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Terre déchue

Robert Laffont
EAN : 9782221145500
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 486
Format : 1 x 215 mm
Terre déchue

Isabelle D. PHILIPPE (Traducteur)
Collection : Pavillons
Date de parution : 07/01/2016

D’un bout à l’autre du palier, gribouillés au pastel gras rouge d’une écriture qui ne peut être que celle d’un enfant, courent les mots : DÉGAGE DÉGAGE DÉGAGE. Sur la porte d’une des chambres, entouré par la tempête des DÉGAGE, il y a un autre mot écrit en majuscules et...

D’un bout à l’autre du palier, gribouillés au pastel gras rouge d’une écriture qui ne peut être que celle d’un enfant, courent les mots : DÉGAGE DÉGAGE DÉGAGE. Sur la porte d’une des chambres, entouré par la tempête des DÉGAGE, il y a un autre mot écrit en majuscules et au marqueur noir : NÉGRESSE.
Une Amérique crépusculaire, où les rêves ne sont que des leurres. Une société détraquée par la paranoïa et fascinée par le mythe de la sécurité absolue. Un lotissement isolé où des villas surprotégées se dressent au milieu de terrains vagues.
Dans ces lieux désolés, trois adultes et un enfant vivent un huis clos terrifiant.
Quand ils emménagent dans la plus belle villa du lotissement, Nathaniel et Julia se félicitent de leur chance. Mais pendant la nuit les meubles sont déplacés et les murs tagués. Nathaniel accuse leur fils, Copley, somnambule, de vandaliser les pièces dans son sommeil. Ne pouvant croire à la culpabilité d’un enfant de sept ans, Julia soupçonne Nathaniel. Copley, lui, répète que quelqu’un se cache chez eux et qu’ils sont en danger. Il a raison : dans le bunker secret qu’il a construit au sous-sol, l’ancien propriétaire, ruiné, rumine sa vengeance contre ceux qui habitent sa maison.

« D’une écriture puissante Flanery raconte l’échec tragique du rêve américain. » The Guardian

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EAN : 9782221145500
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 486
Format : 1 x 215 mm

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • Yaena Posté le 27 Juillet 2017
    Terre Déchue est un roman très noir. Chez les personnages pas de bons, de méchants ou même de héros juste des êtres humains plus ou moins malmenés par la vie avec tout ce que cela implique. Les personnages sont d’ailleurs peu nombreux (un homme seul, un couple avec un enfant et une vieille dame) mais terriblement réalistes. L'auteur nous fait pénétrer dans la tête de chacun d'eux, ce qui permet d’aborder l’histoire sous différents angles avec différents points de vus. De prime abord ces êtres si différents les uns des autres vont, au fil des pages, laisser apparaître bien plus de points communs que ce que les premiers passages du livre pouvaient laisser présager. Ce roman est aussi une vraie critique de la société, il fait écho à 1984 de George Orwell. On se trouve plongé dans un monde de méfiance où l'obéissance et la discipline sont les maîtres mots. Constamment surveillé, étudié, enregistré, archivé, l'être humain se transforme en un être paranoïaque, cruel, qui flirte avec la folie. Une obsession : la sécurité (un sujet tristement d'actualité), et une interrogation : jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour nous protéger contre d'hypothétiques dangers ? Que sommes-nous prêts à sacrifier ?... Terre Déchue est un roman très noir. Chez les personnages pas de bons, de méchants ou même de héros juste des êtres humains plus ou moins malmenés par la vie avec tout ce que cela implique. Les personnages sont d’ailleurs peu nombreux (un homme seul, un couple avec un enfant et une vieille dame) mais terriblement réalistes. L'auteur nous fait pénétrer dans la tête de chacun d'eux, ce qui permet d’aborder l’histoire sous différents angles avec différents points de vus. De prime abord ces êtres si différents les uns des autres vont, au fil des pages, laisser apparaître bien plus de points communs que ce que les premiers passages du livre pouvaient laisser présager. Ce roman est aussi une vraie critique de la société, il fait écho à 1984 de George Orwell. On se trouve plongé dans un monde de méfiance où l'obéissance et la discipline sont les maîtres mots. Constamment surveillé, étudié, enregistré, archivé, l'être humain se transforme en un être paranoïaque, cruel, qui flirte avec la folie. Une obsession : la sécurité (un sujet tristement d'actualité), et une interrogation : jusqu'où sommes-nous prêts à aller pour nous protéger contre d'hypothétiques dangers ? Que sommes-nous prêts à sacrifier ? Notre liberté, notre morale, notre humanité? Impossible de trouver du répit au sein du cocon familial, c'est un environnement destructeur où les parents sont tous défaillants d'une manière ou d'une autre. Il n'y a pas d’échappatoire: l'école, le bureau, le centre commercial, les bois, aucun lieu amical. Jusqu'aux habitations qui sont au mieux aseptisées au pire menaçantes. Quant à cette terre nourricière, dont il est question du début à la fin, elle n'offre plus non plus sa protection, trop épuisée par tant de luttes. Cette terre chargée d'histoires, de souffrances, de forces, l'auteur nous la décrit comme une terre meurtrie, bafouée et inhospitalière. On la maltraite, on la contraint pour des raisons économiques et sécuritaires. Finalement la morale de ce roman pourrait être que rien ne peut protéger l'homme de son pire ennemi et de son seul vrai prédateur : lui-même. C'est un roman bien écrit, et malgré la gravité du sujet il n'est ni déprimant ni glauque même si l’atmosphère reste sombre. On entre dans l’histoire tout de suite et les mots glissent sans difficultés de la première à la dernière page. Les personnages nous sont vite familiers de même que les lieux, on ne se perd pas. On ne s’ennuie pas, on ne se lasse non plus. Plus on avance plus la lecture est addictive et plaisante.
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  • sweetie Posté le 3 Janvier 2017
    Trois étoiles ou quatre étoiles... j'ai hésité tout au long de la lecture de ce roman noir, d'une tristesse infinie. Un père et une mère et leur garçon de sept ans déménagent de Boston pour aller s'établir dans une petite ville d'un état conservateur des États-Unis (on pense entre autres à la Louisiane ou au Mississippi). Lui, à contrecoeur, elle, dans l'espoir d'améliorer son sort professionnel. Les vibrations autour de cette ville leur seront néfastes. L'écriture de Patrick Flanery est efficace, parfois alambiquée inutilement. La construction est intéressante : chacun des différents personnages donnent sa version des événements en cours. Les thèmes sont éminemment pertinents et mettent à mal la société américaine contemporaine dans ses délires de sécurité du territoire et de fermeture à l'autre. Chacun chez soi, barricadé, on ne se déplace qu'en voiture et on se méfie de ses voisins... Trois étoiles enfin parce qu'aucun espoir ne point dans ce récit...
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