En poursuivant votre navigation sur notre site, vous acceptez le dépôt de cookies qui nous permettront, ainsi qu’à nos partenaires, de vous proposer des offres et contenus adaptés à vos centres d’intérêts, des fonctions de partage vers les réseaux sociaux, d’analyser le trafic et la performance du site et d’effectuer des statistiques.
RÉSULTATS POUR VOTRE RECHERCHE «»
Résultats pour livres
    Résultats pour auteurs
      Résultats pour catégories

        Sous le drapeau noir

        Cherche midi
        EAN : 9782749150888
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 440
        Format : 154 x 240 mm
        Sous le drapeau noir
        Enquête sur Daesh

        Tancrède Muiras (Traducteur)
        Collection : Documents
        Date de parution : 06/10/2016

        Quels sont les objectifs de Daesh ?
        Quelles sont les responsabilités des États occidentaux ?
        Comment en sommes-nous arrivés là ?



         

        1999. Le gouvernement jordanien accorde l’amnistie à un groupe de prisonniers politiques. Parmi eux, se trouve Abu Musab al-Zarqaoui, un des maîtres à penser du terrorisme islamiste. En 2003, l’invasion de l’Irak par les États-Unis va lui donner l’occasion de mettre sur pied le vaste mouvement qu’il a conçu. D’abord... 1999. Le gouvernement jordanien accorde l’amnistie à un groupe de prisonniers politiques. Parmi eux, se trouve Abu Musab al-Zarqaoui, un des maîtres à penser du terrorisme islamiste. En 2003, l’invasion de l’Irak par les États-Unis va lui donner l’occasion de mettre sur pied le vaste mouvement qu’il a conçu. D’abord connu sous le nom d’Al-Qaïda en Irak, celui-ci devient l’État islamique ou Daesh et continue de croître après la disparition d’al-Zarqaoui en 2006.

        2016. Sous l’impulsion d’Abou Bakr Al-Baghdadi, l’État islamique sème la terreur dans le monde entier.

        Joby Warrick est certainement le reporter le mieux informé sur le califat. À partir de sources inédites au Moyen-Orient, il nous offre le livre le plus complet à ce jour sur le sujet. Officiels de la CIA, figures religieuses et politiques, terroristes, il nous fait littéralement entrer dans le cerveau de chacun des protagonistes. Avec un travail digne d’un agent secret, l’esprit d’un journaliste et le style d’un romancier, il apporte ici un document aussi exclusif que pertinent sur la menace qui nous guette.


        « Vous voulez en savoir plus sur l’État islamique ? Vous ne trouverez pas un meilleur livre. » The New York Times


        « Inestimable pour tous ceux qui veulent comprendre Daesh et son incroyable essor. Le livre référence ! » Los Angeles Times
         
        Lire la suite
        En lire moins
        EAN : 9782749150888
        Façonnage normé : BROCHE
        Nombre de pages : 440
        Format : 154 x 240 mm
        Cherche midi
        21.00 €
        Acheter

        Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

        • Horizon_du_plomb Posté le 24 Octobre 2017
          «  Zarqaoui a dévié du scénario, a-t-elle estimé plus tard. Même Al-Qaïda essayait de respecter certains principes, en s'en remettant à ses théologiens pour interpréter la charia. Zarqaoui, lui, interprète la loi comme il l'entend. Il invente ses propres règles, comme dans une secte, a-t-elle expliqué. Il est en train de devenir une méga-église.  » « Plus inquiétant, un flot de jeunes musulmans venus du monde entier commençait à franchir la frontière turco-syrienne pour rejoindre le terrain des combats, rappelant la grande migration des combattants volontaires en Afghanistan et en Irak des décennies précédentes. Pour stimuler leur détermination, les dirigeants d'Al-Nosra avaient créé des comptes Twitter et Facebook où l'on trouvait tout ce qu'il fallait, des discours théologiques incitatifs jusqu'aux conseils pratiques : quels vêtements porter, quelles affaires emporter avec soi. (…)  D'Europe de l'Ouest affluèrent des centaines puis des milliers de jeunes hommes, la plupart musulmans, tous munis de passeports qui leur permettaient de circuler librement à travers l'Union européenne et en Amérique du Nord. » Le bouquin synthétique sur la seconde génération d'Al Qaïda qui a donné lieu à l'EI par un journaliste qui a gagné deux Pulitzer dont l'un pour ce livre. Quand j'ai lu ce livre, je me suis rendu compte que c'était... «  Zarqaoui a dévié du scénario, a-t-elle estimé plus tard. Même Al-Qaïda essayait de respecter certains principes, en s'en remettant à ses théologiens pour interpréter la charia. Zarqaoui, lui, interprète la loi comme il l'entend. Il invente ses propres règles, comme dans une secte, a-t-elle expliqué. Il est en train de devenir une méga-église.  » « Plus inquiétant, un flot de jeunes musulmans venus du monde entier commençait à franchir la frontière turco-syrienne pour rejoindre le terrain des combats, rappelant la grande migration des combattants volontaires en Afghanistan et en Irak des décennies précédentes. Pour stimuler leur détermination, les dirigeants d'Al-Nosra avaient créé des comptes Twitter et Facebook où l'on trouvait tout ce qu'il fallait, des discours théologiques incitatifs jusqu'aux conseils pratiques : quels vêtements porter, quelles affaires emporter avec soi. (…)  D'Europe de l'Ouest affluèrent des centaines puis des milliers de jeunes hommes, la plupart musulmans, tous munis de passeports qui leur permettaient de circuler librement à travers l'Union européenne et en Amérique du Nord. » Le bouquin synthétique sur la seconde génération d'Al Qaïda qui a donné lieu à l'EI par un journaliste qui a gagné deux Pulitzer dont l'un pour ce livre. Quand j'ai lu ce livre, je me suis rendu compte que c'était un peu l'histoire d'un homme, Zarqaoui, et son ascension. C'est un point de vue qui fait fil conducteur (et que l'auteur va reprendre avec Baghdadi après la mort de Zarqaoui ) mais qui est critiquable quand on parle d'une telle organisation protéiforme, d'un tel fanatisme idéologique. Que l'on ne s'y trompe pas cependant, l'auteur prend aussi le temps de synthétiser des problématiques historiques liées avec brio (par ex l'histoire de la péninsule arabe et en particulier de la Jordanie), les analyses sont aussi présentes, on reconnait les déficiences d'un système politique mondial qui n'a jamais été pour la prévention mais la réaction. Il y a parfois des boucles temporelles et effets de flashback un peu disloqués mais tout se met en place à la lecture. L'auteur va souvent chercher dans l'Histoire ce qui caractérise le fondamentalisme islamiste et c'est intéressant car cela sort du cadre déterminé par le chemin vers l'EI. On trouve aussi de l'humour dans ces pages. On a parlé des extrémistes comme des enfants de la guerre d'Afghanistan, une guerre face à un empire déchu dans un coin obscur de la planète mais il faut se souvenir qu'une principale cause idéologique (outre les liens trop forts entre l'Arabie saoudite et les américains) a toujours été et est la problématique palestinienne (et pas juste en Israël mais aussi en Syrie, au Liban, en Jordanie). Donc indirectement, on voit les conséquences néfastes de certains choix des services secrets israéliens, jordaniens ou américains. « De violents affrontements eurent lieu dans la ville à majorité palestinienne de Zarqa, où l'homme qui allait bientôt se faire connaître sous le nom d'Abou Moussab Al-Zarqaoui était alors un petit garçon de 4 ans. » « Mais les Jordaniens le connaissaient depuis l'époque où il n'était qu'Ahmed, la petite frappe qui avait laissé tomber l'école et était réputé pour aimer l'alcool et la bagarre. Ils l'avaient vu partir en Afghanistan à la fin des années 1980 pour faire la guerre aux communistes puis en revenir, devenu un religieux fanatique endurci au combat. Après s'être essayé une première fois au terrorisme, il avait disparu dans l'une des plus sinistres prisons de Jordanie. À sa sortie, le religieux fanatique endurci au combat s'était doublé d'un redoutable meneur d'hommes. » Après sa libération de prison et son retour en Afghanistan, Zarqaoui va avoir la main pour mettre en place son propre camp et former une aile d'Al Qaïda en Jordanie pour atteindre Israël. Le tournant majeur sera son installation en Irak suite aux bombardements américains en Afghanistan. Quelque part, il va être l'homme de la providence souvent sous-estimé et sans jamais être trop proche du pouvoir que pour qu'il soit rattrapé sauf quand il sera trop tard. « Trois événements avaient contribué à remodeler la personnalité relativement brusque de Zarqaoui : la guerre, la prison et le fait de commander son propre camp d'entraînement en Afghanistan. Il se considérait désormais comme un véritable chef mais aussi comme un homme ayant un destin à accomplir.  » Ce livre, c'est aussi l'histoire des migrations d'un conflit avec le jeu des zones d'influence. Cet aspect est bien illustré avec le renversement de la politique des services secrets jordaniens et la prise du « douanier » de Zarqaoui ou l'incursion des djihadistes de l'état islamiste de l'Irak en Syrie pour finir par la perspective de ces jeunes djihadistes de retour en occident. On va découvrir différents protagonistes dont l'auteur va nous ébaucher la vie, le profil; des gens qui ont existé et existent encore pour la plupart comme Nada Bakos analyste de la CIA dont la traque a donné lieu au film Manhunt (bien plus vrai qu'un Zero Dark Thirty qui parle d'Alfreda Frances Bikowsky) et cette année à sa biographie (The Targeter: My Life in the CIA, on the Hunt for the Godfather of ISIS). On se dit aussi que le futur du profiler (cibleur) ou de l'analyste de la CIA réside sans doute dans le deep learning, big data et l'accroissement des flux de données traitées en temps réel (que l'on songe aux vidéos surveillance, drones ou satellites). «  Elle me rappelle ces gens qui comptent les cartes à Las Vegas, a expliqué ce haut responsable de la CIA maintenant à la retraite. Elle saisit toutes les permutations qui naissent de chaque nouvelle donne. C'est quelque chose qui ne s'apprend pas.  » On peut parler de mauvaise intégration, de voyous voire psychopathes à la base, de traumatisés/conditionnés par la guerre (Palestine, Afghanistan, Irak, …) ou autre mais quand on parle d'extrémisme, il ne faut jamais oublier la dynamique sociale de groupe basé sur des valeurs communes qui donnent sens à des vies humaines. La meilleure façon de contrer l'intégrisme est sans doute de créer du lien, du lien modéré, du lien autre basé sur des prémices que ces jeunes portent en eux et qui peuvent cristalliser. On peut se demander si par leur haine de la modernité, ces hommes ne s'apprécient pas non plus et s'il ne faudrait pas leur réapprendre à s'aimer simplement dans leur imperfection (quelque part, ils sont toujours à la recherche de ce monde idéal perdu ou à faire advenir). Après la mort de Zarqaoui, on suit avec effarement la lente descente aux enfers d'un mouvement de libertés et de progrès (le printemps arabe en Syrie) à cause d'un manque de réforme politique intérieure, de l'exacerbation de divisions religieuses (et de l'opportunisme stratégique des restants de l'Etat islamiste irakien) et d'une division de la communauté internationale. Partout, on constate aussi que trop souvent les extrémistes ont joué sur le clivage sunnite/chiite. J'avoue que ce qui m'a fait le plus peur, ce n'est pas la violence, les erreurs commises ou les schémas historiques qui se répètent mais bien ces obscurs mécènes dont on ne parle jamais, qu'on entraperçoit mais qui dans leurs villas et hautes tours financent et arment la haine (et ce malgré les tentatives des services secrets pour cerner les flux financiers du terrorisme ou les pressions récentes sur le Qatar et le Koweit). « Cette nouvelle équipe pense à long terme, expliqua Flynn. Pour eux, il s'agit d'une grande aventure générationnelle.  » Quand les corps ne sont plus des barrières, seules les idéologies restent. L'Histoire prouve qu'aucune dictature ne s'est maintenue, l'Homme aspire à la paix et la liberté. Arrêtons d'infantiliser les musulmans ou de les juger, tendons leur la main pour les aider simplement s'ils le réclament, faisons en sorte qu'une démocratie réellement représentative et assurant les libertés soit notre étendard. En conclusion, malgré une certaine focalisation sur Zarqaoui (puis sur Baghadi), ce livre qui se lit comme un roman est juste une référence indispensable pour cerner la problématique du terrorisme islamiste moderne. «  La radicalisation de nombre de ceux qui ont créé Al-Qaïda puis l'EI s'est opérée dans les prisons arabes, a expliqué Khouri. L'oeuvre combinée des avions de chasse américains et des prisons arabes a constitué le pivot fondamental autour duquel ont pu éclore Al-Qaïda et l'EI.  » «  Pour chaque personne, il existe une clé qui vous permettra de pénétrer à l'intérieur – il faut simplement la trouver », disait-il souvent. Mais faire craquer un islamiste nécessitait presque toujours une deuxième clé : savoir pénétrer une doctrine religieuse conçue pour tenir les non-initiés à l'écart.  » « Quelques mois plus tard, plus de 200 savants islamiques – qui représentaient plus de 50 pays, de l'Arabie saoudite à l'Égypte en passant par l'Iran et le Liban – se réunirent dans la capitale jordanienne pour rédiger une déclaration plus complète exprimant le même rejet absolu de toute violence d'inspiration religieuse. Au cours de l'année qui suivit, ce furent au total 500 exégètes et 7 assemblées internationales islamiques qui approuvèrent officiellement ce qui allait porter le nom de « Message d'Amman ». « Il n'est ni possible ni permis de déclarer apostat un groupe de musulmans – quel qu'il soit – qui croit en Dieu », disait la déclaration. » «  La capacité de certains extrémistes à influer sur les perceptions en ayant recours à des actes de barbarie impose aux modérés de toutes les religions le devoir de s'exprimer, a écrit le roi. Si la majorité reste silencieuse, ce sont les extrémistes qui domineront le débat. »
          Lire la suite
          En lire moins
        • josecile Posté le 29 Mars 2017
          Ce livre est une plongée dans les eaux troubles des mouvements terroristes islamistes. Une plongée chronologique et (parfois horriblement) détaillée. Les tenants, les aboutissants, les acteurs principaux de cette histoire qui s'écrit depuis plus longtemps que ce qu'on imagine sont présentés de manière très forte, très documentée. Le style est fluide, et j'ai parfois eu l'impression de lire un roman. Jusqu'à ce que la réalité des faits me rattrape et me rappelle que ce n'est malheureusement pas une fiction. A lire pour tenter de comprendre l'incompréhensible, et pour rendre hommage à tous ceux qui ont souffert et souffrent encore sour ce fameux drapeau.
        • Marple Posté le 18 Mars 2017
          'Sous le drapeau noir' est terrifiant, et passionnant, et terrifiant, et passionnant, et ainsi de suite. Couronnée par le Prix Pulitzer en 2016, cette grande enquête retrace la naissance et la montée en puissance de Daesh. Elle alterne les portraits des terroristes, les témoignages de ceux qui les ont combattus, les explications du contexte géopolitique en Irak, en Jordanie ou en Syrie, les biographies des intégristes ou des dirigeants de la région. Elle nous montre à quel point nous en savons peu, et à quel point la situation est complexe. Ainsi des atermoiements de l'administration Bush qui ont laissé la place à l'organisation terroriste de se développer. Ainsi des erreurs des services secrets jordaniens qui ont laissé sortir de leurs geôles puis du pays des hommes radicalisés et prêts à tout. Ainsi des querelles de clochers (si j'osais, je dirais plutôt de minarets extrémistes) entre al Qaïda et Daesh sur les moyens d'action ou la doctrine. Dommage que je ne puisse pas tout retenir et tout approfondir, tant ce livre est riche et intéressant. Cela dit, comme il est en outre très bien écrit et fluide comme un bon roman, je l'ai repris du début à peine l'avais-je fini... et je le conseille... 'Sous le drapeau noir' est terrifiant, et passionnant, et terrifiant, et passionnant, et ainsi de suite. Couronnée par le Prix Pulitzer en 2016, cette grande enquête retrace la naissance et la montée en puissance de Daesh. Elle alterne les portraits des terroristes, les témoignages de ceux qui les ont combattus, les explications du contexte géopolitique en Irak, en Jordanie ou en Syrie, les biographies des intégristes ou des dirigeants de la région. Elle nous montre à quel point nous en savons peu, et à quel point la situation est complexe. Ainsi des atermoiements de l'administration Bush qui ont laissé la place à l'organisation terroriste de se développer. Ainsi des erreurs des services secrets jordaniens qui ont laissé sortir de leurs geôles puis du pays des hommes radicalisés et prêts à tout. Ainsi des querelles de clochers (si j'osais, je dirais plutôt de minarets extrémistes) entre al Qaïda et Daesh sur les moyens d'action ou la doctrine. Dommage que je ne puisse pas tout retenir et tout approfondir, tant ce livre est riche et intéressant. Cela dit, comme il est en outre très bien écrit et fluide comme un bon roman, je l'ai repris du début à peine l'avais-je fini... et je le conseille à tous ceux qui veulent comprendre ce qui se passe dans ce coin du monde ou dans la tête des terroristes. Challenge Multi-Défis 18/52
          Lire la suite
          En lire moins
        • Armelle38069 Posté le 11 Février 2017
          C'est un livre important à lire à notre époque quand on voit l'importance que Daesh prend dans notre histoire.On sent que l'auteur a vraiment bossé le sujet. Une lecture importante.
        • murielB34 Posté le 26 Octobre 2016
          Merci à Babelio et aux éditions du Cherche Midi de m’avoir offert l’opportunité de découvrir cet essai. En 440 pages Joby Warrick nous propose une plongée dans l’histoire très récente d’une partie du Moyen Orient, qui a vu la naissance et la montée en puissance d’un mouvement islamiste ultra radical autoproclamé Etat. Sur 25 années environ, il nous dresse le portrait des leaders de ce mouvement, et de ceux qui ont voulu le combattre sur le terrain. Il nous explique que c’est la conjonction de l’opportunisme de certains, du manque de vision à long terme d’autres, de l’impuissance de quelques uns à se faire entendre , et de l’incompétence de pas mal d’intervenants, qui a mené à la situation que nous connaissons depuis quelques années en Irak et en Syrie. L’administration Bush, notamment, est pointée du doigt, pour sa morgue, son autoritarisme, son arrogance, et une méconnaissance totale du fonctionnement de ces pays. Cet essai particulièrement bien documenté nous présente quelques uns des principaux protagonistes : Al Zarkaoui, un petit délinquant Jordanien à moitié illettré devenu le dirigeant ultra violent d’Al Quaida en Irak ; Al Baghdadi , son successeur, un Irakien... Merci à Babelio et aux éditions du Cherche Midi de m’avoir offert l’opportunité de découvrir cet essai. En 440 pages Joby Warrick nous propose une plongée dans l’histoire très récente d’une partie du Moyen Orient, qui a vu la naissance et la montée en puissance d’un mouvement islamiste ultra radical autoproclamé Etat. Sur 25 années environ, il nous dresse le portrait des leaders de ce mouvement, et de ceux qui ont voulu le combattre sur le terrain. Il nous explique que c’est la conjonction de l’opportunisme de certains, du manque de vision à long terme d’autres, de l’impuissance de quelques uns à se faire entendre , et de l’incompétence de pas mal d’intervenants, qui a mené à la situation que nous connaissons depuis quelques années en Irak et en Syrie. L’administration Bush, notamment, est pointée du doigt, pour sa morgue, son autoritarisme, son arrogance, et une méconnaissance totale du fonctionnement de ces pays. Cet essai particulièrement bien documenté nous présente quelques uns des principaux protagonistes : Al Zarkaoui, un petit délinquant Jordanien à moitié illettré devenu le dirigeant ultra violent d’Al Quaida en Irak ; Al Baghdadi , son successeur, un Irakien dévot et tout aussi violent ; le roi Abdallah de Jordanie, qui tente de préserver son pays de l’embrasement ; des militaires et diplomates américains, compétents et connaisseurs de la région, qui essaient de se faire entendre auprès de leur gouvernements, en vain le plus souvent. Il ébauche aussi le portrait d’un Bachar el Hassad, prêt à tout pour conserver le pouvoir en Syrie. Surtout, en nous traçant de façon particulièrement détaillée certains parcours, Joby Warrick nous laisse à penser que finalement tout ceci est avant tout dû à une chose, et une seule : une inculture crasse (pour ne pas dire totale). Inculture qui pousse le clan Bush à croire (ou faire semblant de croire ?) qu’on peut exporter et imposer en quelques semaines les mode de pensée, d’interactions sociales et d’organisations familiales et sociétales de l’Occident à des pays qui fonctionnent encore beaucoup en modes tribaux. Inculture de ces « paumés » déséquilibrés (qu’ils soient Irakiens, Syriens, Jordaniens, ou Européens !), qui voient dans leur vision totalement dévoyée de la religion musulmane au choix un moyen facile de justifier leurs déviances, d’expliquer et d’excuser leur folie, et pour les moins atteints (quoique !) de disposer d’une sorte de refuge répondant à un besoin d’appartenance à un groupe. Le choc de ces 2 incultures a généré une réaction en chaine et crée un monstre : DAESH. Particulièrement riche et détaillé, ce livre est nécessaire pour comprendre l’actualité, et devrait être lu par tous ceux qui veulent vraiment comprendre. Je lui trouve toutefois 2 défauts : il est très (trop) « américano centré » (ne faisant quasiment jamais référence aux nations européennes ni à la Turquie) et il manque peut-être d’un peu plus de recul historique pour mieux appréhender le sujet dans sa globalité. Je vous le recommande donc chaudement, mais vous suggère de lire aussi « Le piège DAESH » de Pierre Jean Luizard, autre essai sur le sujet et qui le présente avec une vraie vision historique (sur une centaine d’année)
          Lire la suite
          En lire moins

        Ils en parlent

        L'ouvrage se lit comme un polar... De très bonnes et nombreuses sources...
        Le Monde
        Une passionnante enquête de Joby Warrick.
        L'amour des livres
        Toute l'actualité du cherche midi éditeur
        Découvrez, explorez, apprenez, riez, lisez !
        Les informations collectées par SOGEDIF (une société du groupe EDITIS) font l’objet d’un traitement automatisé ayant pour finalité de vous adresser des actualités et des offres, de vous proposer du contenu adapté à votre profil et à vos goûts, et de gérer sa relation avec vous. Les informations marquées d’un astérisque sont obligatoires. A défaut, SOGEDIF ne sera pas en mesure de répondre à votre demande. Ces informations sont à destination exclusive des maisons d’Edition du Groupe EDITIS et seront conservées pendant 3 ans à compter de votre dernière visite. Conformément au Règlement (UE) 2016/679 relatif à la protection des données à caractère personnel, vous disposez des droits suivants sur vos données : droit d’accès, droit de rectification, droit à l’effacement (droit à l’oubli), droit d’opposition, droit à la limitation du traitement, droit à la portabilité. Vous pouvez également définir des directives relatives à la conservation, à l'effacement et à la communication de vos données à caractère personnel après votre décès. Pour exercer vos droits, merci d’adresser votre courrier recommandé AR à l’adresse suivante : DPO EDITIS, 30 place d’Italie, 75013 Paris, en y joignant la copie d’une pièce d’identité. En cas de manquement aux dispositions ci-dessus, vous avez le droit d’introduire une réclamation auprès de la CNIL. Enfin, pour une simple résiliation de votre inscription au service, contactez notre équipe à l’adresse électronique suivante : inscription@lisez.com