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Robert Laffont
EAN : 9782221218723
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 306
Format : 1 x 215 mm

Sortie de rails

Date de parution : 07/03/2019
Un voyage sidérant dans la France du sous-sol.

« Je retiens mon casque. Un train passe dans l’autre sens, défile à un mètre de nous comme un cheval fou. Je tremble. Les cailloux sautent et me frôlent. Je perds l’équilibre, pose un genou à terre. Le train s’éloigne. Nous avons eu de la chance. Je masque ma frayeur...

« Je retiens mon casque. Un train passe dans l’autre sens, défile à un mètre de nous comme un cheval fou. Je tremble. Les cailloux sautent et me frôlent. Je perds l’équilibre, pose un genou à terre. Le train s’éloigne. Nous avons eu de la chance. Je masque ma frayeur aux autres. Eux aussi, je pense. “Un train peut en cacher un autre !” s’écrie mon annonceur en rigolant. »
Embauché comme simple intérimaire par une grande entreprise ferroviaire, le jeune narrateur de ce roman va en gravir peu à peu les échelons. D’abord enthousiaste, motivé, il est vite confronté à une série d’invraisemblables défaillances : accidents graves, matériel vétuste, sous-qualification, alcoolisme, vols… Il n’en croit pas ses yeux. Au fil de ses déplacements, il découvre aussi une France plongée dans la misère. Des lieux désaffectés, lunaires, où zonent des populations oubliées, déglinguées. Avec un réalisme saisissant, Sortie de rails raconte le parcours halluciné d’un cheminot d’aujourd’hui.

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EAN : 9782221218723
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 306
Format : 1 x 215 mm

Ils en parlent

« Ambitieux mais surmené par un système défaillant, cet ouvrier qui bossait pour la SNCF et la RATP a passé onze ans à trimer dans le noir et la crasse. Après avoir craqué, il publie un livre où il raconte la violence de son quotidien précaire, souvent frôlé par la mort. »
RAMSÈS SELBERT / LIBERATION

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • DemonAuChapeauBleu Posté le 5 Janvier 2021
    Après avoir perdu son boulot dans le bâtiment, le narrateur est parachuté par une agence d'intérim chez Htransport – comprendre Alstom. Prêt à faire le plus sale boulot sans rechigner, il est bientôt repéré par la direction et embauché en CDI. Missions nocturnes dans les stations de métro de Paris, nuits dans des hôtels pourris à Dijon ou à Orléans, collègues souvent à moitié dingues ou alcooliques, qui lui racontent le bon vieux temps où « le rail » n'était pas encore complètement délaissé par l'État français, la vie n'est pas triste chez Htransport/Alstom… Mais le narrateur ne se pose aucune question : « ce n'est pas d'un cerveau dont ils ont besoin mais d'un exécutant, un prêt-à-tout, un sans-peur ». Il fayote sans scrupules auprès de ses boss, balance ses collègues tire-au-flanc…. L'engrenage. Un style vif et direct, dont il n'y a pas grand-chose à dire sinon qu'il fonctionne bien et rappelle celui de certains auteurs américains, comme Bukowski ou Iain Levinson (et ses Tribulations d'un précaire). Sauf que le narrateur de cette histoire, plutôt que de délaisser son petit boulot, se prend au jeu de l'entreprise et finit par disjoncter. Cette lente métamorphose, habilement menée, est la grande réussite du livre.
  • FabDef95 Posté le 15 Juillet 2020
    Chômeur et artiste sans le sous au début, Léon Cornec entre chez HTransports, une entreprise de sous-traitance chargée par la RATP et la SNCF de veiller au bon fonctionnement des trains, métros et tramways. Il se forme sur le tas, comme électricien. Il intègre une équipe, va de chantier en chantier. Il gravit les échelons et devient contremaître. Léon Cornec ne prend pas le temps de nous introduire dans ce monde qui sent le rouge, le goudron, les armoires électriques et le caoutchouc. Il nous le fait vivre. Sortie de rails, n'est pas un roman, c'est le témoignage de onze années passées au sein d'une grosse entreprise, un fleuron de l'industrie française qui affiche des millions de chiffre d'affaires, des inventions, le TGV. Y entrer c'est la garantie après une longue période de chômage, de goûter enfin à l'ascension sociale. Du moins, tel est l'espoir de Léon Cornec. La réalité sera tout autre, beaucoup plus sombre... L'auteur raconte l'envers du décor, son quotidien précaire. Le travail de nuit, le manque de moyens, d'encadrement et de formation, l'alcool, la violence, la misère humaine. Entre les odeurs nauséabondes, les situations dangereuses, Léon bricolait comme il pouvait. Il tirait des câbles selon des plans et du... Chômeur et artiste sans le sous au début, Léon Cornec entre chez HTransports, une entreprise de sous-traitance chargée par la RATP et la SNCF de veiller au bon fonctionnement des trains, métros et tramways. Il se forme sur le tas, comme électricien. Il intègre une équipe, va de chantier en chantier. Il gravit les échelons et devient contremaître. Léon Cornec ne prend pas le temps de nous introduire dans ce monde qui sent le rouge, le goudron, les armoires électriques et le caoutchouc. Il nous le fait vivre. Sortie de rails, n'est pas un roman, c'est le témoignage de onze années passées au sein d'une grosse entreprise, un fleuron de l'industrie française qui affiche des millions de chiffre d'affaires, des inventions, le TGV. Y entrer c'est la garantie après une longue période de chômage, de goûter enfin à l'ascension sociale. Du moins, tel est l'espoir de Léon Cornec. La réalité sera tout autre, beaucoup plus sombre... L'auteur raconte l'envers du décor, son quotidien précaire. Le travail de nuit, le manque de moyens, d'encadrement et de formation, l'alcool, la violence, la misère humaine. Entre les odeurs nauséabondes, les situations dangereuses, Léon bricolait comme il pouvait. Il tirait des câbles selon des plans et du matériel qui ne correspondaient pas à sa mission. Pourtant au fil des chantiers, Léon prend du galon. Plus il grimpera les échelons, plus il sera confronté à la misère sociale, pour finalement échoir sur le quai et regarder les trains passer trois années durant. Sortie de rails est une claque, un essentiel pour comprendre la misère des invisibles, un voyage halluciné des lieux désaffectés, lunaires, où zonent des populations oubliées, déglinguées. Il est de ces livres qui marquent au fer rouge, qui font frémir. Les usagers des transports ferroviaires notamment ceux de la région parisienne, ne resteront certainement pas insensibles à ce qu'ils y découvriront et comprendront pourquoi leurs trains arrivent rarement à l'heure... Bien que le style littéraire soit différent, mais néanmoins efficace, Sortie de rails m'a fait penser à À la ligne, le roman de Joseph Ponthus, vous savez cet intellectuel qui de missions d'intérim en intérim a échoué à l'usine pour y triturer le bulot, la crevette, le tofu, le cochon et la vache. La démarche de ces deux auteurs est similaire. Mettre à l'honneur ceux que l'on ne voit pas, ces ouvriers dont les conditions de travail sont dignes d'un autre siècle, raconter leur précarité, la pénibilité tant physique que psychologique de leur tâche. Aucun doute, que vous preniez le train, le métro ou le tramway Sortie de rails est pour vous et tous les autres. Un conseil, lisez-le, vous verrez c'est effarant !
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  • lolo60 Posté le 19 Mai 2020
    Une plongée vertigineuse dans le monde du travail, de la sous-traitance dans une entreprise qui est le fleuron de l'industrie française. Léon Cornec raconte son vécu, les journées dans le noir et la crasse, et les odeurs de caoutchouc.  Des employés  peu ou mal formés, du matériel qui ne correspond pas au besoin du chantier et un travail avec l'amiante sans les protections adaptées et obligatoires. Tout cela dans des lieux sombres et désaffectés. Un travail réalisé dans la plus parfaite confusion, en apprenant sur le tas, avec les moyens du bord avec l'alcool cet ami qui très vite devient le pire ennemi des ouvriers. Une entreprise rongée par la démotivation et l'alcool. Un livre dur, difficile mais réaliste sur le monde du travail. On ne peut imaginer quand on prend les transports, ce qui se cache derrière, c'est stupéfiant et angoissant à la fois. "Sortie de rail"  n'a pas été pour nous faire peur, mais pour nous faire prendre conscience que certaines entreprises ayant pignon sur rue sont loin de prendre leur responsabilité. Il me restera longtemps en mémoire.
  • ju-s-tine Posté le 26 Avril 2020
    Un témoignage très intéressant dans les entrailles des villes, sur les métiers du rail, l'intérim, les abus de pouvoirs, les coups de nerfs, la fatigue, la violence. La déchéance.
  • ElouanG Posté le 15 Mars 2020
    Cet ouvrage nous entraîne dans la dure réalité des ouvriers du monde ferroviaire. Des outils inadaptés aux situations, des règles de sécurité bafouées, du personnel pas assez formé pour effectuer sa tâche : telle est la réalité décrite dans Sortie de rails. C'est aussi l'ascension hiérarchique d'un intérimaire qui devient, au fil des pages, de plus en plus gradé, cédant parfois à l'ivresse du pouvoir. Dans l'ensemble, le livre est intéressant, bien qu'un peu plombant au niveau du moral. J'ai apprécié ma lecture, qui a été fluide, la plume de l'auteur est très agréable.
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