aux lecteurs de comprendre ce qui s’est passé. L'auteur nous amène ainsi vers la part d'ombre de chacun, nous obligeant à voir au-delà des apparences. Ce que le monde judiciaire ne fait pas toujours. On échafaude une théorie presqu’en même temps que les inspecteurs et c’est plaisant pour le lecteur qui se croit aussi investi de l’enquête. Les personnages se croisent au gré de l’avancement des investigations et le lecteur est transporté de l’un à l’autre, d’une situation à une autre sans jamais s’égarer. Ne vous attendez pas à une montée d'adrénaline, à une tension grandissante. Je... Pour un premier roman, c’est une vraie réussite. Les premiers chapitres nous présentent à tour de rôle un des protagonistes de l’affaire : présumé coupable, témoin, inspecteur, avocat, juge d’instruction… qui viennent graduellement s’imbriquer dans l’histoire. J’ai apprécié la finesse de la description des caractères et les liens subtiles qui se tissent ou se sont déjà tissés entre eux. L’auteur les laisse entendre plus qu’il ne les décrit et le lecteur n’est pas infantilisé. L’histoire se déroule de manière chronologique, peu de flashback dans la narration, mais des découvertes infimes qui, petit à petit, vont tisser la trame de l’histoire et permettre aux lecteurs de comprendre ce qui s’est passé. L'auteur nous amène ainsi vers la part d'ombre de chacun, nous obligeant à voir au-delà des apparences. Ce que le monde judiciaire ne fait pas toujours. On échafaude une théorie presqu’en même temps que les inspecteurs et c’est plaisant pour le lecteur qui se croit aussi investi de l’enquête. Les personnages se croisent au gré de l’avancement des investigations et le lecteur est transporté de l’un à l’autre, d’une situation à une autre sans jamais s’égarer. Ne vous attendez pas à une montée d'adrénaline, à une tension grandissante. Je pense que ce n'est pas le propos. L'auteur semble avoir davantage voulu nous montrer comment une enquête se mène, se construit et comment faire peu à peu éclater la vérité au grand jour. J’ai particulièrement apprécié les scènes au tribunal où l’on retrouve le professionnel de terrain. D’une précision minutieuse, elles sont plus vraies que natures. Enfin, le dénouement ne vous apparaîtra qu’à la fin de ces 400 pages, que vous aurez dévorées sans vous en apercevoir. Vous quitterez alors à regret les personnages qui vous seront devenus si familiers. Voici un nouvel auteur que je garderai à l’œil !
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  • les_livres_de_Lucie Posté le 3 Février 2011
    Le plaisir de ce roman policier réside surtout dans ses personnages sympathiques, ayant chacun une personnalité fine et cohérente. Qd l'intrigue se dénoue, on aurait envie de rester parmi eux, d’en savoir plus sur leur évolution, leur futur. Autre vrai point fort: la découverte de la ville de Toronto, qui est un personnage subtil de ce roman, tout aussi sympathique et attachant que les autres. J’ai eu un peu plus de mal avec l’intrigue. Dès le départ on a un coupable qui a avoué, et tous les indices qui plaident contre lui, alors pourquoi poursuivre l’enquête policière ? Du côté du coupable idéal et des témoins également je n’arrive pas à trouver les comportements cohérents (je ne peux pas détailler ici sans en révéler trop). Tout se passe comme si l’intrigue avait été pensée à l’envers : dans l’ordre chronologique du roman en pensant d’abord au suspense présenté au lecteur, au lieu de penser le crime puis de le mettre en scène, afin d’obtenir des comportements et situations cohérentes.
  • maevedefrance Posté le 11 Janvier 2011
    Kevin Brace, animateur radio vedette déclare un matin à M. Singh, livreur de journaux de 74 ans et ancien mécaniciens en chef des chemins de fer indiens : "Jel'ai tuée, monsieur Singh, je l'ai tuée", en parlant de sa femme, Katherine Torn, qui gît morte dans la baignoire de l'appartement. Brace n'oppose aucune résistance quand l'agent de police Kennicott vient l'interpeler suite à l'appel téléphonique de M. Singh. Et il n'ouvrira plus jamais la bouche tout au long de l'affaire, se réfugiant dans un mutisme qui affligera autant son avocate, Nancy Parish que l'inspecteur Ari Greene et le procureur adjoint Albert Fernandez, ne communiquant plus que par messages griffonnés sur une feuille et ne révélant aucun indice supplémentaire. L'originalité du récit repose sur le fait qu'a priori le meurtrier est déjà connu du lecteur et des enquêteurs. L'intrigue repose sur le motif du meurtre et le fait qu'il y ait eu ou non préméditation. C'est du moins ce que l'on croit pendant une bonne partie du livre. Cependant, au fur et à mesure de l'enquête, on découvre que l'affaire est plus complexe qu'elle n'y paraît et surtout que dire "Je l'ai tuée" ne veut pas forcément dire être coupable de meurtre.... Kevin Brace, animateur radio vedette déclare un matin à M. Singh, livreur de journaux de 74 ans et ancien mécaniciens en chef des chemins de fer indiens : "Jel'ai tuée, monsieur Singh, je l'ai tuée", en parlant de sa femme, Katherine Torn, qui gît morte dans la baignoire de l'appartement. Brace n'oppose aucune résistance quand l'agent de police Kennicott vient l'interpeler suite à l'appel téléphonique de M. Singh. Et il n'ouvrira plus jamais la bouche tout au long de l'affaire, se réfugiant dans un mutisme qui affligera autant son avocate, Nancy Parish que l'inspecteur Ari Greene et le procureur adjoint Albert Fernandez, ne communiquant plus que par messages griffonnés sur une feuille et ne révélant aucun indice supplémentaire. L'originalité du récit repose sur le fait qu'a priori le meurtrier est déjà connu du lecteur et des enquêteurs. L'intrigue repose sur le motif du meurtre et le fait qu'il y ait eu ou non préméditation. C'est du moins ce que l'on croit pendant une bonne partie du livre. Cependant, au fur et à mesure de l'enquête, on découvre que l'affaire est plus complexe qu'elle n'y paraît et surtout que dire "Je l'ai tuée" ne veut pas forcément dire être coupable de meurtre. Robert Rotenberg montre ici un monde judiciaire un peu trop pressé de classer les affaires et de désigner les coupables. Il montre du doigt des procureurs qui n'hésitent pas à commettre "des actes contraires non seulement à la légalité de la procédure mais aussi à leurs obligations devant la cour" pour mieux barrer la route à un jeune procureur débutant et prometteur, Albert Fernandez, fils d'ouvriers et immigré chilien. Tout au long du roman on découvre la part d'ombre des personnages. Robert Rotenberg cherche là aussi à aller au-delà des apparences. L'agent Kennicott est en fait un ancien avocat reconverti, suite au meutre de son frère et à l'assassinat de ses parents par un chauffard ; Ari Greene, inspecteur de police est fils de rescapé de la Shoah et amant de Jennifer Raglan, chef des services du procureur; la victime, Katherine Torn, était alcoolique et très violente (elle a brisé les cordes vocales de sa mère en tentant de l'étrangler) et elle était la seconde épouse de Brace, lui-même père d'un enfant autiste, qui a été retiré à la garde de sa première femme, Sarah McGill; Sarah McGill est resté en très bon terme avec son ex-mari qui l'aimait toujours, ce que ne supportait pas Katherine. Au fil du récit, les évidences deviennent des incertitudes. Et c'est bien sur une incertitude que se conclut l'intrigue, mais aussi sur une victoire (qu'un innocent ne soit pas condamné à 25 ans de prison) grâce à une équipe volontaire de policiers, juges et avocat, soucieux des procédures, et attentifs aux détails. Ce roman policier a également l'originalité de mettre en scène à la fois le monde de la justice et celui de la police, celui du petit monde grouillant et sans pitié du Old City Hall de Toronto (titre V.O. du livre, d'ailleurs). Le suspens devient de plus en plus haletant au fil des pages. Le style simple, reposant sur de nombreux dialogues et une description des problèmes contemporains de Toronto (les embouteillages!) en font un livre agréable à lire dans lequel on s'immerge facilement. C'est le premier roman de l'auteur, avocat de son état. Et je pense qu'on risque d'en entendre reparler. Une belle découverte.
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