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Omnibus
EAN : 9782258060531
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 960
Format : 130 x 198 mm

Tout Simenon - Tome 12

Edition du Centenaire

Date de parution : 02/01/2003

Ce volume est le 12ème de la série Tout Simenon dont chacune des couvertures est réalisée à partir des clichés photographiques de cet auteur qui fut aussi journaliste.

Au début des années 1930. Simenon est aussi journaliste. Il parcourt la France, l'Europe, l'Afrique, fait en 1935 le tour du monde, et envoie des reportages à différents journaux. Son appareil photo capte des regards, des visages, des situations, des atmosphères que l'on retrouvera dans plus d'un roman. Chaucune des couvertures de cette édition de Tout Simenon est réalisée à partir d'un de ses clichés.

Sur le La Fayette, décembre 1934

EAN : 9782258060531
Façonnage normé : BROCHE
Nombre de pages : 960
Format : 130 x 198 mm
Omnibus

Ce qu'en pensent nos lecteurs sur Babelio

  • SZRAMOWO Posté le 23 Mars 2016
    En décembre 1934, Simenon se trouve sur le paquebot le La Fayette, à destination de New-York. Sur le pont, il reluque cette blonde platine aux yeux immenses, aux pommettes hautes et à la bouche pleine de promesses. Il hésite, s'en retourne, revient, sort son appareil, elle n'a pas froid aux yeux, et le regarde sans détour. Elle est assise sur une banquette, elle sourit, clic, il prend la photo, la suite nous ne la connaissons pas, mais merci à Omnibus de nous avoir fait partager cette photo en couverture du tome 12 de la collection Tout Simenon. Dans le volume, as usual, 8 romans, dont 3 Maigret, mais pour compenser le déséquilibre, des petites merveilles, comme le Train de Venise qui clôt le recueil avec brio : Au retour des vacances, Justin Calmar prend seul le train de Venise à Paris, un inconnu l'aborde et noue conversation avec lui, Justin en dit trop, l'homme lui demande de passer chez une certaine Arlette Staub à Lausanne et d'y récupérer une petite valise...Oui, mais voilà, la dite Arlette, quand il se présente chez elle, git assassinée....Il panique, s'enfuit, avec la valise. Une fois à Paris, il découvre qu'elle est pleine à craquer de Dollars... En décembre 1934, Simenon se trouve sur le paquebot le La Fayette, à destination de New-York. Sur le pont, il reluque cette blonde platine aux yeux immenses, aux pommettes hautes et à la bouche pleine de promesses. Il hésite, s'en retourne, revient, sort son appareil, elle n'a pas froid aux yeux, et le regarde sans détour. Elle est assise sur une banquette, elle sourit, clic, il prend la photo, la suite nous ne la connaissons pas, mais merci à Omnibus de nous avoir fait partager cette photo en couverture du tome 12 de la collection Tout Simenon. Dans le volume, as usual, 8 romans, dont 3 Maigret, mais pour compenser le déséquilibre, des petites merveilles, comme le Train de Venise qui clôt le recueil avec brio : Au retour des vacances, Justin Calmar prend seul le train de Venise à Paris, un inconnu l'aborde et noue conversation avec lui, Justin en dit trop, l'homme lui demande de passer chez une certaine Arlette Staub à Lausanne et d'y récupérer une petite valise...Oui, mais voilà, la dite Arlette, quand il se présente chez elle, git assassinée....Il panique, s'enfuit, avec la valise. Une fois à Paris, il découvre qu'elle est pleine à craquer de Dollars et de Livres Sterling. Il supporte son secret en solitaire jusqu'à ce qu'une collègue de bureau, Mlle Denave, s'offre à lui : -Voyez-vous, je ne peux pas supporter de vous sentir malheureux...Vous comprenez ?...Je suis sûre que vous vous êtes aperçu que je vous aime et, de votre côté, vous n'avez rien fait pour me décourager... Mais Justin, restera seul jusqu'au bout, jusqu'à la délivrance.... Le Gros Lot, une des trois nouvelles inédites proposées dans ce volume, est l'histoire d'un homme sans histoires, enfin jusqu'à ce qu'il lui en arrive une pas piqué des vers, en 4 pages, un univers fabriqué de toutes pièces par Charles Perrin qui se réfugie dans le mensonge pour éviter les ennuis et profiter pleinement de ce qui lui arrive : Quand le premier événement se produisit, Charles Perrin avait quarante-trois ans. Il était marié depuis dix-sept ans et sa fille, Nicole, venait d'avoir ses quatorze ans. Toute sa vie, il avait habité le même quartier de Paris, où il était né, le quartier Saint-Antoine, habité par des commerçants, des artisans et des employés comme lui. La journée avait commencé comme les autres quand le réveille-matin avait sonné à six heures et demie et qu'il s'était rasé en écoutant la radio pendant que sa femme préparait le petit déjeuner. A huit heures dix, il avait descendu les quatre étages et, sur le trottoir, s'était faufilé entre les ménagères qui entouraient les petites charrettes de légumes et de fruits. Des 3 Maigret, j'ai retenu la colère de Maigret, une histoire qui commence le 12 juin alors que l'été s'annonce de façon précoce et que Paris se pare des ses habits de vacancier... Maigret traîne, il décide de faire un saut à la brasserie Dauphine, malgré les conseils de mise au vert de son ami le Docteur Pardon. Là, il rencontre son collaborateur Lucas, en grande discussion avec Antonio Farano, un gars pas très net, dont le beau-frère, Emile Boulay propriétaire de 4 boites de nuit à Montmartre, a disparu. Un lien possible avec l'affaire Mazotti, qui s'est fait descendre vers trois heures du matin alors qu'il sortait d'un bar de la rue fontaine...un avocat véreux Maître Gaillard...Boulay qui a retiré 50 000 Francs la veille de sa disparition...tout s'enchaîne pour justifier la colère de Maigret ! Je ne résiste pas au plaisir de vous faire lire les premières lignes, qui démontre s'il en était besoin, la force littéraire de Simenon à nous plonger dans une atmosphère chaque fois différente, chaque fois particulière, chaque fois spécifique, même si les lieux, les personnages, les affaires sont toujours les mêmes autour de la cupidité, la sensualité, la sexualité, la veulerie, et la lâcheté des hommes... Il était midi et quart quand Maigret franchit la voûte toujours fraîche, le portail flanqué de deux agents en uniforme qui se tenaient tout contre le mur pour jouir d'un peu d'ombre. Il les salua de la main, resta un moment immobile, indécis, à regarder vers la cour, puis vers la place Dauphine, puis vers la cour à nouveau. Dans le couloir, là-haut, ensuite dans l'escalier poussiéreux, il s'était arrêté deux ou trois fois, faisant mine de rallumer sa pipe, avec l'espoir de voir surgir un de ses collègues ou de ses inspecteurs. Il était rare que l'escalier soit désert à cette heure, mais cette année, le 12 juin, la P.J. avait déjà son atmosphère de vacances. Vous l'aurez compris, je suis un inconditionnel de Simenon !
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