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La Découverte
EAN : 9782355221156
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 140 x 205 mm
Nouveauté

Technoféodalisme

Critique de l'économie numérique

Collection : ZONES
Date de parution : 17/09/2020
Au début des années 2020, le consensus de la Silicon Valley se délite. Inégalités folles, stagnation de la productivité, instabilité endémique… la nouvelle économie n’est pas advenue. Les algorithmes sont omniprésents, mais ce n’est pas pour autant que le capitalisme s’est civilisé. Au contraire.
La thèse de ce livre est qu’avec...
Au début des années 2020, le consensus de la Silicon Valley se délite. Inégalités folles, stagnation de la productivité, instabilité endémique… la nouvelle économie n’est pas advenue. Les algorithmes sont omniprésents, mais ce n’est pas pour autant que le capitalisme s’est civilisé. Au contraire.
La thèse de ce livre est qu’avec la digitalisation du monde se produit une grande régression. Retour des monopoles, dépendance des sujets aux plateformes, brouillage de la distinction entre l’économique et le politique : les mutations à l’œuvre transforment la qualité des processus sociaux et donnent une actualité nouvelle au féodalisme. L’ouvrage commence par proposer une généalogie du consensus de la Silicon Valley et met en évidence les cinq paradoxes qui le minent.
La thèse centrale est ensuite déroulée, rythmée par des développements sur les GAFA, les chaînes globales de valeur ou encore le système de crédit social chinois. Les grandes firmes se disputent le cyberspace pour prendre le contrôle sur des sources de données. Les sujets sont attachés à la glèbe numérique. Dans l’ordre économique qui émerge, les capitaux délaissent la production pour se concentrer sur la prédation.
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EAN : 9782355221156
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 256
Format : 140 x 205 mm

Ils en parlent

La crise du coronavirus a été un accélérateur du “capitalisme numérique”. Mais que met-on exactement sous cet assemblage ? L’idéologie libéral-libertaire de la Silicon Valley s’est-elle réalisée ? Au contraire, l’économiste Cédric Durand défend l’hypothèse d’une grande régression qu’il appelle “technoféodalisme” : de nouvelles formes de domination associées au numérique, qu’il importe de déconstruire.
Mathieu Dejean / Les Inrockuptibles
La Silicon Valley affirme que la prospérité provient de la destruction créatrice du capitalisme chère à Joseph Schumpeter, en particulier de l ’essor du numérique. En témoigne l’appel à faire de la France une « start-up nation ». L’auteur s’emploie à dégonfler ce mythe en mettant en évidence les paradoxes du « nouveau » capitalisme : retour des monopoles, accroissement du contrôle sur les travailleurs, innovation sans croissance, intensification de la polarisation spatiale et, enfin, résilience de l’Etat entrepreneur, sauf au sein de l’Union européenne... […] Cédric Durand pointe des enjeux cruciaux visant sinon à euthanasier, en tout cas à contenir les nouveaux « rentiers de l’intangible ».
Igor Martinache / Alternatives économiques
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